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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine.
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Mahmoud Ahmadinejad
(AFP)
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Iran/États-Unis. À quoi joue Ahmadinejad ?
Lors de la 62ème assemblée générale de lONU, il fut question de tout, sauf denvironnement, pourtant thème majeur des colloques. Les chefs dEtat occidentaux sen sont plutôt donné à cur joie pour critiquer Mahmoud Ahmadinejad, dont le déplacement à New York a monopolisé lattention des projecteurs. Quelques jours plus tôt, le président iranien avait pourtant mené une campagne pour lisser son image, notamment sur le dossier nucléaire. Il est faux de penser que lIran et les Etats-Unis se dirigent vers la guerre. Pourquoi dire cela ?, avait-il |
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| affirmé dimanche sur CBS. Lors dun débat à lUniversité Columbia, où il a été conspué et traité de dictateur cruel et mesquin, il sinterrogea même : Quel besoin avons-nous dune bombe ?. Avant dajouter : Les hommes politiques qui veulent une bombe nucléaire sont des attardés politiques. En fait, lhomme se sait sur la sellette. LIran est menacé par deux résolutions du Conseil de sécurité, lui imposant de nouvelles sanctions pour son refus de renoncer à des activités nucléaires sensibles. La visite du leader iranien intervient alors que les relations entre lIran et les Etats-Unis, suspendues depuis 1979, sont au plus mal. Washington considère que lIran parraine le terrorisme et fournit des armes aux insurgés irakiens et aux milices chiites du Hezbollah. Devant lassemblée onusienne, Ahmadinejad a récusé ces accusations. Il sest livré à une attaque en règle contre ladministration Bush, alors que la délégation américaine a quitté la salle pendant son discours. Il a accusé Washington darrogance et de violations de droits de lhomme. Il a évoqué les abus américains liés à la guerre contre la terreur, faisant allusion aux méthodes de la CIA et aux camps de détention tels que Guantanamo Bay. Ahamdinejad a confirmé létat avancé du nucléaire et loué les travaux de lAIEA. Selon nous, la question nucléaire est close et elle est devenue une question ordinaire relevant de lAIEA, a-t-il dit. De son côté, George W. Bush na pas fait de surenchère : son regard était tourné vers la Birmanie. Il a dénoncé le règne de la peur, imposé par la junte au pouvoir et promis des sanctions économiques. |
France. à la mémoire des harkis
La France décide enfin de se réconcilier avec les harkis. Le Premier ministre François Fillon a annoncé la création, en 2008, dune Fondation pour la mémoire de la guerre dAlgérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. Prévue par la loi de février 2005, la création de cette fondation était restée lettre morte, à cause de la polémique soulevée par larticle sur le rôle positif de la colonisation, abrogé par la suite. Mardi, Fillon a souligné la force, la solennité, lémotion de la reconnaissance de la France envers les harkis, dont un grand nombre ont été massacrés au lendemain de lindépendance de lAlgérie en 1962, tandis que dautres ont fui vers la France où ils ont été parqués dans des centres de transit. Trop longtemps, a déploré Fillon, la France a baissé les bras devant lobligation contractée à légard des harkis, parce que leur sacrifice dépassait toute mesure, elle na pu le reconnaître. De son impuissance, elle a fait un abandon. Enfin un hommage digne. |
Royaume-Uni. Brown marque des points
Sans avoir le charisme de Tony Blair, Gordon Brown a réussi à convaincre les Britanniques. Lhomme affiche un bon bilan pour ses 100 jours passés à Downing Street. Lundi, le Premier ministre a fixé le cap de sa politique pour la prochaine décennie devant le congrès annuel du Labour à Bournemouth. Education obligatoire jusquà 18 ans, bourses pour les étudiants, réforme du système de santé, hausse du salaire minimum
autant de promesses concrètes chaudement applaudies. Brown a souligné les épreuves auxquelles il a déjà été confronté, notamment les attentats manqués de Londres, les inondations de juillet et le retour de la fièvre aphteuse. Sentant le vent tourner, les cadres du parti le poussent à convoquer des élections législatives anticipées pour asseoir sa légitimité. Prudent, Brown ne sest pas prononcé. |
Algérie. Ma mosquée sera la plus grande
LAlgérie veut construire, face à la baie dAlger, la troisième plus grande mosquée du monde, après celles de La Mecque et de Médine, supplantant ainsi en taille notre Mosquée Hassan II. Le Président Bouteflika a relancé ce projet en souffrance depuis vingt ans. Il doit choisir lui-même le lauréat dun concours darchitecture auquel ont participé 17 bureaux détudes de 11 nationalités différentes. La nouvelle mosquée disposera dune salle de prière de 40 000 places et dune esplanade pouvant accueillir 80 000 personnes. Son minaret, haut de 300 mètres, dépassera dune centaine de mètres celui de la Mosquée Hassan II. Le chantier devrait démarrer en 2009 et sachever en 2013. Pour le Pouvoir algérien, lédification de cette mosquée gigantesque entre dans la stratégie de reconquête du champ religieux, trop longtemps abandonné aux fondamentalistes. |
Japon. Yasuo Fukuda, Premier ministre
Le conservateur Yasuo Fukuda, 71 ans, a pris les rênes du Japon en pleine tempête politique. Homme discret et consensuel, il remplace Shinzo Abe, qui avait brusquement démissionné le 12 septembre à la suite de scandales en série et de problèmes de santé. Sinophile, partisan du réchauffement avec Pékin, Fukuda va se recentrer sur des priorités politiques. Il va sattaquer aux disparités sociales attribuées aux réformes libérales de Shinzo Abe. Mais sa tâche sannonce difficile : majoritaire au Sénat, lopposition de centre-gauche a lintention dutiliser sa capacité de blocage pour obtenir une dissolution du Parlement et des élections législatives anticipées. |
Vite !
Le Parlement libanais, qui devait choisir mardi le successeur du président Emile Lahoud (dont le mandat expire le 23 novembre), a reporté le vote au 23 octobre, faute de quorum. La plupart des députés de lopposition avaient en effet boudé la séance. |
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