Sahara. Aux portes du Mur (de sable)
Médecine. Le labyrinthe des tests cliniques
Ahmed Zaïdi. "Nous ne sommes pas des béni-oui-oui"
Débat. S'ouvrir à l'autre
Consommation. "Du hallouf made in Morocco"
Insolite ! Le viagra du pauvre
Tendance. Parlez-vous Tecktonik ?
Agriculture. L'opportunité du bio
Enseignement. À l'école des bonnes soeurs
Algérie. La terreur, sans répit
États-Unis. CIA, mensonge et vidéos
Livre. Le monde à quatre mains
Électricité. L'ONE sous haute tension
FIFM. Chroniques festivalières
Musique. Rap de "bonne famille"
Cinéma. Citizen Chahine
Révélation. Enfant du peuple
N° 302
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.

E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 22 05 63). Lettres (28, avenue des FAR, Casablanca).



Erratum.

Une erreur s’est glissée dans une brève intitulée “Aeroexpo. Trois mois plus tard”, parue dans la rubrique “Semaine Maroc” du numéro 299 de TelQuel. Le chiffre d'affaires du pôle aéronautique au Maroc représente aujourd'hui 3,3 milliards de dirhams, et non pas 3,3 millions de dirhams, comme cela était mentionné dans l’article. Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs.


L’islam à la marocaine

Je vous écris pour vous féliciter, vous comme les auteurs de cette très instructive recherche sur l’islam marocain (“Quels musulmans sommes-nous”, TelQuel n° 301). Cette étude nous oblige enfin à nous mettre face à un miroir, pour nous regarder nous-mêmes en face et nous interroger sur nos convictions religieuses. À la lecture de ce dossier, je n’ai pu arriver qu’à une seule conclusion. Non, l’islam marocain n’est pas cet exemple de tolérance et de modernité dont on ne cesse de nous parler dans les grands discours. Non, dans le monde musulman, les Marocains ne sont pas les plus “mouâtadiline” (modérés), ni les plus “moutassamihine” (tolérants). On le comprend bien, quand on voit la place qu’occupe la religion dans notre quotidien, dans tous les aspects de la vie sociale, personnelle et même politique. C’est difficile de l’accepter, mais il faut se rendre à l’évidence : l’espoir d’un islam marocain moderne, ouvert et qui se cantonne surtout à la sphère privée, ne fait que s’éloigner.

Hassan Moundib, Casablanca.



L’avortement, un crime ?

La tribune publiée dans l’un de vos numéros et relative à la question de l'avortement (“Et si on légalisait l’avortement”, TelQuel n° 299), est à mon humble avis dérangeante, voire choquante et ce, à plus d'un titre. Le professeur, auteur de ce texte, oublie-t-il qu'il s'adresse à une écrasante majorité de musulmans et musulmanes, pour qui l’avortement n’est rien d’autre qu’un crime ? Ou alors son argumentation n’était-elle destinée qu’à une minorité de Marocains ? Je pense que, par les temps qui courent, il est dangereux d'alimenter des foyers intégristes, qui ne demandent que de pareilles occasions pour illustrer leurs propos haineux.

Yassine Yahya, Casablanca.



Hassan II, coupable de tous les maux ?

Depuis un certain temps, votre ligne éditoriale commence à prendre des allures de réquisitoire contre le règne de Hassan II. Mais que reprochons-nous au défunt roi ? D’avoir fait du Maroc ce qu’il est aujourd’hui ? Reprocherions-nous à Hassan II de ne pas avoir choisi le socialisme, à l’image d’autres dirigeants arabes ou africains ? Lui reprochons-nous d’avoir choisi l’agriculture et la politique des barrages ? Lui reprochons-nous d’avoir été un rempart contre l’islamisme radical tout en défendant la cause palestinienne, d’avoir eu l’intelligence, avant tout le monde, de négocier avec les Israéliens ? Lui reprochons-nous d’avoir été l’ennemi d’idéologies (socialisme, communisme, dirigisme…) que nous savons aujourd’hui fausses ? Et si un Ben Barka avait réussi ? Et si un Oufkir avait réussi ? Et si un Fqih Basri ou un Abderrahmane Youssoufi étaient arrivés au pouvoir ? Où en serions-nous aujourd’hui ?
L’histoire retiendra que Hassan II a récupéré les provinces du Sud avec la Marche verte, qu’il a, à maintes reprises, fait preuve d’un grand pragmatisme politique, qui a permis au Maroc d’être une nation plus ou moins présente sur la scène internationale. Bien sûr qu’il y a eu des dérapages, bien sûr que certains de ses courtisans se sont enrichis de manière scandaleuse, bien sûr que certains ont souffert (et j’en fais partie), et que d’autres sont portés disparus ou morts sur l’autel de la patrie. Mais il est trop facile, aujourd’hui, de dénigrer le règne de Hassan II et de lui faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre le Maroc. Hassan II n’était qu’un humain, avec ses erreurs et ses succès. À mon humble avis, et c’est peut-être celui de nombreux Marocains, le résultat aujourd’hui n’est vraiment pas si mal.

Adil Ibnoutalib, Rabat.



Coupable… de parler en darija

Récemment, certains titres de presse arabophones se sont déchaînés contre le nouveau ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, après l’un de ses passages en séance des questions orales au Parlement. Son crime ? Avoir préféré répondre dans une darija marocaine claire aux questions des députés, au lieu d’utiliser, comme nombre de ses pairs, une langue de bois que personne ne comprend. Certains plumitifs sont même allés jusqu’à lui suggérer “de prendre des cours d’arabe classique”. Curieusement, cette même presse ne s’est pas manifestée lorsque M. Akhannouch a décidé d’équiper son bureau à ses propres frais, de renoncer à son salaire de ministre ainsi qu’au remboursement de ses frais de déplacement.
Personnellement, je trouve que les initiatives prises par ce ministre sont des actes citoyens, qui devraient servir de leçon à tous ses collègues du gouvernement. Et à ses détracteurs, je dirai simplement qu’à un responsable qui maîtrise la langue arabe, je préfère, et de loin, un ministre qui a l’élégance de faire réaliser des économies au Budget de l’Etat.

Idir Ouguindi, Casablanca.



À quoi sert la loi ?

Dans le but de vendre du papier, certains journaux se sont permis de publier des informations erronées, de diffamer des personnes et de les donner en pâture aux masses. Des personnes ont attaqué et pillé les domiciles d’autres citoyens, allant jusqu’à menacer leur intégrité physique. Des avocats ont refusé d’accomplir leur devoir, qui leur est imposé par la nature même de leur métier. Et au final, qui est poursuivi en justice, qui risque d’être emprisonné ? Les victimes, et seulement les victimes, de ce déchaînement de haine. C’est à se demander si la loi existe au Maroc. Et si c’est le cas, à quoi sert-elle ? Ce qui s’est passé à Ksar El Kébir est un précédent dangereux. Parce que c’est un signal adressé par les pouvoirs publics aux bigots de tout poil, leur donnant le droit de s’attaquer à n’importe quel citoyen, du moment que son mode de vie leur déplaît. Et c’est aussi un autre message envoyé aux autres, à tous les autres. Et qui dit en substance : “Au Maroc, vous n’avez pas le droit d’avoir une vie privée”.

Ahmed Benziane, Marrakech.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés