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Par Adil Boukhima
La semaine.
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Le siège casablancais
de Bank-Al-Maghrib.
(AIC PRESS)
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Bank Al-Maghrib. Le système de paiement décortiqué
Une première au Maroc ! Bank Al-Maghrib vient de rendre public, pour la première fois, un rapport dédié aux systèmes et moyens de paiement. Cette pratique, courante au niveau international, vise, selon linstitution démission à informer sur lactivité de ce domaine, ainsi que sur les actions entreprises par la Banque Centrale, en concertation avec les différents acteurs concernés, dans le cadre de sa mission consistant à veiller au bon fonctionnement et à la sécurité des systèmes et moyens de paiement. Dune centaine de pages, ce |
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| premier rapport retrace le cadre juridique et institutionnel de lactivité, son évolution au cours de lexercice 2006 ainsi que les orientations qui lui ont été définies dans le plan stratégique 2007-2009 de BAM. Il est également bien riche en statistiques éloquentes, au sujet notamment des incidents de paiement. Lencours de ces derniers enregistre une progression annuelle de 10,81% à 43 milliards de dirhams. Près de la moitié de ce montant provient de 68 000 chèques, de montants supérieurs à 100 000 dirhams. Il faut dire que près de 2 chèques sur 100 sont rejetés par les agences bancaires et près de 445 000 Marocains sont interdits de chéquier. Côté fausse monnaie, le fléau reste assez limité au Maroc : moins de 17 billets sur un million sont faux, alors que ce taux est trois fois supérieur pour des monnaies comme leuro. Enfin, le secteur de la monétique connaît un véritable boom ces dernières années. On recense, à fin 2006, plus de 3,5 millions de cartes bancaires au Maroc, qui ont permis de réaliser des transactions dun montant global de 2,6 milliards de dirhams. |
Multinationales. Les salariés actionnaires
Les multinationales qui ouvrent leur capital aux salariés de leurs filiales au Maroc sont de plus en plus nombreuses. Cette semaine, AXA, comme le groupe Vinci, ont obtenu le visa du CDVM pour une augmentation de capital à laquelle devraient souscrire leurs salariés marocains. Ces opérations, qui renflouent le capital de la maison-mère, se caractérisent par les différents avantages accordés aux salariés - souscripteurs : prix préférentiel, crédit pour lacquisition des titres, etc. Depuis le début de lannée, lautorité du marché a donné son aval à trois autres opérations de ce genre, qui ont concerné les salariés de Décapro Maroc, BNP-Paribas (BMCI) ainsi que Crédit Agricole (Crédit du Maroc). |
Administration. LEurope continue daider
En décaissant 180 millions de dirhams, lUnion Européenne vient deffectuer, cette semaine, la 4ème et dernière tranche de son programme dappui à la réforme de lAdministration publique (PARAP). Au total, cest une enveloppe de 837 millions de dirhams qui a été gracieusement offerte par les partenaires européens (ces trois dernières années) pour réformer lAdministration marocaine. Un montant qui est venu contribuer au financement des départs volontaires et autres chantiers engagés par le gouvernement, visant lamélioration de lefficacité de lAdministration publique. Et lUE semble, pour le moment, assez satisfaite des réalisations. Elle rempile pour un nouveau programme de 73 millions deuros, pour consolider cette réforme entre 2007 et 2010. |
E-commerce. Cest (vraiment) parti
Payer directement sur Internet, cela va devenir bientôt possible et via la carte de paiement qui se trouve déjà dans vote portefeuille. Maroc Télécommerce et le Centre monétaire interbancaire devraient annoncer, dans les prochains jours, cette petite révolution des systèmes de paiement au Maroc. Jusque-là, les transactions commerciales sur le Web étaient limitées à de simples commandes en ligne, alors que les paiements seffectuaient à la livraison. Mieux, les titulaires de cartes de paiement marocaines peuvent disposer dune réserve de 10 000 dirhams en devises, pour pouvoir réaliser des achats en ligne auprès dentreprises étrangères. Le retard de ce chantier, amorcé depuis plusieurs années, a été enregistré à cause de la mise en place du dispositif de sécurité des transactions. |
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Pendant ce temps, le peuple
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Pub sociale
Karim voit rouge quand il tombe sur ce spot télé : Méditel annonce que pour tout achat dun pack Médijahiz ou dune carte de recharge à 200 dirhams, lentreprise sengage à verser un pourcentage pour soutenir la Banque Alimentaire. Karim apprécie vraiment le dévouement de cette Banque bien particulière : le concept de collecter des denrées alimentaires auprès de producteurs pour les redistribuer aux plus nécessiteux est admirable. Il est dailleurs ravi de voir de plus en plus dentreprises venir la soutenir dans ce travail social. Mais au sujet de cette campagne Méditel, il a une série de réserves à émettre. Déjà, le timing nest pas du goût de notre héros : lier ramadan et lalimentation, ça fait vraiment cliché. En plus, les objectifs de lopération ne sont pas à la hauteur dune entreprise aussi prestigieuse que Méditel. Récolter un million de dirhams à coups de 5 dirhams par pack, ça ne vole pas vraiment très haut. Le calcul est simple : il faut vendre 200 000 packs pour que la Banque Alimentaire puisse toucher son million. Alors quau passage, Méditel en aura empoché 40. Et encore heureux que lopérateur téléphonique ne soustraie pas de ce don les frais marketing : les panneaux publicitaires et les spots télé qui matraquent sans relâche cette opération de solidarité. Méditel aurait peut-être mieux fait de reverser son budget de com ramadanesque à la Banque Alimentaire et sépargner cette mauvaise pub. |
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OFF.
ça bouge chez les enseignes de grande distribution. Marjane, qui semble complètement remis du départ dAuchan, compte ouvrir deux nouveaux hypermarchés à Safi et à Kénitra dici la fin de lannée. Asswak Assalam, de son côté, annonce lextension de son réseau avec trois nouveaux magasins, notamment à Marrakech, Oujda et Casablanca. Enfin, on parle également de la prochaine introduction en Bourse de Label Vie, autre acteur important du marché. |
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