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Politique. Le patchwork islamiste
Débat. "Et si on légalisait l'avortement ?"
Tarik Sektioui : "Je suis de retour"
Reportage. Sur la route du safran
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France. L'automne des grèves
Industrie vinicole. La bourse et la vigne
Portrait. Rêves de Bollywood
Phénomène. Ragga, et plus si affinités
Scène. Les contes de Halima
Musique. Origines revendiquées
N° 299
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chef de rubrique Abdeslam Kadiri

La semaine.

Mahmoud Abbas et Ehud Olmert
(AFP)

Palestine. Annapolis, la dernière chance


La date de la rencontre d’Annapolis, entre Palestiniens et Israéliens, est tombée : ce sera le 27 novembre. Le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehud Olmert ont été formellement invités à Annapolis, le sommet de la dernière chance. Cette réunion tripartite entre Bush, Abbas et Olmert, est censée relancer le processus de paix en panne depuis sept ans, pour conduire à terme à la création d’un Etat palestinien. Les deux dirigeants ont reçu une lettre officielle du Président américain. “Je sais que vous partagez
ma vision pour la création de deux Etats, Israël et la Palestine, vivant en sécurité et en paix. Avancer vers cet objectif est l’une des principales priorités de l’Administration américaine pour 2008”, écrit G. W. Bush. En attendant, les négociateurs israéliens et palestiniens tentent, sans succès, de parvenir à un document commun sur les contours d’un accord à présenter à Annapolis, bloquant sur des questions-clés : les frontières du futur Etat palestinien, le sort des colonies juives, de Jérusalem et des réfugiés palestiniens. “Nous travaillons dur pour bien préparer cette réunion, en dépit de certaines difficultés que nous espérons surmonter”, a dit Abbas. Le président palestinien a d’ailleurs rencontré Ehud Olmert, lundi à Jérusalem, pour tenter d’aplanir les divergences à une semaine du sommet. Le Hamas, lui, ne l’entend pas de cette oreille. Forte de son pouvoir dans la Bande de Gaza, l’organisation prédit l’échec de cette réunion, sous parapluie américain, et conteste à Abbas le droit de négocier avec Israël au nom du peuple palestinien. Pour le Hamas, il n’existe pas de consensus national sur la question. Le mouvement islamiste rejette un règlement définitif du conflit, qui revient pour lui à renoncer à la “Palestine historique” d’avant 1948. Il prône au contraire une trêve de plusieurs années avec Israël et refuse de céder sur les “droits fondamentaux” que sont, pour lui, Jérusalem et la question des réfugiés. Quant à la Syrie, elle a annoncé qu’elle fera le déplacement à Annapolis… si la question du Golan figure à l’ordre du jour.


Cambodge. Khieu Samphan arrêté

L’ancien chef de l’Etat cambodgien pendant le régime des Khmers rouges, Khieu Samphan, a été arrêté lundi, sur ordre du tribunal parrainé par l’ONU pour juger les crimes de guerre. L’ex-président du “Kampuchea démocratique” a été appréhendé à l’hôpital Calmette, où il faisait soigner son hypertension. L’ancien Khmer rouge sera défendu par deux avocats, dont le sufureux Jacques Vergès. Khieu et Vergès se connaissent bien. Ils ont fréquenté, dans les années 50, à Paris, les cercles marxistes anticolonialistes. Le nom de Khieu Samphan circulait depuis des mois comme faisant partie d’une liste de cinq suspects établie par le Tribunal spécial qui enquête sur les atrocités commises par les Khmers rouges (1975-1979). À 76 ans, Khieu était le dernier des cinq à jouir de sa liberté. Il a toujours soutenu qu’il “ignorait ce qui se passait dans le pays”, alors que deux millions de Cambodgiens sont morts sous le régime des Khmers rouges.


France. Chirac devant la juge

C’est une première. Jacques Chirac a été inculpé, mercredi, par la juge parisienne Xavière Simeoni, pour “détournements de fonds publics” dans une affaire remontant à l’époque où il était maire de Paris. Jacques Chirac a été entendu trois heures par la juge du pôle financier. Il a été mis en examen dans le dossier des chargés de mission de la mairie de Paris, une affaire d’emplois de complaisance présumés, payés par la mairie au bénéfice de proches du RPR, l’ancien parti de Chirac. Vingt personnes sont soupçonnées d’avoir profité de ces postes dans les années 80-90 au temps du mandat des maires Jacques Chirac (1977-1995) et Jean Tibéri (1995-2001). Dans une tribune publiée mercredi par Le Monde, Chirac reconnaît avoir souhaité les recrutements de chargés de mission, car ils “étaient légitimes et nécessaires.”


Italie. Le retour de Berlusconi

Silvio Berlusconi a annoncé vouloir créer un nouveau parti de droite. La nouvelle formation s’appellera “Parti du peuple italien pour les libertés” et phagocytera Forza Italia, l’actuel parti de Berlusconi. “Tous les Italiens veulent ce parti”, a-t-il dit. L’annonce du Cavaliere intervient alors qu’il est contesté par ses propres alliés de droite, qui lui reprochent de s’être trompé de stratégie en pariant sur la chute du gouvernement Prodi. Gianfranco Fini, chef d’Alliance nationale, lui a adressé une lettre cinglante : “Ou bien le centre-droit trouve une solution unitaire, se redonne une mission (…) ou bien il n’y a plus de coalition et chacun s’en ira de son côté”.


Algérie. Yasmina Khadra, de l’écriture à la culture

Yasmina Khadra, l’auteur algérien des Hirondelles de Kaboul, vient d’être nommé directeur du Centre culturel algérien à Paris. C’est le président Bouteflika lui-même qui a proposé son nom pour diriger cette institution officielle. “ C’est la première fois qu’un président algérien confie une tâche importante à un écrivain qui n’est pas du sérail et qui a toujours été virulent à l’encontre du régime”, a commenté l’écrivain dans le Soir d’Algérie. Le CCA restera-t-il une coquille vide ? “Ce n’est pas le CCA qui rehausse le prestige d’un écrivain comme moi, c’est moi qui lui donne une allure, une vocation et une crédibilité en le ravissant aux prédateurs de tout poil”, a ajouté Khadra.



Lu pour vous.
Avenir sombre pour les pêcheurs bangladais [FRANCE]

Shafiq Alam, AFP, le 20 novembre

Le pilier d’une école : c’est tout ce qui reste d’un village de pêcheurs du sud du Bangladesh, une bourgade animée jusqu’à ce que le cyclone Sidr dévore absolument tout sur son passage et ruine une industrie de pêche vitale pour tout le pays. A Padma, 190 km au sud de la capitale bangladaise Dacca, il n’y a bien sûr plus trace des milliers de maisons en bambou ou en paille, balayées par le cyclone. Même la mosquée en béton a été détruite. Un peu plus loin, les bateaux en bois des pêcheurs, qui faisaient la fierté de la bourgade, ont été projetés comme des jouets par la fureur des éléments. Sidr a fait de 5000 à 10 000 morts, selon le Croissant rouge, et des millions de sinistrés, dont beaucoup souffrent de la faim et de la soif. Et Padma a été particulièrement meurtrie. Les survivants attendent désespérément eau potable, nourriture et médicaments. Mais ils disent leur chance d’être vivants. L’avenir, cependant, terrifie les pêcheurs : comment reprendre une vie normale, se remettre sur pied économiquement dans l’un des pays les plus pauvres du monde, où 40 % des 144 millions habitants vivent avec moins d’un dollar par jour ? “Le cyclone a fait de nous une communuaté de déshérités”, raconte Abduljalil, un pêcheur. Au Bangladesh, les pêcheurs sont admirés pour leur courage. Mais avec la presque totalité de sa flotte de chalutiers détruite par le cyclone, l’avenir de la pêche s’annonce lugubre.



Iran. Nouvelles sanctions contre Téhéran ?

L’étau se resserre autour de l’Iran. L’AIEA a estimé, la semaine dernière, que l’Iran avait fait des “progrès substantiels” pour révéler la nature et l’étendue de son programme nucléaire controversé, mais que cela restait “insuffisant”. De son côté, Javier Solana, le responsable de la politique européenne, s’apprête aussi à remettre un document crucial aux six puissances occidentales sur la volonté de Téhéran de coopérer. Mais le président Ahmadinejad a répété, mercredi, que son pays ne ferait aucune concession sur son programme nucléaire. Les rapports de Mohamed El Baradei, directeur de l’AIEA, et de Javier Solana, s’ils ne sont pas positifs, seront déterminants pour l’adoption de nouvelles sanctions contre Téhéran au Conseil de sécurité de l’ONU. Les Occidentaux et l’Iran sont engagés, depuis juin 2006, dans un terrible bras de fer.


VITE !

La grotte où, selon la légende, la louve aurait allaité Romulus et Rémus, les fondateurs de Rome, a été retrouvée sur le Mont Palatin, dans la capitale italienne. Cette grotte, recouverte de mosaïques et de coquillages, a été découverte grâce à une sonde.

 
 
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