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Industrie vinicole. La bourse et la vigne
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Scène. Les contes de Halima
Musique. Origines revendiquées
N° 299
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La semaine.

Le siège casablancais
de la Marocaine vie.
(TNIOUNI / NICHANE)

Assurances. La BCP a enfin sa compagnie


Après avoir raté l’acquisition de la CNIA pour quelques dizaines de millions de dirhams, puis essuyé un refus auprès du ministère des Finances pour une demande d’agrément, le Groupe Banques populaires arrive finalement à poser pied dans le secteur des assurances. Mardi dernier, la banque a annoncé l’acquisition de 43% du capital de La Marocaine-vie pour un montant de 94 millions de dirhams. Cette compagnie avait été acquise en 2000 par Sogecap, la filiale assurance-vie du groupe français Société générale. Une opération qui
avait été réalisée dans la précipitation et qui avait valu à l’actionnaire français de réviser à plusieurs reprises son business plan. Après plusieurs opérations de recapitalisation, la Marocaine-vie n’a renoué avec les bénéfices que depuis ces deux dernières années. Néanmoins, l’accord conclu entre Sogecap et la SGMB (qui a également pris une participation dans le capital de la compagnie) pour la commercialisation des produits d’assurances ne semble pas avoir donné les résultats escomptés. C’est bien ce qui a poussé le groupe français à partager sa participation avec une banque marocaine. Le communiqué de la BCP indique d’ailleurs son intention de mettre sur le marché de nouveaux produits de bancassurance. Avec un réseau aussi étendu, la Marocaine-vie va réellement entamer une nouvelle vie.


Inflation. Plus chère la vie

Dixième mois de l’année et dixième hausse consécutive de l’Indice du coût de la vie (ICV). À fin octobre, l’Indice a de nouveau grimpé de 0,3%. Selon les statistiques du Haut commissariat au plan, c’est la ville de Casablanca qui a été la plus touchée, avec une augmentation de 0,7%. La hausse a été de 0,3% à Marrakech et Rabat et de 0,2% à Tanger. Depuis le début de l’année, le taux d’inflation a évolué de 2,1%. Les prix des produits alimentaires ont progressé de 3,2%, alors que ceux des produits non alimentaires n’ont crû que de 1,1%. L’indice d’habitation se démarque du lot avec une hausse de 3,2% durant les dix premiers mois de l’année. L’ameublement a également progressé de 1,8%. Seul groupe de l’indice qui atténue quelque peu la hausse du coût de la vie : le transport qui, lui, recule sur les dix premiers mois de 2,4%. Une tendance qui pourrait théoriquement s’inverser si le prix des hydrocarbures à la pompe est revu à la hausse.


Bourse. Salafin enfin sur le marché

La filiale de BMCE Bank arrive en Bourse via une augmentation de capital de l’ordre de 300 millions de dirhams. Le CDVM a accordé, vendredi dernier, son visa à la société de financement. La compagnie a dû attendre d’ailleurs plusieurs semaines avant de décrocher son sésame, vu l’engouement récent des entreprises pour l’introduction en Bourse. L’arrivée de Salafin marque une rupture pour le marché, dans la mesure où le crédit levier a été banni. En d’autres termes, les banques ne sont plus autorisées à accorder des crédits par engagement à leurs clients. Crédits qui, pour certaines opérations, ont représenté jusqu’à 4 fois le montant apporté par le souscripteur. Cette pratique explique d’ailleurs les taux de souscription record affichés dernièrement.


Corruption. L’observatoire est né

Grâce à un financement accordé par les Pays-Bas, l’Observatoire national de la corruption verra finalement le jour. Ce projet vient d’être annoncé par Transparency Maroc. Baptisé “Observatoire national de la corruption et du développement de la transparence au Maroc”, il aura pour mission de collecter et traiter l'information sur la gouvernance et la transparence. Il devra aussformuler des propositions aux pouvoirs publics en matière de lutte contre la corruption. Une cellule de soutien et de conseil juridique sera même créée à l'intention des victimes de ce fléau. La dernière enquête de Transparency Maroc a révélé que 60% des chefs de famille ont eu
recours à la corruption pour faciliter des procédures administratives. Le Maroc figure, en 2007, à une peu honorable 72 ème place au classement établi par l’ONG internationale.


OPV. GSI refoulé de la Bourse

L’opération allait passer inaperçue sur le marché, si ce n’est cette première à inscrire dans les annales du marché boursier. Le CDVM, après avoir accordé son visa à la note d’information d’introduction en Bourse de GSI, a décidé l’annulation de cette opération de 27 millions de dirhams. “Des éléments nouveaux sont apparus, qui ne sont pas contenus dans la note d’information censée informer les souscripteurs”, indique une source autorisée auprès de l’autorité de marché. En gros, l’émetteur, son conseiller ainsi que ses commissaires aux comptes n’auraient pas signalé des informations sensibles concernant GSI. Il s’agirait notamment de litiges avec des banques au sujet de dettes financières. Le marché se fait l’écho d’une ardoise de 8 millions de dirhams.



Pendant ce temps, le peuple….
Sir Benjelloun

Othman est président de banque. Son agenda est aussi chargé que celui des plus dynamiques de ces jeunes ministres, reportant des conférences pour des raisons de planning. Pourtant, Othman n’a plus l’âge de courir les 400 mètres aux JO de Pékin. Il préfère y aller en spectateur, en loge VIP, et en profiter pour faire un saut au siège de sa banque chinoise… Evidemment, ce n’est pas pour y retirer des yuans, qu’il dépensera en souvenirs chinois, comme un vulgaire touriste de TO allemand. Non, une armada de secrétaires est là pour ces détails pécuniaires. C’est juste que Othman profite de chacun de ses voyages pour jeter un œil sur son réseau bancaire à l’étranger. Et où qu’il mette les pieds, il est reçu royalement. Même chez nos peu accueillants voisins de l’est, les portes de la primature s’ouvrent devant Othman. L’homme impressionne aussi ses confrères maghrébins, qui l’ont porté à la tête de l’Union des banques maghrébines. Othman les abreuve de grandes idées, comme la création d’une monnaie commune, alors que la simple ouverture des frontières est encore du domaine du rêve en couleur. Quelle surprise nous prépare-t-il encore pour son prochain déplacement à Londres, prévu pour bientôt ? Déjà, pour sa banque dans la City, il s’est payé comme administrateur Peter Cook (l’inventeur du ratio bancaire de référence). Pour l’inauguration officielle, qui sait, Othman sera peut-être reçu à Buckingham Palace ? Et pourquoi pas adoubé Chevalier par la reine ? En tout cas, sa direction des relations publiques semble anticiper. Elle demande déjà aux organes de presse de remplacer les photos de Si Othman dans leurs bases de données par deux nouveaux clichés au style léché. Les cheveux sel et (soupçon de) poivre, sur fond noir, c’est so british, Sir.



Aïd El Kébir. Des moutons à gogo

L’Aïd El Kébir, c’est dans moins d’un mois. Le ministère de l’Agriculture a tenu à rassurer quant à la disponibilité des moutons sur le marché. Un communiqué du département géré actuellement par Aziz Akhannouch annonce que l’offre d’ovins et de caprins est de 7 millions de têtes, pour une demande estimée à 4,9 millions seulement. Il ne devrait donc pas y avoir de problème d’approvisionnement, sauf que la qualité sera “relativement en retrait” par rapport à la saison dernière, en raison de la sécheresse. Autre hic : le prix qui risque de flamber dans une conjoncture de hausse globale des prix. Déjà, la saison dernière, le prix du mouton se situait entre 1250 et 4000 dirhams pour un volume global de 7 milliards de dirhams.


OFF.

En réaction au parcours désastreux de la SNEP après sa cotation, le groupe Chaabi envisage de lancer un programme de rachat de titres en vue de réguler le cours. L’objectif inavoué est évidemment de soutenir le cours du titre, de manière à ce qu’il ne descende pas en dessous du prix d’introduction. À titre de rappel, la SNEP a été mise sur le marché pour 1250 dirhams l’action et s’échange aujourd’hui aux alentours de 1340 dirhams.


En marge de la première journée de l’Aménagement du territoire numérique, organisée à Marrakech, Wana a annoncé la création d’une nouvelle structure. Dénommée Otéo, cette filiale créée en partenariat avec Orange Business Services et Cisco, est dédiée exclusivement aux services de l’Offshoring.

 
 
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