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Par Youssef Ziraoui
Je cherche le prince charmant
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Sana Mouziane, actrice, chanteuse.
(TNIOUNI / NICHANE)
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Antécédents
| 1981. |
Naissance à Casablanca. |
| 1990. |
Départ pour lAngleterre. |
| 1998. |
Participe au Festival international de musique de Dartington. |
| 2004. |
Joue dans Al bahitate an al horriya de Inas El Deghedy. |
| 2007. |
Décroche le rôle principal dans Les jardins de Samira de Latif Lahlou. |
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Smyet bak ?
Abdelkader Mouziane.
Smyet mok ?
Nadia Allay.
Nimirou dla carte ?
Je ne le connais pas par cur. Vu que je vis en Angleterre, je ne lutilise pas très souvent.
Dans Les jardins de Samira, vous cherchez un mari désespérément. Quen est-il dans la vraie vie ?
Ben cest pareil, comme toutes les filles, je cherche le prince charmant. Donc, mon cur est encore à prendre.
On fera passer le message. Vous êtes plutôt chanteuse ou comédienne ?
En fait, vous auriez pu ajouter danseuse. Ce sont des disciplines complémentaires. Mais là où je me sens le plus à laise, cest au cinéma. Je dirais que cest un don. La musique, cest par contre plus laborieux, il faut sentraîner tous les jours et sexercer pour être au top techniquement.
Plus jeune, vous avez suivi des cours à lIndian Music Academy de Londres. Vous comptez conquérir Bollywood ?
Si je me suis inscrite dans cette école, cest avant tout pour apprendre le quart de ton. Cest une nuance sonore qui existe dans la musique orientale et quon nenseigne pas dans les écoles de chant occidentales. Jai donc suivi des cours à LIndian Music Academy pendant un an. Ce nest que plus tard que jai interprété des chansons avec des rythmiques et des paroles indiennes.
Vous comprenez ce que vous chantez au moins ?
À vrai dire, non. Mais je me rattrape sur la prononciation. Quand jinterprète des chansons en hindi, on me prend pour une Indienne.
Vous êtes douée en langues étrangères ?
Tout à fait. Je viens dinterpréter le rôle dune Pakistanaise résidant en Belgique, et qui parle flamand. En fait, si on se met dans la peau dun personnage, on arrive à être convaincant, quelle que soit la langue dans laquelle on sexprime.
Plusieurs actrices se sont désistées pour le rôle des Jardins de Samira. Pourquoi avoir accepté le rôle ?
Pour être précis, il faut dire que ces actrices ne se sont pas désistées. Cest Latif Lahlou, le réalisateur du film, qui les a refusées.
Ah bon ? Pourquoi donc ?
Certaines nont pas compris la psychologie du personnage, dautres avaient peur de la réaction du public. Elles craignaient que les spectateurs ne fassent pas la différence entre ce quelles sont et le personnage quelles interprètent.
Pas vous ?
Moi, je fais la différence entre mon métier dactrice et ce que je suis dans la vraie vie.
Comment vous êtes-vous préparée pour la scène-clé de la masturbation ?
Jai suivi les directives du réalisateur, tout simplement.
Dans une autre scène, vous faites lamour avec le personnage de Farouk. Vous avez tourné en équipe réduite ?
Non. Cela sest fait le plus simplement du monde. Il y avait une trentaine de personnes dans la même chambre. Un oreiller séparait mon corps de celui de Farouk. Et puis, nous avons tourné la scène avec nos habits. Seules nos jambes bougeaient, pour suggérer que nous faisions lamour. On a été filmés jusquaux genoux, mais cétait suffisant.
Un rôle de tueuse en série, ça vous intéresserait ?
Et comment ! Jai déjà interprété le rôle dune jeune fille dont le père est à la tête dune organisation criminelle. Et dans le film, elle tombe amoureuse dun bad boy. Tous les deux ne rêvaient que dune chose : enfanter le gamin le plus criminel du pays.
Vous ne vous fixez pas de limites ?
Si, comme toutes les actrices. Par exemple, je naccepterais pas de tourner nue. Dans Les jardins de Samira, on ne voit pas un centimètre carré de ma peau.
Vous avez joué dans des films égyptiens. ça paie mieux du côté du pays de Moubarak ?
Cest sûr quen matière de cinéma, lEgypte est en avance sur le Maroc. Du coup, les cachets suivent. Mais je pense quau Maroc, ça viendra avec le temps. On est sur la bonne voie.
Et Hollywood, cest pour bientôt ?
Tous les acteurs rêvent de tourner à Hollywood. Cest une consécration. Et comme jai de grandes ambitions, je me dis quon ne sait jamais. |
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