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Chef de rubrique Abdeslam Kadiri
La semaine.
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Le président libyen
Mouammar Kadhafi.
(AFP)
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France. Tapis rouge pour Kadhafi
La visite de Mouammar Kadhafi à Paris fait couler beaucoup dencre. Lopposition et les ONG se sont étouffés dindignation, alors que la majorité a été aux petits soins avec le leader libyen. Quand des contrats sont en vue, le réalisme prévaut
Le chef de lEtat libyen effectuait sa première visite en France depuis 34 ans. Il a eu droit au tapis rouge lors de son arrivée à lHôtel de Lassay et à lAssemblée nationale, désertée par les socialistes en colère. Au Ritz, Roland Dumas et dautres thuriféraires ont bu les paroles du Guide
avant dacheter |
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| son livre vert et ses carnets de poète ! Kadhafi est resté cinq jours en France durant lesquels il a été reçu trois fois par le président Sarkozy. Lundi, une série de contrats ont été signés, portant sur la livraison dune centrale nucléaire à la Libye. Tripoli a également confirmé lachat de 21 Airbus et envisage dacquérir 14 avions de chasse Rafale. Le tout pour le montant record de 10 milliards deuros. Le gouvernement français présente cette visite comme le signe du retour progressif de la Libye dans la communauté internationale, depuis laffaire des infirmières bulgares. Pourtant, Rama Yade, la secrétaire dEtat aux droits de lhomme, a tiré à boulets rouges sur Kadhafi (La France ne devrait pas recevoir ce baiser de la mort, avait-elle déclaré), avant dêtre recadrée par son président. Le second couac survint mardi, quand ce dernier jurait ses grands dieux davoir évoqué de manière franche la situation des droits de lhomme en Libye avec Kadhafi
chose que le président libyen sempressa de réfuter devant les caméras : Nous navons absolument pas évoqué ces sujets, le président Sarkozy et moi. Nous sommes des amis assez proches, nous coopérons. Mieux, Kadhafi sest même permis dépingler la France, au siège de lUnesco, sur le droit des immigrés : Avant de parler des droits de lhomme, il faut vérifier que les immigrés bénéficient chez vous de ces droits, a vitupéré Kadhafi. François Bayrou sest indigné contre cette politique du genou baissé devant le carnet de chèques, alors que Ségolène Royal a accusé Sarkozy de donner de la France une image à la fois détestable et ridicule et de shumilier devant Kadhafi. |
Russie. Le candidat de Poutine
Vladimir Poutine place ses pions. Le vice-Premier ministre Dimitri Medvedev a été désigné comme candidat du parti au pouvoir, Russie unie. Fort du soutien de Poutine, il devrait sans mal remporter la présidentielle de mars 2008. Chef de laile libérale au Kremlin, Medvedev a pris véritablement son envol lors de son passage à la tête de ladministration présidentielle, puis comme co-dirigeant du géant gazier Gazprom. Après huit ans au Kremlin, Poutine savait quil ne pouvait rempiler pour un troisième mandat consécutif. Or, en choisissant Medvedev pour sa succession, il garde indirectement le pouvoir tout en envisageant un retour en grâce en 2012, voire plus tôt, à la faveur dun scrutin anticipé. Mardi, Medvedev a demandé au président russe de prendre le poste de Premier ministre après lélection, levant a priori le suspense sur la succession au Kremlin. Il ne fait aucun doute que Medvedev a fait cette proposition en étroite concertation avec son mentor. |
Liban. Larmée visée par un attentat
Cest le chaos au Liban. Un général de larmée, François El Hajj, a été tué mercredi dans un attentat qui a fait quatre morts dans une banlieue chrétienne de Beyrouth. Une voiture piégée a explosé au passage du véhicule du général, au moment où il se dirigeait vers le ministère de la Défense. François El Hajj était le chef des opérations au sein de larmée libanaise et avait supervisé lété dernier les combats entre larmée et les islamistes du Fatah Al Islam dans les camps de réfugiés de Nahr el-Bared. Cétait aussi un proche du candidat favori à la présidence, le chef de larmée Michel Sleimane, et était pressenti pour lui succéder à la tête des armées. Certains voient dans cette attaque une réaction contre larmée, alors que lélection présidentielle est toujours bloquée. |
Écologie. Impasse à Bali
La conférence sur le climat de Bali ne mentionnera probablement pas dobjectifs de réduction des émissions des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Franchement, il semble trop ambitieux dattendre des 190 délégations des accords sur des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a déclaré Ban Ki-Moon, le secrétaire général de lONU. Les Etats-Unis et dautres pays industrialisés (Canada, Japon) sopposent à inscrire, dans la déclaration finale, des objectifs de baisse des émissions de 25 à 40% dici 2020. Ces objectifs sont pourtant souhaités par lUnion Européenne et les experts du GIEC. Greenpeace déplore ce cul-de-sac et accuse les gouvernements dignorer les mises en garde des experts, de discuter plus de processus que de résultats. |
Pérou. La prison pour Fujimori
Lancien président péruvien, Alberto Fujimori, a été condamné mardi en première instance à six ans de prison ferme pour violation de domicile. La justice reproche à Fujimori davoir ordonné le 7 novembre 2000 de perquisitionner illégalement le domicile de Trinidad Bencerra, lépouse de Vladimiro Montesinos, lex-conseiller à la présidence. Montesinos, alors chef des services secrets péruviens et proche conseiller de Fujimori, détenait des dizaines de vidéos dans lesquelles on le voyait remettre de largent à des personnes pour les récompenser de leur coopération. Fujimori est aussi jugé pour le massacre de 25 personnes par des escadrons de la morts en 1991 et 1992. |
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Lu pour vous.
LAfrique en mal de reconnaissance [FRANCE]
Christophe Ayad, Libération, le 10 décembre
Le discours dAlpha Oumar Konaré, au deuxième sommet Europe-Afrique, à Lisbonne, a incarné tout ce qui sépare aujourdhui lEurope, continent vieux, riche, fatigué, sans souffle ni projet, de lAfrique, continent jeune, pauvre mais convoité pour ses richesses et sûr de sa croissance à venir. Konaré, président de la Commission de lUnion africaine (UA), a rappelé lexigence dun devoir de mémoire envers la traite négrière, la colonisation, lapartheid et le génocide rwandais. Il a passé en revue les guerres sur le continent, rendu hommage aux clandestins morts de Ceuta, Melilla et aux Canaries. LAfrique veut devenir un partenaire à part entière, au Conseil de sécurité de lONU, comme dans la mondialisation des échanges. Son homologue européen, José Manuel Barroso, lui a répondu en technocrate et a parlé accords de partenariat économique (APE), partenariat stratégique, réchauffement climatique
Le dialogue de sourds était total (
). Pour assurer la tenue du sommet, la présidence portugaise a invité le président zimbabwéen Robert Mugabe, malgré les sanctions européennes dont il fait lobjet, suscitant le boycott de Gordon Brown, le Premier ministre britannique (...) Mais Mugabe na pas été au centre de la réunion. Cest le Darfour qui a occupé les esprits. Les Africains demandent à lUE de débloquer plus de fonds, et plus vite, pour les 26 000 hommes de la force UA-ONU devant se déployer dans louest du Soudan. |
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Afrique du Sud. Thabo Mbeki contesté
Le président sud-africain Thabo Mbeki risque de perdre la présidence du Congrès national africain (ANC). Son plus farouche adversaire, lactuel vice-président du parti, Jacob Zuma, est sorti en tête des candidats pour la présidence du parti, à lissue de la procédure des nominations, effectuée par les fédérations provinciales de lANC. Et lenjeu est de taille : le poste de chef de lANC est considéré comme un tremplin traditionnel vers celui de la présidence du pays. Une victoire serait synonyme de revanche pour Zuma, ex-bras droit de Mbeki, devenu son opposant après son limogeage en juin 2005, à la suite dune condamnation pour corruption de son conseiller financier. Mais Thabo Mbeki na pas dit son dernier mot. Président de la République en 1999 et 2004, il ne peut certes pas briguer un troisième mandat en 2009, mais ne veut pas pour autant lâcher lANC. La bataille qui commence sannonce rude. |
VITE !
Mercredi, le Parlement suisse a provoqué un séisme politique. Il a écarté du gouvernement lhomme fort de la
droite populiste, Christoph Blocher, au risque de rompre le consensus droite-gauche qui préside aux destinées du pays depuis un demi-siècle. |
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