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Pakistan. Musharraf sur la corde raide
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N° 291
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Adil Boukhima

La semaine.

Le fonctionnement des
administrations marocaines est
pointé du doigt par le rapport
Doing Business.
(AIC PRESS)

Business. Le Maroc peu attractif

La Banque mondiale a publié cette semaine son rapport annuel, Doing Business, qui évalue le climat des affaires et établit des comparaisons entre pays. Au classement des économies les plus attractives, le plus beau pays du monde pointe à la 129ème place (sur 178). Le procédé utilisé par l’IFC (une filiale de l’institution de Washington) est simple, quoique contesté avec vigueur par les gouvernements. L’évaluation repose sur un modèle unique pour les 178 économies étudiées. Des enquêtes et entretiens ont été réalisés avec des professionnels pour apprécier l’impact de la réglementation des affaires et des procédures
administratives sur la décision d’investir. Le nombre, la durée moyenne et le coût des procédures sont également passés au peigne fin. Au Maroc, l’administration a réduit, par exemple, de dix jours les délais d’obtention des permis de construire.

Mais en même temps, les démarches d’enregistrement sont plus complexes, avec le passage obligé par plusieurs administrations pour obtenir un quitus fiscal. Concernant le climat de l’emploi, la situation est alarmante et le royaume reste en queue de peloton (165ème). Principaux points noirs : la difficulté de recruter et le coût élevé des licenciements. Rabat est à l’écoute de ce genre d’études. Ainsi, sur le volet crédit, Bank Al-Maghrib s’est récemment plié aux standards de la Banque mondiale, en ouvrant au privé les centrales de risque client. D’après un économiste marocain qui a travaillé pour le rapport, “le gouvernement est d’autant plus à l’écoute… depuis que l’Algérie a grappillé quelques places, pour atteindre la 125ème place”. Dure, dure, la compétition.


Attijariwafa bank. El Kettani aux commandes

Fini le suspense. Après des mois de tergiversations, c’est finalement Mohamed El Kettani qui hérite de la présidence d’Attijariwafa bank. La décision a été prise par un conseil d’administration de la banque tenu en début de semaine. El Kettani succède ainsi à Khalid Oudghiri, qui avait fini par jeter l’éponge suite aux tensions avec les managers de l’ONA. L’ex-président ne supportait pas de se voir imposer des choix, voire des consignes à appliquer à la lettre. Avec le nouveau président, le risque de révolte serait presque nul. “Mohamed El Kettani a derrière lui 23 ans d’expérience au sein de l’ex-BCM, et il a su démontrer sa capacité d’adaptation après le départ de Abdelaziz Alami”, explique un observateur. D’ailleurs, les managers des affaires royales ont pu tester le candidat durant les quatre mois où le président de l’ONA, Saâd Bendidi, assurait la présidence de la banque par intérim.


Inflation. Bank Al-Maghrib veut rassurer

Malgré la multiplication des mouvements contestataires au sujet de la hausse des prix, Bank Al-Maghrib tient à relativiser l’étendue de cette hausse. L'inflation à fin août s'est établie à 2%, contre 3,7% durant la même période de l'année dernière. Dans un communiqué rendu public à l'issue de la réunion trimestrielle de son Conseil d’administration, Bank Al-Maghrib souligne que pour l'ensemble de l'année 2007, les prévisions laissent entrevoir une maîtrise de l'inflation autour de 2%. Ces prévisions sont toutefois entourées de risques de hausses, liés notamment à l'évolution des cours du pétrole et à l'impact sur les prix des produits alimentaires, des tensions que connaissent les cours mondiaux des matières premières agricoles.


Aéroports. 30 millions de passagers en 2010

La capacité d'accueil des aéroports du Maroc atteindra 30 millions de passagers par an à l'horizon 2010. C’est du moins ce qu’a déclaré le directeur général de l'Office national des aéroports (ONDA), Abdelhanine Benallou, à l’occasion d'une visite au deuxième terminal de l'aéroport Mohammed V à Casablanca. Inauguré le 8 septembre, ce nouveau terminal est en mesure d'accueillir, à lui seul, six millions de passagers par an, ce qui portera à plus de 11 millions de passagers la capacité du premier aéroport international du Maroc. Marrakech-Menara, qui draine 24% des passagers au Maroc, devrait quant à lui atteindre 10 millions de passagers à l'horizon 2010. Enfin, l’aéroport de Tanger-Ibn Batouta sera en mesure d'accueillir 1,5 million de passagers par an après la fin des travaux de réalisation d’un nouveau terminal.



Pendant ce temps, le peuple….
La carotte et le bâton

Sefrioui, Anas n’est pas à la tête d’une grande société immobilière. Lui, il a plutôt un gros bobo à la tête. Neuf points de suture qu’il doit à un pavé perdu lors de confrontations violentes entre forces de l’ordre et manifestants, dimanche dernier à Sefrou. Diplômé chômeur de son état, Anas avait déjà fait son temps en tant que manifestant professionnel à Rabat. Aussi, voyant une manif contre la hausse des prix prendre corps dans sa ville natale, il n’a pas pu s’empêcher d’y prendre part. Il y a gagné un traumatisme crânien, mais estime s’en être tiré à bon compte. D’autres ont été arrêtés. Tout cela aura peut-être servi à quelque chose, puisque cette semaine, le gouvernement s’est mystérieusement senti concerné par les petites bourses marocaines, vidées par l’inflation du pain, du sucre, du lait, etc. La preuve : l’Etat a mobilisé 3,8 milliards de dirhams et renoncé à ses droits de douane pour soutenir la baguette, à travers le prix de la farine. Le ministère de l’Intérieur a remué ciel et terre pour resserrer le contrôle sur les prix et débusquer les fraudeurs. Même la très officielle MAP s’est jointe à l’effort, en jouant au Bloomberg du marché “crio”. Quotidiennement, l’agence met désormais en ligne la cote des tomates et oignons dans tous les marchés de gros du royaume. Du coup, même les pauvres peuvent se prendre pour des boursicoteurs, en suivant les indices… du prix de la carotte.



OFF.

Intermutuelles Assistance, qui a ouvert il y a quelques mois une filiale au Maroc, entend développer son business. Le mutualiste français négocie la signature d’un protocole d’accord avec la MAMDA/MCMA. En gros, le groupe français proposerait une solution d’assurance à ses sociétaires qui s’expatrient au Maroc ou qui y disposent d’une résidence secondaire. Inversement, les sociétaires de la MAMDA/MCMA qui arrivent en France peuvent bénéficier des offres de la mutuelle française.

 
 
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