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Palestine. L'argent, en attendant l'Etat
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Cosmétiques. Le prix de la beauté
Immobilier. L'Administration coupable
John Hurt. "Je préfère les films indépendants
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Séverine Sannom

La semaine.

Des chars de l’armée turque
pénétrant en territoire irakien.
(AFP)

Kurdistan. Frappes turques


La Turquie a fini par mettre sa menace à exécution, après l’attaque de ses soldats, lancée le 21 octobre par des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (P.K.K.) L’offensive a débuté dimanche matin, quand une cinquantaine d’avions turcs ont bombardé des bases militaires du PKK. D’après un bilan établi par l’organisation indépendantiste, cinq de leur combattants et deux civils ont été tués. Le lendemain, 300 soldats turcs pénétraient sur le sol irakien. Jabbar Yawar, porte-parole des forces de sécurité kurdes, assurait ne pas
savoir leur état de progression, évoquant leur présence dans “une zone désertique où aucune force irakienne ou kurde n'est déployée”. Commentant ces événements, Nouri Al Maliki, le premier ministre irakien, a tenté de rester diplomate. “Ce qui s’est passé hier est principalement le résultat d’une mauvaise information qui a provoqué des pertes civiles. Donc, nous espérons que ce genre d’attaques va cesser et que toute action future sera davantage concertée”, a-t-il témoigné. De son côté, Massoud Barzani, président du Kurdistan irakien, a refusé de se rendre à Bagdad pour rencontrer Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat américaine, arrivée en Irak mardi. “Il est inadmissible que les Etats-Unis, chargés de la surveillance de notre espace aérien, autorisent la Turquie à bombarder nos villages”, a expliqué Nechirvan Barzani, Premier ministre de la région kurde. Pour l’heure, le Pentagone n’a pas souhaité faire de commentaire. Un porte-parole a seulement indiqué qu’“il y a certainement une grande collaboration en termes de sécurité aérienne partout où les forces militaires américaines opèrent”.

Le président turc Abdullah Gül s’est voulu rassurant : “La Turquie n’a qu’une seule cible là-bas et celle-ci est le terrorisme (…) Nous n’avons aucune visée territoriale sur l’Irak et aucune attitude négative vis-à-vis de la population locale”, a-t-il soutenu. Le 1er décembre, l’aviation turque avait mené une première opération contre le PKK, en Irak, après le feu vert donné par le Parlement, en octobre. Le Kurdistan irakien abriterait 3500 combattants issus de l’organisation considérée comme terroriste.


Presse. Funeste année 2007

L’année qui s’achève a été la plus meurtrière pour la profession de journaliste. En 2007, 110 journalistes ont été tués dans l’exercice de leur fonction (contre 96 en 2006), d’après les chiffres rendus publics par l’Association Presse Emblème Campagne, basée à Genève. Deux tiers des victimes se trouvaient dans des zones de conflits, telles l’Irak, où 50 journalistes ont péri. La Somalie arrive au deuxième rang, avec huit morts contre un seul l’an passé. L’enlèvement récent du journaliste français, Gwen Le Gouil, illustre l’hostilité accrue envers le métier. Le Sri Lanka, avec 7 morts, vient à la suite de ce classement. La situation des journalistes au Pakistan a également empiré, avec cinq assassinats. L’Afghanistan et les Philippines enregistrent 4 décès de reporters.


Cuba. Fidel sur le départ ?

Le Lider Maximo pourrait bien renoncer au pouvoir. C’est ce que laisse supposer une lettre lue dans l’émission Mesa Redonda (Table ronde), diffusée lundi soir sur la télévision cubaine. “Mon devoir élémentaire n'est pas de m'accrocher à des charges, encore moins de fermer la voie à des personnes plus jeunes, mais d'apporter des expériences et des idées dont la modeste valeur provient de l'époque exceptionnelle qu'il m'a été donné de vivre”, affirmait Fidel Castro. Agé de 81 ans, ce dernier n’est pas réapparu sur la scène politique depuis son hospitalisation le 31 juillet 2006. Son frère Raul assure provisoirement la présidence, bien que Fidel Castro soit toujours, officiellement, chef des armées, président du conseil d’Etat et des ministres, ainsi que chef du Parti communiste. D'ici mars 2008, la nouvelle Assemblée nationale devra décider si le fondateur du régime reprendra la tête de l’Etat.


Iran. Livraison de l’uranium russe

Du combustible nucléaire russe a été livré, dimanche, à la centrale de Bouchehr, en Iran, sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA.) Serguei Lavrov, ministère russe des Affaires étrangères, s’est voulu rassurant : “La partie iranienne a présenté des garanties écrites que ce combustible serait utilisé exclusivement pour la centrale de Bouchehr”. Pourtant, côté iranien, on soutient le contraire : “Nous avons une centrale en construction à Darkhoyen, avec une capacité de 360 mégawatts. Et cette centrale aura besoin de combustible”, a déclaré Gholam Reza Aghazadeh, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique. Mardi, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine) et l'Allemagne, craignant un détournement militaire, devaient s’entendre sur le renforcement des sanctions imposées à l’Iran.


Irak. Bassora aux mains des Irakiens

Après plus de quatre ans d’occupation, l’armée britannique s’est retirée de Bassora, localité dont la sécurité est désormais confiée aux autorités irakiennes, qui y ont déployé près de 30 000 soldats et policiers. Au total, neuf provinces sur 18 sont désormais sous contrôle irakien. La Grande-Bretagne reste cependant présente dans le pays avec ses 4500 militaires, dont des instructeurs et une “force de réaction rapide” pour assister les Irakiens en cas de besoin. Gordon Brown a affirmé que d'ici à la mi-2008, ce contingent serait ramené à 2500 hommes. Dans une vidéo diffusée sur Internet, le numéro 2 d’Al Qaïda, Ayman Al Zawahiri, déclare que cette opération est une démonstration du “pouvoir grandissant des moudjahidine”.



Lu pour vous.
Après Poutine, ce sera Poutine [RUSSIE]

Gilles Delafon, Le Journal du Dimanche, 17 décembre.

Vladimir Poutine restera donc au pouvoir en Russie. Et ce, malgré le fait qu'il ne puisse solliciter un troisième mandat de président. Il a en effet désigné son dauphin, l'actuel vice-Premier ministre, Dimitri Medvedev, pour se présenter au scrutin de mars prochain. Lequel a aussitôt fait savoir qu'une fois élu, il demanderait à Poutine d'être son Premier ministre. Un scénario écrit en fait depuis deux ans. Un numéro de poupées russes qui évoque plus une succession à la soviétique qu'un processus démocratique. Ravis, les éditorialistes moscovites expliquent pourtant que c'est ce que veut la Russie. L'affaire paraît à ce point entendue que l'opposant Gary Kasparov a renoncé à se présenter, laissant les seuls communistes face au camp du Kremlin. Littéralement plébiscité lors du dernier scrutin législatif qui vit triompher son parti Russie unie, Vladimir Poutine aurait pu choisir de modifier la Constitution pour se présenter une nouvelle fois à la magistrature suprême. Plus malin, il préfère assurer le succès d'un jeune poulain de 42 ans, qui passe pour pro-occidental, et surtout plus libéral. La seule inconnue sera finalement de savoir si Dimitri Medvedev acceptera longtemps de se cantonner dans le rôle de l'instrument ? Poutine, en tout cas, l'aura à l'oeil. Jeune agent du KGB, il avait grandi dans l'ombre du président Boris Eltsine avant de le débarquer.



France. Les Don Quichotte délogés

L’association de solidarité avec les sans-domicile-fixe, Les enfants de Don Quichotte, a de nouveau fait parler d’elle, samedi dernier. Malgré l’avertissement de Christine Boutin, ministre du Logement, ses membres ont installé près de 200 tentes au pied de la cathédrale Notre-Dame, à Paris. Attendus par les forces de l’ordre, ils ont été évacués manu militari. Selon l’association, sur les 27 000 places d’hébergement annoncées par le gouvernement, seules 14 000 sont effectives. Mardi, Christine Boutin et le Premier ministre, François Fillon, recevaient une délégation d’associations de sans-abri et de SDF. La rencontre a débouché sur un contrat fixant les objectifs en matière d’hébergement d’urgence, dont la signature est prévue le 15 janvier 2008.


VITE !

Une Saoudienne de 19 ans, condamnée à six mois de prison et à deux cents coups de fouet, vient d’être graciée par le roi Abdallah. Victime d’un viol collectif, la jeune fille était accusée de débauche, parce qu’elle se trouvait en compagnie d’un homme n’appartenant pas à sa famille, avant d’être enlevée puis agressée sexuellement.

 
 
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