Société. Khouanji way of life
Reportage. Tarfaya, l'ex de Saint Ex
Portrait. Itinéraire d'un sans-papier
Idées. Croire en la jeunesse
France. La chicha, c'est fini !
Bourse. Le milliard pour Chaabi
Bigg. "J'ai plus d'impact que l'USFP"
Parution. Le Maroc pour les nuls
Musique. Le voyage des Hoba
Interview. "Banlieusarde le jour, reine le soir"
N° 293
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Mustapha Ramid part favori pour
prendre la tête du groupe
parlementaire du PJD.
(TNIOUNI / NICHANE)

PJD. La tentation Ramid


Le PJD s’apprête à réunir, la semaine prochaine, son secrétariat national pour décider de son organisation au sein du Parlement. La principale question est de savoir qui sera le prochain chef de groupe (pour les trois années à venir), dont l’identité donnera le ton des orientations futures du parti islamiste. Trois candidats sont en lice, élus par les députés du PJD : Mustapha Ramid, grand favori (et déjà chef de groupe en 1997 et en 2002), Abdellah Baha et Habib Choubani. Les membres du secrétariat national, comme il nous a été confirmé,
devront faire leur choix par bulletin secret, le vainqueur étant désigné à la majorité relative. Logiquement, Ramid a de fortes chances d’être élu. Proche de la base, il incarne l’aile dure du PJD, à la fois contestataire vis-à-vis du régime (c’est Ramid qui a toujours mis en avant la nécessité de réformer la Constitution pour réduire les pouvoirs de la monarchie), et plutôt populiste (c’est encore lui, Ramid, qui a conduit certaines campagnes contre les festivals de musique et tous les signes extérieurs de “libéralisation” de la jeunesse marocaine). Ramid, mal-aimé des hommes du sérail, est plutôt le candidat de la rupture (du PJD), et non pas du consensus. Le secrétariat national, mis à mal par la “défaite” électorale du PJD, pourrait bien être contraint d’opter pour Ramid, ne serait-ce que pour garder le contact avec la base. Ce serait aussi un signal fort destiné au Palais, un premier pas vers le durcissement des positions du PJD. Saâdeddine El Othmani et ses amis s’apprêtent, donc, à prendre une décision importante pour l’avenir de leur parti.


Moulay Hicham. Le prince en remet une couche

Moins de 15 jours après l’interview accordée à Al Jazeera International, Moulay Hicham réitère ses analyses critiques sur les dernières élections dans le quotidien espagnol El Pais. Dans une tribune libre publiée cette semaine, le prince souligne (à nouveau) que “les abstentions et le vote nul constituent un message adressé à un système qui met en avant des signes de démocratisation, alors que son fonctionnement reste autoritaire”. Après ce croche-patte téléphoné à son cousin Mohammed VI, Moulay Hicham boxe l’USFP dont l’échec aux élections est dû, selon lui, à “l’abandon de ses positions historiques et sa gestion inefficace des affaires.”


Sécurité royale. On change le personnel

ça bouge dans la sécurité royale qui vient de connaître un important remaniement suite à un incident survenu dans le palais de Fès, le samedi 6 octobre. Ce jour-là, le roi est sorti de ses gonds lorsqu’il a surpris un employé en pleine conversation téléphonique sur son portable. La colère royale s’est aussitôt traduite par la mise à l’écart des responsables de cette faille sécuritaire. Mohamed Mehrad, le directeur de la sécurité des palais royaux et Khalid Fikri, le chargé de la sécurité rapprochée de Mohammed VI, ont été respectivement remplacés par Abderrahim Mouad et Aziz Jaïdi. Ces derniers chapeauteront une nouvelle équipe d’une quarantaine de body-guards issus de l’Académie de police de Kéenitra et du centre de formation de Bouknadel.


Oulémas. Appart à crédit halal ?

Les intérêts sur les crédits logement halal ou haram ? Les Marocains devraient enfin obtenir une réponse à cette question épineuse, les oulémas ayant inscrit le sujet à l’ordre du jour de leur conseil supérieur du 23 octobre prochain. Une source interne souligne que ces derniers planchent sur la question depuis un an, suite à la polémique provoquée par le cheikh Youssef Qaradaoui. Le mufti qatariote avait autorisé les Marocains à contracter des crédits logement lors des journées portes ouvertes du PJD à Meknès. La fatwa de Qaradaoui lui a valu une volée de bois vert de la part des oulémas du Maroc qui y ont vu une “concurrence déloyale.”


El Himma s’allie au PND. Tout ça pour ça !

Il l’a fait ! Ce qui a été une simple rumeur tout au long de la semaine s’est confirmé, officiellement, jeudi soir. Fouad Ali El Himma, qui a entamé une série de contacts avec plusieurs “petits partis” (par le nombre d’élus) a rejoint le groupe parlementaire formé par l’alliance entre le PND et Al Ahd. C’est le secrétaire général du PND, qui nous a confirmé l’information : “Notre alliance, qui compte désormais 28 membres, a été renforcée par l’arrivée de cinq élus SAP dont Fouad Ali El Himma”. C’est d’autant plus surprenant que l’alliance PND – Al Ahd, dixit Kadiri lui-même, n’avait pas besoin du “renfort” de la liste (3 élus) du député de Rhmana pour se constituer en groupe parlementaire ! Qu’en pensent les “amis”, de plus en plus nombreux, d’El Himma dans les rangs de la gauche, les milieux intellectuels, associatifs, etc. ? Ils vont trouver une bonne explication, encore ?


Maroc-France. Aéroexpo au sol

Les tergiversations marocaines à propos de l’achat d’avions Rafale français seraient derrière le report du Salon Aéroexpo. Prévu à Marrakech fin octobre, la manifestation a été ajournée, à la dernière minute, à janvier 2008, “à la demande des autorités marocaines, afin de doter cet évènement de toute la résonance internationale qu’il mérite”, informe un communiqué officiel. En coulisses, on parle plutôt d’un report de circonstance, dû aux rumeurs persistantes d’achat de F-16 par le Maroc en lieu et place des avions de combat français. La fête n’avait plus lieu d’être car “l’accord d’achat des Rafales français devait être signé pendant la manifestation”, confie un membre de l’organisation.


Forum social. À Nouakchott incha Allah

le Forum social maghrébin (FSMagh), dont l’assemblée préparatoire s’était tenue à Bouznika en 2005, se tiendra en Mauritanie du 25 au 28 janvier 2008. Pour Kamal Lahbib, cheville ouvrière de cette grand-messe de l’altermondialisme, l’objectif majeur de la manifestation sera de dépasser les approches nationales et créer une plate-forme transnationale autour de thématiques transversales, comme les droits de l’homme ou l’immigration, mais aussi l’environnement et l’eau. Des associations d’immigrés ont d’ailleurs été conviées. Temps fort du FSMagh, la confrontation annoncée entre associations sahraouies indépendantistes et pro-marocaines. La société civile pourra-t-elle ouvrir le débat, là où les gouvernements piétinent ?


Sahara. Le roi veut rassurer

Mohammed VI entamera la semaine prochaine son quatrième voyage officiel dans le Sud depuis son intronisation, pour y inaugurer de nouveaux projets touristiques. D’après des sources locales, le souverain profitera de sa visite pour faire un détour à Tata et Assa Zag, villes situées à moins de cinquante kilomètres du mur, et où le roi n’a jamais officiellement mis les pieds. “Mohammed VI veut, en réponse aux provocations répétées du Polisario, rassurer les investisseurs étrangers en leur prouvant, par sa présence physique, que cette région est on ne peut mieux sécurisée”, analyse ce fin connaisseur des affaires sahariennes.


Transports en commun. ça roule pour M’Dina Bus

Sur les quinze compagnies de transport urbain casaouies, cinq viennent de se voir retirer leur autorisation de circuler (Yasmina Bus, Casa Bus, Bucas Bus, Amal Bus, Badraoui Bus). “Beaucoup de leurs bus étaient bons pour la casse”, explique Aïcha Aït M’hand, chef du service transports à la mairie de Casablanca. “Seules les lignes rentables étaient exploitées”, ajoute-t-elle. En promettant d’améliorer leur service, neuf autres opérateurs privés ont échappé au couperet. Quant au dernier prestataire, M’dina Bus, concessionnaire du service public, il assoit sans surprise sa position dominante : ses 600 bus circulent sur 65 des 87 lignes utilisées dans l’agglomération, et la compagnie attend la livraison de 400 véhicules supplémentaires.


Peine de mort. Dernier recours : le roi !

L’Observatoire marocain des prisons (OMP) vient de se tourner vers le souverain dans son combat pour l’abolition de la peine capitale, lui demandant dans une lettre publiée mercredi, “d’ordonner le remplacement de la peine de mort par des peines alternatives au profit de tous les prisonniers marocains et étrangers condamnés par les tribunaux marocains”. D’après l’ancien bâtonnier Abderrahim Jamaï qui préside actuellement l’OMP, le recours au roi était inévitable. “Nous avons naturellement saisi la seule personne dont les prérogatives constitutionnelles lui permettent de répondre favorablement à notre requête”. Pour rappel, nos couloirs de la mort sont occupés par 133 hommes et 5 femmes.


Moumen Diouri. L’éternel retour

L’auteur du brûlot “À qui appartient le Maroc ?”, ancien opposant de Hassan II, devrait rentrer définitivement au Maroc dans les mois qui viennent. “Si, bien sûr, tout se passe bien et si j’arrive à régler toutes mes affaires en France”, nous a précisé l’intéressé, de passage cette semaine à Casablanca pour les funérailles d’un membre de sa famille. Moumen Diouri, qui n’en est pas à sa première annonce de “retour définitif au pays”, semble par ailleurs surseoir à l’idée de publier ses mémoires. “Pour le moment, je préfère passer à autre chose, il faut avant tout que je réfléchisse et que je prenne le temps de redécouvrir mon pays”. Dommage !



3 questions à Nourredine Saïl
[Directeur du Centre Cinématographique Marocain]


Le Festival national du film (FNF), qui se tiendra du 18 au 27 octobre, se déroulera à Tanger pour la deuxième année consécutive alors qu’il est censé être itinérant. Pourquoi ?
Pour cette édition, nous avons choisi Tanger pour appuyer la candidature de la ville à l’Exposition internationale de 2012. La véritable question est : le Festival gagnerait-il à être sédentarisé à Tanger ? Nous avons évoqué le sujet lors de l’édition précédente. Mais avant de trancher, l’ensemble des acteurs du secteur doivent se mettent d’accord. À priori, un consensus devrait bientôt se dégager.

Comment se porte le cinéma marocain en 2007 ?
Deux éléments permettent d’évaluer la santé du cinéma marocain : la production et l’exploitation. Le Maroc a réalisé des avancées significatives avec une quinzaine de longs-métrages et une centaine de courts-métrages produits par an. Par contre, et c’est là que le bât blesse, le Maroc ne possède qu’une centaine de salles de cinéma, alors qu’il devrait en avoir 500. L’Etat se doit de créer un fonds d’investissement pour pallier ce manque.

Risque-t-on d’assister à une nouvelle polémique du style Marock, qui avait marqué le 8ème FNF toujours à Tanger ?
Les polémiques ne sont pas prévisibles, même si je souhaite qu’il y en ait des positives lors de cette édition. J’entends par polémique positive tout débat sans terrorisme intellectuel qui fait progresser dans la voie de l’universel.


Cherté de la vie. Sit-in géant

Le 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère, la Coalition de lutte contre la cherté de la vie compte bien se faire entendre : le rendez-vous est fixé devant le Parlement pour un nouveau sit-in. “Nous avons appelé les 72 sections régionales de l’AMDH à organiser des tables rondes afin de débattre des causes actuelles de la pauvreté”, rapporte Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH, qui participera avec d’autres associations (Attac-Maroc, ANDCM…) au rassemblement. Après l’épisode de Sefrou le 23 septembre et le sit-in du 27, la Coalition a trouvé une nouvelle occasion d’enfoncer le clou dans son combat pour la baisse des prix.


Jbel Aouam. Des mines et des hommes

Le 12 octobre, une caravane de solidarité avec les 107 mineurs-grévistes de la mine de Jbel Aouam, organisée par la section de l’AMDH à Khénifra, devait se rendre à Mrirt pour distribuer un important lot d’aides humanitaires. Pour casser cette grève, qui dure depuis le 4 juillet et qui vise l’amélioration des conditions de travail des mineurs, la gendarmerie avait pris d’assaut la mine dans la nuit du 10 septembre. L’intervention musclée s’était soldée par l’arrestation de 29 personnes, dont la plupart ont été relâchés le lendemain, alors que cinq ont été maintenues en détention jusqu’au mercredi 10 octobre, date de leur remise en liberté provisoire.


Arte. Le docu aux deux titres

La chaîne franco-allemande Arte diffusera dimanche prochain un documentaire sur la situation politique au Maroc. L’originalité réside dans le fait que l’œuvre aura deux intitulés bien distincts. Le pôle français d’Arte a traduit le titre allemand “Une démocratie royale ?” par “Le Maroc à grande vitesse”. “La direction des programmes a joué sur la métaphore des transports, qui est le fil rouge du film”, explique Claus Josten, réalisateur du documentaire. Ce dernier déplore cependant la disparition du point d’interrogation : “J’ai montré les progrès du Maroc, mais aussi ses lacunes, sans trancher.”


Université. Tozy ici et là-bas

Mohamed Tozy s’est envolé en cette rentrée universitaire pour Aix-en-Provence où il devrait rejoindre une équipe de chercheurs spécialistes du monde arabo-musulman. Connue pour sa qualité de vie, considérée comme une des meilleures en France, l’université d’Aix est également réputée pour la qualité de ses centres de recherche sur le Maghreb et le monde musulman. Tozy, qui a obtenu une mise en disponibilité pour deux ans, gardera ses liens avec le plus beau pays du monde, notamment pour suivre les travaux de ses thésards. Il continuera par ailleurs à occuper son poste de directeur du Centre marocain de recherches en sciences sociales.


MAG. Surfeurs dans le vent

Vient de paraître, cette semaine, le premier magazine marocain consacré au surf et aux sports de glisse. Amouage, un trimestriel, propose une rétrospective des quarante dernières années de surf au Maroc, et un zoom sur la plage d’Imessouane. Le numéro 1 recèle aussi plusieurs entretiens dont celui du surfeur marocain évoluant à l’étranger, Abdelkhalek El Harim. En bonus, le Surf mag exhibe une jolie collection de photos inédites, certaines remontant aux années 70. Et côté news, un suivi des résultats des Marocains engagés dans des compétitions. Pour l’heure, Amouage sera distribué dans les surfshops, et une liste des points de vente est disponible sur le site www.amouagemag.com. Bonne houle à nos nouveaux confrères.


Pub. Tagger censuré

Lieu de la scène : une salle de classe. Scénario : un professeur refuse la copie d’un élève. Ce dernier demande à l’enseignant s’il connaît son nom. Le prof répond par la négative. L’élève en profite pour glisser son devoir au milieu de la pile de copies. Assuré de son incognito, l’étudiant croque dans un biscuit Tagger en souriant. Ce spot pub, vantant le produit-phare du biscuitier Bimo, est interdit d’antenne depuis début octobre. Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) a considéré qu’il donnait “aux mineurs un mauvais exemple de la manière de se comporter vis-à-vis de leurs professeurs.” Une sacrée réclame pour le “publicitement correct”.


Al Adl. La revanche par le Net

Al Adl Wal Ihsane n’était pas invitée à la conférence regroupant les différentes forces politiques, organisée par le quotidien Al Massae. Mais les hommes de Cheikh Yassine ont tenu à démentir formellement, sur le site Internet du mouvement, certains propos de Fouad Ali El Himma et des autres convives. Le nouveau député des Rhamna avait en effet déclaré : “J’ai réussi à convaincre les troupes de la Jamaâ de voter à Rhamna. Et ils ont voté pour moi”. Réaction cynique de Mustapha Ramid, élu PJD : “Bravo Monsieur El Himma, pour avoir réussi là ou nous avons échoué : convaincre nos frères d’Al Adl d’aller voter”. Mohamed Sassi, secrétaire général adjoint du PSU, lui a emboîté le pas, commentant avec humour la performance d’El Himma : “Convaincre Al Adl d’aller voter, c’est comme convaincre un esquimau d’acheter un réfrigérateur”.



Humeur. Super ministre

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Un ministre d’Etat sans portefeuille c’est comme un cinéaste qui reçoit, au soir de sa vie, un hommage pour l’ensemble de sa carrière. Seuls les très vieux et très grands qui ne servent plus à rien y ont droit. Ce titre est une manière de dire à l’intéressé : “Monsieur, vous nous êtes parfaitement inutile, vous ne représentez plus rien, mais eu égard à vos états de service, et vu le mal qui vous ronge et vous condamne à une mort certaine, on vous honore et on vous paie pour ne rien faire”. Sous Hassan II, ce titre était un bonbon généralement offert aux purs produits du Makhzen, lisses comme des mouchoirs de soie et utiles seulement à leur roi. C’était une autre époque. Aujourd’hui, le titre de ministre d’Etat sans portefeuille est à la fois un gilet pare-balles et une bouée de sauvetage que l’on offre à un Abbas El Fassi sous le feu du scandale Annajat en 2002, ou à un Mohamed Elyazghi menacé par la jeune pousse socialiste en 2007. Deux hommes au bord de la rupture, de la crise de nerfs, maintenus en vie par assistance respiratoire. Il y a une image de déchéance qui colle à ce titre, à la fois honorifique (un ministre d’Etat sans portefeuille a, paraît-il ses entrées directes auprès du roi, privilège dont ne jouissent pas tous les ministres) et horrifique puisque le “super ministre” ressemble, au moins depuis le Abbas de 2002, à un Boudu sauvé des eaux. Il est extrêmement malheureux qu’un Elyazghi, aujourd’hui, hérite à son tour de ce cadeau royalement empoisonné. Ministre coûte que coûte, ce n’est pas un titre de gloire. Pour sauver sa peau, Elyazghi a arraché le droit de s’asseoir à droite du nouveau Premier ministre. Ministre d’Etat sans portefeuille, donc. Un grand et vieux bonhomme inutile. Triste, triste nouvelle pour tous les sympathisants du parti de la rose.



VITES !

La veillée religieuse du 6 octobre, à la mosquée Hassan II, a été marquée, selon nos confrères d’Assabah, par la présence remarquée des deux conseillers royaux, Rochdi Chraïbi et Mounir Majidi. Ces derniers auraient distribué des “donations” sous forme d’enveloppes remplies d’argent à bon nombre de fidèles dont l’imam de la mosquée, Omar El Kzabri.


Diplomate, homme de lettres, Moulay Ali Skalli est décédé cette semaine à l’âge de 80 ans, le jour même où paraissait son dernier ouvrage “Semblable à la mort”. “Il continuait d’écrire jusqu’à la fin. Il nous a quitté avec une plume dans la main”, nous a déclaré son ami, l’écrivain et Marocain de cœur, Jean-pierre Koffel.


“Elyazghi a installé une démocratie stalinienne à la tête de l’USFP”. La formule est de Mohamed Lahbabi, farouche opposant du futur ministre d’Etat sans portefeuille. La surprise vient du fait que l’attaque de Lahbabi, tirée du dernier conseil national de l’USFP, ait été publiée par Al Ahdath, journal réputé proche d’Elyazghi…


Ibrahim Mâaroufi, le jeune et prometteur footballeur maroco-belge, sociétaire de l’Inter de Milan, a finalement opté pour le onze marocain. Il défendra les couleurs nationales dès ce week-end, lors de la rencontre opposant la sélection olympique marocaine à son homologue camerounaise. Bien joué, coach Fethi Jamal !


L’Opinion vient de publier fièrement un nouveau message de félicitations au Premier ministre Abbas El Fassi, venu cette fois... de Birmanie ! Que la junte de kapos qui y détient le pouvoir tire sur des moines, à l’effarement du monde, ne semble pas gêner Abbas outre mesure. Mais est-il seulement au courant ?


Le concept de la sitcom française Caméra Café sera bientôt adapté sur une chaîne marocaine, d’après le bimensuel parisien Télé 2 semaines. Reste à savoir qui campera les rôles des deux beaufs sympathiques, incarnés par Yvan Le Bolloc’h et Bruno Solo dans la version originale.


450 millions de dirhams ! C’est le montant des revenus engendrés par les tournages de films étrangers au Maroc pour l’année 2007, nous a confié Nourredine Saïl, directeur du CCM. Et ce chiffre sera revu à la hausse, puisque le tournage de trois nouveaux films étrangers est prévu avant la fin de l’année.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés