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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Youssef Ziraoui

“Je ne fais pas de blagues à la télé”

Samid Ghilane, animateur télé
(DR)

Antécédents

1980. Naissance à Rabat.
1999. Réussit le concours de l’ISIC (Institut supérieur de l'information et de la communication).
2001. Recruté à 2M en tant qu’animateur télé.
2006. Se marie.
2006. Anime l’émission Ajial sur 2M.
2008. Prépare son propre one man show.

Smyet bak ?
Khadir Ghilane.

Hayat Lyakat.
Nimirou d’la carte ?

Nimirou d’la carte ?
A 609790.

On vous connaissait animateur télé, et voilà que vous vous lancez dans l’humour. Vous marchez sur les pas d’Arthur ?
Pas vraiment. Tout comme Arthur, je suis animateur télé, mais mes références sont plutôt du côté de Gad Elmaleh et Jamel Debbouze, deux Marocains qui ont réussi à s’imposer en France.

Pourquoi avoir choisi la formule du one man show ?
J’ai déjà fait du théâtre, donc je ne me lance pas dans un domaine qui m’est totalement inconnu. Et puis, dans la vie de tous les jours, je suis un vrai boute-en-train, je fais continuellement des blagues.

Pourtant, à la télé, vous cachez bien votre jeu…
Un animateur télé n’est pas censé faire rire. Prenez Arthur justement : on ne peut pas dire que c’est un grand blagueur à l’écran. Pourtant, son one man show est convaincant.

Vous n’utilisez pas un peu votre notoriété cathodique pour vous lancer dans les spectacles ?
Je ne pense pas avoir une quelconque notoriété au Maroc. Et si je me lance dans l’humour, c’est par passion. Le stand up, c’est un rêve qui est en train de se réaliser.

Vous avez travaillé dans des émissions de sport, de variété… à quand un programme culinaire ?
(Rires) Je pense que mon one man show sera de la grande cuisine.

Ça paye bien, la télé ?
Plutôt. Depuis 2001, quand j’ai été recruté, mon salaire a pratiquement doublé, donc je n’ai pas à me plaindre. D’ailleurs, je ne comprends pas ces personnes qui touchent jusqu’à dix fois le SMIG et qui, malgré tout, trouvent le moyen de pleurnicher..

Vous êtes plutôt du genre coquet. Tout votre argent part dans les fringues ?
Je ne m’intéresse pas trop aux vêtements. Chaque fois, ma femme est obligée de me traîner dans les boutiques, sinon, je n’y pense jamais. En revanche, je suis un grand fan de jeux vidéo et je viens de m’acheter une télé haute définition. À côté de ça, je gâte les gens qui m’entourent.

À bientôt trente ans, vous continuez à animer Ajial, une émission de jeunes. À quel âge comptez-vous arrêter ?
Qui a dit qu’il fallait être jeune pour animer une émission de jeunes ? Cela dit, Ajial est une émission qui va bientôt fêter ses cinq ans, et il n’est pas exclu que son concept soit retravaillé. J’ai soumis un projet de refonte à la direction de la chaîne, qui l’a accueilli favorablement. Ça risque de devenir plus généraliste.

Vous comptez parler de politique un jour ?
À Ajial, nous avons déjà abordé des sujets autrement plus graves, comme la pédophilie. Donc, pourquoi pas la politique ? Mais je n’ai pas l’impression que cela intéresse les jeunes…

Et le citoyen Ghilane a-t-il voté lors des législatives de septembre ?
Je me suis rendu au bureau de vote, mais mon nom ne figurait pas sur la liste. Du coup, je n’ai pas pu voter.

Vous êtes journaliste de formation. Ce que vous faites à Ajial correspond-il à votre métier ?
Le journalisme est un vaste métier. À l’ISIC, j’ai étudié les techniques d’interview, que je mets en pratique dans mon travail. On n’a pas besoin de faire dans le sensationnalisme pour prétendre faire du journalisme.

Vous avez été pistonné pour intégrer la deuxième chaîne ?
Sincèrement, non. Pour tout vous dire, j’y ai travaillé pendant quatre ans en tant que freelance avant d’être titularisé.

Comment vous y avez atterri ?
J’ai passé un casting où nous étions une trentaine à postuler. J’ai été choisi parmi les candidats, suite à quoi, j’ai animé l’émission Rimal. Cela a duré un mois. Puis tout s’est enchaîné. Et malgré quelques égarements, on m’a toujours soutenu.

Ah bon ! Racontez-nous…
Pendant que j’étais animateur radio, il m’est arrivé de déraper, notamment quand je parlais des GUS. Mais mes supérieurs ne m’en ont pas tenu rigueur. Ils ont mis ça sur le compte de la jeunesse.

 
 
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