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Sahara. Des indépendantistes si discrets
Politique. Rififi à la Haraka
Lahbib Hajji. "La corruption, un mal marocain"
Sport. Le Maroc perd la boule
20 ans de Ben Ali. Les intellectuels contre le dictateur
France. L'immigration "par métiers"
Textile. Le péril chinois
Portrait. Mahi Binebi ne, en toute intimité
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N° 297
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Leçon de patriotisme

Je vous écris parce que je constate que la ligne éditoriale de nombreux journaux pousse les Marocains à détester leur pays. Ces publications ne font que créer de nouveaux analphabètes, qui savent lire et écrire, mais qui ignorent tout de l’économie ou de la politique. Dans d’autres pays, une analyse est faite des causes réelles des problèmes, alors que notre presse est très simpliste, parfois ignorante. Au lieu d’indiquer la bonne voie à nos jeunes, pour qu’ils contribuent à l’essor économique de leur pays, elle se contente de leur inculquer une culture défaitiste et négative. La hausse du prix du pain ? C’est bien évidemment la faute du gouvernement, et non pas celle de la flambée des cours sur les marchés internationaux et de la baisse de la production mondiale. C’est simpliste, démagogique… et ça fait vendre du papier. Sur le plan politique, les journalistes portent également une part de responsabilité dans la faiblesse du taux de participation aux élections du 7 septembre 2007 : pendant des mois, ils n’ont cesséde répéter que voter est inutile. à aucun moment, ils ne pensent à tracer la limite de ce qui est faisable, vu les contraintes locales et régionales que subit leur pays. Quelle est la marge de manoeuvre d’un pays attaqué de toutes parts : du nord (Espagne), du sud (Polisario, Afrique du sud) et de l’est (Algérie) ?

Abou Yassine Al Watani, Espagne.



Quid des otages marocains ?

Le 20 octobre 2005, Abderrahim Boualem et Abdelkrim Mouhafidi, deux employés de l’ambassade marocaine à Bagdad étaient enlevés. Deux ans (et quelques jours) plus tard, leurs familles sont toujours sans nouvelles des deux otages marocains. Mais visiblement, ils sont les seuls à se soucier de leur sort. Qu’a fait l’Etat marocain pour tenter de les libérer ou au moins pour savoir s’ils sont encore en vie ? Qu’a-t-on fait pour aider leurs familles ? On pouvait au moins déclarer leur décès, pour que leurs proches puissent faire leur deuil, et les honorer par une décoration à titre posthume. Au lieu de cela, on s’est contenté de faire disparaître leurs photos du journal télévisé.

Younès El Moudden, Rabat.



La véritable insulte

Au moment où j’écris ces lignes, le 6 novembre 2007, il est 11h 40mn. Aux côtés du roi Juan Carlos et la reine Sofia, le maire de Melilia est en train de lire un discours qui étale l’importance de la visite royale et de l’identité espagnole de Melilia et des Méliliens. Pendant ce temps-là, que se passait-il chez nous ? Notre diplomatie a, comme d’habitude, crié au scandale. Nos chers parlementaires ont été protester auprès de l’ambassade d’Espagne à Rabat. Le Premier ministre a lancé, dans un élan romantique (et pathétique) : “Le temps de la colonisation est révolu”. Quant aux leaders politiques, ils ont braillé sur les chaînes télé leur indignation, et surtout leur impuissance. Mais tout cela est inutile, parce que l’Etat marocain n’a jamais été sérieux dans sa revendication des deux villes. On ne peut pas être sérieux, quand on n’a jamais soumis le dossier devant les assemblées internationales, quand on se contente de réclamer les deux villes oralement et uniquement pour la consommation interne. Pas étonnant qu’aux yeux des Espagnols, tout ce brouhaha ne soit qu’une tempête dans un verre d’eau. Notre colère, notre indignation, ils n’en ont que faire. Si M. Zapatero a programmé la visite de son roi un 6 novembre, c’est parce qu’il savait que la réaction marocaine ne pèserait pas lourd. Et lorsqu’il aura utilisé cette visite pour sa réélection en mars prochain, il se rapprochera du Maroc, l’apprivoisera de nouveau, avec un bouquet de roses à la main. La visite du roi d’Espagne aux deux enclaves est une insulte. Mais la véritable insulte nous vient surtout de Rabat.

Mokhtar Chaoui Tanger;



Les étrangers qui font bouger le Maroc

J’ai lu, avec grand intérêt (et un certain retard) votre dossier sur “Les 100 qui font bouger le Maroc” (TelQuel n° 285-286 ). Mais dans la foulée, pourquoi TelQuel ne reproduirait-il pas un dossier similaire, mais cette fois-ci consacré aux 100 étrangers qui résident au Maroc et qui le font également “bouger” ? Des étrangers très actifs, il est possible d’en trouver dans tous les domaines : commerce, arts, industrie, business, spectacle… Ils ont également droit à une sorte de reconnaissance, non ?

William Francis, Casablanca.

 
 
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