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Le X ? Parlons-en
Bravo pour lenquête intitulée Les Marocains et le X (TelQuel n° 296). Dabord, ce dossier nous a rappelé que les Marocains sont de gros consommateurs de X. Mais il a aussi révélé que nous avions une star dans le domaine le plus tabou chez nous : la pornographie. Ceux qui soffusquent du contenu de ce dossier font semblant dignorer que le X a depuis longtemps trouvé son chemin vers les foyers marocains grâce à la parabole. Ils font aussi mine de découvrir que les arabes sont friands de tout ce qui se rapporte au sexe. Pour sen convaincre, il suffit de voir la prolifération des chaînes satellitaires au contenu explicite, utilisant la langue arabe pour faire la pub des services de téléphone rose. Que dire alors de cette hypocrisie qui nous habite : en privé, on prend un plaisir certain à se rincer lil, mais en public, nous sommes les premiers à crier au scandale et à la débauche. Personnellement, je pense que le cinéma X est quelque chose dignoble, humiliant pour les femmes et dégradant pour la dignité humaine. Mais ce nest pas une raison pour ne pas en parler. Ce nest pas en fermant les yeux sur un problème quon pourra le résoudre. Bravo donc pour cet article qui a décrit une vérité que la plupart dentre nous nont pas envie dentendre, ni même de lire.
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Linterview inutile
Je voulais juste vous exprimer mon désaccord sur lopportunité de publier l'interview de la princesse arabe du X, dans votre dossier intitulé Les Marocains et le X (TelQuel n° 296). En fait, je nai pas été offusquée par le contenu de larticle lui-même. En tant que lectrice assidue de TelQuel, je reconnais à cet article un certain contenu informatif sur une réalité marocaine. Et je comprends parfaitement que vous donniez la parole à des personnes intéressantes ou hors du commun. Mais je ne vois pas lutilité de recueillir les propos de cette actrice de films X, et je suis outrée par limportance que vous lui avez accordée. Dautant plus que cette personne sest donné le rôle de conseillère et de moraliste, et cest ce qui ma réellement dérangée et poussée à réagir en tant que femme, épouse et mère. À lécouter, on pourrait donc comprendre quune personne peut tout faire, à condition de garder ses valeurs et de respecter ses traditions. Mais quelles valeurs et quelles traditions ? En plus, elle ne sest pas contentée d'expliquer son choix personnel. Au risque de troubler les idées dune certaine jeunesse, elle ose même faire passer le cinéma X pour une libération !
Très nombreuses sont les femmes qui se sont battues et qui luttent encore pour une véritable libération, pour sauvegarder leurs valeurs et leur identité d'être humain au féminin. Mais toutes nont pas obtenu trois pages dans un hebdomadaire. Et encore moins dans TelQuel. Aviez-vous lintention de concurrencer TF1 et partir à la chasse au tirage comme cette chaîne court après laudimat ? Quelle quait été la raison de ce choix, il nest pas le bon.
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LHistoire bégaie-t-elle ?
Je vous écris pour réagir au courrier adressé par un lecteur et intitulé El Himma, pourquoi pas ? (Courrier, TelQuel n° 298). Ce monsieur semble heureux, enchanté même, à l'idée que l'ami intime du roi ait réussi aussi vite à former un parti politique qui ne dit pas son nom, et que les députés se bousculent pour y adhérer. À nen pas douter, ce parti, sil voit le jour, défendra certainement les intérêts du peuple. Allons donc ! Quand on voit ce qui se passe, on ne peut sempêcher de penser que l'Histoire est un éternel recommencement. Il y a quelques décennies, un proche du roi Hassan II n'avait-il pas fait la même chose ? On a bien vu le résultat. Et dire quil y en a encore pour applaudir des deux mains. Il y a vraiment de quoi être pessimiste quand on observe ce quest devenue la carte politique du Maroc : des pantins sont parachutés pour exécuter les instructions, alors que ceux qui veulent réellement faire avancer ce pays font de la figuration forcée. Et le peuple dans tout cela ?
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