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N° 291
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Youssef Ziraoui

“Avec les filles, j’ai autant de mal qu’avant”

Fehd Benchemsi
Comédien et musicien
(TELQUEL)

Antécédents

1978. Naissance à Casablanca.
2003. Maîtrise en Droit international à Aix, en France.
2004. Assistant accessoiriste sur le film Marock.
2005. Rencontre le chanteur Barry.
2006. Les Anges de Satan, d’Ahmed Boulane.
2007. 2007 : Série Al Kadia, de Noureddine Lakhmari

Smyet bak ?
M’hamed Benchemsi.

Vous êtes de la famille du patron ?
On va dire que riht chehma fel kefta, plutôt que f’chaqour.

On va y revenir. Smyet mok ?
Fatiha Boucetta.

Nimirou d’la carte ?
BK 167255.

Vous vous attendez à un quelconque traitement de faveur ?
Non, je sais comment ça se passe.

Dans la famille, on n’aime pas passer inaperçu…
Il y a beaucoup de membres de la famille qui passent inaperçus et qui vivent heureux.

Vous avez un drôle de parcours. D’abord du droit, puis de la musique et enfin du cinéma…
Avec mon diplôme universitaire, j’aurais pu atterrir au ministère des Affaires étrangères. Mais je me voyais mal aller tous les jours au travail en costume-cravate. Quant à la musique, j’en fais depuis très longtemps. De retour au Maroc, j’ai enchaîné les concerts avec mon premier groupe, les Purple Dolphins (littéralement “les Dauphins pourpres”). Mais à un moment, la machine s’est enrayée, on n’avait plus de dates. Donc, les finances ne suivaient plus. Du coup, je me suis retrouvé à travailler dans le cinéma.

Il paraît, même si on n’a rien entendu, que vous continuez de jouer avec Barry…
C’est vrai. Nous préparons même un double album. Un disque aux sonorités rap, et le second dans un style fusion.

Vous chanterez, cette fois ?
Actuellement, nous en sommes à l’enregistrement des mélodies. Nous poserons les voix plus tard. Mais en principe, on devrait m’entendre dans cet album.

Vous êtes toujours en colocation avec Barry. À croire que ni la musique ni le cinéma ne payent…
En fait, c’est Barry qui paie tout. Non, sérieusement, notre entente est telle que la colocation ne pose pas de problèmes. Mais aujourd’hui, nous sommes arrivés à une phase de maturité. Nous devrions donc bientôt avoir chacun son propre appartement.

C’est les admiratrices qui vont être contentes ! Quoiqu’avec votre rôle de tueur en série dans Al Kadia 3, les candidates ne devraient pas se bousculer au portillon…
Je n’ai pas encore eu le temps de vérifier. Mais je n’appréhende pas vraiment. Je me dis que j’aurai autant de mal qu’avant.

Vous devez être un ovni dans l’univers de la télé…
Un peu. J’ai eu quelques petits problèmes avec certains tenants de l’ancienne école. Et j’insiste sur le “certains”. Non pas que je prétends apporter un quelconque savoir-faire issu de la nouvelle école, mais il y a des différences parfois insurmontables. Cependant, les gens avec lesquels j’ai travaillé m’ont beaucoup apporté.

Sur le premier épisode d’Al Kadia, vous étiez accessoiriste. Trois ans plus tard, vous interprétez l’un des rôles principaux. Par quel coup de baguette magique vous avez obtenu une telle promotion ?
J’ai commencé comme accessoiriste sur le tournage d’Al Kadia. Mais dès ce premier épisode, Noureddine Lakhmari m’a proposé de jouer un petit rôle, un serial killer qui faisait une apparition. Sur le second épisode, j’étais simplement décorateur. Puis, pour le troisième, Lakhmari a décidé de donner un place plus importante au personnage du tueur en série. Comme j’avais déjà interprété ce rôle, j’ai naturellement été choisi.

Comment avez-vous vécu votre expérience dans Les Anges de Satan, d’Ahmed Boulane ?
Avec quelques hauts, et beaucoup de bas. Travailler avec Boulane n’est pas de tout repos. Mais je ne vais pas m’étendre sur le sujet, je pense que vous connaissez le personnage. Globalement, cette expérience a été assez difficile. Les jeunes qui ont été accusés de satanisme ont mal pris le fait qu’on s’approprie leur histoire. Ils nous ont reproché de ne pas coller à la réalité. Ils n’ont pas saisi qu’il s’agissait d’une fiction, et non d’un documentaire. Je me souviens de cette fille, sympathisante de la bande des 14. Elle a débarqué un peu éméchée en plein tournage, pour nous passer un véritable savon.

Vous avez l’air d’être quelqu’un de plutôt calme. Mais il paraît que quand vous avez un djembé entre les mains, vous terminez vos prestations par des coups de tête dans l’instrument…
(Rires). J’ai dû le faire une fois, mais c’était plus une manière de rigoler qu’une prestation musicale.

 
 
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