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Par Fahd Iraqi
La semaine.
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Le siège dAttijariWafa
Bank à Casablanca.
(AIC PRESS)
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Placement. Des obligations new look
Opération inno-vante sur le marché. La première émission obligataire indexée sur un portefeuille dactions étrangères vient dêtre lancée par Attijariwafa. Le concept : la banque lève 500 millions de dirhams sous forme demprunt obligataire, pour acquérir des actions dans de prestigieuses firmes cotées en Europe, aux Etats-Unis ou encore au Japon. Mis à part la première année où le taux dintérêt est fixé à 4%, la rémunération de ces obligations devient dès la deuxième année indexée à la performance boursière de ce portefeuille. En dautres |
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| termes, si aucune des actions naccuse un recul de plus de 20%, le taux dintérêt est fixé à 5%. À défaut, les créanciers doivent prendre leur mal en patience et attendre lannée où cette condition est remplie pour bénéficier de leffet de rattrapage : ils perçoivent alors les intérêts cumulés des mauvaises années. Cela ne sarrête pas là. À léché- ance de ces obligations de 8 ans, les porteurs sont rémunérés à hauteur de 80% de la performance boursière de cette vingtaine de multinationales du calibre de PepsiCo, Telefonica ou Nomura. Avec son capital garanti et son mode de rémunération prometteur, ce nouvel instrument financier dAttijariwafa séduira sans aucun doute les investisseurs institutionnels locaux. Surtout que, depuis août dernier, lOffice des changes autorise ces derniers à placer une partie de leurs actifs à létranger. Attijariwafa a donc senti le filon. Sa filiale Somacovam - une société de Bourse héritée de la SNI - qui se faisait discrète ces dernières années, a même été dédiée à ce type dopérations. |
Textile. Agadir contre Pékin
Le péril jaune fait lunité arabe. Quelques jours seulement avant léchéance de la fin des quotas sur les exportations chinoises vers lEurope, les signataires de laccord dAgadir de libre-échange établissent une stratégie commune pour contrer la déferlante des produits chinois sur les marchés européens. Maroc, Tunisie, Egypte et Jordanie, réunis à loccasion du Forum économique (à Tunis), ont fixé les axes de cette contre-offensive. La stratégie vise le renforcement des échanges inter-régionaux de matières premières, la création dune structure commune de prospection visant de nouveaux marchés, comme les Etats-Unis, ainsi que la création dun institut de formation commun. De lautre côté de la Méditerranée aussi, on redoute cette échéance de janvier 2008. Certains députés européens sont allés jusquà demander un nouveau prolongation des mesures de restriction sur les produits chinois jusquà fin 2008. |
Centrale Laitière. Des fonds pour les éleveurs
Après plusieurs mois de hausse du prix du lait sur le marché international, la filiale de lONA sest enfin décidée à augmenter le prix dachat de sa matière première sur le marché local. Une hausse qui devrait générer, selon la société, un revenu additionnel pour les éleveurs de 140 millions de dirhams, soit la moitié de ses bénéfices réalisés en 2006. Dautres mesures ont été annoncées par la Centrale laitière, concernant notamment la subvention de 200 000 tonnes daliments de bétail, ce qui correspondrait aux besoins des 80 000 éleveurs, partenaires de la compagnie. Limportation et le financement de génisses pour le compte des éleveurs, la création et la gestion de circuits dinsémination artificielle, sans oublier la création dun grand nombre de centres de collecte, sont dautres actions que devrait mener la société qui contrôle la moitié du marché du lait au Maroc. |
Investissement. Chami loge Bernoussi
Durant la 5ème édition des Intégrales de linvestissement, la nouvelle a fait leffet dune bombe : la Direction des investissements extérieurs nest plus rattachée à la primature. Elle passe sous la tutelle du ministère du Commerce et de lIndustrie, département chapeauté par Ahmed Chami. Un redéploiement qui risque de limiter les prérogatives de la cellule autonome dirigée par Hassan Bernoussi. Jusquà présent, la DIE était lunique interlocuteur des investisseurs étrangers. Son approche transversale, embrassant tous les secteurs dactivité, avait pour avantage de débloquer rapidement les gros dossiers dinvestissement. Aujourdhui quelle revient dans le giron dun ministère, elle risque de perdre en efficacité. |
Loi de finances. Cest passé !
Ouf ! Salaheddine Mezouar peut enfin souffler. Son premier Budget a finalement dépassé la case Parlement dans les délais prévus. La Chambre des conseillers a adopté la Loi de Finances, après avoir approuvé la dizaine damendements proposés par la majorité. La dernière version du Budget 2008 prévoit donc une réduction de la taxe sur les plus-values réalisées sur la cession de valeur mobilière (TPCVM) de 20 à 15%. Autre amendement important : le maintien des avantages fiscaux accordés aux entreprises installées à Tanger, qui peuvent bénéficier dune réduction de lIS jusquà fin 2010. Enfin, le Fonds de développement rural a été doté dune enveloppe supplémentaire de 100 millions de dirhams, prélevée sur le budget dinvestissement de la primature. |
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Pendant ce temps, le peuple
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Haj mabrouk
Lhajja Fouzia ne rate jamais ce grand moment de télé. Une fois par an, elle brise le monopole sur la télécommande, instauré par ses deux rejetons chômeurs, pour suivre le live diffusé sur une chaîne arabe : la waqfa du Mont Arafa. Cest sa Star Ac à elle, même si les images ont de quoi donner des frissons au plus irréductible des athées : 2 millions de fidèles implorant Dieu ! Mais pour lédition 1428, lhajja, frappée par on ne sait quel chitane marketteur, se pose des questions impies. Combien serait prête à décaisser Zara pour confectionner les tenues du Ihram ? Combien FC Com louerait un panneau si on lautorisait à en planter au milieu de ce décor ? Combien paierait Maroc Telecom pour une coupure pub à cette heure de grande audience ?. Ce moment dégarement passé, lhajja se rattrape en remerciant Dieu davoir fourni à lArabie Saoudite ses réserves de pétrole, lui permettant de dégager un excédent budgétaire de 50 milliards de dollars. De quoi démentir ceux qui pensent que les recettes du Haj rapportent au royaume wahhabite plus que le pétrole. Mais lhajja nest pas dupe. Elle sait que le tourisme religieux rapporte gros. Elle est même parfaitement daccord avec la stratégie de notre ministère, qui veut développer ce type de tourisme. La ville de Fès a ainsi vu fleurir des dômes depuis quelle a accueilli, en juin dernier, un millier de Tijanis en congrès. Mais bon, lhajja sait que le Maroc ne battra jamais lArabie Saoudite, où les pèlerins affluent des quatre coins du monde. Haj ou Omra sont des produits de tourisme qui ne peuvent être concurrencés. Ni même contrefaits
Le copyright est divin. |
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Tourisme. Bon cru pour Risma
Les comptes clôturés à la fin du troisième trimestre de la filiale marocaine du groupe Accor affichent, de nouveau, des performances plus que satisfaisantes. Le chiffre daffaires réalise un bond de 18%, pour sétablir à 671 millions de dirhams. Une hausse qui sexplique par lélargissement du périmètre du fonds dinvestissement. Suite à louverture de deux Ibis et la reprise de lexploitation du Hilton Rabat, 500 nouvelles chambres sont venues sajouter au parc géré par Risma. Et le fonds dinvestissement ne compte pas sarrêter en si bon chemin. Il est prévu dy injecter 1,5 milliard de dirhams, pour louverture de 13 nouveaux hôtels à l'horizon 2009 (près de 2200 chambres additionnelles). Risma compte même sappuyer sur des fonds spécialisés pour introduire dès 2008 lenseigne Pullman. |
OFF.
La semaine dernière, le groupe Renault-Nissan a convié ses équipementiers à une réunion à Paris, pour leur exposer son programme dinvestissement à Tanger Med. Une usine dassemblage qui devrait coûter 1 milliard deuros et qui produira à terme 400 000 véhicules par an. Lobjectif était dinciter un maximum dentre eux à se rapprocher de cette nouvelle unité. Bonne nouvelle : quelque 200 équipementiers sont déjà partants pour simplanter au royaume.
Le plan Emergence étant sur la bonne voie, le ministre du Commerce et de lIndustrie en concocte un nouveau. Baptisé Envol, il vise à consolider les réalisations du premier plan (dans lindustrie automobile, aéronautique et loffshoring), tout en mettant laccent sur de nouveaux secteurs comme la biotechnologie. Et cest reparti pour de nouvelles études ! |
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