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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Abdeslam Kadiri

La semaine.

Vladimir Poutine, l’homme
fort de la Russie.
(AFP)

Russie. Poutine, Premier ministre ?


Partir pour mieux revenir. C’est ce tour de passe-passe que Vladimir Poutine serait en train de réaliser. Ne pouvant plus se représenter à l’élection présidentielle de mars 2008, après ses deux mandats successifs (2000-2004 et 2004-2008), Poutine a dévoilé, à la surprise générale, une partie de son plan au congrès de son parti, Russie unie. Il a laissé entendre son intention de devenir chef du gouvernement pendant la présidence de son successeur (sûrement Viktor Zoubkov). Après Poutine président, Poutine premier ministre ? Le cas est inédit.
Cette manœuvre lui assure une rare longévité au pouvoir, la confiance des Russes et une relative bienveillance des Occidentaux, pour qui son maintien traduit une stabilité dans le pays. D’après la majorité des experts russes, Zoubkov est plus que jamais promis au rôle du dauphin de Poutine. Une fois président, Zoubkov attendra les consignes de son bienfaiteur et le moment opportun pour démissionner. Et offrir ainsi à Poutine l’occasion de se faire réélire légalement chef de l’Etat.

Les Occidentaux sont restés prudents face au projet esquissé par Poutine. La Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, s’est néanmoins inquiétée de la “concentration de pouvoir” au Kremlin. En France, Bernard Kouchner a déploré qu’il n’y ait “pas assez” de contre-pouvoirs au Kremlin. Les médias occidentaux n’ont pas plus ménagé celui qu’on surnomme le Tsar : le Times a critiqué le “tour de passe-passe” de Moscou, alors que le Daily Telegraph décrit Poutine comme “un homme dangereux que la timidité de la communauté internationale a trop longtemps encouragé”.

Pour autant, les Occidentaux pourraient s’accommoder de la longévité au pouvoir de cet interlocuteur coriace, mais désormais familier. “La politique étrangère de Poutine n’arrange pas les Américains et les Européens. Mais c’est une politique prévisible, alors que la Russie est encore un pays instable”, fait remarquer Tanguy Struye, professeur de géopolitique à Bruxelles, cité par l’AFP.


Pakistan. Musharraf, le pouvoir avant tout

Les choses se précisent au Pakistan. Le président Pervez Musharraf va amnistier l’ex-Premier ministre en exil, Benazir Bhutto, dans l’espoir qu’elle accepte de former avec lui le ticket gagnant de l’élection présidentielle du 6 octobre. Benazir Bhutto avait été Premier ministre de 1988 à 1990 et de 1993 à 1997. Elle s’était exilée en 1999, après avoir été accusée de corruption. Depuis juillet, Musharraf négocie avec elle un accord qui lui permettrait de se représenter à la présidence, tout en offrant à Bhutto la possibilité de revenir aux affaires. Comme gage de sa bonne foi, Musharraf a déjà désigné un successeur à la tête des armées. Il s’agit du général Ashfaq Kiyani, fidèle parmi les fidèles et ancien patron des puissants services de renseignements. Ces deux annonces majeures ont pratiquement volé la vedette aux 85 députés de l’opposition qui ont démissionné mardi de l’Assemblée. Les élus protestaient contre la validation par la Cour suprême de la candidature de Musharraf à la présidence.


Affaire Maddie. Le chef d’enquête limogé

Nouveau rebondissement dans l’affaire Maddie : le chef des enquêteurs portugais a été limogé, après avoir accusé ses collègues britanniques de partialité. Dans le Diario de noticias, Gonçalo Amaral avait reproché aux enquêteurs anglais “d’enquêter sur des conjectures et des informations inventées par les McCann, en oubliant que le couple est soupçonné du meurtre de leur fille Madeleine”. C’est une nouvelle “fuite” des McCann, rapportée par la presse anglaise, qui aurait fait sortir Amaral de ses gonds. Le 7 septembre dernier, Kate et Gerry McCann ont été inculpés par la PJ de Portimao. Depuis le déclenchement de l’affaire Maddie, la police anglaise reproche à Amaral son laxisme et ses méthodes musclées. Résultat : les rumeurs les plus folles circulent et l’enquête piétine.


Royaume-Uni. Retrait partiel d’Irak

Il a promis de sortir ses militaires d’Irak, il tient parole. Pour sa première visite en Irak, depuis qu’il a succédé à Tony Blair, le Premier ministre Gordon Brown a annoncé que son pays va retirer, d’ici Noël, un millier de soldats du contingent britannique (qui en compte 5500). Les Britanniques vont aussi transférer aux Irakiens le contrôle de la province de Bassorah. Lors de cette visite éclair, Brown a rencontré son homologue Nouri Al-Maliki, auquel il a proposé la mise en place d’une agence de développement et d’investissement à Bassorah, pour aider à la création d’emplois et à la reconstruction de l’Irak. Depuis le début de la guerre en Irak, la Grande-Bretagne a perdu 170 militaires.


Egypte. Six millions de toxicomanes !

L’Egypte compterait quelque six millions de toxicomanes, soit 8,5 % de la population, selon une étude officielle reprise mercredi par la presse. Pas moins de 439 000 enfants prendraient régulièrement de la drogue. Le bango - une herbe identique à la marijuana cultivée dans le Sinaï - reste la drogue la plus consommée. Mais la cocaïne, l’héroïne ou les drogues chimiques, comme l’ecstasy et la méthamphétamine, sont également assez répandues sur le marché local. Selon l’agence des Nations Unies contre la drogue et le crime, la situation géographique de l’Egypte en fait un lieu de transit pour le trafic d’héroïne et de cannabis en provenance d’Asie du Sud-est vers l’Europe.


Vite !

La Corée du Nord a accepté un calendrier pour les prochaines étapes de sa dénucléarisation, s’engageant à démanteler le site de Yongbyon avant le 31 décembre, sous la surveillance des Etats-Unis. Pyongyang livrera aussi la liste complète de ses installations.

 
 
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