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Erratum.
Une erreur sest glissée dans une brève intitulée Aeroexpo. Trois mois plus tard, parue dans la rubrique Semaine Maroc du numéro 299 de TelQuel. Le chiffre d'affaires du pôle aéronautique au Maroc représente aujourd'hui 3,3 milliards de dirhams, et non pas 3,3 millions de dirhams, comme cela était mentionné dans larticle. Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs. |
Lislam à la marocaine
Je vous écris pour vous féliciter, vous comme les auteurs de cette très instructive recherche sur lislam marocain (Quels musulmans sommes-nous, TelQuel n° 301). Cette étude nous oblige enfin à nous mettre face à un miroir, pour nous regarder nous-mêmes en face et nous interroger sur nos convictions religieuses. À la lecture de ce dossier, je nai pu arriver quà une seule conclusion. Non, lislam marocain nest pas cet exemple de tolérance et de modernité dont on ne cesse de nous parler dans les grands discours. Non, dans le monde musulman, les Marocains ne sont pas les plus mouâtadiline (modérés), ni les plus moutassamihine (tolérants). On le comprend bien, quand on voit la place quoccupe la religion dans notre quotidien, dans tous les aspects de la vie sociale, personnelle et même politique. Cest difficile de laccepter, mais il faut se rendre à lévidence : lespoir dun islam marocain moderne, ouvert et qui se cantonne surtout à la sphère privée, ne fait que séloigner.
Hassan Moundib, Casablanca.
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Lavortement, un crime ?
La tribune publiée dans lun de vos numéros et relative à la question de l'avortement (Et si on légalisait lavortement, TelQuel n° 299), est à mon humble avis dérangeante, voire choquante et ce, à plus d'un titre. Le professeur, auteur de ce texte, oublie-t-il qu'il s'adresse à une écrasante majorité de musulmans et musulmanes, pour qui lavortement nest rien dautre quun crime ? Ou alors son argumentation nétait-elle destinée quà une minorité de Marocains ? Je pense que, par les temps qui courent, il est dangereux d'alimenter des foyers intégristes, qui ne demandent que de pareilles occasions pour illustrer leurs propos haineux.
Yassine Yahya, Casablanca.
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Hassan II, coupable de tous les maux ?
Depuis un certain temps, votre ligne éditoriale commence à prendre des allures de réquisitoire contre le règne de Hassan II. Mais que reprochons-nous au défunt roi ? Davoir fait du Maroc ce quil est aujourdhui ? Reprocherions-nous à Hassan II de ne pas avoir choisi le socialisme, à limage dautres dirigeants arabes ou africains ? Lui reprochons-nous davoir choisi lagriculture et la politique des barrages ? Lui reprochons-nous davoir été un rempart contre lislamisme radical tout en défendant la cause palestinienne, davoir eu lintelligence, avant tout le monde, de négocier avec les Israéliens ? Lui reprochons-nous davoir été lennemi didéologies (socialisme, communisme, dirigisme
) que nous savons aujourdhui fausses ? Et si un Ben Barka avait réussi ? Et si un Oufkir avait réussi ? Et si un Fqih Basri ou un Abderrahmane Youssoufi étaient arrivés au pouvoir ? Où en serions-nous aujourdhui ?
Lhistoire retiendra que Hassan II a récupéré les provinces du Sud avec la Marche verte, quil a, à maintes reprises, fait preuve dun grand pragmatisme politique, qui a permis au Maroc dêtre une nation plus ou moins présente sur la scène internationale. Bien sûr quil y a eu des dérapages, bien sûr que certains de ses courtisans se sont enrichis de manière scandaleuse, bien sûr que certains ont souffert (et jen fais partie), et que dautres sont portés disparus ou morts sur lautel de la patrie. Mais il est trop facile, aujourdhui, de dénigrer le règne de Hassan II et de lui faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre le Maroc. Hassan II nétait quun humain, avec ses erreurs et ses succès. À mon humble avis, et cest peut-être celui de nombreux Marocains, le résultat aujourdhui nest vraiment pas si mal.
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Coupable
de parler en darija
Récemment, certains titres de presse arabophones se sont déchaînés contre le nouveau ministre de lAgriculture, Aziz Akhannouch, après lun de ses passages en séance des questions orales au Parlement. Son crime ? Avoir préféré répondre dans une darija marocaine claire aux questions des députés, au lieu dutiliser, comme nombre de ses pairs, une langue de bois que personne ne comprend. Certains plumitifs sont même allés jusquà lui suggérer de prendre des cours darabe classique. Curieusement, cette même presse ne sest pas manifestée lorsque M. Akhannouch a décidé déquiper son bureau à ses propres frais, de renoncer à son salaire de ministre ainsi quau remboursement de ses frais de déplacement.
Personnellement, je trouve que les initiatives prises par ce ministre sont des actes citoyens, qui devraient servir de leçon à tous ses collègues du gouvernement. Et à ses détracteurs, je dirai simplement quà un responsable qui maîtrise la langue arabe, je préfère, et de loin, un ministre qui a lélégance de faire réaliser des économies au Budget de lEtat.
Idir Ouguindi, Casablanca.
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À quoi sert la loi ?
Dans le but de vendre du papier, certains journaux se sont permis de publier des informations erronées, de diffamer des personnes et de les donner en pâture aux masses. Des personnes ont attaqué et pillé les domiciles dautres citoyens, allant jusquà menacer leur intégrité physique. Des avocats ont refusé daccomplir leur devoir, qui leur est imposé par la nature même de leur métier. Et au final, qui est poursuivi en justice, qui risque dêtre emprisonné ? Les victimes, et seulement les victimes, de ce déchaînement de haine. Cest à se demander si la loi existe au Maroc. Et si cest le cas, à quoi sert-elle ? Ce qui sest passé à Ksar El Kébir est un précédent dangereux. Parce que cest un signal adressé par les pouvoirs publics aux bigots de tout poil, leur donnant le droit de sattaquer à nimporte quel citoyen, du moment que son mode de vie leur déplaît. Et cest aussi un autre message envoyé aux autres, à tous les autres. Et qui dit en substance : Au Maroc, vous navez pas le droit davoir une vie privée.
Ahmed Benziane, Marrakech.
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