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N° 292
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Youssef Ziraoui

“Nous rediffuserons la défaite du Maroc face à l’Algérie”

Younes Alami, Directeur de la
chaîne sportive Arriyadia
(AIC PRESS)

Antécédents

1968. Naissance à Meknès.
1993. DESS en génie social à Montpellier.
1993. Rejoint la rédaction de France 3 Sud.
2002. Rédacteur en chef du Journal hebdomadaire.
2003. Tente, sans succès, de lancer le mensuel Movida.
02 2006. Directeur de la chaîne sportive Arriyadia.

Smyet bak ?
Abderrahman Alami.

Smyet Mok ?
Khadija Menouni.

Nimirou d’la carte ?
D 452 064

Comment un sportif du dimanche comme vous s’est-il vu propulsé patron de la chaîne sportive Arriyadia ?
Je ne suis pas un sportif du dimanche. Plus jeune, j’ai beaucoup joué au football. Et plus généralement, je suis un fan de sport. Mais ma première passion, c’est la télévision. On m’a proposé de relever un défi, je l’ai accepté.

Depuis que vous êtes patron d’une chaîne sportive, vous avez pris du bide. C’est quand même le comble…
Il est vrai que j’ai pris un peu de poids depuis quelque temps, mais c’est parce que je suis devenu plus sédentaire : je bouge rarement de mon bureau. Avant, je marchais beaucoup, maintenant, je me déplace en voiture.

Mais vous n’avez pas de permis de conduire !
(Rires) Oui. J’ai un chauffeur. Passons.

On s’éclate, dans le service public ! En boycottant le golf et les concours hippiques sur Arriyadia, vous ne craigniez pas de déplaire à un certain “public” ?
En fait, Al Aoula a une longue tradition de couverture de ces deux sports. Nous aussi, nous en parlons, mais différemment. Notre démarche est plus pédagogique. Nous nous attachons plus à la technique de jeu, nous expliquons les règles. Il s’agit plus pour nous de faire aimer ces sports que d’annoncer simplement des résultats.

Parfois, vous programmez les mêmes matchs de foot qu’Al Aoula. Quelle est votre plus-value ?
C’est arrivé une seule fois. Tout simplement parce que la Fédération avait programmé une journée de championnat avec un seul match ! Du coup, on s’est retrouvés à retransmettre ce même match sur les deux chaînes. Mais ce jour-là, nous avions servi à nos téléspectateurs, comme à l’accoutumée, une bonne demi-heure d’avant-match.

C’est nouveau, ça. À Arriyadia, on se permet de critiquer les décisions du président de la Fédération de football (Ndlr : le général Housni Benslimane) ?
La Fédération est une instance qui chapeaute le GNF1, véritable responsable de la programmation. Donc, s’il y avait quelqu’un à critiquer ce jour-là, c’est bien le GNF1. Nous n’avons rien à reprocher au président de la Fédération. Mais vous savez, on peut critiquer les décisions professionnelles sans s’attaquer à la personne.

Où est passée cette brillante idée de programmer des films de Jackie Chan, doublés en arabe classique ?
Disons que j’étais persuadé que ça marcherait, mais le public n’a pas accroché. On a donc décidé de les retirer de la programmation. Je le regrette, mais il faut respecter les choix des téléspectateurs.

Avec Arriyadia, vous prétendiez innover en faisant appel à de nouvelles têtes. Comme Saïd Zadok ?
Saïd Zadok n’est pas un animateur d’Arriyadia, mais plutôt un coach. Nous avons fait appel à lui pour former des jeunes commentateurs. C’est le meilleur commentateur sportif marocain de ces vingt dernières années
et je trouvais dommage que son savoir-faire ne soit pas transmis.

Depuis un moment déjà, vous promettez de diffuser le match Maroc-Algérie de 1979 (Ndlr : où le Maroc s’était incliné 5 à 1). Vous comptez tenir parole un jour ?
Ce match sera diffusé en décembre prochain, dans le cadre d’une émission intitulée Hadat wa Tarikh (Evènement et Histoire). Et l’évènement en question, c’est la lourde défaite du onze national.

Vous avez relancé le Tour du Maroc. Avec tous les cas de dopage qui plombent l’image du cyclisme, vous pensez que c’était une bonne chose à faire ?
Le Maroc n’est pas concerné par le dopage. Nos cyclistes n’ont pas les moyens de se payer des cures d’EPO à plus de 100 000 dirhams. Je suis un fan de cyclisme depuis de nombreuses années, et je ne suis pas le seul. Au Maroc, c’est un sport très populaire.

 
 
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