Gouvernement. Le casse-tête d'El Fassi
El Othmani. "Nous sommes le premier parti au Maroc"
Elections. Les Yankees s'en mêlent
Mémoire. Tazmamart dans le rétroviseur
FMI. DSK, banquier du monde
Marocmétrie. Retards à l'allumage
Télévision. Sitcom et t ais-toi !
Cinéma. En route pour La Mecque !
Idées. Un conflit de façade ?
N° 292
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Abbas ? Pourquoi pas ?

Voilà. Abbas El Fassi est notre nouveau Premier ministre. La presse se déchaîne, les journalistes se lâchent et les critiques pleuvent. J’en ai tiré une seule conclusion : certains de nos journalistes sont des hommes de conviction, et non pas des girouettes qui changent de direction au gré des ventes. Mais entre nous, est-il vraiment impossible de trouver quelque chose de positif à dire (et à écrire) à propos de notre cher Premier ministre ? Allons, il n’est quand même pas si terrible que ça ! Personnellement, je lui trouve quelques qualités : on lui reproche le scandale Annajat ? Mais c’est bien des erreurs qu’on apprend. Il est manifestement vieux jeu ? Mais il est quand même le Numéro 1 d’un vieux parti, et qui dit “vieux”, dit “expérience”. En tout cas, j’espère qu’il arrivera à nous surprendre et à démentir tout le mal que beaucoup pensent de lui.

El Mehdi Elmoussali, Oujda.



Merci à nos deux chaînes !

Je tiens à féliciter nos deux chaînes nationales pour les efforts considérables qu’elles déploient pour nous décevoir chaque ramadan. Chaque année, nous subissons la même punition. Un cabotinage professionnel, une stupidité confirmée et une absence totale de respect du télespectateur. J’ai beau tenter de m’expliquer cette décadence culturelle et cette dégradation spectaculaire du professionnalisme et du goût, mais en vain. Est-ce que nos responsables de l’audiovisuel ne regardent jamais les chaînes publiques ? Ou bien prennent-ils tous leur congé annuel pendant le ramadan ? Est-ce que les gens qui écrivent, jouent, produisent et réalisent ces sitcoms sont choisis en fonction de leur manque de bon sens et de goût ? Est-ce que ces mêmes personnes regardent leurs prestations une fois diffusées ? Il y a une vingtaine d’années, des Abderraouf et autres Kachbal et Zeroual n’avaient pas fait d’études à l’étranger et n’avaient personne pour produire leurs travaux. Ils avaient pourtant réussi à nous offrir des sketchs qui ont marqué toute une génération. Qu’en est-il de nos “artistes” d’aujourd’hui ?

Fatima Ezzahra Mouji, Rabat.



À propos des recalés…

J’écris pour réagir au billet de Karim Boukhari, intitulé “Recalés, momifiés”, (TelQuel n° 291). Vous avez raison sur le principe, à ceci près que s'il fallait composer le gouvernement exclusivement à partir des députés élus le 7 septembre, le choix serait bien pauvre! Et le résultat loin de nos attentes ! Je vous laisse le soin d’étudier les CV. En revanche, il est temps de réglementer et interdire tout cumul entre les fonctions de parlementaire, de maire et de ministre ! Que chacun fasse ce pour quoi il a été élu ou désigné !

Jalil Belabbès Taarji, Marrakech.



Sortez vos calculettes !

Après le scrutin, l’heure est aux tractations entre les principaux rivaux du paysage politique marocain pour la formation du nouveau gouvernement. Chaque membre de ces partis politiques tente d’entrer au club restreint des ministrables. Il est légitime de s’interroger sur les motivations des uns et des autres. Entre les salaires, les indemnités et les avantages en nature auxquels ont droit nos ministres, la tentation d’accéder à de tels postes dans le seul but de s’enrichir est très forte. La prime de départ des ministres égale 10 fois leur salaire de base, soit un minimum de 200 000 DH pour un secrétaire d’Etat et un maximum de 320 000 DH pour un Premier ministre. Autrement dit, un ministre, même éphémère, est assuré de toucher le jackpot. Du coup, être ministre au Maroc constitue une sorte de rente à vie, puisque même en quittant sa fonction, l’ex-ministre continue à être rémunéré, avec une pension à vie de 39 000 DH nets, prélevée sur le budget général de l’Etat. Finalement, on comprend leurs motivations. Le nouveau Premier ministre devrait proposer un gouvernement qui comprendrait seulement 15 membres, comme c’est le cas dans d’autres pays. Cela permettrait de créer 285 postes rémunérés à hauteur de 4000 Dh.

Idir ouguindi , Casablanca.

 
 
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