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Par Hassan Hamdani
Sortie. Il était trois fois rien
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Acteur principal, réalisateur,
directeur de la photo
Dans
Il était une fois, il était deux fois,
Bachir Skiredj a tout (mal) fait.
(DR)
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Le héros dÀ la recherche du mari de ma femme revient sur les écrans marocains avec Il était une fois, il était deux fois. Un navet phénoménal, que Bachir Skiredj a cuisiné tout seul, comme un grand.
On sextirpe parfois dun siège de cinéma en savourant sa place de privilégié. On se délecte du plaisir davoir découvert, parmi les premiers, un film qui fera date dans le cinéma marocain. Ce fut en tout cas notre impression en sortant de lavant-première du dernier film de Bachir Skiredj, tenue au courant de la semaine au Mégarama |
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de Casablanca. Avec Il était une fois, il était deux fois, le cinéma marocain tient enfin luvre qui lui manquait, pour être considéré comme un art achevé : le navet ultime. Il a désormais les deux références Alpha et Omega, indispensables pour jouer dans la cour des grands : un film culte et un légume indigeste. Wechma (de Hamid Bennani, 1970) pour le meilleur, nous souffle dans loreillette la régie, Il était une fois, il était deux fois, pour le pire, nous martèle aux tympans le bon goût. Mustapha Derkaoui et son Casablanca by night (et by day aussi) peuvent aller se rhabiller. Le nouveau mètre-étalon, cest ce premier long-métrage réalisé par Bachir Skiredj. Mais Il était une fois, il était deux fois quoi au juste ? Osons le pitch : Cordonnier à Fès au 7ème siècle, Maârouf (Bachir Skiredj) est marié à Aïcha Eddahia, une mégère qui le martyrise. La meuf de Maârouf, elle sla pète (au propre comme au figuré), elle met des coups dtête et des balayettes, comme dans le tube de Faf Larage. Un mauvais génie grimé en Drag Queen sort du mur de la maison de Maârouf, pour expédier la furie dans lhyperespace comme dans X-Or, le shérif de lespace. Puis, la drag queen, aux tendances homos, envoie Bachir Skiredj à notre époque, du côté dOrlando aux Etats-Unis, comme dans Les Visiteurs. Tout ceci fait beaucoup de comme dans, mais en moins bien. Beaucoup moins bien.
Gaz à tous les étages
Première ficelle, le type débarqué du passé, perdu dans le monde moderne. Bachir Skiredj découvre la voiture et en fait des tonnes. Puis Skiredj découvre le réfrigérateur et en fait un pataquès. Le Comptoir de lélectro-ménager a failli y passer dans sa totalité. Comme il a achevé son film, Bachir Skiredj aurait dû achever son titre en ajoutant un ter. Il était trois fois rien, mais alors vraiment nada. On ressort du cinéma sans la perplexité qui peut vous frapper après avoir vu certains films marocains : Ai-je bien vu ce quil y avait à voir ?, Jai pas tout compris, serais-je obtus ?. Non, cette gymnastique intellectuelle vous est totalement épargnée. Il ny avait rien à comprendre, et ça, on la compris. Il ny avait rien à voir et cela aussi on la vu. Quoique très mal. Skiredj est partout au générique, de la réalisation à lécriture du scénario en passant par la direction de la photo
floue. Ce qui donne à Orlando et son soleil de Floride un étrange air de Londres sous le smog. Quant aux oreilles du spectateur, elles sont polluées par des séries de pets de lacteur qui joue sur le registre scato, difficile à apprécier passé le stade anal (de 1 à 3 ans, selon Freud). Exemple : victime dune diarrhée, Skiredj fait sa crotte au pied dun arbre en se disant quil vient du passé pour ch
sur lavenir (sic). Il ne croit pas si bien dire. Skiredj déféquerait-il sur lavenir du cinéma marocain ? À coup sûr. Lopus est programmé en compétition officielle au Festival national du film, qui se tient à Tanger jusquà la fin de la semaine. Le long-métrage na pas été choisi pour ses qualités, que lon se rassure, mais juste parce quil était prêt avant la manifestation comme le stipule le règlement du Festival. Cest clair, lembellie du cinéma marocain nira pas sans que pètent encore des orages dété. |
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