Sefrou. Les (nouveaux) émeutiers de la Koumira
Interview. Mohamed El Ayadi
Reportage. Azemmour mon amour
Société. Good Morning Oukacha
Pakistan. Musharraf sur la corde raide
Assurances. Objectif : concentration
Cinéma. Films à la chaîne
Festival. Des mots pour le dire
N° 291
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.

E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 22 05 63). Lettres (28, avenue des FAR, Casablanca).


Revoilà Ramadan…

Revoilà ramadan, et son rythme bien particulier. Durant la journée (forcément continue), les premiers signes de fatigue apparaissent entre midi et deux. En principe, une courte sieste y remédie, sauf que là, il y a incompatibilité horaire. C’est qu’on est censé travailler, aussi ! Mais le Marocain standard fonctionne au café et à la cigarette, entres autres (fâcheuses) manies. L’en priver, c’est fabriquer un individu aigri, hargneux et hyper- colérique.
C’est ce qu’on appelle le “mramden” (littéralement, “enramadané”). C’est ce personnage, notamment, qu’on retrouvera dans les administrations. Avez-vous déjà essayé de récupérer un certificat administratif durant le mois sacré ? Ne vous a-t-on jamais répondu qu’il valait mieux revenir ultérieurement… parce que, voyez vous, le chef de service est absent ce matin, son adjoint est parti prier, la moitié des fonctionnaires est en congé-Omra et les secrétaires n’ont pas le droit de signer ?! Et ne vous êtes-vous jamais retrouvé en train de… compatir, admettre que le moment était mal choisi, voire… vous en excuser ?!! L’usager aussi est coupable ! Remplir sa tâche consciencieusement, faire preuve de professionnalisme, assurer correctement les missions dont on est chargé, ou simplement traiter ses vis-à-vis avec courtoisie…
Tout cela devrait relever, normalement, du devoir… religieux ! Ne dit-on pas que “Al 3amalou 3ibada” (le travail est une forme de dévotion) ? J’aurais voulu conclure par “à bon entendeur...”, mais il paraît que “ventre affamé n’a pas d’oreilles”...

Fadel Boucetta, Casablanca.



La vraie gifle

La gifle. Celle-là, c’est la vraie. Abbas a finalement eu ce dont il rêvait depuis la nuit des temps : accéder au poste de Premier ministre. Tant pis pour l’avenir du pays, puisque l’essentiel, c’est d’être chef de gouvernement. Oubliées, les souffrances de milliers de jeunes, victimes du scandale Annajat, dont il est le premier responsable. Effacé, son bilan à la tête du ministère de l’Emploi. Il n’a finalement excellé qu’en tant que ministre sans portefeuille, poste où, heureusement, il n’avait rien à faire.
Cette fois, j’ai vraiment peur pour mon pays. J’ai peur de voir s’effondrer les efforts du roi et du Premier ministre sortant. De voir les investisseurs rentrer chez eux, de voir les touristes se détourner de la destination Maroc, et de voir la corruption normalisée. Mais que voulez-vous ? Ainsi va la démocratie. J’ai toujours pensé que, dans l’état actuel des choses, ce ne sont pas des politiques qui feront sortir le Maroc du bourbier de la pauvreté, mais plutôt un roi clairvoyant et une équipe de jeunes compétents, des Ghellab et des Douiri. J’ai peur que l’avenir ne me donne raison...

El Houssine Bouiamrine, Meknès.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés