Sefrou. Les (nouveaux) émeutiers de la Koumira
Interview. Mohamed El Ayadi
Reportage. Azemmour mon amour
Société. Good Morning Oukacha
Pakistan. Musharraf sur la corde raide
Assurances. Objectif : concentration
Cinéma. Films à la chaîne
Festival. Des mots pour le dire
N° 291
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

La Gendarmerie royale a
officiellement ouvert la chasse
au “Sniper de Targuist”.
(DR)

Sniper de Targuist. Les gendarmes s’affolent


Les hommes de Housni Benslimane n’y vont pas de main morte dans la chasse à l’homme, lancée contre le fameux “Sniper de Targuist”. Cette semaine, un jeune homme de cette petite ville de la région d’Al Hoceïma a été arrêté, avant d’être relâché deux jours plus tard sur ordre du juge d’instruction. Il était soupçonné d’être derrière les quatre vidéos qui ont envoyé neuf gendarmes en prison et entraîné la mutation d’un colonel et de son second. “Durant sa détention, affirme Saïd Pachkarou, correspondant de l’AMDH à Al Hoceïma, ce jeune
homme a été violenté et torturé. On lui a même introduit un bâton dans l’anus”. Des sources locales nous apprennent, par ailleurs, qu’un autre Targuisti de 23 ans a eu droit également aux 48 heures de garde à vue dans les locaux de la gendarmerie royale. Et la liste aurait pu s’allonger. Trois jeunes de la ville ont également été la cible de la campagne d’arrestation. “Ils nous ont convoqués oralement et par téléphone, mais nous avons décidé de ne pas répondre à leurs questions, tant qu’ils ne nous présentaient pas de convocation écrite”, explique l’un des trois “suspects”, qui ajoute “n’avoir aucun lien avec celui que les gendarmes recherchent. On veut tout simplement nous faire porter le chapeau, parce que nous animons un forum sur Internet dédié à Targuist, et où les autorités locales n’étaient pas épargnées”. Pendant ce temps-là, le vrai Sniper court toujours, caméra à l’épaule.


Zemzmi. “Moi pas être d’accord !”

Petite polémique au sein du Parti de la renaissance et de la vertu (PRV). Né d’une scission au sein du PJD, cette formation n’a pu décrocher, lors des élections législatives, qu’un malheureux siège grâce au prédicateur radical Abdelbari Zemzmi. Lors de leurs différentes sorties, les leaders du PRV justifient leur “échec” par l’usage massif de l’argent et les multiples fraudes qui ont entaché le scrutin. Mais le seul élu du parti n’est pas de cet avis. Dans ses déclarations à la presse, Abdelbari Zemzmi a critiqué les “positions défaitistes de ses collègues” et leur a demandé d’assumer leurs résultats. Parti comme c’est parti, Zemzmi va devenir un parti à lui tout seul.


Farce. SMS recruteur

Abbas El Fassi prendra-t-il la place de feu Khatri El Joumani au panthéon des politiciens têtes de turc ? Depuis quelques jours, circule un SMS parodiant une offre d’emploi rédigée par notre nouveau Premier ministre. Contenu : “Dans le cadre de la formation du nouveau gouvernement Abbas El Fassi, Hizb Al Istiklal recrute ! Vous êtes riche, beau, ou d’origine fassie (test ADN obligatoire) ? Envoyez votre CV et vos prétentions ministérielles à : abas@anouslemaroc.com. Avis aux éventuels candidats désirant postuler : l’envoi d’un courrier électronique à l’adresse mentionnée entraîne… un retour à l’envoyeur !


Sahara. A Genève, sans El Himma ?

Initialement prévu en novembre, le troisième round des négociations entre le Maroc et le Polisario se tiendra, selon toute vraisemblance, en décembre 2007. “Les autorités marocaines ont demandé (…) de reporter la date des négociations à cause de la tenue des élections législatives”, peut-on lire sur le site Internet de l’agence de presse du Polisario. Ce nouveau round risque de s’ouvrir sur des positions figées : “Le Polisario a annoncé sa prédisposition à intégrer la proposition d’autonomie dans les questions référendaires. C’est un signe de bonne volonté, pas plus”, tranche un acteur associatif sahraoui. Reste LA grande question : Fouad Ali El Himma fera-t-il partie des négociateurs ? Au lendemain de sa “démission” du ministère de l’Intérieur, et alors qu’il ne portait aucun titre officiel, il avait quand même rejoint ses collègues à New York.


Football. Jacquet aimé de la presse

Aussitôt publiée par TelQuel, l’information selon laquelle Aimé Jacquet, ancien sélectionneur de l’équipe de France, doit remplir des missions ponctuelles en tant que conseiller auprès de la Commission technique de la Fédération royale marocaine de football, a fait le tour des rédactions de la presse sportive. Elle a été reprise par plusieurs journaux spécialisés, dont la référence France Football. Cette info avait été révélée par le vice-président de la FRMF, Mohamed Aouzal, lors d’une interview publiée dans TelQuel n°290. Celui-ci avait par ailleurs déclaré que l’ancien capitaine des Lions de l’Atlas, Noureddine Naybet, figurait aussi parmi les nouvelles recrues de la FRMF.


Sarkozy. Bon baisers d’Essaouira

Nicolas Sarkozy a fait de la publicité involontaire à Essaouira cette semaine. Un journaliste du magazine français Choc Hebdo a décrypté, avec l’aide d’un graphologue, une lettre manuscrite que tenait le président français, à sa sortie d’un Conseil des ministres. Le contenu est romantique en diable : “J’ai l’impression de ne pas t’avoir vu depuis une éternité et tu me manques. Jeudi, on part faire notre virée à Essaouira (…) Mais j’aimerais bien réussir à te voir la semaine ou le week-end suivant. Millions de besitos.” Ce joli scoop ne sera pourtant jamais publié par Choc Hebdo, propriété d’Arnaud Lagardère, un proche de Nicolas Sarkozy. Censuré ? C’est ce que soutient le site d’informations satiriques www.bakchich.info, qui parle d’une “double page passée à la trappe au moment de partir pour l’impression.”


Police. Flics en grève

Pour la première fois dans l’histoire de la DGSN, des policiers ont bravé l’interdiction de faire grève. 80 flics ont organisé, le 19 septembre dernier, un sit-in devant la préfecture de police d’Oujda pour protester contre leur exclusion de la récente promotion dans les rangs du personnel de la DGSN. L’acte d’insubordination a été jugé suffisamment grave pour que le patron de la DGSN, Charki Draïs, se déplace en personne à Oujda, à la tête d’une délégation de membres de son cabinet et de hauts fonctionnaires de la police. Une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités des grévistes et les sanctions à prendre.


Symbole. On achève bien les vieux

La lutte pour la libération des détenus du 1er mai tourne à la guerre des symboles. Après Mohamed Bougrine, militant emblématique présenté comme : “le détenu politique sous les trois rois”, c’est désormais au plus “vieux détenu d’opinion” d’entrer en scène. Ahmed Nacer, octogénaire, a été condamné à 3 ans de prison à Youssoufia pour “atteinte aux valeurs sacrés”, suite aux slogans scandés lors de la dernière fête du travail. Sa famille est revenue à la charge cette semaine pour expliquer qu’il était suivi pour des troubles psychiques, rajoutant qu’il était coutumier de “crises de nerfs l’amenant à insulter les valeurs sacrées et le Makhzen.” Pas responsable, donc pas coupable.


Télé. El Gahs interdit d’antenne ?

L’information a fait la Une de la presse quotidienne du 26 septembre 2007. Le soir même, 2M devait diffuser une édition de “Mais encore”, émission présentée par Hamid Berrada, qui recevait Mohamed El Gahs, ex-dirigeant de l’USFP. L’entretien avait été réalisé quelques jours plus tôt et la diffusion tombait la veille d’un Conseil national crucial pour l’USFP. “Cela n’a pas été du goût de Mohamed Elyazghi, qui a pesé de tout son poids pour annuler, ou au moins reporter, la diffusion”, affirme un proche d’El Gahs. Raison invoquée : le passage du leader ittihadi risquait d’influer sur les débats au sein dudit Conseil national. L’émission sera effectivement reportée. “Nous avons été sensibles aux arguments de l’USFP. D’ailleurs, l’émission ne traite pas de l’actualité du parti, mais s’intéresse au parcours et aux idées d’ El Gahs”, explique une source autorisée à 2M.


Terrorisme. L’alerte passe à l’orange

Le 20 septembre, cinq jours à peine après l’abaissement du niveau de l’alerte contre le terrorisme, Ayman Al Zawahiri a décidé de se rappeler à notre bon souvenir. Dans un enregistrement diffusé sur Internet, le numéro deux d’Al Qaïda a émis un appel au jihad contre les ressortissants espagnols et français résidant dans les pays maghrébins, dont le Maroc. Mais ce n’est pas pour autant que le niveau d’alerte est repassé au rouge. Selon des sources sécuritaires, il a été maintenu à son degré intermédiaire : orange. Cet échelon implique certes une mobilisation sécuritaire plus forte que le niveau inférieur (jaune), mais plus légère que le degré maximal (rouge), qui avait été décrété le 6 juillet en réaction à une menace terroriste imminente.


Fait-divers. Le sosie de Maddie

La fillette blonde prise en photo par une touriste espagnole dans le village de Zinat, près de Tanger, n’est pas Madeleine McCann, la petite Britannique kidnappée le 3 mai dans un hôtel au Portugal. Ce cliché, qui avait ranimé une lueur d’espoir quant au sort de Maddie, s’est finalement avéré être celui de Bouchra Benaïssa, une petite Marocaine de 3 ans, fille d’agriculteurs dans la région. C’est la quatrième fois que l’on signale, à tort, la présence de Maddie au Maroc, après le témoignage d’une touriste norvégienne, qui a déclaré l’avoir aperçue dans une station-service à Marrakech, puis celui d’un Britannique, qui a affirmé l’avoir reconnue dans le hall de l’Ibis de la même ville, et le récit d’un troisième touriste, qui l’aurait vue dans le village de Zaïo, près de Nador.


Longévité. Fossile doukkali

Sidi Kaddour Maksouri est en passe de devenir le Doukkali le plus célèbre du monde. Candidat au titre de doyen de l'humanité, Maksouri affirme à qui veut bien l'entendre avoir fêté ses 123 printemps, ajoutant qu'il avait dix ans à la mort de Hassan 1er en 1894, rapporte cette semaine le quotidien Al Ahdath Al Maghribia. Le secret d'une telle longévité ? Papy Maksouri se nourrirait essentiellement de pain d'orge, d'huile d'olive, de miel, de dattes, de légumes et de fruits de saison. Le japonais Tomoji Tanabe - officiellement détenteur du record de longévité - doit se faire du souci du haut de ses 122 ans. Mais pour détrôner ce dernier du Livre Guinness des Records, Maksouri devra produire un document attestant de son âge. Sinon, il reste le carbone 14.


Mendicité. Demandez le portrait-robot

Selon une étude du ministère du Développement social, publiée cette semaine, il existerait près de 196 000 mendiants au Maroc. L’enquête, qui se base sur un échantillon de 3400 mendiants (de tout le Maroc), est la première du genre. Les conclusions de l’enquête sont à la mesure du phénomène : pas très gaies. Le mendiant-type a plus de 40 ans, est d’origine rurale et analphabète. Généralement, il demande l’aumône en ville, avec une nette préférence pour le Maroc utile : 40% des mendiants sont concentrés sur l’axe Casablanca-Kénitra, mais peu fréquentent le Souss, où ils ne représentent que 10% de l’effectif global. L’étude souligne aussi qu’un mendiant sur deux fait la manche parce qu’il est pauvre (sic) ou malade, et qu’un sur trois en a fait son métier.


Liberté d’expression. Borja dérange

Le procès intenté à Mourad Borja, photo-reporter et directeur de l’agence AIC Press, pour outrage à un policier, a été reporté au 9 octobre. Ce n’est jamais que le troisième report dans cette affaire, qui vient s’ajouter aux procès intentés à la presse depuis quelques mois. “Cette affaire d’outrage a été montée de toutes pièces. Je suis dans le collimateur de certains, car les photos que je prends dérangent”, soutient Mourad Borja. Notre confrère est épaulé par des dizaines d’avocats, en plus d’être soutenu par de nombreuses associations et de titres de presse, dont TelQuel.


Alcool. Laenser dose votre verre

Le ministre de l’Agriculture, Mohand Laenser, a émis, le 28 août dernier (en plein mois de chaâbane), un arrêté fixant les degrés d’alcool minimaux pour les spiritueux. Il était temps pour les consommateurs, puisque le premier arrêté, datant de 1916, ne fixait pas les degrés d’alcool minimaux pour les spiritueux. Avec 40° au moins pour le whisky ou le pastis, chacun saura désormais ce qu’il boit et connaîtra les raisons précises de sa gueule de bois. L’arrêté prévoit même des spécifications de 5° d’alcool minimum pour le spiritueux dénommé “mixed drink” et fixe des règles à l’appellation “mahia”. Le texte n’entrera en vigueur qu’à partir du 1er février 2008.



3 questions à Kamal Lahbib
[Acteur Associatif]


À la lumière des émeutes de Sefrou, pensez-vous que l’AMDH ait, d’une manière ou d’une autre, outrepassé son rôle ?
Pas du tout. Il est tout à fait normal que l’Association marocaine des droits humains appelle à une mobilisation contre la vie chère. C’est son droit le plus absolu. Le problème est plutôt d’ordre organisationnel. Lorsqu’on émet ce genre d’appel, il faut être capable de maîtriser le cours des événements. Il faut aussi se contenter de jouer son rôle de défenseur des droits de l’homme, en mettant de côté les implications politiques des uns et des autres.

La situation n’a-t-elle pas dégénéré du fait de la réaction violente des autorités ?
Nous ne pouvons que condamner la violence d’où qu’elle vienne. Il s’agissait pour les forces de l’ordre de contrôler un mouvement de foule pour éviter les débordements. Il existe mille et une manières de le faire. Mais les autorités ont fait le choix de la violence, avec le résultat que l’on sait.

Comment expliquer la multiplication des mouvements de protestation ? Les Marocains seraient-ils plus en colère ?
Depuis quasiment une année, les manifestations basées sur la résistance sociale se multiplient. Il est hâtif de tirer des conclusions, mais il est clair qu’il s’agit-là d’une nouvelle forme de contestation, qui s’exprime par des actes de désobéissance de la population : des petits villages refusent d’aller voter en bloc, des quartiers entiers refusent de payer l’électricité, etc.


Médias. Dis-moi tout !

Le Centre pour la liberté des médias en Afrique du Nord et Moyen-Orient (CMF-MENA) compte lancer, au mois d’octobre, une campagne nationale de sensibilisation auprès des médias pour le droit d’accès à l’information au Maroc. “Le but ultime est de faire adopter une loi sur ce droit d’accès à l’information, mais pour y arriver, il faut avant cela sensibiliser les journalistes quant à l’importance de cette question. C’est là le vrai challenge”, explique le directeur du CMF-MENA, Saïd Essoulami. Ce dernier compte déposer auprès du Premier ministre, du ministre de la Communication, du Parlement et du CCDH, une pétition sur le sujet, signée par les directeurs et rédacteurs en chef des médias marocains.


Youssef Hajji. Plus haut, plus fort

Mais jusqu’où montera l’étoile (dans le ciel du football français) de Youssouf Hajji ? Le brillant attaquant des Lions de l’Atlas, sociétaire de l’AS Nancy, n’en finit pas d’affoler les compteurs de la Ligue 1 française. Auteur d’un nouveau doublé le week-end, le cadet des frères Hajji (son frère Mustapha est une ancienne gloire des Lions de l’Atlas) cumule le double honneur d’être 5ème au classement des buteurs et 2ème à la moyenne des notes par match. France Football ne s’y trompe pas, en qualifiant Youssouf de “mec plus ultra de Nancy”. Pour mémoire, c’est Baddou Zaki, ancien coach national, qui avait, le premier, repéré les talents de Hajji. La CAN 2004 lui donnera ensuite raison.


Détenus du 1er mai. L’autographe de Chomsky

La mobilisation autour des dix-sept militants associatifs, détenus à la suite des manifestations du 1er mai 2007 et du 5 juin, s’internationalise. À l’initiative d’Attac-France, un comité de soutien s’est formé début septembre. Dans le lot des premiers signataires, des habitués comme l’essayiste Gilles Perrault et l’avocat Abderrahim Jamaï, avec, en renfort, les inévitables José Bové et Olivier Besancenot. La surprise vient de la côte Est américaine (plus exactement du Massachusetts), où sont installés le linguiste Noam Chomsky et l’historien Howard Zinn. Tout ce beau monde réclame la libération des détenus, et, en attendant, la reconnaissance de leur statut de prisonniers politiques. Même le chanteur Magyd Cherfi, (ex-Zebda) est de la partie. Pendant ce temps-là, nos intellectuels...



Humeur. Recalés, momifiés

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Je suis curieux de savoir combien de recalés (à l’examen des élections) arriveront à s’incruster dans la prochaine équipe gouvernementale. Ils seront peut-être plusieurs, mais il suffit d’un seul pour porter un nouveau coup à la crédibilité de la démocratie marocaine. Rien dans la Constitution n’interdit à un recalé aux élections de se retrouver ministre. Il suffit que le Premier ministre, et le roi bien sûr, le veuillent bien. Recalé mais récompensé. Rejeté par les siens mais imposé à tous. Chassé par la porte mais revenu par la fenêtre. Il y a là-dedans quelque chose de profondément anormal. En quelques jours, le type peut basculer de la prostration dépressive à l’euphorie la plus exaltée, de quoi affoler les psychanalystes du royaume. Politiquement, il n’y a rien à dire, cela fait partie du (très) possible. Mais moralement ? Il faut arrêter, un jour, de prétendre que les ministrables sont une denrée rare. C’est ce même discours qui nous a conduits à subir les mêmes numéros 1 momifiés à la tête des partis et des syndicats, pendant trente, quarante ans. Au-delà du gouvernement, cette histoire de promotion des recalés et de maintien des momies a une incidence certaine sur nos mœurs, jusqu’aux plus infimes détails de la vie quotidienne. C’est de l’anti-marketing social, culturel. Accepter un ministre recalé, c’est accepter de payer un pourboire à un garçon de café qui vous sert mal. C’est donner la meilleure note à l’élève le moins doué de la classe. L’échelle des valeurs en prend un coup, et plus personne ne croit en rien. Un recalé est un homme qui a été incapable de séduire ses voisins. Par quel miracle peut-il séduire des millions d’inconnus ? Par quel miracle ses voisins pourront-ils encore croire à la démocratie et à l’importance d’aller voter ?



VITES !

La réunion du Conseil national de l’USFP a duré toute la journée du 27 septembre, se prolongeant tard dans la soirée. Cela s’explique aisément : les socialistes devaient y entériner, officiellement et démocratiquement, la décision de participer au prochain gouvernement. “On y arrivera, et au forceps s’il le faut”, nous a déclaré un proche d’Elyazghi. Vers une heure du matin, vendredi, c’était apparement fait.


Dans une lettre envoyée à Mohamed Bouzoubaâ, la section marocaine d’Amnesty International a rappelé au ministre de la Justice qu’il est temps pour le Maroc, membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, d’abolir la peine de mort. Le Maroc rejoindrait ainsi les 123 pays abolitionnistes.


Le rapport 2007 de Transparency International sur la perception de la corruption nous a gratifiés, cette année, d’une 72ème place mondiale, soit 7 places de mieux qu’en 2006. Le Maroc se classe devant l’Algérie (99ème), l’Égypte (105ème), la Russie (143ème), l’Irak (178ème), mais il est encore loin derrière l’Afrique du Sud (43ème).


Un collectif de blogueurs marocains vient de voir le jour sur la toile. L’idée ? Unir leurs efforts sur http://bloguonsutile.wordpress.com, afin d’organiser des buzz (ensemble de blogs consacrés à un sujet précis). Le premier a eu lieu cette semaine : il était dédié aux conditions de vie des jeunes détenus dans les prisons marocaines.


Le Pew Global Attitudes Projects - centre de recherche américain spécialisé dans les sondages d’opinion - a interrogé un panel de Marocains sur les menaces qui pèsent sur notre pays. Le panel place l’Algérie et Israël en deuxième position, après… les Etats-Unis. N’ayant pas été sondés, les Algériens n’ont pas pu nous rendre la politesse.


Mohamed Adnan n’est plus l’adjoint du maire de Casablanca, Mohamed Sajid. Il a été révoqué sur décision du Premier ministre, après une enquête du ministère de l’Intérieur, qui aurait établi sa responsabilité dans l’octroi d’autorisations ne relevant pas de sa compétence. En pleine débâcle, Adnan s’en était pris à Sajid, l’accusant d’enrichissement illicite.
 
 
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