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Pages coordonnées par Maria A. Daïf
La semaine.
Spectacle. Hymne à Piaf
Ah La môme Piaf ! Piaf dont luvre et la vie ne cessent dintriguer et démouvoir ! La dame en noir continue quarante-cinq ans après son décès à inspirer livres, films... et spectacles. Cest la vie renversante et la carrière fulgurante de cette femme passionnante et passionnée qui a nourri Une vie en rose et en noir, spectacle de Jacques Pessis, dans lequel lécrivain et réalisateur raconte en musique, la vie dEdith Piaf, ponctuant son récit de morceaux immortalisés par la chanteuse, remaniés avec grâce par Nathalie Lhermitte et Aurélien Noël. Un |
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spectacle qui entame sa deuxième tournée mondiale après trois ans de succès et démotions à travers le globe. Et cest à Casablanca que la troupe sarrête, pour une date unique au Mégarama. Pendant deux heures, les spectateurs pourront découvrir et redécouvrir le destin peu commun de celle qui a souffert, aimé, chanté des titres parmi les plus beaux de la chanson française. Ses rencontres les plus poignantes sont évidemment retracées, de son amour mythique pour Marcel Cerdan à laffection et ladmiration quavaient pour elle Yves Montand, Georges Moustaki, Charles Aznavour et bien dautres... Piaf a chanté lespoir dans La vie en rose, la détresse dans À quoi ça sert lamour, et une kyrielle dautres textes qui nont pas pris une ride. Un spectacle qui a déjà bouleversé le public marocain à Marrakech le 1er novembre dernier, et qui revient au royaume pour convaincre le public casablancais le 22 février prochain.
Une vie en rose et en noir, au Mégarama de Casablanca le 22 février.
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Sortie. Célibataire malgré lui
Enfin un film hollywoodien qui raille linstitution du mariage ! Ben Stiller, célibataire endurci, accède enfin à la demande de tous ceux qui lui veulent du bien : il se laisse passer la corde autour du cou. Marié, donc, à la femme de sa vie, une plante belle et intelligente comme dans un songe romantique
Dans un film normal, il ny aurait plus quà guetter le happy end et le baiser final avant de quitter la salle. Les femmes de ses rêves nest pas de cette veine-là. Heureusement. Le jeune couple en lune de miel est une catastrophe multipliée par deux (elle + lui). Le marié séloigne dautant de son épouse quil fait la connaissance, en parallèle, dune autre femme. Et elle est libre, elle. Alors il lui fait une cour effrénée (sans aboutir à ses fins) et fait voler en éclats son couple. Le pauvre, dira-t-on, est perdu entre toutes ces femmes (de ses rêves) aussi belles quimprévisibles. Les femmes de ses rêves ressemble beaucoup à Mary à tout prix, lopus le plus marquant de lassociation entre les frères Farrelly à la manette et Ben Stiller en victime des choses de la vie. Sous des dehors niais, le film, méchamment drôle, est plus intelligent que la moyenne des comédies romantiques de lannée. À consommer sans modération, que vous soyez marié, libre ou engagé !
Les femmes de ses rêves, au Mégarama.
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BD. Ficelle en bulles
Moderne, Guy de Maupassant ! Cest lune de ses nombreuses nouvelles, La Ficelle, dont lInstitut français de Marrakech a choisi de suivre le fil pour ladapter en bande dessinée à laide doutils multimédias. À partir de cette chronique dun village normand, théâtre de la suspicion sociale, douze jeunes tâcheront de créer un scénario, réaliser des dessins, numériser des planches, rédiger des dialogues et apprivoiser un logiciel adapté dans un atelier tenu par Hakim Daigham. Ouvert aux 12-15 ans qui naiment pas que les bulles de chewing-gum.
Le 23 janvier à 15h à la Médiathèque de lIF Marrakech.
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Photographie. Un Marocain à New York
Noureddine Tilsaghani est un Marrakchi avec laccent et tout et tout. Photographe dart bourré de talent, cadreur hors pair, spécialiste de la lumière, il était en 2005 parmi les huit heureux jeunes réalisateurs qui ont suivi la leçon de cinéma de Abbas Kiarostami et Martin Scorsese à Marrakech. Les ateliers lont mené direct à New York en 2006 au Tribecca Film Festival. Un séjour dune semaine que lartiste, un passionné de première, a vécu comme tout ce quil entreprend, intensément. Du séjour, il est revenu avec sous les bras, des clichés à la pelle. New York et les New-Yorkais dans le regard dun Marocain de Marrakech. Presque deux années plus tard, ces clichés, il les réunit dans une expo intitulée Big Apple, tout simplement. Une continuité des deux précédentes : Bamacolors (Mali 2004) et Ecoles coraniques (Maroc 2005). Quand en plus, lexpo emprunte les murs de latelier de lartiste-peintre Moulay Youssef El Kahfaï, transformé en galerie Point&Line, cest que du bonheur.
Galerie POINT & LINE (Atelier My. Youssef El Kahfai) à Marrakech, du 31 janvier au 29 février 2008.
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Tournage. Lappel de la télé
Tournage imminent pour Mohamed Achaour. Primé au Festival de la télévision du Caire pour son court-métrage Percussion Kid, le jeune réalisateur sapprête à réaliser, entre Casablanca et Bouskoura, son premier téléfilm pour 2M, avec Jbila Méditerranée (la boîte de Narjiss Nejjar) aux manettes de la production exécutive. Sur un scénario signé Rachid Hamman (également réalisateur, Prix du court-métrage au Festival national du film 2005 pour Week-end), Lappel de lolivier (titre provisoire) contera la rencontre fortuite entre un jeune ingénieur agronome qui se fait dérober son passeport le jour de son départ pour une nouvelle vie au Canada, et la sur du voleur, de retour, elle, du Canada au bled. Un road movie aux accents de comédie dramatique, qui rassemblera Driss Roukhe (Babel), Fahd Benchemsi (Les Anges de satan), Meryem Raoui (Moroccan Dream) et Hassan Skalli (Adieu forain). |
Expo. De limage à la poésie
Mohamed Kacimi et son uvre qui brise les frontières entre figuration et abstraction. Tibari Kantour, lenchanteur, dont linventivité na dégale que la poétique de ses matières. Rachid Koraïchi, lAlgérien, fasciné par le soufisme et le trait dans les vieux manuscrits et talismans. Houssein Miloudi, raffiné, méthodique et libre à la fois. Gérard Titus-Carmel qui n'en finit pas de s'interroger sur le dessin, la peinture et l'art
Ce ne sont pas moins de 14 artistes-peintres singuliers qui ont été réunis par la galerie Rê pour une exposition intitulée La parole peinte, de limage à la poésie. En parallèle à lexpo, des livres dauteurs arabes ou européens illustrés (peinture, dessins, gravures, lithographies) par ces mêmes peintres sont présentés comme une tentative de réponse à cette question : que partagent le peintre et le poète ?
À la Galerie Rê à Marrakech, jusquau 10 février.
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Festival. Tétouan XIV
Et de quatorze ! Le Festival international du cinéma méditerranéen déclinera son programme, du 29 mars au 4 avril, à Tétouan. Le rendez-vous a déjà opéré plusieurs mues. Désormais annuel, et doté de prix, le Festival continue, dêtre conduit par une fondation dont la présidence restera entre les mains de lancien ministre de la Communication Nabil Benabdellah. Cela se passe bien avec lui, alors pourquoi changer ?, nous a confié notre source. Près de cent films (un record) seront au programme de ce Tétouan XIV avec, jolie idée, la création dun prix du documentaire. En plus des classiques prix pour le long et le court métrages. Tétouan rendra par ailleurs hommage au cinéma tunisien, longtemps locomotive du Maghreb. Même si la sélection des films en compétition na pas été arrêtée, une place de choix sera réservée à un jeune cinéma qui monte, monte : le marocain, tout simplement. |
Spécial. Peur du polar ?
Le polar est à lhonneur à linstitut français de Casa : pendant une semaine, zoom sur le genre, entre projections, rencontres et exposition. Au programme, trois films policiers : Le papillon noir, de Hassan Ghanja raconte les tribulations dun inspecteur chargé de démanteler une bande de trafiquants, Le président, dHenri Verneuil met en scène un Jean Gabin impliqué dans une course aux indices compromettants, et Le mystère de la chambre jaune, de Bruno Podalydès fait planer les doutes sur une étrange tentative de meurtre
Quant aux rencontres, elles seront de taille puisque lInstitut recevra François Guérif et un petit cours dhistoire du polar sera donné par lauteur Jean-Marie Villemont. En avant les frissons !
Du 22 au 26 Janvier à lIF de Casablanca.
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Le livre.
Lorsquen 1942, Clément Duprest quitte un travail de bureau à la Compagnie du métropolitain pour intégrer la préfecture de police, il ne se doute pas que ce nouveau boulot va le mener à vivre de lintérieur lhistoire politique, par la lorgnette des renseignements généraux. Il se donne à fond à la République après avoir servi sans états dâme le régime de Vichy. De la rafle du Vel dHiv à la candidature de Coluche, ce fonctionnaire à la carrière exemplaire est de toutes les compromissions. Discipliné sans être bête, ce roman policier, à lintrigue prenante, nous livre un portrait réaliste des limites du devoir dobéissance. Didier Daeninckx signe là un excellent polar, intelligent et agréable à lire.
Didier Daeninckx, itinéraire dun salaud ordinaire ; Folio.
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Humeur.
Sa Majesté Rania
Rania de Jordanie a réussi à voler la vedette à tout le monde lors de sa visite au Maroc. Trop belle, pour toi, pour moi et pour tous les autres, sans exception. Même pour son mari Abdallah II, tout roi et descendant du prophète qu'il est. Rania réussit même à vous rendre accro à la presse officielle. Elle a donné du charme aux photos des Unes du Matin du Sahara. Des clichés si guindés en temps ordinaire, quand elle n'est pas là, prédatrice prenant mieux la lumière et le sachant pertinemment. Elle semble s'en excuser, d'ailleurs. Rania a épousé un roi de surcroît. Ce sont des petites choses qui arrivent quelques fois aux belles femmes. Rania est reine donc et en porte le titre de manière officielle. ça aussi, on l'a appris dans le Matin du Sahara, où on l'appelle Sa Majesté la Reine Rania. La formule, tout officielle qu'elle soit, sonne bien. Elle semble simple en tout cas, comparée aux LL.AA.RR Lalla Salma et Lalla Meryem, ponctuant la prose du Matin. Un mauvais tirage au scrabble n'aurait pas semblé plus incongru. Rania ne portait pas de caftan, au fait. ça, c'est bon pour une Hillary Clinton en visite diplomatique au Maroc. Pas pour une reine. Rania était vêtue d'une robe noire. Une simple robe noire, mais quelle robe noire ! Comme en rêvent les filles, et même les garçons parfois. Royale. |
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Concert. Zik et saint patron
Le Cactus qui résiste à tout et les représentants meknassis du rap vert et rouge senvolent vers les horizons hispaniques : Darga et les H-Kayne (accompagnés de DJ Key) se produiront le 19 janvier à Majorque dans le cadre de la Fiesta de San Sebastian de Palma. En plein air à la Plaza Del Olivar, le saint patron de Majorque sera fêté aux rythmes de nos deux groupes nationaux, visiblement très appréciés par le public espagnol. Et les Espagnols sont dailleurs très gâtés, puisquils auront loccasion de voir en avant-première Darga et H-Kayne partager la même scène sur le titre Kbala, bientôt écoutable sur le tant attendu nouvel album de Darga. Il faudra au public marocain encore un peu de patience pour apprécier le featuring... |
Squelette prend du poids
Un jeune gars sème la zizanie dans son bled en annonçant quil veut céder son corps à la science : premier long-métrage déjanté de Yassine Fennane, la comédie Squelette, tournée en quinze jours dans la fournaise dAgadir, vient de soffrir lOlivier dor au 8ème Festival du film amazigh de Sétif. Après leffort, le réconfort !
Laroui pour les 7 à 77 ans
Quand Fouad Laroui fait dans le livre denfant, cela donne lEucalyptus de Noël aux éditions Yomad. Illustré par Nathalie Logié-Manche, le livre raconte un souvenir d'enfance : dans le Maroc multiculturel et multiconfessionnel des années cinquante, les enfants attendent les Américains, et Noël ! Du Laroui pur jus.
Let the Sean shine
Cannes avait déjà élu Sean Penn meilleur acteur pour Shes so lovely, de Nick Cassavetes. Onze ans plus tard, licône badboy du cinéma américain engagé, rebelle devant comme derrière la caméra (Into the wild), en sera cette fois le président, du 14 au 25 mai. La promesse dune Croisette moderne et subversive comme on laime. |
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