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N° 298
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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El Himma ? Pourquoi pas !

J’ai particulièrement apprécié la lecture de votre dossier consacré à Fouad Ali El Himma (“À quoi joue El Himma”, TelQuel n° 294). Un portrait plutôt bien documenté, qui permet au lecteur de se rapprocher davantage de l’homme et de dépasser l’image “diabolisée” que lui accolent trop souvent certains journaux marocains. Vous écrivez, grosso modo, que Fouad Ali El Himma est en train de chambouler la scène politique marocaine, certainement avec l’accord, voire l’appui, du roi Mohammed VI. Et alors ? Où est le problème ? À un moment ou un autre de sa (nouvelle et encore courte) carrière politique, a-t-il fait des entorses aux règles démocratiques ? Je ne le pense pas. S’il a gagné les trois sièges aux Rhamna, c’est peut-être grâce à son statut de proche du roi, mais certainement pas grâce à la fraude électorale ou à la corruption. Tous nos élus, même ceux des partis dits “démocratiques”, ne peuvent en dire autant. Ce n’est pas non plus de sa faute si des élus d’autres partis tentent de rejoindre son groupe parlementaire. D’ailleurs, j’ai cru comprendre que Ali El Himma prenait soin de bien les sélectionner, n’en acceptant que les plus “propres”. Je le répète alors, pourquoi pas ? Si demain, il fondait son propre parti politique, je serais probablement parmi ses électeurs. Car, entre nous, si vous avez le choix entre Fouad Ali El Himma et Abbas El Fassi, lequel choisiriez-vous comme Premier ministre ?

Khalid Kermaoui, Casablanca.



Bill Gates n’est pas douanier !

Pendant plusieurs jours, le blocage du système d’information de l’Administration des douanes a paralysé l’économie marocaine. C’est un véritable scandale ! Un premier communiqué, diffusé par ladite Administration, annonçait le lancement en grande pompe du nouveau système ! Quelques jours plus tard, après le passage aux déclarations manuelles, on nous apprend que la douane a décidé de revenir à l’ancien système. Cela dénote tout simplement de la non-maîtrise du projet. Qui en est responsable ? En tout cas, ce ne sont pas les compétences dans le domaine informatique qui manquent aux Marocains. La preuve : nos informaticiens ont une excellente réputation dans le monde entier et certaines de nos entreprises arrivent même à exporter des logiciels. En réalité, ce qui ne marche pas chez nous, c’est la gestion des administrations. Cette piteuse et catastrophique mésaventure en est une nouvelle preuve !

Mustapha Cherkouk, Casablanca.



Le véritable essor

“Le Maroc est en plein essor !”. Combien de fois n’ai-je pas entendu et lu cette phrase. Le pays vit une ère nouvelle et se transforme en un gigantesque chantier. Les projets se multiplient et, tels des champignons, les constructions poussent un peu partout et les prix de l’immobilier atteignent des sommets. Mais il y a le revers de la médaille, celui dont on parle le moins : cette jeunesse désemparée, détruite par la drogue et le chômage, cette pauvreté qui jette toujours plus de mendiants dans les rues… Comment se réjouir alors de voir ce Maroc “nouveau” pousser sur les décombres d’un peuple qui essaie tout juste de survivre ? Non, la véritable évolution, ce serait plutôt une réelle volonté politique de réduire le chômage et de lutter contre l’analphabétisme. En somme, il s’agit de réhabiliter, voire de créer des idéaux. Car un peuple sans idéal finit par perdre son âme, ses valeurs. Nous avons la chance d’avoir un roi très actif et proche de son peuple et de ses réalités. Le nouveau gouvernement devrait donc l’aider à sauver ce qui reste de ce pays, en s’attaquant aux vraies priorités. Le clinquant, le flamboyant, finit vite par se faner. Le véritable essor se fait lentement, mais sûrement, sur des bases peut-être plus modestes, mais certainement plus solides.

Nouzha Baddou, Dole, France.

 
 
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