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PJD. Chaude, chaude, la rentrée
Phénomène. La première tournée
Tendance. Un T-shirt pour le dire
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Proche-Orient. Une conférence pour la forme ?
France. L'Affreux est mort
E-commerce. Le dirham passe sur la Toile
Faouzi Bensaïdi. "Je suis moderne, mais je me soigne"
Sortie. Il était trois fois rien
N° 294
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Mohamed Elyazghi fait face
à une véritable fronde au sein
de son bureau politique.
(DR)

USFP. Elyazghi divise mais règne


C’est littéralement un soulèvement auquel fait face Mohamed Elyazghi. En début de semaine, treize membres du bureau politique de l’USFP, soit la moitié, se sont ligués pour exiger sa démission du poste de premier SG du parti, ainsi que celle de Abdelouahed Radi, le nouveau ministre de la Justice. Ses détracteurs, amis proches pour la majorité, dont Abderrafie Jouahri, Driss Lachgar, Abdelhadi Khaïrat, Larbi Ajjoul et Mustapha Boubekri, auraient été “très déçus” des ministères de second rang qu’Elyazghi a négociés pour le parti. Après une réunion de
concertation officieuse, le mercredi soir, ces derniers ont toutefois accepté l’invitation du leader à “discuter à cœur ouvert” avec l’ensemble des membres du bureau politique. Dans la foulée, Elyazghi contre-attaquait dans une interview parue sur les colonnes du quotidien du parti, Libération. “J’ai choisi les ministres de l’USFP et j’assume mes responsabilités. Discuter en bureau politique, devant 25 personnes, de noms, n’est pas à mon sens une démarche saine, ni acceptable”, a-t-il asséné. Poussant le bras de fer encore plus loin, le patron des socialistes a tenu à souligner qu’il n’a jamais demandé de ministère sans portefeuille. “C’est le roi qui a demandé à ce que le premier secrétaire de l’USFP ait un statut avancé par rapport au reste de l’exécutif”, a-t-il affirmé. Elyazghi semble convaincu d’être indéboulonnable. Ses alliés dans le bureau politique en jurent. Selon ces derniers, la fronde serait motivée uniquement par des décéptions personnelles.


AMDH. Sarkozy interpellé

Nicolas Sarkozy est attendu de pied ferme par l’AMDH. “Comme vos discussions avec les responsables marocains vont porter sur les droits humains, nous souhaitons vivement que soient abordées les questions de la libération des 11 détenus d’opinion, membres de l’AMDH.” C’est en ces termes que s’est exprimée Khadija Ryadi dans une lettre adressée au président français à la veille de sa première visite d’Etat au Maroc. La présidente de l’AMDH a également tenu à évoquer l’affaire Mehdi Ben Barka. Selon Ryadi, “la responsabilité de son enlèvement et le camouflage de la vérité incombe tant à l’Etat marocain que français”.


Démographie. Naissances au noir

Plus de 15% des Marocains ne déclarent pas leurs enfants à la naissance, selon une étude menée par le ministère de l’Intérieur. Le premier flic du royaume, Chakib Benmoussa, a décidé de prendre le problème à bras le corps. L’enjeu est de taille : il s’agit de retrouver les cinq millions de Marocains manquant à l’appel à ce jour. Sous la houlette du ministère de l’Intérieur, une campagne de sensibilisation (guides didactiques, actions de proximité) sera lancée bientôt, afin “d’atteindre les 100% de citoyens enregistrés à l’Etat civil en 2008”, nous a indiqué un collaborateur de l’agence de communication en charge du projet.


Complexe Mohammed V. Prêt pour le derby

“La pelouse a recouvré 97% de sa qualité. Elle sera praticable pour le derby Raja-Wydad de samedi.” C’est ce que nous affirmait deux jours avant cette rencontre, Farid Mir, le directeur du Complexe Mohammed V. Le terrain de football reprend du service après une énième fermeture due, cette fois-ci, selon Mir, “à la détérioration du gazon causée par la canicule de juillet”. Joint au téléphone, le président du Raja , Abdellah Ghallam, ne semble pas tellement convaincu : “On nous dit que le terrain est désormais praticable. Mais tiendra-t-il toute la saison ?”. That is the question.


Marine. Rabat s’offre une frégate

Le géant français de l’armement naval DCNS, qui détient 100% de Thales Naval France, serait sur le point de vendre une frégate multi-missions à la Marine royale marocaine, d’après le quotidien économique Les Echos. L’annonce officielle attend la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy au Maroc, à partir du 22 octobre. Le président français repartira probablement avec un gros chèque, le prix de vente avoisinant les 500 millions d’euros. De quoi se consoler après l’épisode des Rafale. Seulement dix frégates européennes multi-missions (FREMM) de ce type ont été vendues par DCNS. Et si la vente se concrétise, le Maroc sera l’un des tout premiers clients, après la France et l’Italie.


Parlement. Le casting finalisé

La cartographie de la Chambre des représentants est désormais bouclée. Après l’élection du président du Parlement (Mustapha Mansouri), les présidents des commissions et des groupes parlementaires ont été désignés. La présidence des commissions de la Législation,de l’Intérieur, des Secteurs sociaux et des Secteurs productifs est revenue, respectivement, au PJD, au MP, au RNI et à l’USFP. Quant à l’Istiqlal, il a obtenu la commission des Finances. Le groupe parlementaire du parti de la balance sera par ailleurs le seul présidé par une femme, en l’occurrence Latifa Bennani Smirès. Saïd Ameskane dirigera celui du MP, Ahmed Zaïdi celui de l’USFP, tandis que le RNI a choisi Moulay Abdelaziz Hafidi Alaoui, et la coalition PPS/FFD, Rahou El Hilaâ. Quant à Fouad Ali El Himma, il préside, dossier du Sahara oblige, la commission des Affaires étrangères.


Religion. La révolution tranquille

La Rabita Mohammedia des Oulémas, dirigée par le réformateur Ahmed Abbadi, prépare un ambitieux séminaire sur la mise à jour de l’approche coranique. Cette rencontre, prévue en février 2008, passera au peigne fin toutes les références religieuses devenues désuètes. “Nos approches stagnent depuis des siècles et sont devenues, de ce fait, dangereuses pour notre perception de la religion”, nous explique une source interne, avant d’ajouter que les experts internationaux invités traiteront de la question de manière scientifique. Afin de préparer le terrain, la Rabita a déjà édité deux revues spécialement dédiées au Contexte et à l’Ijtihad. Idée-maîtresse : on ne peut pas interpréter le Coran sans utiliser l’outil des sciences humaines.


Cabinets. ça bouchonne dans les couloirs

Le sprint aux cabinets ministériels est lancé. Hassan Abdelkhalek est pressenti pour épauler Abbas El Fassi, tandis que Mohamed Elyazghi devrait reconduire Mohamed Benbadelkader. Abdelouahed Radi, ministre de la Justice, aurait recruté son bras droit au Parlement, Mohamed Mouhib, et non pas Driss Lachgar comme la presse l’avait annoncé. Le ministre de l’Emploi, l’Usfpéiste Jamal Aghmani, aurait fait appel à Abderrafie Hamdi, ancien chef de cabinet de Nouzha Chekrouni. Khalid Naciri, du PPS jouera, quant à lui, la continuité au ministère de la Communication, en reconduisant Saïd Sihida, chef de cabinet de Nabil Benabdellah. à la culture, Touria Jabrane a choisi son mari, Abdelouahed Ouzri, pour l’épauler.


Pauvreté. Des manif’ sans casse

Placée sous le signe du refus de la misère, la journée de la lutte contre la pauvreté, célébrée le 17 octobre dernier, a mobilisé beaucoup de monde. Et pour cause, elle a englobé aussi les manifestations contre le coût de la vie. À Salé, l’AMDH soutient que plus de 2500 personnes ont participé à un sit-in pour protester contre la cherté de la vie. Au total, ce sont 72 villes qui ont suivi le mouvement, coordonné par l’Association des droits de l’homme. Aucune répression policière n’est à déplorer. “Reste que les autorités locales ont interdit certains rassemblements comme celui de Sidi Slimane”, nous a précisé un acteur associatif. Pour rappel, près de 14% des Marocains vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon le dernier recensement de 2004.


Lycée Victor Hugo. Soupçons de viols

Une affaire de viols présumés au sein du lycée français Victor Hugo de Marrakech a conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire à Paris. Selon une dépêche de l’Associated Press, la police judiciaire a entamé ses investigations suite à un courrier d’enseignants de l’établissement. Les professeurs (une dizaine) dénoncent plusieurs agressions sexuelles commises par des élèves sur certains de leurs camarades. Les faits, antérieurs au mois de juin dernier, ont été qualifiés de “viol en réunion, tentatives de viol et agressions sur des mineurs de moins de quinze ans”. La justice des mineurs en France a demandé l’audition d’un témoin, qui se trouve actuellement dans l’Hexagone.


Polémique. La tolérance sans les amazighs

Le Concert pour la tolérance, qui doit avoir lieu le 27 novembre à Agadir, avec la participation de nombreuses stars de la chanson française, ne fait pas l’unanimité malgré son thème fédérateur. Cette semaine, une dizaine d’associations amazighes ont diffusé un communiqué commun, dénonçant l’absence d’artistes berbères dans la programmation de cette manifestation organisée par TF1. “Cette exclusion est humiliante, estime l’un des mécontents. Comment peuvent-ils parler de tolérance, alors qu’ils snobent tout un pan de l’identité de ce pays ?”. Côté organisateurs, on botte en touche : “Nous n’avons rien à voir là-dedans, c’est TF1 qui se charge de la programmation”.



3 questions à Chakib Al Khayari
[Président de l’association du Rif pour les droits de l’homme]


Vous avez décidé d’honorer la mémoire des victimes des événements de Sebta et Melilia (15 Subsahariens tombés sous les balles des Marocains et des Espagnols en 2005). Comment ?
En médiatisant ce triste anniversaire. Nous participons à une caravane mise en place par un collectif d’associations dont l’AMDH. Le coup d’envoi sera donné le 21 octobre à partir de Tanger, Tétouan et Larache vers la porte de Sebta où il est prévu d’organiser un sit-in en mémoire des quinze victimes.

On vous prête l’intention d’ester en justice. Qu’en est-il ?
Nous avons envisagé dès 2005 de déposer plainte auprès de la Cour internationale de justice de La Haye. Cette plainte est toujours d’actualité car il existe un vrai débat parmi le tissu associatif marocain afin de se constituer partie civile dans un futur procès. Une enquête sérieuse, tant du côté marocain qu’espagnol, est plus que nécessaire.

Hormis les anniversaires, c’est l’indifférence générale à longueur d’année. N’y a-t-il plus de clandestins près de Sebta et Melilia ?
Les clandestins sont toujours présents, mais fort heureusement, ils ne tentent plus de franchissements collectifs des barrières de sécurité. Les Subsahariens préfèrent désormais braver les vagues de la Méditerranée, plutôt que de risquer de se faire tirer dessus par les Espagnols et les Marocains.


Docu alter. Un été au Venezuela

Pour sa rentrée, le cinéclub Attac de Rabat part en voyage. Vendredi 26 octobre, à 18h, l’Institut Goethe projettera le documentaire Révolution bolivarienne, signé Souad Guennoun. La photographe et militante altermondialiste, auteur de films artisanaux sur les luttes sociales, a passé l’été 2006 à Caracas, quelques mois avant la réélection de Hugo Chavez. “Intriguée” par l’expérience de démocratie participative du fameux proceso vénézuélien, et lassée de l’association réductrice “Chavez = populisme”, Souad Guennoun a voulu porter “un regard marocain sur ce pays proche du nôtre mais méconnu”, et annonce “la création d’un comité bolivarien” au sein de Attac-Maroc.


Othman Benjelloun. Tombola royale

C’est un fait reconnu. Othman Benjelloun aime jouer aux princes à la générosité royale. Le patron du groupe BMCE l’a encore prouvé, dernièrement, en organisant une tombola par SMS où les participants pouvaient gagner des voitures de luxe. En l’occurrence des Mercedes, et si ce n’était que ça. Poussant la folie des grandeurs dans ses derniers retranchements, le milliardaire a mis en jeu aussi des Jaguar. Benjelloun n’a pas eu à chercher bien loin les élégantes voitures anglaises. Sa holding Finance.com comporte parmi ses filiales… l’importateur de la marque Jaguar. Le plein d’essence ? Peut-être à la prochaine tombola de Sir Benjelloun.


Pierre Robert. Le mal du pays

Condamné à la réclusion à perpétuité suite aux attentats terroristes du 16 mai 2003, le Français Pierre Robert, détenu actuellement à la prison de Salé, veut coûte que coûte purger sa peine dans son pays d’origine. Misant sur la visite officielle au Maroc de Nicolas Sarkozy, celui que la presse a surnommé “l’émir aux yeux bleus” s’apprête “à entamer une grève de la faim illimitée pour attirer l’attention des médias hexagonaux accompagnant le président français”, prévient un de ses codétenus joint au téléphone. Pour rappel, Pierre Robert avait déjà sollicité Jacques Chirac qui n’avait pas donné suite à la demande de l’émir aux belles mirettes.


JO. Les pieds entre deux rives

Rachid Ghanmouni et Larbi Chraïdi, deux marathoniens franco-marocains très prometteurs, risquent de courir pour la France aux prochains Jeux olympiques de Pékin de 2008. Les deux athlètes doivent participer au Marathon d’Amsterdam, le 21 octobre prochain, dans le but de réaliser les minimas qualificatifs aux Olympiades. En cas de réussite, ce qui est fort probable, c’est la France qui en récoltera les fruits : “Rachid et Larbi choisiront les couleurs bleu blanc rouge par défaut, puisqu’ils n’ont encore été contactés par personne du côté marocain”, nous a déclaré leur manager Rachid Ben Meziane… Vite, un coup de fil !


VISA. La chasse aux rendez-vous fictifs

Les usagers du site du consulat français à Casablanca auront sûrement remarqué l’avertissement publié dans la rubrique “Demande de rendez-vous” pour le visa. Celui-ci met en garde les éventuels fraudeurs qui voudraient prendre des rendez-vous fictifs via le Net, avant de les revendre à des personnes tierces. Cet avertissement, qui ne concerne que Casablanca, serait justifié, selon un agent consulaire, “par la spectaculaire multiplication dans les alentours du consulat, des revendeurs de rendez-vous”. Désormais, ceux-ci encourent des peines pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison et 200 000 DH d’amende !


Polémique. Naciri vs El Othmani

Et d’une pour Khalid Naciri ! Le nouveau porte-parole du gouvernement a fait, cette semaine, sa première sortie médiatique pour réagir aux propos tenus par Saâd Eddine El Othmani sur la chaîne Al Jazeera. Lundi dernier , quelques heures à peine après la cérémonie officielle d’ouverture du Parlement, le leader du PJD a exprimé sur le plateau de la chaîne qatariote tout le bien qu’il pensait de la nouvelle équipe dirigeante : “Le Maroc méritait un meilleur gouvernement”. Réaction du successeur de Nabil Benabdellah, sur le plateau de la même chaîne : “C’est à cause de ce genre de réaction que je ne fais pas partie du PJD”. ça ne tenait donc qu’à ça ?


Transport de fonds. La grève dure

“C’est le moment ou jamais pour commettre un hold-up !”, réagit, ironique, un banquier, commentant le récent arrêt de travail des transporteurs de fonds et gardiens de la multinationale Group 4/Securicor. Depuis le 11 octobre, 3000 employés de cette entreprise sont en grève dans plusieurs villes marocaines pour demander l’amélioration de leurs conditions de travail. À Casablanca, où le conflit a éclaté après le licenciement d’une centaine d’employés, plus de 200 grévistes ont occupé les locaux de la société, jusqu’au mercredi 17 octobre, date de leur évacuation brutale par les forces de l’ordre. En attendant, ce sont de banales voitures qui transportent désormais les fonds des banques.


AMO. Réservée aux chômeurs

Des victimes des années de plomb, venues réclamer leurs cartes d’assuré au CCDH ces dernières semaines, se sont vu opposer une fin de non-recevoir. Raison invoquée : les CIN des indésirables ne mentionnaient pas le sésame magique : “Sans profession”. “Il leur est impossible de bénéficier de l’AMO (Assurance maladie obligatoire) sans cela”, s’insurge Abdelkrim Manouzi, frère du célèbre disparu Houcine Manouzi, et président de l’Association de réhabilitation des victimes de la torture. Le dossier est actuellement entre les mains du CCDH, “qui devrait bientôt rectifier le tir”, espère Abdelkrim Manouzi.


Insolite. Et la lumière (royale) fut !

Alors que le roi entamait son allocution lors la cérémonie officielle d’ouverture du Parlement, le vendredi 12 octobre, une panne d’électricité a plongé l’hémicycle dans le noir. Seule la veilleuse située à proximité du monarque est restée allumée. Après quelques secondes de flottement, Mohammed VI, pas déstabilisé pour un sou, appelle à la rescousse le fqih qui, quelques instants plus tôt, avait psalmodié une sourate du Coran comme le veut le protocole. Pris de court et paniqué, le fqih a récité la sourate El Bakara, pour faire patienter l’assemblée, avant que la lumière, de retour, ne mette fin à sa séance d’impro. Les députés ont trouvé l’idée de l’intermède religieux tellement lumineuse qu’ils ont applaudi le roi à tout rompre. Un geste très éclairant sur les rapports de pouvoir...



Humeur. L’effet Touria

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

De la dream team proposée clés en main à Si Abbas, je retiens deux bonbons : la présence de sept femmes au gouvernement (un record) et l’absence, enfin, de ministres recalés aux élections (une première). Il faut applaudir, même si c’est d’une seule main. Sinon, il y a cette pépite : Touria Jabrane, ministre de la Culture. Beaucoup ont grincé des dents. Quoi, Touria, l’actrice (très) pop ministre ? Il y a eu tous ces SMS de très mauvais goût : madame la ministre porte un pseudo (Touria Jabrane s’appelle Saïdia Qritif, à l’état civil), ou encore Abderraouf chef de cabinet. Et puis quoi encore ? Personnellement, je suis heureux qu’une Saïdia Qritif soit ministre. Dans un pays où la démocratie et le partage des pouvoirs sont aussi improbables que le soleil en pleine nuit d’hiver, il ne reste que la symbolique pour s’accrocher. Et la symbolique de Touria est superbe. Désolé. J’applaudis pour l’artiste, une grande, malgré toutes les méchancetés que l’on déverse sur son compte. J’applaudis surtout pour mes voisins, pour tous ces buveurs de lait, pour les fils de pauvres et pour les riches, pour cette fille superbe que j’ai connue, passionnée de théâtre et de cinéma, mais dont le père, pourtant riche et cultivé, a dit : “Moi, mes enfants ne font pas du théâtre pour finir comme des clochards !”. Oui, mon ami, l’effet Touria sauvera des vocations et réduira la moyenne nationale des dépressions chroniques. C’est du marketing, mais c’est tout ce qui nous reste. Et c’est beau quand même. Un ministre, au Maroc, ça n’a pas de compte à nous rendre, juste de quoi (au mieux) nous faire rêver. Entre nous, je n’ai pas trop compris quand Touria a apporté son soutien à la liste du tracteur qui a avalé tous les Rhamna. J’espère que ceci n’est pas lié à cela. Dans tous les cas, bravo Touria, tu le mérites !



VITES !

La nomination de Abbas El Fassi au poste de Premier ministre n’a apparemment guère enflammé la curiosité des internautes. Malgré l’actualité, le nom du patron de l’Istiqlal est absent des statistiques des mois de septembre et octobre sur Google Trends, outil qui indique la fréquence de recherche d’un terme sur Google.


Dans sa livraison du mois d’octobre, Afrique Magazine a consacré sa couverture aux cinquante personnalités les plus influentes du continent africain. Trois Marocains figurent sur la liste : le banquier Othman Benjelloun, le président de l’ONA, Saâd Bendidi, et, dans un registre plus sympathique, les musicos de Hoba Hoba Spirit.


Trois cents paysans d’Itzer (province de Khénifra) ont marché, mardi dernier, vers Rabat pour protester “contre le détournement par les autorités locales de l’orge subventionné par l’Etat”, nous a affirmé un représentant local de l’AMDH. Les marcheurs se sont vu barrer la route par les gendarmes au bout de 10 kilomètres.


Le groupe parlementaire Attadamoun Wal Mouwatana (Solidari é et citoyenneté), rassemblé autour de Fouad Ali El Himma, a choisi ses représentants : le président Najib Ouazzani, rescapé de l’alliance PND – Al Ahd, et la porte-parole Fatiha Layadi, élue des Rhamna comme El Himma. Devinette : quel sera le véritable numéro 1 du groupe ?


Le championnat de football de 1ère division a été rebaptisé. L’austère appellation GNF 1 est passée à la trappe, au profit du patronyme Botola, plus couleur locale. L’élite du football marocain s’est également offert un logo flambant neuf. La FRMF vient ainsi de résoudre le plus urgent des problèmes du foot marocain...


Après avoir gagné 23 places en 2006 dans le classement de la liberté de la presse établi par RSF, le Maroc fait cette année un bon en arrière, passant du 97ème au 106ème rang mondial, devant l’Algérie (126), la Tunisie (145), l’Egypte (146), mais encore loin derrière l’Islande (1), l’Afrique du Sud (43) et même le Koweït (63).
 
 
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