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Pages coordonnées par Maria A. Daïf
La semaine.
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Faouzi Bensaïdi
(AIC PRESS)
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Fondation des Arts Vivants. Et maintenant, la prod
Honorant enfin son engagement à produire des événements culturels, la Fondation des Arts Vivants (créée en 2004 à linitiative de Noureddine Ayouch) na clairement pas fait pas dans la demi-mesure, en faisant appel à Faouzi Bensaïdi pour mettre en scène le premier spectacle quelle produit. La création artistique, joliment intitulée Histoire damour en 12 chansons, 3 repas et un baiser, rappelle ainsi à ses premières amours le réalisateur de WWW. What a Wonderful World, qui, lauréat de lInstitut Supérieur dart dramatique, a dabord |
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| commencé par mettre en scène des pièces de théâtre. Pour interpréter son spectacle, heureux mariage de musique, de textes et dexpression corporelle, Faouzi Bensaïdi a par ailleurs fait appel à une poignée de valeurs sûres du cinéma et du théâtre marocains, dont Amal Ayouch et Abdellah Chicha. Selon Hekmat Hadri, directrice de la Fondation, cette création nest que la première dune longue série de productions et de coproductions, notre objectif étant de produire ou de coproduire un spectacle par an. Nous sommes dailleurs en pourparlers avec une troupe de théâtre marocaine pour travailler sur un texte dauteur à partir de janvier prochain. En attendant, une tournée est déjà prévue pour Histoire damour en 12 chansons
et démarrera à Casablanca mi-décembre pour aller ensuite à Marrakech, pendant le Festival international du Film, puis à Rabat, Mohammedia et El Jadida. |
Sortie. La promesse de Cronenberg
Refusant de ne pas agir face à la mort en couches dune adolescente, le jour de Noël, Anna (Naomi Watts, déjà extraordinaire dans 21 Grammes), sage-femme londonienne, tente didentifier la famille du nouveau-né. Le journal intime laissé par la jeune mère est une explosive pièce à conviction, qui la conduit à des membres de la mafia russe, les Vori Vzakone
Deux ans après le dérangeant History of violence, le Canadien David Cronenberg a lexcellente idée doffrir à Viggo Mortensen un nouveau rôle de composition à la mesure de son gabarit. Fossette acérée, tatouages saillants, Viggo est brillantissime en insondable homme de main, face à un Vincent Cassel très à laise en prince mafieux brutal et complexé. Mélange dattirance et de servilité, la complicité ambiguë qui les lie, dans un milieu sans concessions, apporte beaucoup à langoisse sourde que diffuse ce thriller où violence, amour et manipulation sont filmés avec une sobre virtuosité. Droit, intense et esthétique, Les Promesses de lombre revisite magnifiquement le film de gangsters. Âmes sensibles, surtout ne pas sabstenir.
Les Promesses de lombre, au Mégarama.
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Peinture. Rê accueille Amina
Amina Benbouchta est une artiste-peintre singulière. Anthropologue de formation, elle participe à des ateliers de dessin, lithographie et gravure sur bois à Paris, avant de diriger une revue de culture et de mode en France. Elle se lance parallèlement dans la peinture et expose pour la première fois en 1986. Elle fait aujourdhui partie des artistes-peintres marocains les plus en vue. Jeux de matières, de couleurs et despaces, modernité, légèreté et finesse font la particularité de son travail. À découvrir : ses dernières uvres dont lensemble est intitulé Espaces et miroirs.
À la galerie Rê à Marrakech, jusquau 23 décembre.
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Mode. Dress up Morocco
Confirmant la vitalité créatrice et les ambitions mondiales de la haute couture marocaine, un nouveau défilé vient élargir le cercle encore un peu restreint des évènements mode du royaume. Lancé par Maroc Premium, le magazine trimestriel de lart de vivre (en kiosques depuis 2006), Mode Made in Morocco accueillera chaque année voire 2 fois par an, pour mieux suivre les tendances les meilleurs stylistes du pays, dixit les organisateurs. Seule contrainte imposée aux créateurs : se lâcher ! Sur le podium de cette première édition défileront les créations de Najia Abbadi, Salima Abdelwahad, Fadilah Berrada, Mohammed Elamine Mrani, Albert Oiknine, Hassan Tamer, Karim Tassi et Zahra Yaagoubi. Huit virtuoses de la ligne, accompagnés du maestro Jean-Louis Scherrer, invité dhonneur de lévènement. Les bénéfices de Mode Made in Morocco iront à lAssociation des femmes du village dOuterbat, près dImilchil, pour financer un atelier de tissage et de confection.
Samedi 17 novembre au Hyatt Regency, Casablanca.
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Tournage. De Taza à Casa
Le prometteur Ismaïl Saïdi démarre le tournage de son premier long-métrage le 6 décembre prochain. Deux mois de travail laborieux entre Taza et Casablanca et un ambitieux projet : après plusieurs téléfilms (Rhimou pour 2M) et courts remarqués (Loin des yeux), le réalisateur belgo-marocain sinspire dune histoire vraie en adaptant la biographie dAhmed Guessous, Ahmed Gassiaux. Lhistoire raconte, de 1917 à 1956, litinéraire et la quête identitaire dun jeune villageois de Taza, rare survivant dune tribu réprimée par les troupes du protectorat et recueilli par un lieutenant. Elevé par des Français, Ahmed rejoindra pourtant la lutte pour lindépendance. Coproduite par Bigshot et bénéficiant dune avance sur recettes de 3 millions de dirhams octroyée par le CCM, cette reconstitution historique soffre un casting à la hauteur de ses ambitions : on y retrouvera Assaâd Bouab, Loubna Azabal, Richard Bohringer et Sagamore Stevenin. Affaire à suivre de très près. |
Bio. Le crépuscule de Marilyn
La blonde étoile de Marilyn a crépité avant de séteindre. Cest à cette fin de vie mythique quest dédiée la biographie Marilyn, dernières séances (Grasset, 2006), auréolée du Prix Interallié 2006. Economiste, essayiste, journaliste, mais aussi psychanalyste, son auteur Michel Schneider fouille dans la relation de la star avec son propre psy, Ralph Greeson, où survie, obsession et destruction se mêlent dangereusement. Il y a de cela aussi dans Roselyn Taber, héroïne des Désaxés de John Huston (1961). Projeté après la rencontre avec lauteur, ce film écrit par Arthur Miller (alors mari de la star) et offrant la dernière apparition de Clark Gable, résonne comme le chant du cygne de Marilyn Monroe, qui mettra fin à ses jours lannée suivante, sur le tournage de Somethings Got to Give de George Cukor.
Jeudi 6 décembre à 19h à lIF de Casablanca.
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FIFM. Samira bien esseulée
Un seul film marocain prendra part, en compétition officielle, à la 7ème édition du Festival international du film de Marrakech, du 7 au 15 décembre : Les Jardins de Samira, de Latif Lahlou. La sélection a été très dure cette année, beaucoup de films auraient pu figurer dans les 16 retenus en compétition officielle, nous a expliqué cette source proche du comité dorganisation. Ce recul (lannée dernière, deux films représentaient le Maroc à Marrakech) sera quelque peu compensé par la présentation, en section coup de cur (hors-compétition), du dernier film de Daoud Aoulad Syad : lexcellent En attendant Pasolini. En plus de la présentation, toujours hors compétition, dune inédite rétrospective Maroc 2007 avec 14 films marocains, pour la plupart inédits en salles. Cest toujours mieux que rien. |
Expo. Caractères saffiche
Le groupe Caractères (éditeur de Femmes du Maroc, Nissae Min Al Maghrib, La Vie Eco, Maisons du Maroc) se lance officiellement dans lévénementiel et ouvre le bal avec une exposition en bonne et due forme à la Cathédrale du Sacré-Cur. Lexposition itinérante, produite par le prestigieux musée de design Vitra Design Museum et intitulée Living under the Crescent Moon, Architecture et Art dintérieur dans le monde arabe, sarrête ainsi trois semaines à Casablanca après Bangkok, Madrid et Singapour. Rien que ça ! Maquettes, photographies, films, lexpo propose une large rétrospective de larchitecture arabe à travers lhistoire, du Yémen au Maroc (architecture nomade et rurale, ville traditionnelle et moderne). Lexposition, voulue grandiose par les organisateurs, est ouverte au public. Cest gratuit et ça vaut le détour.
Jusquau 8 décembre à la Cathédrale du Sacré-Cur à Casablanca.
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Festival. Marrakech vs Dubaï
Le Festival de Marrakech, organisé du 7 au 15 décembre, et celui de Dubaï, du 9 au 16, se chevauchent depuis deux ans. Simple coïncidence ? Pas si sûr. Toujours est-il que chacun des deux aspire à être le festival de référence du monde arabe. Si le FIFM se fait sa petite place au soleil, celui de Dubaï ne lésine pas sur les moyens, invitant une kyrielle de stars hollywoodiennes. Autre point commun avec Marrakech : la volonté de promouvoir le cinéma arabe auprès des grands du cinéma mondial. Le Maroc sera cette année très présent à Dubaï, avec une projection du documentaire The White thread de Khalil Benkirane, suivi dun live de DJ Zayan Freeman. Milos Forman président à Marrakech, Gloria Estefan célébrée à Dubaï
Dure dure la concurrence. |
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Le livre.
Il a été enlevé en 1965 à Paris et on na pas cessé de parler de lui. Vous avez deviné : il sagit, bien entendu, de Mehdi Ben Barka, le plus célèbre disparu marocain, à propos duquel lécrivain Daniel Guérin disait : Ce mort aura la vie dure ; ce mort aura le dernier mot. Dans la foulée de la commémoration, le 29 octobre, du 42ème anniversaire de la disparition, Bachir Ben Barka a rassemblé les travaux dun colloque international tenu en 2005 dans un livre aussi utile que précis. La qualité et la diversité des intervenants, de Patrick Baudoin à Mohamed Sebbar, en passant par René Gallissot, louvrage survole les aspects politique, juridique et géostratégique du triste événement. A lire pour mieux comprendre le débat actuel sur les suites de laffaire Ben Barka...
Mehdi Ben Barka en héritage : de la Tricontinentale à lAltermondialisme, co-édition ; Tarik Syllepse.
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Humeur.
Pas lu et approuvé
Sur Internet, les pétitions se ramassent à la pelle. Le mois de novembre semble même la haute saison pour faire sa moisson de signatures. Rien que pour cette semaine, on a été invité par mail à sauver lAmazonie, une femme de la lapidation et un chien de leuthanasie. Intrigué, on a cliqué sur le lien fourni pour le canidé en danger de mort. On est tombé sur gopetitions.com, un site dédié au genre littéraire et réservé aux personnes voulant contribuer à changing the world, annonce le slogan. Merveille de la technologie, un type a eu lidée dinventer une usine à signatures où lon peut fabriquer et signer des pétitions à échelle industrielle. Cest forcément beau le progrès quand on peut militer sans suer, sans risquer lextinction de voix, sans fricoter avec le peuple, le postérieur vissé à sa chaise. Se rebeller en devient plaisant, un vrai loisir du dimanche. Aussi, on sest pas privé, on a signé sur tout ce qui bouge. Solidaire avec une mère de famille voulant faire virer un directeur décole pas à son goût. Fraternel avec des Australiens réclamant plus de concerts de Bon Jovi. En symbiose avec des fans de Freddy exigeant la rediffusion télé des Griffes de la nuit. Et ému par une petite fille, une gamine attachée à son chien au seuil de la mort. Bientôt il naboiera plus et la caravane continuera de passer. Elle était vaine au fond, la pétition de cette enfant, comme toutes les pétitions. On peut tout aussi bien signer Bobi le chien, ce nest pas ça qui empêchera les petites filles davoir du chagrin. Et les femmes dêtre lapidées. |
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Le royaume va mal
The Kingdom (le Royaume), le thriller controversé de Peter Berg, sur fond de traque de terroristes en Arabie Saoudite, attend toujours son visa dexploitation au Maroc. Déprogrammé voire interdit dans certains pays arabes, le film nest pas assuré dune sortie en salles. Au pire, il nous restera les pirates de Derb Ghallef
Masterclass
Du 10 au 14 décembre, et en plein Festival international du film de Marrakech, les élèves de lEcole supérieure des arts audiovisuels (ESAV) rencontreront des pros du cinéma, dans le cadre dateliers décriture de scénarii, entre autres. Un nom est déjà annoncé, celui du scénariste Gilles Taurand (Une affaire de goût). Y en a qui ont
de la chance.
Le carton des anges
Les Anges de Satan, dAhmed Boulane, vient de dépasser la barre symbolique des 100 000 entrées. Ce qui fait du film lun des plus gros succès de lannée. Il a fait plus fort que Harry Potter. à ce rythme, il devrait être consacré numéro Un de lannée, prédit un distributeur. Confirmation le 31 décembre. |
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