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Par Fahd Iraqi
Lannée 2007
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Le projet dextension de
Tanger Med a été validé.
(DR)
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Grands chantiers. On y voit plus clair
Ouverture de lautoroute Casa - Marrakech, finalisation de la première marina du Bouregreg, extension de laéroport de Casablanca, mise en service du premier quai de Tanger Med
les grands chantiers commencent à se concrétiser. Et même ceux en cours semblent bien avancer. Lextension du complexe portu-aire Tanger Med a été validée et lappel doffres pour la concession du troisième quai à conteneurs a été lancé cette année. Côté terminal routier, les travaux confiés au groupe Bouygues, pour 1,6 milliard de dirhams, ont déjà démarré. Pour |
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| le projet de laménagement de la vallée du Bouregreg, les travaux vont également bon train. Après Amwaj, la tranche Bab Al Bahr a été concédée à lEmirati Al Maabar International Investments, qui devrait injecter, à terme, quelque 4 milliards de dirhams. La construction du pont Moulay El Hassan vient aussi dêtre lancée et le projet de tramway Rabat - Salé avance comme sur des rails. Le matériel roulant a été commandé auprès dAlstom, pour 1,2 milliard de dirhams. Le groupe français fait aussi partie du consortium qui a décroché la réalisation et léquipement du tronçon Tanger Casablanca du TGV, qui devrait coûter quelque 20 milliards de dirhams. Des projets dextension de différents ports et aéroports du royaume ont été lancés au courant de lannée. Mais ce nest pas fini : il reste tant à faire dans un royaume en construction. |
ONA. Solde de tout compte
Le premier groupe privé du pays a vécu une année mouvementée. En 2007, ONA a soldé ses comptes avec ses partenaires étrangers, pour ne pas dire français. Après AXA dans lassurance, le groupe sest aussi séparé du groupe Auchan, récupérant le contrôle de lactivité de grande distribution. ONA a aussi divorcé de Veolia Environnement, en vendant ses parts dans Amendis. Les managers du holding ont aussi fait le ménage en interne. Khalid Oudghiri, lindésirable de la bande, a été tout simplement débarqué. Cest le numéro 2 de la banque, Mohamed Kettani, qui a repris la relève. Et rien na vraiment changé : Attijariwafa bank continue de dominer le marché marocain et de sétendre en Afrique, en soffrant de nouvelles banques au Sénégal et en Tunisie. Dailleurs, malgré la grosse mise du groupe sur le lancement de Wana, les finances du holding se portent bien. Au terme du troisième trimestre 2007, lONA dégageait déjà un chiffre daffaires de 24 milliards de dirhams. |
Immobilier Le mètre carré senvole
Rien ne semble pouvoir arrêter la frénésie immobilière au Maroc. Dans les grandes villes, le prix du mètre carré a progressé de plus de 30% en moyenne, boosté par une forte demande locale, dopée par la baisse des taux dintérêt du crédit. Le volume des prêts immobiliers continue de progresser, pour dépasser les 80 milliards de dirhams. Même la Banque centrale a baissé à deux reprises ses taux sur les emprunts, pour influer sur les taux dintérêts appliqués au secteur. La demande internationale ne manque pas non plus. La clientèle étrangère a désormais le droit demprunter sur le marché national. Et le royaume continue davoir bonne presse auprès des marchés cibles. Le Maroc a été, entre autres, recommandé par Global Property Group, deuxième groupe immobilier au monde, parmi les destinations les plus prometteuses dans le secteur. Pourtant, la crise du logement reste entière au Maroc, notamment dans le social, pour lequel de nouvelles mesures sont prévues en 2008. |
Bourse. Sur une note positive
On est certes bien loin des 70% de performance réalisée en 2006, mais cette année est aussi à placer sous le signe du taureau pour la Bourse de Casablanca. Le marché a connu une véritable euphorie, impulsée par un nombre record dintroduction : 10 nouvelles entreprises, totalisant des émissions de 10 milliards de dirhams. Le volume des échanges a dailleurs explosé durant lannée pour atteindre les 330 milliards de dirhams. Les cours ont progressé en moyenne de 32%, sans parler des pics de certaines valeurs comme limmobilière CGI, qui fut le vrai tube de lété. GSI informatique est une autre valeur qui a fait parler delle, après avoir subi lannulation de son entrée en Bourse. Des réformes importantes ont également touché le marché durant 2007. Outre la circulaire relative au capital risque, on peut citer lautorisation accordée aux OPCVM de placer jusquà 10% de leurs avoirs à létranger. Chose qui a favorisé lapparition de nouveaux produits sur le marché local, comme les obligations indexées sur des produits internationaux. |
Tourisme. Sept pour 2007
Encore 3 millions de touristes de plus à ramener, en trois ans, pour atteindre le seuil fatidique voulu par la vision 2010. En effet, plus de 7 millions de touristes, MRE compris, ont foulé le sol du Maroc durant cette année. Bonne saison donc pour les hôteliers, dont le taux doccupation moyen dépasse de loin les 50 %. Les recettes ne sont pas en reste : 50 milliards pour les touristes et pratiquement autant pour les transferts de MRE. Les investisseurs internationaux restent confiants dans le potentiel du royaume : des dizaines de conventions ont été signées pour des projets touristiques. Les dernières en date ont été entérinées avant le renouvellement du gouvernement. La Commission dinvestissements avait donné son aval pour 4 projets à Tan Tan, Guelmim, Marrakech et Ouarzazate, totalisant des investissements de 25 milliards de dirhams, et 22 000 emplois à la clé. Un bilan qui donne des ailes aux promoteurs du tourisme marocain. Abbas Azzouzi, directeur général de lONMT, vient de lancer les études pour élaborer la vision 2020. Pour 20 millions de touristes ? |
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Billet.
Résolutions pour 2008
Pour ses résolutions de fin dannée, Abbas, Premier ministre en période dessai, dresse une liste qui lui servira de feuille de route en 2008.
Corruption. Faire signer à tous les juges et gendarmes des contrats pour une émission de télé-réalité diffusée 24h/24 sur Youtube. Ils seront filmés par des diplômés chômeurs, reconvertis en cameramen par lOFPPT.
Religion. Envoyer tous les fqihs en formation chez Othman Benjelloun, dans sa banque de la City, pour apprendre à mieux gérer les flouss des Habous. Ils sauront ainsi dire non, arguments à lappui, aux ingénieurs financiers de lONA et dAddoha.
Décentralisation. Reconnaître Tanger comme zone internationale pour pouvoir organiser toutes les expositions internationales possibles. Le taux zéro de lIS fera aussi la joie des entrepreneurs de la ville, qui chipotent sur la Loi de Finances 2008 (et toutes celles à venir).
Social. Oublier le slogan de lINDH et se fier plutôt à lIDH, lindice du PNUD, qui nous rappelle chaque année que trop de Marocains manquent de DH. En plus, les 10 milliards consacrés à lInitiative, sur cinq ans, font moins de 2 DH par Marocain et par jour. De quoi tenir une heure sur un parking payant. Heureusement, les pauvres nont pas de voitures.
Energie. Réserver 50% du budget de lONE à léquipement du Parlement en groupes électrogènes. Et sil reste des sous, inclure dans le programme délectrification rurale la distribution de chauffages dans les régions où règne un froid mortel.
Emploi. Ne jamais rendre publique cette liste, pour pouvoir garder son propre job.
Le plus longtemps possible. |
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Inflation. Plus chère la vie
Le Maroc est le 9ème pays dAfrique où la vie est la plus chère. Cest le constat dune récente étude du Haut commissariat au plan. La hausse des produits alimentaires a été, en fait, une hantise pour les gouvernants. Courant 2007, ils ont mis tous les moyens pour contrôler lenvolée de linflation, qui avait déjà grimpé de 3,3% lannée précédente. Cela na pas empêché plusieurs augmentations sur le prix de certaines denrées alimentaires, dont le pain. Dailleurs, le coût de la vie devrait terminer lannée sur une hausse de 2,1%. Un taux atténué par le maintien du prix des hydrocarbures à la pompe. Pour 2008, on applique la même politique de subvention, pour maîtriser le coût de la vie. On consacre donc plus de moyens à la caisse de compensation, qui a vu son budget exploser à 20 milliards de dirhams. |
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