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N° 306
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Hommage à Khadija Rouissi

Permettez-moi de revenir sur un article publié dans l’une de vos éditions de décembre 2007, relatant l’affaire de Ksar El Kébir. Au-delà de l’affaire elle-même, je voufrais m’arrêter sur le débat télévisé, diffusé par la chaîne 2M dans la soirée du 12 décembre, dans le cadre de l’émission “Moubacharatane maâkoum”, et dont le thème a été consacré au “Nouvel ordre moral”. Je vous écris pour réagir et exprimer toute la fierté, l’espoir et la confiance dans la société civile de mon pays, dynamique et ouverte d’esprit. Des sentiments que j’ai sincèrement éprouvés en écoutant l’intervention de Mme Khadija Rouissi, lors de cette émission (où la militante a été d’ailleurs prise à partie par l’un des invités).

Je souhaite rendre hommage au père de Khadija, injustement égratigné au passage, mais aussi aux pères de tous les Marocains, tous ces gens qui défendent l’islam tel que nous l’avons hérité de nos ancêtres. Un islam de justice, de démocratie, de liberté d’opinion, de tolérance, de cohabitation, d’Al Moussamaha...

Nous devons tous être fiers du père de Mme Rouissi, qui a su lui inculquer l’intelligence du cœur, le courage des idées, la générosité dans l’effort, l’ambition de travailler pour l’édification d’un modèle de société moderne, celui que nous aimerions laisser plus tard à nos enfants et aux générations futures, sa générosité et sa vigilance. Nous devons rendre hommage à tous ces pères qui se sont sacrifiés, qui ont consenti beaucoup d’efforts pour nous apprendre à réfléchir, et non pas à réciter par cœur toute la littérature qui leur tombait entre les mains.

Je profite de cette opportunité pour vous remercier et remercier 2M pour le reportage réalisé sur cette même affaire de Ksar El Kébir. Ce qui nous change beaucoup de certains ratages de la télévision marocaine. Enfin quelque chose qui s’oppose clairement au discours de certains obscurantistes !

Hassan K. Farid, Vienne, Autriche.



Oujda la Marocaine

Mardi 11 décembre 2007. Un jour à retenir pour tous les Oujdis. Non, Oujda n’a pas été choisie pour accueillir l’Exposition internationale. Sa candidature n’a d’ailleurs jamais été présentée par notre gouvernement. Non, depuis ce jour, les Oujdis se sentent plus Marocains que jamais et Oujda fait désormais officiellement partie du Maroc. La preuve : l’ouverture d’un hypermarché Marjane dans la ville.

El Mehdi El Mossali, Oujda.



Le gâchis du HCME

Une fois de plus, les responsables du dossier des citoyens marocains de l’étranger (CME) ont laissé échapper une occasion pour mettre en place un véritable Conseil au service de ces derniers. Après un ministère sans budget et sans vision, on leur sert un Haut conseil des Marocains à l’étranger sans âme et sans contenu. Depuis l’annonce de sa composition, les protestations ne cessent d’affluer, tant sur la forme que sur le fond de l’initiative. Après deux années de soi-disant consultations, l’installation d’un Conseil transitoire et qui n’a rien de représentatif, sur proposition de l’équipe du CCDH, sonne comme un constat d’échec pour cette institution. Quel gâchis ! Puisque ni les répartitions géographiques, sociodémographiques, socio-économiques, intergénérationnelles, ni la parité, n’ont été respectées dans la constitution de ce Conseil, il y a lieu de s’interroger sur la stratégie de l’équipe du CCDH, si stratégie il y a. Certes, faire l'unanimité n'est jamais chose facile, mais il était possible de réunir une grande majorité de Marocains de l’étranger, de différentes sensibilités politiques et culturelles, autour d’un concept fédérateur sans que personne ne se sente exclu. Ce qui est certain, c’est que l’équipe nommée n’aura pas un discours audible et sera incapable de proposer des mesures efficaces. Il ne s’agit pas là d’un procès d’intention, mais d’un simple constat. Les CME constituent aujourd’hui un capital humain dont l’apport économique est de plus en plus important. Ils méritaient mieux qu’un Conseil sans objectifs et sans stratégie. À nos responsables de rectifier le tir en introduisant un débat démocratique, responsable et porteur d'alternatives.

Saïd Charchira, Düsseldorf, Allemagne.



Mohamed Guessous, l’oublié

Fidèle lectrice de votre hebdomadaire, j’étais un peu attristée en consultant, sur votre dernier numéro (TelQuel n° 304-305), la rubrique dédiée aux regrettés disparus de cette année. J'ai remarqué amèrement que le nom de feu Mohamed Aziz Guessous, décédé le 5 janvier 2007, n'y figurait pas. Cet homme a beaucoup donné au monde audiovisuel marocain depuis sa création, avant d’être, hélas, oublié de tous. Étant sa veuve, j’aurais espéré que TelQuel ne passe pas son départ sous silence, comme les autres l’ont fait.

Mouna Guessous, Rabat.



Erratum.

Dans un article publié sur nos colonnes (“L’opportunité du bio”, TelQuel n° 302), la citation suivante a été attribuée par erreur au Professeur Abdelmalek Boutaleb, enseignant à l’Ecole d’agriculture de Meknès : “La certification d’Etat sera gratuite et des subventions seront même allouées aux agriculteurs qui veulent faire du bio”. Nous nous en excusons auprès du Professeur Boutaleb et de nos lecteurs.
 
 
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