Drogue. De la coke dans l'air
Politique. Un zaïm sur la touche
Khadija Rouissi. "Je revendique le non-lieu"
Affaire. Ouragan judiciaire sur Tahiti Plaget
Mustapha Khalfi. "Attajdid critiquera le PJD s'il le faut"
Sport. Wydad mon amour
Société. La marche rouge
Liban. Un militaire à la présidence ?
Immobilier. Le début de la crise ?
Abdellatif Laabi. "Je suis un insoumis littéraire"
Cinéma. Une cause, deux films
Ismaël Saidi. Histoires de flic
N° 301
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Youssef Ziraoui

“Le journalisme, c’est aussi de la politique”

Nassima El Hor.
Animatrice télé
(AIC PRESS)

Antécédents

1965. Naissance à Casablanca.
1982. Fait ses premiers pas dans le théâtre.
1983. Intègre la TVM.
Depuis 1989. Présentatrice télé à 2M.
2002. Se présente pour les législatives dans l’arrondissement Hay Hassani.

Smyet bak ?
Mostapha El Hor.

Bahija El Kouri.
Khadouj Slassi.

Nimirou d’la carte ?
DK 31 498.

Où êtes-vous passée ces deux dernières années ?
Nulle part. Je suis salariée de la deuxième chaîne depuis sa création. Mais bizarrement, dès que je disparais du petit écran, les gens se disent : “Celle-là, soit elle est en prison, soit elle s’est mariée avec un Khaliji” (Rires). En fait, je travaillais sur de nouveaux concepts d’émission, tout en préparant celle qui verra le jour ce mois-ci.

Votre come-back, c’est donc pour bientôt !
Tout à fait. Je serai de retour le 20 décembre. Le concept de l’émission : réconcilier les gens fâchés, avec eux-mêmes, avec leur famille ou avec leur quartier.

Vous faites dans le social ou dans le populaire ?
Tout ce qui est social est populaire.

Et côté audience, vous êtes optimiste ?
Je m’en porte même garante. Je sais que les spectateurs apprécient ce genre d’émissions, et qu’ils attendent impatiemment le retour de Nassima El Hor.

Vous parlez de vous à la troisième personne du singulier, vous avez attrapé le syndrome Alain Delon ?
(Rires) En fait, je suis quelqu’un de très simple, mais peut-être que ce n’est pas visible à l’écran.

Vous avez des fans ?
J’en croise tous les jours.

Et vous signez des autographes ?
Tout le temps. Les gens viennent me saluer, se prendre en photo avec moi. C’est incroyable !

Avant vos émissions, vous êtes genre relax ou plutôt terrassée par le trac ?
Je stresse beaucoup avant mes émissions, même si je les prépare soigneusement. Lors de mes premiers passages sur la première chaîne, j’avais les cheveux longs. Beaucoup disaient que c’était pour faire la belle. En réalité, c’était pour camoufler ma nuque qui tremblait.

Et c’est quoi votre remède contre le trac ?
L’autopersuasion. Je me dis : “Vas-y, fonce, personne ne le fera mieux que toi”.

Vous n’avez donc pas peur de la concurrence des petits jeunes ?
Je respecte mes confrères. Mais aujourd’hui, certains débarquent dans le métier et se lancent directement dans des émissions grand format. Je me dis qu’ils brûlent les étapes.

Vous vous considérez comme une intellectuelle ?
Oui et non. Je ne suis pas du genre à passer ma vie à lire des bouquins. Pour moi, un vrai intellectuel, c’est quelqu’un qui a fait l’école de la vie. Mon père, qui est une personne que j’admire, était analphabète. Mais c’était un grand homme. Il aimait répéter qu’il avait un doctorat de la vie.

Il paraît que vous faites vous-même le casting des spectateurs pour les enregistrements de votre émission…
Je ne fais pas de casting au vrai sens du terme. Je fais juste en sorte que mon public soit sensible aux discours des invités. Si j’invite Abdelhadi Belkhayat, une bande de jeunes rappeurs dans le public, ça jurerait. Quand j’anime une émission, je suis la maîtresse de maison. Je dois donc me comporter en tant que telle.

Vous, qui avez travaillé pour les deux chaînes nationales, vous êtes plutôt Al Aoula ou 2M ?
Je suis très nostalgique de l’époque TVM. Même si ce n’était pas évident de prendre le bus et des grands taxis à l’aube pour aller au travail. Mais c’était formateur. La première chaîne a fait de moi une bonne recrue pour 2M.

Et 2M ?
À mes débuts, j’étais le joker. Je faisais un peu tout. Mais c’est là que j’ai connu une seconde naissance. J’ai commencé par la météo mais, rapidement, j’ai été appelée à avoir plus de temps d’antenne.

Vous êtes superstitieuse ?
Un peu. Par exemple, je déteste porter du bleu, car cette couleur est liée à de mauvais souvenirs, comme le décès de mon père. Je fais aussi sans cesse des combinaisons avec les chiffres. Quand je suis au volant, je passe mon temps à additionner et soustraire les chiffres des plaques d’immatriculation pour tomber sur mon chiffre porte-bonheur, le 9. C’est du n’importe quoi, mais, quelque part, ça me rassure.

Pourquoi vous ne vous êtes pas présentée aux législatives de 2007 ?
Quand je me suis présentée en 2002, je n’avais pas été élue. J’ai l’impression que ceux qui m’avaient encouragée à me présenter n’ont pas voté pour moi. Mais ce n’est pas grave, vu que le journalisme, c’est aussi une manière de faire de la politique.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés