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Leçon de patriotisme
Je vous écris parce que je constate que la ligne éditoriale de nombreux journaux pousse les Marocains à détester leur pays. Ces publications ne font que créer de nouveaux analphabètes, qui savent lire et écrire, mais qui ignorent tout de léconomie ou de la politique. Dans dautres pays, une analyse est faite des causes réelles des problèmes, alors que notre presse est très simpliste, parfois ignorante. Au lieu dindiquer la bonne voie à nos jeunes, pour quils contribuent à lessor économique de leur pays, elle se contente de leur inculquer une culture défaitiste et négative. La hausse du prix du pain ? Cest bien évidemment la faute du gouvernement, et non pas celle de la flambée des cours sur les marchés internationaux et de la baisse de la production mondiale. Cest simpliste, démagogique
et ça fait vendre du papier. Sur le plan politique, les journalistes portent également une part de responsabilité dans la faiblesse du taux de participation aux élections du 7 septembre 2007 : pendant des mois, ils nont cesséde répéter que voter est inutile. à aucun moment, ils ne pensent à tracer la limite de ce qui est faisable, vu les contraintes locales et régionales que subit leur pays. Quelle est la marge de manoeuvre dun pays attaqué de toutes parts : du nord (Espagne), du sud (Polisario, Afrique du sud) et de lest (Algérie) ?
Abou Yassine Al Watani, Espagne.
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Quid des otages marocains ?
Le 20 octobre 2005, Abderrahim Boualem et Abdelkrim Mouhafidi, deux employés de lambassade marocaine à Bagdad étaient enlevés. Deux ans (et quelques jours) plus tard, leurs familles sont toujours sans nouvelles des deux otages marocains. Mais visiblement, ils sont les seuls à se soucier de leur sort. Qua fait lEtat marocain pour tenter de les libérer ou au moins pour savoir sils sont encore en vie ? Qua-t-on fait pour aider leurs familles ? On pouvait au moins déclarer leur décès, pour que leurs proches puissent faire leur deuil, et les honorer par une décoration à titre posthume. Au lieu de cela, on sest contenté de faire disparaître leurs photos du journal télévisé.
Younès El Moudden, Rabat.
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La véritable insulte
Au moment où jécris ces lignes, le 6 novembre 2007, il est 11h 40mn. Aux côtés du roi Juan Carlos et la reine Sofia, le maire de Melilia est en train de lire un discours qui étale limportance de la visite royale et de lidentité espagnole de Melilia et des Méliliens. Pendant ce temps-là, que se passait-il chez nous ? Notre diplomatie a, comme dhabitude, crié au scandale. Nos chers parlementaires ont été protester auprès de lambassade dEspagne à Rabat. Le Premier ministre a lancé, dans un élan romantique (et pathétique) : Le temps de la colonisation est révolu. Quant aux leaders politiques, ils ont braillé sur les chaînes télé leur indignation, et surtout leur impuissance. Mais tout cela est inutile, parce que lEtat marocain na jamais été sérieux dans sa revendication des deux villes. On ne peut pas être sérieux, quand on na jamais soumis le dossier devant les assemblées internationales, quand on se contente de réclamer les deux villes oralement et uniquement pour la consommation interne. Pas étonnant quaux yeux des Espagnols, tout ce brouhaha ne soit quune tempête dans un verre deau. Notre colère, notre indignation, ils nen ont que faire. Si M. Zapatero a programmé la visite de son roi un 6 novembre, cest parce quil savait que la réaction marocaine ne pèserait pas lourd. Et lorsquil aura utilisé cette visite pour sa réélection en mars prochain, il se rapprochera du Maroc, lapprivoisera de nouveau, avec un bouquet de roses à la main. La visite du roi dEspagne aux deux enclaves est une insulte. Mais la véritable insulte nous vient surtout de Rabat.
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Les étrangers qui font bouger le Maroc
Jai lu, avec grand intérêt (et un certain retard) votre dossier sur Les 100 qui font bouger le Maroc (TelQuel n° 285-286 ). Mais dans la foulée, pourquoi TelQuel ne reproduirait-il pas un dossier similaire, mais cette fois-ci consacré aux 100 étrangers qui résident au Maroc et qui le font également bouger ? Des étrangers très actifs, il est possible den trouver dans tous les domaines : commerce, arts, industrie, business, spectacle
Ils ont également droit à une sorte de reconnaissance, non ?
William Francis, Casablanca.
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