Sahara. Aux portes du Mur (de sable)
Médecine. Le labyrinthe des tests cliniques
Ahmed Zaïdi. "Nous ne sommes pas des béni-oui-oui"
Débat. S'ouvrir à l'autre
Consommation. "Du hallouf made in Morocco"
Insolite ! Le viagra du pauvre
Tendance. Parlez-vous Tecktonik ?
Agriculture. L'opportunité du bio
Enseignement. À l'école des bonnes soeurs
Algérie. La terreur, sans répit
États-Unis. CIA, mensonge et vidéos
Livre. Le monde à quatre mains
Électricité. L'ONE sous haute tension
FIFM. Chroniques festivalières
Musique. Rap de "bonne famille"
Cinéma. Citizen Chahine
Révélation. Enfant du peuple
N° 302
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Fahd Iraqi

La semaine.

Anas Sefrioui
(TNIOUNI / NICHANE)

Immobilier. Sefrioui s’offre Fadesa Maroc


Encore un énorme coup pour Addoha. La semaine dernière, la société d’Anas Sefrioui a racheté 50% du capital de Fadesa Maroc. Montant de la transaction : 1,3 milliard de dirhams. Addoha met ainsi la main sur la filiale du groupe espagnol, fortement présente au royaume avec divers projets. Les deux groupes avaient déjà créé, en juillet dernier, une société comm-une où ils ont placé leur patrimoine foncier. Avec cette acquisition, Addoha hérite de la moitié des chantiers déjà entamés par Fadesa et, évidemment, des recettes qu’ils devraient
bientôt commencer à générer. “Un projet de logement social à Agadir a été entièrement vendu et nous allons passer à la signature des contrats de vente définitifs dès 2008”, explique Hassan Ben Bachir, conseiller du président d’Addoha. Mais le plus gros paquet est sans doute celui du projet Mediteranea Saïdia, qui rentre dans le cadre du plan Azur. Des centaines de villas et d’appartements de haut standing ont été vendus pour au moins 2,5 millions de dirhams l’unité. Une véritable machine à cash, à moins que les quelques retards accusés dans les livraisons ne viennent envenimer la situation. Addoha profitera également du réseau de vente du groupe espagnol, particulièrement efficace à l’international, avec sa centaine de bureaux de représentation. L’annonce de cette gigantesque acquisition n’a évidemment pas laissé le marché boursier indifférent. Après une suspension de la cote durant deux jours, la valeur est restée réservée à la hausse. Mais sa reprise de cotation n’a pas été des plus spectaculaires. La valeur n’a bondi que de 4% pour se stabiliser aux alentours de 3400 dirhams. “Les conditions globales du marché n’ont pas favorisé l’intégration des effets de cette annonce, mais le rattrapage risque de s’opérer dès le début de l’année”, conclut un trader.


Développement Humain. Le Maroc à la traîne

On a beau ressasser le slogan de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), les analystes du PNUD ne jugent que sur les résultats. Et ces derniers sont encore des plus piètres, selon le dernier classement 2007/2008 de l’institution internationale, basé sur l’Indice de développement humain. Le Maroc a de nouveau perdu trois places, pour se retrouver au 126ème rang (sur 177 pays). Coincé entre la Namibie et la Guinée équatoriale (!), il s’éloigne de plus en plus de ses voisins de la région, comme l’Algèrie (104ème) ou la Tunisie (91ème). Malgré une espérance de vie à la naissance qui passe à 70,4 ans et un PIB par habitant qui culmine à 4555 dollars, le Maroc a toujours du chemin à faire en matière d’éducation et d’enseignement. Ce sont d’ailleurs les points noirs qui pèsent sur le classement du pays, avec un taux d’alphabétisation des adultes de 52% et un niveau de scolarisation de 58% seulement.


Bourse. Microdata, dernière OPV de l’année

Quoi de mieux qu’une dix-ième introduction en Bourse pour clôturer l’année 2007 en beauté. Et cette dixième opération sera une nouvelle société du secteur informatique. Microdata met en vente 30% de son capital pour 960 dirhams l’action. Une opération qui permettra au fondateur de la société, Hassane Amor, d’empocher quelque 120 millions de dirhams, précisément le 31 décembre prochain. De quoi s’offrir la plus belle soirée de réveillon ! Les futurs actionnaires risquent eux aussi de se faire un petit pécule. Selon la note d’information, la décote par rapport à la moyenne de la valorisation de la société est de 15%.


Tanger Med. Jamais deux sans trois

Rassurez-vous, on n’en est pas encore à Tanger Med 3, mais uniquement à la concession du 3ème terminal de quai à conteneurs. Pour rappel, à Tanger Med, deux quais (dont un est déjà opérationnel) ont été mis en concession au profit d’APM Terminals et un groupement piloté par CMA-CGM. Et pour le troisième… on reprend les mêmes et on recommence. Les deux groupements ont été présélectionnés à l’issue de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par TMSA. Le nouveau quai, d’une capacité de 5 millions de conteneurs, devrait revenir soit au groupement conduit par Maersk, soit à celui de CMA-CGM. Mais cette fois, les conditions de la concession devraient évoluer. Le boom du trafic conduira TMSA à placer la barre au-dessus des 1,5 million de conteneurs de trafic minimum garanti, imposé lors de la concession du premier quai.


Veolia. La CDG prend le relais

Quelques semaines seulement après le divorce entre l’ONA et Veolia Environnement (via Amendis), la compagnie française a trouvé un nouveau partenaire local. C’est le fonds d’investissement Fipar (filiale de la CDG) qui achète 9% du capital de la société. Le fonds américain Emerging Capital Partners est également de la partie, en rachetant 10% de Veolia, qui encaisse grâce à cette vente quelque 45 millions d’euros. Et les choses ne devraient pas s’arrêter là. “Nous proposerons à d’autres institutionnels de nous rejoindre dans le capital”, a déclaré Olivier Dietsch, PDG de Veolia Environnement Maroc, lors de la cérémonie de signature de ce partenariat.



Pendant ce temps, le peuple….
Sabot

Arrivé devant l’horodateur, Saïd se rend compte qu’il n’a pas une seule pièce dans sa petite poche. À peine le temps d’aller se payer un soda, histoire de faire la monnaie, le mal était déjà fait. Le fameux sabot jaune étouffe déjà son pneu Michelin rechapé. “Après l’heure, ce n’est plus l’heure”, lui lance poétiquement un de ces nouveaux gardiens en uniforme, qui pullulent depuis quelques mois sur les trottoirs casablancais. Saïd a beau exhiber son ticket, l’employé ne veut rien savoir. “600 rials ou je n’enlève que dalle”, s’entête le gardien, visiblement très porté sur les rimes à deux balles. Préférant oublier l’incident, Saïd se résout à payer l’amende. Mais même au bureau, cette histoire de parking le pourchasse. Sauf que là, c’est une bonne nouvelle qu’il apprend. Il découvre dans son journal que la fin du “diktat du sabot” est proche. Le ministre de l’Intérieur a expliqué, devant les députés, que les contrats entre les sociétés gestionnaires des horodateurs et les collectivités locales devaient être révisés. Et pour cause : la justice a dédommagé des automobilistes qui ont porté plainte pour saisie illégale. Car légalement, immobiliser une voiture ne peut se faire que par des agents de la commune, considérés comme une sorte de police administrative. Et là, tout s’éclaire pour Saïd : il comprend enfin pourquoi la société espagnole a habillé ses gardiens avec une mauvaise copie des uniformes des défunts GUS, “Croatia” pour les intimes. Ce qui le conforte dans sa conviction que le meilleur moyen de racketter, c’est encore de se faire passer pour un agent d’autorité.



Tourisme. Les Français indécis

Pas moins de 6,3 millions de touristes se sont bousculés aux portes du royaume durant les dix premiers mois de l’année 2007. Ceci équivaut à une hausse de 14,3% par rapport à la même période de l’année dernière. Côté recettes, on frôle déjà les 50 milliards de dirhams. Selon les statistiques du ministère du Tourisme, les Français arrivent en tête avec 2,5 millions de visiteurs. Cependant, l’arrivée de l’hiver inverse la tendance. Les données publiées par l’Association des tour-opérateurs français révèlent une baisse des réservations de 14,3% par rapport à l’année précédente. Les Français préfèrent désormais la Tunisie, pour d’évidentes raisons de prix.


OFF.

La valeur Maroc Telecom vient de signer un nouveau record historique sur l’Euronext, en atteignant 13,24 euros jeudi dernier. Des analyses récentes de prestigieuses banques d’affaires tablent sur des objectifs de cours avoisinant les 15 euros. Pourtant, on parle de plus en plus d’une possible radiation de la valeur de la Bourse de Paris. La cause ? Les arbitrages sur Euronext empêchent une envolée du cours à Casablanca. Au Maroc, on n’aime pas trop l’efficience du marché.


Pour faire passer la pilule de la hausse de la taxe sur les plus-values mobilières, le ministère des Finances cherche le moyen de ne pas pénaliser les petits porteurs investissant à long terme. On parle avec insistance plan d’épargne OPCVM, au lieu du plan d’épargne actions, dont le texte a failli être promulgué il y a quelques années.

 
 
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