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Pages coordonnées par Maria A. Daïf
La semaine.
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La chorégraphie Osé,
de Herwan Asseh.
(DR)
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Danse. Ça marche !
En avant, toute ! Pour la troisième fois, la Compagnie Anania donne le tempo dans une étourdissante traversée du désert de la danse contemporaine au Maroc. Donner sens à un art souvent incompris, cest la feuille de route du festival On marche !, qui battra le pavé dans tout Marrakech du 14 au 26 janvier, avec pour premier mot dordre la proximité. Du Théâtre Daoudiate au Palais El Badii, de lEcole supérieure des arts visuels à la Place Jamaâ El Fna, du rond- point de la Poste à Dar Bellarj, quelque 600 bipèdes curieux sont attendus |
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| chaque jour de pied ferme par un bataillon dartistes venus du Japon, de Côte dIvoire, de Corée du Sud, de France, dEspagne ou de Grèce. À travers leurs créations (S)he, Vis ! Jy lance, Danse Nord, La Robe de Tantale, Aïta, nos rares grands chorégraphes nationaux Brahim Sourny, Saïd Aït El Moumen, Taoufik Izzediou, Meriam Jazouli, Mouna Sekkat et Bouchra Ouizgen - prouveront quen dépit du manque daide et de considération, ils se lèvent et marchent. Pour preuve que le manque suscite la créativité, le concept Danse flappart exprime avec minimalisme ladaptation à la danse sans salle, sans plancher, sans projecteur et sans son. De quoi donner tout de même envie dinitier de futurs disciples, via le programme Mommarche, qui invite les enfants à découvrir la danse dans un labyrinthe semé dateliers déveil aux sens : dégustation, musique, massage
En parallèle, des ateliers sur la création chorégraphique hip hop ou la découverte du Taï Chi Chuan, en plus de projections quotidiennes de trésors de la Cinémathèque de la Danse. |
Sortie. To bee or not to bee
Cest une histoire à vous faire saliver même sans popcorn. Jeune diplômé de la ruche, Barry B. Benson broie du noir à lidée de son unique perspective dembauche : la fabrique de miel Honex. Découvrant que tout le fruit de son labeur est détourné par les patrons (les humains), la jeune abeille rebelle décide dintenter un procès à lespèce humaine
À défaut de prouesses visuelles, cette nouvelle friandise en 3D ny va pas avec le dos de la cuillère dans lubuesque des situations et le piquant des réparties, marqués de la patte de lhumoriste culte américain Jerry Seinfeld. En version française, cest notre Gad Elmaleh national qui sy colle pour incarner la star à rayures, tout droit sortie des mêmes studios que Shrek et Madagascar. Après tout, si Bee Movie (Drôle dabeille), de Simon J. Smith et Steve Hickner, est le film rêvé pour que vos bambins butinent leurs premières réflexions sur le capitalisme et la biodiversité. Volez-y décomplexé : il ny a pas dâge pour une bonne dose dapiculture !
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Cinéma. Des courts qui en disent long
Que les Meknassis amateurs de Septième art se réjouissent : lInstitut français de Meknès organise une soirée dédiée au court-métrage marocain. À laffiche, quatre jeunes réalisateurs qui ont fait leurs preuves. Bien plus quune simple projection, la soirée propose des rencontres- débats avec les réalisateurs. Bousselham Daïf présentera, dans sa ville natale, son court-métrage Mannequin et Ali Tahiri son deuxième court, Dog Day. Au programme également le court-métrage doublement primé à Tanger de Mohamed Mouftakir, Fin de mois. Quant à Goutte à goutte de Rachid Zaki, il sera projeté en présence de lactrice Houda Sidki.
Jeudi 17 Janvier à 20h, IF de Meknes.
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Concert. Pour ses cordes vocales !
Deux ans après son symbolique test de dépistage du sida au siège casablancais dOpals (Organisation panafraicaine de lutte contre le sida), et dix mois après son hypersonique concert tangérois pour le lancement de Cap-Radio, Haïfa Wehbe revient parmi nous, et y met les formes. Bête de sexe beyrouthine et bête noire des moujahidine, la bimbo bling bling de Rotana, également ambassadrice de lassociation de prévention contre le sida Ruban rouge, se trémoussera sur la scène du Mégarama le 18 janvier, sous les auspices dAct up Communication. Cest 1000, 1500 ou 2000 DH quil faudra débourser pour mater et/ou écouter lex-miss Sud-Liban qui sait tout faire mannequinat, ligne de bijouterie, TV réalité et même chanter ! Ce quon avait un peu oublié, tellement ses photos sont plus téléchargées que ses chansons. Et pourtant ! Après Howa el Zaman et Baddi Aish, la sulfureuse aux traits tirés, (pourtant) élue parmi les 50 plus belles femmes du monde par People Magazine en 2006, vient de sortir Baby Haïfa
réservé aux moins de 12 ans. Pour la bonne cause ! |
Festival. See, Souss and ciné
Dans la ville dAgadir, du 23 au 26 janvier prochains, il ne sera pas question que de coquillages et crustacés... mais de Septième art et dimmigration. Depuis 2003, pour la cinquième édition, la capitale du Souss se fait une toile géante avec le festival Agadir-Ciné, Cinéma et Immigration, où se côtoient professionnels du cinéma national et international et grand public. Un regard plus artistique sur limmigration en somme. Au programme cette année, des longs métrages comme Il était une fois dans loued, (2005) de Djamel Bensaleh, Argana, de Hassan Rhanja, Adieu mères, de Mohamed Ismaïl et Où vas-tu Moshé ?, de Hassan Benjelloun. Sur grand écran, à Agadir également, des documentaires marocains et étrangers : Aller simple, de Hicham Abderrahim, Marokko Swingt, de Barbara Den Uyl. Côté courts, Mon foulard, ma liberté..., de Mourad Boucif, Rendez-vous au Paradis, dEl Houcine Oilil, entre autres petites perles du Septième art. |
Arts plastiques. Belkahia, le retour
Farid Belkahia fait sans conteste partie du cercle fermé des artistes-peintres marocains les plus cotés et les plus prestigieux. Peu exposé au Maroc depuis quelques années mais pourtant prolifique, son oeuvre a traversé les époques sans prendre une ride. Dans son antre marrakchi, lobsession et la maîtrise du signe (le cercle et la flèche) et de la matière (cuivre, peau, henné) ne lont jamais quitté, faisant de lui lun des maîtres du genre. Son travail remarquable sur la mémoire et la tradition à mille lieux de lexotisme, son souci de la précision, son exploration permanente de nouvelles techniques, la transmission de son savoir-faire (ateliers, Ecole des Beaux-Arts de Casablanca dont il a été le directeur de 1962 à 1974) font de lui lun des sages de la peinture marocaine contemporaine. Il fait son grand retour dans sa ville natale.
À La Matisse Art Gallery, Marrakech, jusquau 18 janvier.
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Cinéma. Tanger forever
Le roi a dit oui. Le Festival du cinéma national sera désormais domicilié de manière permanente (et annuelle, sil vous plaît) à Tanger, qui a déjà abrité les deux dernières éditions (2005, 2007). La décision royale répond à un vu formulé par le Centre cinématographique marocain (CCM), mais aussi par lensemble des professionnels, médias compris. La ville du Détroit a accueilli à elle seule le tiers des éditions du Festival. Trois sur neuf, donc, avec une première édition (1995) marquée par léclosion de nombreux talents, les Ayouch, Aoulad Syad, Ulad Mohand, Lakhmari, etc. A chaque fois, Tanger a fait mieux que les autres villes (Casablanca, Rabat, Marrakech, Meknès, Oujda) qui ont ouvert les bras à ce Festival jusque-là nomade. Le cinéma marocain, dont le renouveau est certain, ne pouvait rêver meilleur cadre. |
Musique utile. Mazagan lenchanteur
Ils se donnent à fond pour la musique
et pour la bonne cause. Après lopération Smile à Casablanca en 2006 à laquelle ils ont participé, Mazagan vont remonter sur scène pour joindre lutile à lagréable. Cette fois, le concert est destiné à récolter des fonds pour construire un centre dhébergement au profit des enfants des rues de Fès. Les six artistes humanitaires, originaires dEl Jadida, senvoleront le 14 mars pour Dieppe (France) où ils donneront un concert 100% fusion aux sonorités groove-chaâbi et reggae sur des textes en darija, anglais et français... Actu toujours, la sortie de leur tout dernier album, Yen a marre. Marre de quoi ? Réponse de Mazagan, dans les bacs, le 15 février (Maroc) et en mars (France).
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Humeur.
Vers solitaires
Les poètes ne meurent jamais, disait un poète, justement. Ils font pire, ils vieillissent, na-t-il pas ajouté. Bien dommage. Le choc aurait été moins violent à la vue de la Une de lEconomiste du 2 janvier. Lécrivain Abdellatif Laâbi, en couv, dédiait un poème aux lecteurs du quotidien de la finance. Vérification faite, lEconomiste ne tentait pas de concurrencer lOpinion des jeunes en lançant un Opinion des vieux poètes disparus. Ceût été trop beau. Laâbi souhaitait tout bêtement la bonne année aux lecteurs du quotidien. En quelques vers écrits sur un coin de table, entre la poire et le fromage, des rimes ne mangeant pas de pain. Du light, de la poésie weight watchers pour amatrices de laitue. Juste histoire de marquer le coup, comme un tic de fin dannée. Une carte de vux, en résumé. Pacifique comme une trêve de Noël, respirant bon la paix, lespoir, les fleurs, les oiseaux et aucune femme. Petite vague de joie pure puisses-tu éclairer dun sourire le visage esquissé de chaque destinataire de ces lignes !, espère Laâbi pour tous les lecteurs. Le Papa Noël ne laurait pas mieux dit. Hélas, le gentil vu de lécrivain a été égaré dans la rubrique De bonnes sources, en queue de journal. Incongru, entre un flash sur la hausse des accidents de la route et une brève sur le transfert de compétences entre dobscures agences gouvernementales. Le Message in the bottle dans toute sa splendeur... |
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Tournage. Sciences politiques
Après trois courts-métrages et quatre téléfilms (2M), Mohamed Chérif Tribak vient dachever le tournage de son premier film de cinéma entre Tétouan, Chaouen et le campus de Martil, dont il a lui-même usé les bancs. Cest donc un peu son histoire quil raconte dans Entre parenthèses, sur lapprentissage politique des étudiants dans les années 90. Co-écrit en 2003 avec Hicham Falah et Aziz Kanjaâ, le scénario a reçu de nombreux soutiens au développement, voyageant dAmiens à Salonique et de Namur à Cannes, sans pour autant attirer de véritables coproductions étrangères. Avec un budget de 3 millions de dirhams (dont 2 millions du CCM), Entre parenthèses mettra en scène des acteurs amateurs tétouanais castés lors dun atelier de théâtre. |
Show devant
Quand les animateurs de 2M décident de verser dans lhumour, ça donne le one man show de Samid Ghailane, présentateur vedette de lémission pour jeunes Ajiyal
Pour plus de précisions, rendez-vous au Mégarama de Casablanca le 25 Janvier prochain, où Samid Ghailane présentera une partie de son spectacle. Affaire à suivre.
Ambiance en transe
Triper sur de la musique électro : cest le concept des futures soirées Drum&Baïda dédiées à lart urbain. Premier rendez-vous le 14 mars au Céon club de la corniche à Casablanca, sous le signe
du signe amazigh, thème de la déco, dune expo et dun live de graffeurs. Le tout sur fond de sets break beat, dub électro et drumnbass.
Scénaristes en herbe
Apprenti-scénariste, ça vous tente ? Vous avez jusquau 15 mars pour participer à Scénarios dAfrique, lancé par RFI. Si vous avez moins de 25 ans à cette date, présentez, en solo ou en team, une idée écrite, audio ou vidéo. Et pour joindre lart à lutile, le thème du concours est la lutte contre le sida. Infos : cenariosafrica.org |
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