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Mohamed Sassi. "J'assume mon échec électoral"
Débat. Cherche projet politique
Administration. Drôles de certificats
Internet. Que cherchent les Marocains ?
Histoire. Un fqih à Paris
Pétrole. L'inexorable flambée
Budget 2008. Mezouar l'équilibriste
Livre. L'Egypte, version américaine
Abdelkader Lagtaâ. Laïc, moderne, dérangeant
N° 298
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Saâd Eddine El Othmani
(TNIOUNI / NICHANE)

Parlement. PJD, MP et UC : l’union sacrée ?


Lundi 12 novembre, Saâd Eddine El Othmani a reçu un invité spécial au siège de son parti. Mohand Laenser, patron du Mouvement populaire, est venu en personne inaugurer la première réunion de concertation avec le PJD. Les deux principaux partis de l’opposition veulent accorder leurs violons à propos de certains “dossiers d’intérêt commun”, mais écartent pour l’instant toute possibilité de constitution d’un seul bloc. “Le seul point à l’ordre du jour porte sur la Loi de Finances”, nous informe un dirigeant du PJD. Ainsi, il est question de saisir le Conseil
constitutionnel à propos de certains manquements au niveau de ce projet de Loi, dont l’écriture comptable des recettes de privatisation. Le duo de choc pourra être rejoint par l’UC, qui hésite encore quant à son positionnement dans l’opposition. Au lendemain de la déclaration gouvernementale, le parti de Mohamed Abied a tenu une réunion de concertation avec le PJD et le MP. Mais son alliance avec ses confrères n’est pas encore acquise. “Après l’éjection de la Haraka du gouvernement, le Premier ministre a demandé à l’UC de faire du soutien critique. Le bureau politique y réfléchit encore”, nous explique une source au sein du parti. Au cas où l’UC décide de rejoindre les Pjdistes et les Harakis, la somme de leurs députés représentera 92% des troupes l’opposition (117 parlementaires). Pour boucler la boucle, le trio n’aura plus qu’à rallier les cinq députés du Parti travailliste et les cinq autres du PSU. Mais ces derniers rejettent toujours tout rapprochement avec les trois partis pour “divergences idéologiques”.


Sarkozy. Marrakech bis

Visiblement, Nicolas Sarkozy est tombé sous le charme de Marrakech. Deux semaines seulement après son voyage officiel au Maroc, au cours duquel il avait chanté les louanges de la cité ocre, le président français y est retourné cette fois-ci en visite privée. Une source marrakchie nous apprend que ce dernier, “arrivé très discrètement à l’aéroport, s’est aussitôt enfermé avec un groupe d’amis durant trois jours dans une maison de la Palmeraie qui lui appartiendrait”. Quant à qui l’accompagnait, le site satirique www.bakchich.info parle “d’une journaliste vedette de la télé et de la radio, habituée des interviews politiques”.


Marouane Chamakh. Lost in translation

L’attaquant des Lions de l’Atlas, Marouane Chamakh, a accordé une interview au quotidien français Sud-Ouest. Il y raconte, entre autres, sa découverte de la sélection marocaine : “Je me souviendrai toujours de cette arrivée au centre d’entraînement. Tout le monde se demandait qui j’étais, quel âge j’avais et qui m’avait appelé (…) J’ai répondu que je comprenais un peu l’arabe mais que je ne le parlais pas très bien, je crois qu’ils l’ont mal pris”. Sans bouée de sauvetage, Chamakh se noie dans un nouveau bain linguistique : “J’avais 19 ans, j’étais un peu perdu. Soudain je me suis retrouvé au milieu de quinze journalistes, je n’ai rien compris.”


Parlement. Le Routard du député

Pour la première fois, les députés marocains disposent d’un guide pour les aider à comprendre le fonctionnement interne du Parlement. “Dans le passé, les élus novices étaient livrés à eux-mêmes. Certains ignoraient jusqu’à l’emplacement des toilettes”, ironise un fonctionnaire de l’hémicycle. Sans pour autant répondre à cette question fondamentale liée aux commodités parlementaires, le nouveau guide éclaire nos députés sur les subtilités du fonctionnement de la machine législative. Dans la foulée, il leur fournit de précieux tuyaux sur les modalités administratives concernant leur statut de député, telles que le protocole d’obtention de la carte et du passeport parlementaire, la couverture sociale et le régime des retraites. Innovant !


Zemzmi. La fatwa de trop

Une fatwa émise par Ali Joumaâ, mufti d’Egypte, a suscité une levée de boucliers chez les alems du monde musulman, y compris les nôtres. En gros, le cheikh considère que les harraga qui périssent en mer ne peuvent prétendre au statut de martyr parce qu’ils ont volontairement cherché la mort. A cette fatwa (qui mérite réflexion), notre imam – député Abdelabari Zemzmi n’a pas tardé à répondre. “Je ne comprends pas qu’une éminence grise comme le Cheikh Joumaâ puisse tenir des propos aussi graves. Sa sortie a manifestement un caractère politique”, nous explique l’ancien imam de la Mosquée Al Hamra. Pour lui, “les clandestins se noient parce qu’ils cherchent une vie meilleure et sont, de ce fait, des martyrs”. A trop écouter Zemzmi, tout le monde ira se noyer en haute mer pour aller au paradis.


Radio. Censure sur les ondes

C’est une première du genre. Cette semaine, le CSCA (Conseil supérieur de la communication audiovisuelle) a décidé de sanctionner la jeune station Hit Radio d’une amende de 100 000 dirhams. La raison ? La Radio rbatie aurait “manqué à son obligation de maîtrise d’antenne (…) lors de débats sur des questions socialement et culturellement sensibles, comme la consommation de drogue, d’alcool, l’adultère, le viol, l’homosexualité, etc.”, peut-on lire sur le communiqué de presse de l’autorité de contrôle. Réaction de Younes Boumehdi, directeur de Hit Radio : “Quand on dirige un média, c’est un risque qu’on court. Nous jouons notre rôle de défricheur de terrain en nous attaquant à des sujets osés…”.


Parlement. El Himma à l’étroit

Pas une semaine qui passe sans que Fouad Ali El Himma ne fasse parler de lui au Parlement. La semaine dernière, le très particulier député des Rhamna se serait plaint de l’étroitesse de la salle réservée à la Commission des Affaires étrangères qu’il préside. El Himma a même tenté, selon des sources au Parlement, de squatter la salle (plus spacieuse) de la Commission de la Justice, présidée par le député PJD, Lahbib Choubani. Ce dernier a fermement refusé, renvoyant El Himma à sa petite salle. Mais le copain du roi ne se serait pas laissé faire et aurait déjà commandé des travaux de réfection et de réaménagement de la salle de réunions réservée à sa Commission.


Marocmétrie. L’Arlésienne.

Qui se souvient encore de Marocmétrie ? à force d’enchaîner les démarrages différés, ce système de mesure des audiences des télés marocaines tombe quelque peu dans l’oubli. Un communiqué interne diffusé par le Centre interprofessionnel d’audimétrie (CIAUMED) vient d’annoncer que le lancement de ce système, attendu en octobre dernier, vient d’être reporté à janvier 2008. Le report serait, d’après le communiqué, dû aux difficultés techniques rencontrées par Marocmétrie pour équiper les chaînes nationales des signatures numériques nécessaires à la mesure de leurs audiences. Sans oublier le désistement d’une centaine de foyers panélistes !



3 questions à Mohamed Benmassaoud
[Secrétaire général de l’Union nationale des Etudiants du Maroc]


Vous avez appelé à une grève générale des étudiants dans toutes les universités du royaume, le 15 novembre. Quelles sont vos revendications ?
Nous demandons la revalorisation des bourses qui n’ont pas bougé depuis les années 80, entre 650 et 1350 dirhams par trimestre. Nous n’avons pas fixé de montant pour cette revalorisation dans le but de montrer notre bonne foi au gouvernement. L’équipe de Abbas El Fassi s’est engagée à réserver la moitié du budget de l’Etat au volet social, dont l’enseignement. C’est l’occasion de nous manifester.

La Jamaâ de Cheikh Yassine constitue le noyau dur de l’UNEM. Votre grève n’est-elle pas une sorte de récupération politique ?
Non, pour une raison toute simple : les membres de notre organisation sont élus de manière démocratique. En plus, nos revendications sont purement sociales (transport, logement, bourses...) et n’ont rien à voir avec la politique.

Les mouvements de gauche vous accusent d’avoir envahi l’UNEM et de la torpiller de l’intérieur. Qu’en dites-vous ?
Ce genre d’accusation a toujours marqué l’histoire de l’UNEM, même quand elle était contrôlée par la gauche. Notre organisation appartient à tout le monde et ne repose sur aucune idéologie. Ceux qui parlent d’exclusion s’excluent eux-mêmes. Pourquoi ne veulent-ils pas nous rejoindre ? Ils sont libres de croire ce qu’ils veulent. L’important, c’est qu’on soit d’accord sur un seuil minimal de revendications sociales.


Akhennouch. Monsieur a le trac

Aziz Akhennouch, le nouveau ministre de l’Agriculture, a visiblement beaucoup de mal à s’habituer à ses nouvelles fonctions. Le mercredi 14 novembre, lors de la dernière séance plénière du Parlement, le patron du puissant groupe Akwa Holding a laissé l’impression d’un novice en politique. Les mains tremblantes, le regard fuyant et le front ruisselant de sueur, il s’est fait malmener par des députés de l’opposition, très en verve ce jour-là. Manifestement déstabilisé par la salve de questions orales aux allures de tir groupé, Aziz Akhennouch se cachait constamment dans ses fiches, qu’il avait le plus grand mal à remettre en ordre. De temps à autre, il gribouillait quelques notes avec un air déconcerté d’écolier… Dur, dur d’être ministre !


Record. Méchoui XXL

Cette semaine, la très officielle agence de presse MAP, toujours prompte a relayer les exploits nationaux, s’est fait l’écho d’une initiative peu commune : celle de la candidature du Maroc…au plus grand méchoui planétaire. Du 16 au 18 novembre, une commission du livre Guiness des Records fera le déplacement pour valider la performance. Il s’agira d’un dromadaire à la broche pesant 550 kilogrammes, qui nécessitera une tonne et demie de bois d’olivier, et plus de 10 heures de cuisson. Notons que le royaume n’en est pas à son premier fait d’arme culinaire. La ville d’Agadir détient en effet le record du plus grand couscous, et Safi celui du plus grand tajine. Bon appétit !


Lions de l’Atlas. Pauvre Talal

“Selon des rumeurs persistantes, le joueur Talal El Karkouri aurait réussi deux passes successives”, disaient les mauvaises langues. Souvenez-vous, c’était du temps où le capitaine des Lions de l’Atlas évoluait en France, au PSG. Le magazine satirique Les cahiers du football, lui taillait alors des costards à répétition. A la veille du match France - Maroc, les vieilles habitudes sont remontées à la surface, côté hexagonal. À l’annonce du forfait d’El Karkouri pour cette rencontre, www.football.fr, “informe” ses lecteurs que “l’ancien défenseur du PSG, plus connu pour ses dégagements en touche ou dans les tribunes, que pour ses sauvetages défensifs ne risquera pas de blesser un supporter ou, pire, un stadier qui aurait le dos tourné !”.


USFP. Une pétition pour rien ?

Omar Benjelloun vient d’asséner un (nouveau) coup dur à l’USFP. Le fils d’Ahmed Benjelloun (PADS) et neveu du grand Omar Benjelloun, martyr de la gauche marocaine, est membre du conseil national de l’USFP et l’un de ses représentants en Europe. Il vient de lancer une pétition, signée par les sections d’Europe, appelant à la refondation du parti. “L’USFP a cautionné un processus politique contraire à l’intérêt de la population. Elle a abandonné les valeurs pour lesquelles elle a été créée et s’embourbe dans un exécutif étouffant”, nous déclare le concerné, qui s’interdit d’attaquer personnellement Mohamed Elyazghi. “Le problème dépasse les batailles de personnes”, déclare-t-il. Bref, cette pétition rejoindra les nombreux appels qui l’ont précédée. C’est-à-dire dans un tiroir ?


Sport. Bye bye jockeys

Après l’importation en masse de policiers, d’ouvriers et d’artistes marocains, les Emiratis se sont attaqué ces derniers temps à une nouvelle filière de compétences marocaines, dans un domaine pour le moins insolite. Il s’agit des jockeys, ces cavaliers chétifs et sous-payés, qui font la joie ou la misère des turfistes marocains. Des castings sont régulièrement organisés pour les débaucher. Le dernier en date a eu lieu cette semaine à Rabat, en présence d’une cinquantaine de cavaliers et d’une dizaine d’agents recruteurs émiratis. “Une fois arrivés aux EAU, nous confie le propriétaire d’une écurie, nos jockeys sont certes mieux payés. Mais rares sont ceux qui participent à des courses. Ils font surtout office de jockeys entraîneurs”.


Hooliganisme. La faute à l’imprimeur…

La Fédération royale marocaine de football a, semble-t-il, trouvé le moyen de mettre fin aux débordements que connaît le complexe Mohamed V à Casablanca. Comment ? En changeant tout simplement d’imprimeur pour la billetterie du stade. “Pour éviter une surcapacité du stade, due à la circulation de tickets frauduleusement imprimés, Dar Assika va dorénavant s’occuper de l’impression de la billetterie pour les matchs à domicile du Raja et du Wydad de Casablanca”, explique ce membre fédéral. Réaction de ce journaliste sportif : “C’est du n’importe quoi, Dar Assika imprime déjà pour les billets des rencontres de l’Equipe nationale, et ce n’est pas très beau à voir non plus”. Très juste !


Séisme. Al Hoceïma pas guérie

Une dizaine d’associations, pour la plupart rifaines, ont déposé cette semaine au siège des Nations Unies à Rabat, un rapport d’enquête mettant à nu les irrégularités enregistrées au lendemain du séisme qu’a connues la ville d’Al Hoceïma le 24 février 2004. “Il faut que les instances internationales apprennent que les sinistrés n’ont pas profité des aides et des dons qu’elles leur ont envoyées”, soutient Chakib El Khyari, président de l’Association du Rif pour les droits de l’homme, qui nous apprend par ailleurs que “beaucoup de gens vivent encore aujourd’hui sous des tentes ou dans des bidonvilles”.


Magique ! Le coup de baguette de la RAM

Que vaut un magicien sans son matériel ? Pas grand chose ! Les habitants de Laâyoune ont pu le constater de visu, lors de la cérémonie d’ouverture du premier Festival international de la magie, qui s’est tenu dans leur ville du 9 au 11 novembre. Et pour cause, ce jour-là, les artistes engagés ont du monter sur scène sans leurs joujoux, arrivés sur place avec 24 heures de retard. “C’est inadmissible, Royal Air Maroc n’a pas respecté ses engagements : non seulement le matériel n’est pas arrivé à temps, mais de nombreuses personnes n’ont pas pu embraquer à cause de surbooking”, nous a expliqué le président du Festival, Baby Dahan, qui envisage de porter plainte contre la compagnie aérienne.


IAM. Une tour pour Ahizoune

L’opérateur historique déménage. Son nouveau siège, en construction à Hay Riad à Rabat, s’étend sur près de 45 000 m2 et devra abriter une tour de 90 mètres de hauteur, soit 20 étages (et non 40, comme le laissait entendre une certaine rumeur) entièrement dédiés au personnel de Maroc Telecom. “Ce sera le plus haut bâtiment de Rabat et le projet a déjà reçu une mention du jury de l’Eco Building, un concours de bâtiments qui respectent l’environnement”, explique Omar Kobitte, qui travaille sur le projet avec un cabinet français d’architecture. Rien ne filtre cependant sur le coût global du projet.


Anniversaire. Anfgou, un an après

Le grand froid ne s’est pas encore abattu sur la petite localité d’Anfgou, dans la province de Khénifra. L’année dernière, un mal mystérieux avait emporté plus de 27 personnes en moins de deux mois, durant lesquels le petit village est resté encerclé par les neiges. Depuis quelques semaines, quatre nouveaux-nés sont décédés dans le village. Est-ce le début d’une nouvelle hécatombe ? “Peut être pas, vu qu’il ne fait pas encore très froid là-haut, mais il faut rester vigilant”, explique un militant associatif local. Sur place, le ministère de l’Equipement a lancé la construction de quelques tronçons routiers et la Fondation Mohammed V a mobilisé quelques véhicules tout terrain pour des interventions d’urgence en terrain accidenté. C’est déjà ça de gagné !



Humeur. Le paradis

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Je suis un habitant de Casablanca-Anfa et mon repère, mon guide, ma lumière, s’appelle : Abdelbari Zemzmi ! Oui, messieurs dames. L’élu (de mon quartier), c’est lui. Ce que je partage avec les jolies demoiselles de Racine et du Lycée Lyautey, c’est encore lui. Il m’arrive même de penser à son air ébahi, aux cernes qui empêchent ses yeux de tomber de leur orbite, quand je suis dans ces moments où il est très, très difficile, d’imaginer une figure humaine en face de soi. Au café, les buveurs de lait n’arrêtent pas de me demander, à moi le journaliste : “Qu’est-ce qu’il a fait ? Qu’est-ce qu’il a dit ?”. Je vais faire comme pour les sms des fêtes obligées : une réponse groupée ! Notre représentant, donc, qui est passé de la mosquée au Parlement comme dans un songe d’automne, a dit : les clandestins sont des martyrs ! Il répond ainsi à un autre fqih, égyptien mais pas député, qui a dénié le statut de martyr aux harraga qui perdent leur vie en haute mer. Zemzmi est un malin. Il place le débat sur le terrain le plus glissant qui soit : le paradis. Oui, comme ce rêve promis aux malheureux protagonistes du splendide Paradise now. Un martyr va au paradis, un suicidé n’a pas droit à grand-chose. Dire le contraire revient à reconfigurer le code génétique de 30 millions de personnes. Ce n’est pas possible. Le cheikh égyptien a émis sa fatwa de non-martyr pour décourager les candidats au hrig. Zemzmi a répliqué par une contre-fatwa pour plaire aux candidats à la mort en mer. L’un d’eux, justement, buveur de lait à ses heures, m’a demandé ce renseignement : l’aider à vérifier si son casier judiciaire était vierge. Il ne l’était pas. Je suis sûr qu’il va trouver à la contre-fatwa de Zemzmi un plaisir qu’il ne pêchera dans aucun verre de lait. Ça lui remplira les poumons. Demain, un jour, il s’embarquera sur un radeau au large de la Méditerranée, il se dira : “C’est l’Europe ou le paradis !”.



VITES !

Non, Patrick Ramaël, le juge de l’affaire Ben Barka, n’a pas été interdit d’entrée au Maroc. L’information a pourtant fait la Une d’une grande partie de la presse quotidienne. “Il n’a pas bougé de Paris et n’est plus retourné au Maroc depuis qu’il y était parti dans le cadre de la commission rogatoire”, affirme une source proche du juge français.


Le jury du Grand prix de la presse a livré le nom des lauréats. Bravo à Al Ahdath Al Maghribia, pour le Prix de la presse écrite. Le prix de l’Agence est revenu à Mohammed Touzani, chef du bureau de la MAP à Dakar, pour son article “En pleine brousse casamançaise avec les braves démineurs marocains”. Félicitations.


Plutôt que de créer un journal de parti, Abdelkrim Benatiq, patron du Parti travailliste, préfère acheter des espaces dans la presse nationale. “Nos annonces rendront compte de nos activités et serviront de relais avec l’opinion publique”, explique Benatiq. Original !


Aziz Binebine s’apprêterait à publier, début 2008, un livre-témoignage sur ses années de détention à Tazmamart. L’histoire de Binebine, ancien pensionnaire du bagne, avait déjà servi de matière première à “Cette aveuglante absence de lumière”, le roman de Tahar Ben Jelloun (Seuil, 1999).


La photo a été prise lors de la cérémonie de remise du prix national de la presse, le 13 novembre dernier. Au premier rang, on voit Abbas El Fassi et plusieurs membres de son gouvernement. Puis au milieu, bien visible, Fouad Ali El Himma devisant avec Nouzha Sqalli. Les gouvernements passent, les copains restent !


Le ministre de l’Emploi, Jamal Aghmani, a pris un premier contact d’un genre nouveau avec les partenaires sociaux. Au lieu de les réunir au ministère, comme cela se fait traditionnellement, il a rencontré les leaders des principaux syndicats à leurs domiciles respectifs, allant jusqu’à rendre visite à Noubir Amaoui chez lui... à Ben Hmed ! Où se niche le marketing..
 
 
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