Religion. La fatwa joker
Aherdane, Elyazghi, Osman. Adieu grands-pères
El Nene. La grande évasion
Michaël Chrétien Basser. "Mon cœur m'a dit de jouer pour le Maroc"
Jockeys. Champions sans gloire
Animation. Monsieur 3D
Palestine. L'argent, en attendant l'Etat
Parkings. La fin des sabots ?
Cosmétiques. Le prix de la beauté
Immobilier. L'Administration coupable
John Hurt. "Je préfère les films indépendants
Édition. Impubliabl ou bikheer !
Musique. L'homme orchestre
N° 303
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

L’Aïd El Kébir a été fêté au Maroc
deux jours après l’Arabie Saoudite.
(AFP)

Aïd El Kébir. Le mouton de la discorde


Quand l’Aïd El Kébir doit-il être fêté au Maroc ? Cette question a taraudé les Marocains, cette semaine, poussant beaucoup d’entre eux à douter de la date officielle retenue par le ministère des Affaires islamiques : en l’occurrence, le vendredi 21 décembre. Et pour cause, l’Arabie Saoudite, à l’instar d’autres pays arabes, a fêté le sacrifice mercredi, soit deux jours avant le Maroc. “Le Machreq décrète les fêtes en se basant simplement sur le premier croissant de lune, alors que le Maroc attend que celle-ci soit entièrement pleine et observable à l’œil
nu”, nous explique un membre du Conseil supérieur des oulémas. Ces deux systèmes différents aboutissent parfois à des décalages de plus d’un jour : “Il n’y a donc pas de quoi s’inquiéter”, poursuit notre alem. Certains courants intégristes, arrimés à l’Arabie Saoudite, en ont cependant profité pour alimenter la discorde. À tel point que le ministère des Affaires islamiques a dû se fendre d’une déclaration, cette semaine, soulignant que ce n’est pas la première fois qu’un tel décalage (de deux jours) se produit. Bon gré mal gré, l’Aïd El Kébir a finalement été fêté vendredi au Maroc. Confrontée au même désaccord sur les dates, la communauté marocaine de Belgique a coupé la poire en deux en décrétant deux jours de fête : les 19 et 20 décembre. Les autorités belges ont même fait circuler une fatwa, émise il y a quelques années, selon laquelle les dons aux pauvres et aux ONG peuvent être des alternatives au sacrifice du mouton. Juste pour des questions d’hygiène, loin des querelles de calendrier…


Mounir Majidi. Il en FUS ainsi

Le secrétaire particulier du roi a été élu, cette semaine, président du Fath de Rabat (FUS). Mounir Majidi remplace ainsi Abdelkrim Bennani, ancien secrétaire particulier de Hassan II. “Ce n’est vraiment pas une surprise, commente cet observateur du sport marocain, le FUS a toujours été la chasse gardée du Palais”. Et d’ajouter : “L’arrivée de Majidi, qui est un mordu de foot, n’est peut-être pas une mauvaise chose. Sa proximité avec le roi pourrait relancer ce club et lui faire retrouver son lustre d’antan”. Majidi a du pain sur la planche : le club rbati, promu en Botola cette année, est avant-dernier du championnat.


CIN biométrique. Elle vous (et leur) facilitera la vie

La loi instituant la carte nationale d’identité électronique (CNIE) a été publiée au Bulletin officiel. On y apprend que la nouvelle carte sera obligatoire pour tous les Marocains de plus de 18 ans, et qu’une amende de 300 dirhams punira les contrevenants. Un texte d’application devra définir les modalités d’accès aux données enregistrées sur la puce électronique, notamment pour les services de police et l’Administration. La bonne nouvelle est à chercher du côté de la simplification des démarches administratives, puisque la possession de la nouvelle carte d’identité dispensera de la production de l’extrait d’acte de naissance, des certificats de résidence, de vie et de nationalité.


Abel Ferrara. Bud lieutenant

Le réalisateur américain de Bad lieutenant est aussi trash que ses films. Il buvait Budweiser sur Budweiser (bière américaine), au cours de sa série d’interviews accordées lors du dernier Festival de cinéma de Marrakech. Phrasé pâteux, bâillements nombreux, propos inaudibles… Abel Ferrara avait tous les signes extérieurs du gars bien imbibé. La gentillesse en sus. L’auteur de King of New York a accepté de donner une seconde interview (filmée) à Dominique Orlando, d’Al Aoula, l’équipe télé ayant omis de régler la caméra lors du premier entretien. À une condition : la deuxième prise devait se dérouler au bar de l’hôtel. À proximité du stock de Bud…


Casablanca. SOS stade fantôme

“Sur hautes instructions royales, un stade moderne de 100 000 places sera construit au quartier Sidi Moumen à Casablanca”. Telle est l’information relayée dernièrement par nombre de médias, dont la très officielle MAP. Mais il semble de plus en plus évident qu’il s’agit d’un énième projet mort-né. “Nous avons reçu un budget pour étudier la faisabilité d’un nouveau stade à Casablanca. Mais il n’a jamais été question d’un complexe sportif de 100 000 places”, nous a expliqué une source au ministère des Sports. Avant d’ajouter : “D’ailleurs, ce projet n’existe plus sur le calendrier du ministère. C’est le roi qui en a décidé ainsi”. Amen.


Polémique. AMDH – 2M : 1-0

Le 23 septembre à Sefrou, un sit-in de l’AMDH contre la vie chère avait dégénéré en affrontements avec la police. L’Association avait reproché à 2M d’avoir manqué à son devoir d’objectivité, en diffusant les propos du gouverneur de la région accusant l’AMDH d’être l’origine des débordements. Saisie de l’affaire, la HACA a rendu son verdict cette semaine en constatant que “2M a manqué au principe du pluralisme d’opinion”. La chaîne est sommée de diffuser la décision de la HACA au début de son journal télévisé. Taoufik Debbab, directeur de l’information à 2M, nous a déclaré être “surpris par une décision qui va au-delà des réclamations de l’AMDH”. Le verdict de la HACA est pourtant jugé insatisfaisant par le vice-président de l’Association. “Nous demandons toujours un droit de réponse, nous discutons encore des suites à donner à cette affaire”, nous a affirmé son vice-président, Abdelhamid Amine.


Raïssouni. Come-back radical ?

L’ancien président du MUR, base-arrière idéologique du PJD, prépare-t-il son retour? Depuis quelques semaines, Ahmed Raïssouni, expatrié en Arabie Saoudite, multiplie les sorties médiatiques. Il vient d’accorder une interview explosive à Attajdid, porte-parole du Mouvement unicité et réforme, où il dévoile ses positions politiques et religieuses. Extraits : “Les conseillers du roi étaient obligés de parler publiquement parce qu’ils ont été démasqués par la presse.” Ou encore cette déclaration sulfureuse sur les événements de Ksar El Kébir qui, pour Raïssouni, “consacrent la débauche et la déliquescence morale”. Avant d’ajouter : “Au lieu de guider la société vers le droit chemin, les oulémas sont devenus des fonctionnaires à la solde de l’Etat qui veut les faire taire”. Attention chien méchant !


Réda Taoujni. Tifariti, bis repetita

Le président de l’Association le Sahara marocain (ASM) prévoit à nouveau de marcher sur Tifariti, le 27 janvier prochain. Réda Taoujni n’en est jamais qu’à sa troisième tentative, après deux marches reportées “à la demande de l’ambassade des Etats-Unis à Rabat”, selon lui. “Cette fois-ci rien ne nous fera changer d’avis. D’ailleurs, les autorités marocaines se disent même prêtes à nous faciliter la tâche”, nous a expliqué Réda Taoujni. Une fois sur place, ce sera camping pour tout le monde : “Nous allons installer des campements permanents pour les populations locales et tous les Marocains qui souhaiteront s’y rendre”.


Bziz. Le direct, sinon rien

Non, Ahmed Snoussi, alias Bziz, ne participera pas au prochain direct de Moubacharatane Maâkoum de 2M, consacré à l’humour marocain. Le comique, qui a décliné l’invitation de Jamâa Goulahsen, animateur de l’émission de débat, n’est pas satisfait du deal offert par la chaîne de Aïn Sebaâ : “On m’a proposé de faire une petite déclaration lors d’un reportage qui sera diffusé en marge du débat. Mais on ne m’a pas convié à prendre part à la discussion sur le plateau. J’ai pourtant beaucoup de choses à dire, mais, visiblement, on craint toujours que je dérape en direct”, nous a confié l’humoriste, qui se dit privé d’antenne depuis 18 ans.


PJD. Le sondage homophobe

Depuis quelques jours, le site Internet du PJD est de nouveau en ligne, après avoir été piraté pendant plusieurs mois. Pour marquer son retour sur la Toile, le parti de Saâd Eddine El Othmani affiche sur sa page d’accueil un sondage invitant à se prononcer sur “les évènements de Ksar El Kébir en rapport avec la déviance sexuelle” (sic). Les internautes ont le choix entre trois réponses : une question de liberté personnelle qu’il faut respecter, une maladie qu’il faut soigner, un complot pour détruire les valeurs de la société. Sur les quelque 700 votants, les trois quarts ont cautionné la théorie du complot, alors que 20% ont estimé que l’homosexualité relevait de la maladie. On n’en attendait pas moins d’un sondage réalisé sur le site du premier parti islamiste du royaume.



3 questions à Ahmed Boukous
[Recteur de l’IRCAM (institut royal de la culture amazighe)]


Où en êtes-vous du projet de chaîne de télévision amazighe ?
Lundi 17 décembre, j’ai été reçu par le Premier ministre Abbas El Fassi, qui m’a informé que Sa Majesté le roi Mohammed VI venait de donner des instructions pour accélérer le lancement de cette télévision. La chaîne sera généraliste et s’appellera TVT (Télévision Tamazight) ou Septième. Le Premier ministre m’a également informé qu’une réunion de travail aura lieu le 14 janvier 2008, lors de laquelle il annoncera officiellement la création de la TVT.

Qui la financera ?
Mon entrevue avec le Premier ministre, Abbas El Fassi, s’est déroulée en présence d’un haut responsable du ministère des Finances. Ce dernier m’a assuré que le financement de la TVT, estimé à environ 150 millions de dirhams, devrait être assumé par le département qu’il représente.

Vu l’échec de chaînes telles que Arrabiâ, Al Maghribia ou Assadissa, quel avenir prédisez-vous à la TVT ?
La nouvelle télé ciblera une niche particulière de téléspectateurs qui attend depuis longtemps des émissions qui leur soient dédiées. Sa grille de programmes prévoit des émissions enfantines, culturelles, artistiques, pédagogiques et sportives, sans oublier le cinéma amazigh. Logiquement, donc, et si votre question concerne les taux d’audience, je peux d’ores et déjà parier que celui de la TVT ne pourra pas être pire que celui de ces chaînes.


Zakat. À votre bon coeur

Le fonds de la Zakat sera réactivé prochainement. Le ministre des Affaires islamiques, Ahmed Taoufik, l’a promis en réponse à une question orale du PJD au Parlement. “Initié par Hassan II au milieu des années 90, ce fonds figure toujours dans la Loi de Finances, mais n’a jamais été utilisé, faute de règles claires de fonctionnement”, nous a expliqué un député du PJD. Et en la matière, Ahmed Taoufik aura fort à faire. Une fatwa doit tout d’abord être émise pour déterminer la destination de cet argent. Il restera ensuite au ministre à convaincre les donateurs pour alimenter ce fonds. Ce n’est pas gagné d’avance.


Tchernobyl. Un Marocain à la rescousse

L’isolation de la tristement célèbre centrale nucléaire de Tchernobyl, dont l’explosion d’un réacteur le 26 avril 1986 a fait des milliers de morts, a été confiée à un Marocain : Hosni Bouzid. Ce centralien de 51 ans, originaire de Salé, est le responsable en chef de ce projet titanesque (500 millions d’euros) qu’il dirige pour le compte du premier groupe mondial de concessions constructions. “Notre but est de construire une enceinte de confinement. C’est une sorte de cloche qui couvrira la structure installée au lendemain de la catastrophe. Cette dernière étant très fissurée aujourd’hui”, nous a-t-il expliqué.


Presse. Hafid, le retour

L’ancien directeur de publication du quotidien défunt Assahifa va reprendre la plume. Il s’apprête à lancer Al Hayate, un hebdomadaire arabophone d’informations générales en format tabloïd, vendu à 5 dirhams. “Après toutes ces années passées au sein d’Assahifa, j’ai senti le besoin de me lancer dans une nouvelle aventure. Ce sera une nouvelle étape dans ma carrière”, nous a expliqué Hafid. La rédaction d’Al Hayate comprendra essentiellement d’anciens journalistes d’Assahifa. Ils “constitueront à eux seuls le tour de table de la publication. Ce sera une petite révolution dans la presse marocaine”, ajoute Hafid.


Poulpe. Une mafia tentaculaire

En début de semaine, deux hommes se sont battus à mort pour le transport vers Laâyoune de 700 kg de poulpe pêchés en pleine période d’arrêt biologique. Quelques jours plus tôt, à Agadir, une cargaison de huit tonnes de poulpe juvénile était saisie par les autorités. Selon Abderrahmane Elyazidi, secrétaire général du Syndicat des officiers et marins de la pêche hauturière, ces affaires ne seraient que l’arbre qui cache la fôret : “Les contrebandiers passent outre l’interdiction de pêcher le poulpe au sud de Boujdour pendant les arrêts biologiques, mais obtiennent des certificats de conformité de l’Office national de la pêche moyennant 5 à 10 DH le kilogramme”, accuse-t-il.


Menace terroriste. Réveillon sous surveillance

L’onde de choc des attentats en Algérie a ébranlé les sécuritaires du royaume. Durant les derniers jours, des réunions-marathons ont été organisées dans les préfectures de plusieurs villes pour parer à d’éventuelles attaques lors des fêtes de fin d’année. Entre autres mesures adoptées, comme nous le confie une source autorisée à la Sûreté nationale, “le renforcement des dispositifs de sécurité à proximité des établissements hôteliers et la réinstauration des barrages routiers à l’entrée des villes à haut risque telles que Marrakech, Agadir, Rabat et Casablanca”. Le niveau d’alerte générale n’a pas changé pour autant car, toujours selon notre source, “ces mesures font partie du dispositif habituel en pareille période”.


Moudawana. Histoires de ménage

Seulement 0,3% des couples marocains signent un contrat pour la gestion de leurs biens communs, comme le prévoit l’article 49 de la Moudawana. C’est une des conclusions d’une étude confiée au chercheur Larabi Jaidi par l’Association marocaine de lutte contre la violence à l’égard des femmes. Revenant sur le travail domestique des femmes, notion complètement ignorée par la législation marocaine, l’étude montre la difficulté à évaluer l’activité “invisible” des femmes en cas de litige. Pourtant, si le travail domestique était retenu comme un critère économique, le PIB augmenterait de 10%. L’équité économique entre époux reste à conquérir.


Défense. Abbas galonné

En vertu d’un dahir du 30 novembre, Mohammed VI a délégué – en partie – au Premier ministre les prérogatives qu’il exerçait directement sur les Forces armées royales. Abbas El Fassi sera chargé, sous l’autorité du roi, de l’intendance et de l’administration de l’armée. Les compétences opérationnelles (élaboration des plans militaires, répartition des FAR) demeurent tributaires des instructions royales. Pour rappel, le ministère de la Défense a été supprimé et remplacé par une Administration de la défense nationale, par un dahir du 19 août 1972.. Depuis, le roi exerce directement les attributions de l’ex-ministre de la Défense nationale.


El Guerrouj. Tout shuss !

De passage cette semaine dans une station de ski française, Hicham El Guerrouj a dévalé ses premières pistes de ski, en compagnie de son épouse et de sa fille. Le champion olympique profite de sa retraite sportive pour rattraper le temps perdu : “Pendant mes vingt ans de carrière passés à Ifrane, je n’ai jamais voulu en faire car je n’avais pas envie de risquer une blessure”, a expliqué El Guerrouj au site lavoixdessports.com. Encore novice, le roi du demi-fond ne risque pas de troquer le tartan pour la poudreuse : “Au début c’était difficile, j’ai fait quelques chutes. Mais j’ai déjà bien progressé. Cela dit, je vous rassure : je ne vise pas les prochains JO d’hiver”, a-t-il ajouté.


Ali Baddou. Fan club sur Facebook

L’ancien animateur des Matins de France Culture et de la rubrique littéraire du Grand Journal, sur Canal+, fait une entrée remarquée dans l’univers Facebook. Pour ses fans, le jeune philosophe marocain (il est agrégé et enseigne à Sciences-Po) est “l’homme smart du XXIème siècle”. Petit aperçu de la “baddoumania” qui gagne l’Hexagone : “On aimerait toutes avoir un prof de philo comme lui, et pour la première fois, aller en cours ne serait plus un souci ! Barbe de trois jours ou rasé de près... au choix ! Sourire angélique, voix éblouissante, regard stupéfiant… on est toutes baba(ddou) devant Ali !”. Et tout ça, sans déboutonner sa chemise, à la Bernard-Henri Lévy.


USFP. La grande lessive

La commission de l’USFP, chargée d’évaluer les résultats électoraux du parti de la rose, a accouché d’un rapport très critique. “La crise se profilait depuis 2002, parce que le parti a été très mal géré. Les dernières législatives n’ont été que le déclic”, nous a déclaré un des rédacteurs du rapport. Le constat est accablant : parti déconnecté de la société, organisation atrophiée, élites (souvent) dépassées… Le rapport sera validé en janvier 2008, lors du conseil national qui s’annonce houleux. Pour anticiper la colère des militants, le bureau politique organise des meetings avec les sections locales et les organisations du parti. Une opération de charme, entourée de suspense sur l’identité du successeur d’Elyazghi. Selon nos sources, de tous les prétendants, un seul a réellement la cote auprès des Ittihadis : Fathallah Oualalou.



Humeur. Parricide

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Alors le type, là, peut insulter votre père parce que vos idées perturbent son électroencéphalogramme. Ben oui, le tracé mental est plat comme un grand petit pays d’Europe. Le pauvre homme réfléchit d’une manière moins sympa que le boucher du coin, rapide, globalisante, une espèce de hourra pensée moutonnière comme la bestiole de l’Aïd. Rien à faire. Vos idées sont imbuvables pour ce type, alors votre père trinquera. Et vous avec. Tuer le père est un fondamental en psycho-pathologie de la vie quotidienne, il est même un puissant indicateur du développement socio-économique, intellectuel, d’une personne, d’un peuple. Au Maroc, on a omis d’en faire un sport national, bien plus précieux que l’équitation et le golf. Le type du coin n’a pas tué son père, il insulte le vôtre. En bon sous-développé, il n’a pas compris que le parricide symbolique, c’est se donner une chance de le (se) comprendre enfin. Et aller de l’avant d’un pas affranchi, sans rétropédalage. Cool. Tuer le père, c’est décortiquer sa mémoire, son histoire, désamorcer les bombes à retardement qui explosent chaque jour à l’intérieur de nos têtes. Le type du coin a raté l’occasion d’explorer, déminer, dépassionner ses petits bobos d’enfant. Il ne connaît que la psychologie du thé à la menthe et de sa télé en roupillant. C’est le drame d’une partie de ce pays que l’on aime, le trou d’air qui diabolise la tête d’un type sympa, d’une femme aussi femme que les autres. On vous semble ennuyeux comme une commode ? C’est notre humeur du moment, sèche, sans glaçon, sans oxygène. Par désamour pour la gymnastique intellectuelle. Sauf quand je n’arrive plus à compter les verres de lait. Comme ces jours de fête où la moitié de la ville dort, et la deuxième moitié s’apprête à le faire. C’est une métaphore, bien sûr...



VITES !

Un mini-sondage sur la question de l’avortement au Maroc nous apprend que plus de la moitié des participants (52%) se sont déclarés favorables à sa légalisation, alors qu’environ 3% ont préféré ne pas se prononcer. Mis en ligne par le site d’information Numedya.com, ces chiffres relancent le débat sur les interdits (à lever !) de la société marocaine.


Selon Reuters, le gouvernement américain vient d’informer le Congrès de la vente au Maroc de 24 chasseurs F-16. La dépêche cite aussi un document d’une agence du Pentagone expliquant que “cette vente renforcerait les capacités du Maroc à aider les Etats-Unis dans leur guerre décrétée contre le terrorisme”.


Rachida Raydi, mère des deux kamikazes Abdelfettah et Ayoub Raydi, a été appréhendée, jeudi dernier, alors qu’elle tentait d’introduire un téléphone portable à la prison de Salé. Il était destiné à son autre fils détenu : Othmane. Rachida Raydi a été immédiatement conduite devant le procureur, qui l’a condamnée à deux mois de prison ferme.


Les couples homosexuels franco-marocains ne pourront plus se pacser à l’ambassade de France. Une circulaire du Quai d’Orsay limite le traitement, par ses chancelleries, des demandes de PACS aux seuls couples franco-français. La mesure concerne 40 pays où l’homosexualité est prohibée, dont le Maroc.


6 médecins pour 10 000 Marocains ! C’est la triste réalité qui ressort des chiffres de la santé publique, dévoilés par la ministre de la Santé, Yasmina Baddou. Lors d’une séance au Parlement, celle-ci a déclaré que le Maroc comptait excatement 17 463 médecins.


L’international marocain Youssouf Hadji a été sélectionné parmi les cinq meilleurs… chanteurs du championnat de football français. Cette nomination fait suite à sa participation à l’émission France 2 foot, invitant les joueurs de la Ligue 1 à pousser la chansonnette lors d’un concours où les téléspectateurs sont invités à voter par SMS.
 
 
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