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Sahara. Tifariti mon amour
Parlement. Rien à déclarer ?
Immobilier. Toits sans loi
Reportage. Des sangliers dans la ville
CAN 1976. À nous la victoire !
Marchés. La peur aux Bourses
Rapport. La CGEM lave plus blanc
Beaux livres. Mémoire à deux voix
Cinéma. Busherie halal
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N° 308
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Abdeslam Kadiri

L'année 2007

Une famille de Gaza, obligée
de cuisiner avec les moyens
du bord.
(AFP)

Palestine. Gaza coupée du monde


La situation est dramatique dans la bande de Gaza. Le territoire palestinien, contrôlé par le Hamas, est au bord d’une crise humanitaire après une semaine de blocus imposé par Israël. L’Etat hébreu s’est dit résolu à maintenir son étau jusqu’à l’arrêt total des tirs de roquettes du Hamas. Faute de fioul, l’unique centrale électrique qui alimente la ville de Gaza a cessé de fonctionner. Les hôpitaux ont été très fortement perturbés par les coupures d’électricité.

Mercredi, des dizaines de milliers de Palestiniens ont forcé le passage en Egypte pour se ravitailler à Rafah. Des hommes armés et masqués ont détruit à l’explosif une partie du mur en béton, situé du côté palestinien de la frontière, et jeté à terre une clôture métallique marquant la frontière elle-même. Confrontés à une pénurie des produits de base, la plupart des Palestiniens sont passés à Rafah et à El Arich, où les prix sont bien plus bas, pour faire leurs courses avant de regagner Gaza. “Ils sont entrés illégalement, mais on n’a pas encore décidé que faire d’eux”, a indiqué un responsable de la sécurité égyptienne à l’AFP. Le dynamitage de la clôture est survenu au lendemain d’une manifestation du Hamas devant le terminal frontalier de Rafah pour protester contre le blocus israélien. Le point de passage de Rafah était fermé en permanence depuis juin 2006. D’après le Hamas, “la situation a échappé à tout contrôle en raison de l’étouffement causé par le bouclage imposé depuis près de huit mois sur plus d’un million et demi de Palestiniens”. Pourtant, mardi, devant les critiques de la communauté internationale, Israël a desserré son étau, autorisant la livraison de quantités limitées de carburant, tout en minimisant les effets du blocus. Le numéro 1 du Hamas, Khaled Mechaal, a de son côté lancé un appel aux dirigeants arabes ainsi qu’à la Ligue arabe : “Vous êtes responsables devant Dieu pour chaque Palestinien qui meurt à Gaza”. Outre le blocus, Israël a multiplié les attaques dans la bande de Gaza depuis le 15 janvier, faisant 37 morts.


Etats-Unis. Le ton monte…

La bataille fait rage entre les deux candidats à l’investiture démocrate. Hillary Clinton a lancé mardi la phase nationale de sa campagne, alors que ses adversaires en sont encore à lutter dans les étapes régionales. L’ex-Première dame s’est rendue à Washington, après le féroce débat télévisé qui l’avait opposée à Barack Obama. De la capitale, elle devait lancer une tournée transcontinentale, la menant en Californie, en Arizona et dans le New Jersey. Depuis l’Iowa, Hillary Clinton l’a remporté au New Hampshire puis au Nevada, où elle a notamment bénéficié du soutien des Hispaniques. Mardi, alors que les Bourses étaient en pleine tourmente, elle a exprimé sa crainte d’une récession longue et profonde. Barack Obama, de son côté, est resté en Californie du Sud où il compte sur l’électorat noir pour remporter une seconde victoire. Quant aux Républicains, ils se livrent bataille en Floride, où John Mc Cain espère damer le pion à Rudolph Giuliani.


Pakistan. Musharraf calme le jeu

En visite en Europe, le président Pervez Musharraf s’est montré rassurant sur la situation dans son pays. Le président pakistanais s’est employé, au cours d’une conférence à l’Institut français des relations internationales (Ifri), à relativiser les risques de déstabilisation de son pays. “L’arme nucléaire ne peut tomber dans de mauvaise mains”, a-t-il assuré. Avant d’ajouter, sur la chaîne d’information France 24 : “S’il vous plaît, ne comparez pas le Pakistan à une république bananière ou à un Etat africain”. Evoquant la menace islamiste, il a tenu à faire la différence entre les “groupuscules” d’Al Qaïda et ceux des Talibans, qui mènent à partir des zones tribales pakistanaises l’insurrection en Afghanistan. Musharraf a enfin répété que les élections législatives du 18 février seront organisées dans la transparence.


Italie. Le gouvernement Prodi sur la sellette

Le chef du gouvernement italien, Romano Prodi, dont la majorité hétéroclite a éclaté avec la défection d’un petit parti, est en mauvaise posture. Il a demandé un vote de confiance du Parlement alors que la plupart des commentateurs privilégient l’hypothèse d’élections anticipées. Si le vote des députés a été acquis, celui du Sénat, jeudi, est loin d’être gagné. En effet, la coalition de Romano Prodi se présente désormais sans majorité, depuis la défection du parti centriste catholique de l’Udeur. En cas d’échec devant la Chambre haute, Romano Prodi n’aura d’autre choix que de présenter sa démission au président italien, Giorgio Napolitano. Celui-ci pourra alors dissoudre le Parlement et convoquer des élections législatives anticipées.


UE. Le plan “écolo” contesté

La Commission européenne a dévoilé mercredi un ambitieux plan d'action contre le réchauffement climatique, un paquet de mesures dont le coût est estimé à “3 euros par semaine et par personne” d'ici 2020. La mesure-phare est l’instauration de “permis de polluer” vendus aux enchères. Ce plan, qui permettrait à l'UE de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% (par rapport à leurs niveaux de 1990) et de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation, a cependant été diversement accueilli. Alors que l’ONG Greenpeace le trouvait “insuffisant, mais sur la bonne voie”, les industriels européens craignent que son coût n'affecte leur compétitivité.



Lu pour vous.
Le krach du dégoût

Myret Zaki, Le Temps, le 22 janvier

Le krach de ce 21 janvier 2008 rappelle, sur les écrans, ceux d’autres époques de l’histoire. Mais il a quelque chose d’unique. Il ne s’agit pas d’une panique ponctuelle suite à un acte de terreur, comme en septembre 2001. Ni du reflet de valorisations excessives suite à l’éclatement d’une bulle spéculative, comme en mars 2000. Cette fois, la chute brutale des cours boursiers se produit alors que les bilans des entreprises sont sains, en dehors des secteurs financier et immobilier.
Ce krach constitue un ajustement à la réalité, depuis que les investisseurs sont conscients que les marchés financiers sont infectés par les titres d’actifs défaillants. Les actions européennes ont abandonné 23% depuis juin dernier. Les investisseurs se débarrassent sans discernement de ce qu’ils peuvent vendre, à commencer par les actions d’entreprises très performantes (...).
Les remèdes des banques centrales n’ont fait qu’aggraver la crise de confiance des investisseurs : avec les injections massives de liquidités dans le système monétaire et les baisses de taux d’intérêt, la masse monétaire a connu sa plus forte croissance annuelle de tous les temps. Du coup, la notion même de papier-monnaie, sorte de chèque sans provisions, perd de sa crédibilité. Corollaire de cette désaffection, les investisseurs se reportent en masse sur les actifs physiques tels que l’or, la terre, l’immobilier et l’infrastructure des pays en forte croissance.



VITE !

Alors que les médias s’interrogent sur son éventuelle union avec Nicolas Sarkozy, Carla Bruni vient de poser en (très) petite tenue pour un magazine espagnol DT. Le seul cliché révélé montre l’ex-mannequin italienne nue… une bague à l’annulaire de la main gauche.


France. Un “plan banlieue” contre le chômage

Le gouvernement français a lancé mardi les contours d’un plan destiné à résorber le chômage des jeunes dans les banlieues. Baptisé “Espoir banlieue”, ce plan promet la création de 45 000 emplois en trois ans.
La secrétaire d’Etat à la ville, Fadela Amara, a dit vouloir “concentrer les moyens” de ce plan sur une centaine de quartiers, sur les 300 qui avaient été touchés par les émeutes de 2005. Près de cinq millions de personnes vivent dans les quartiers défavorisés en France. Amara veut croire que les mécanismes de ce “plan Marshall” réduiront de “40 % le chômage des jeunes”. “Je ne veux plus de territoires perdus pour la République, je ne veux plus de trouille dans nos quartiers populaires”, a-t-elle lancé. Mais les ambitions de ce plan ont été fortement revues à la baisse depuis que le président français a annoncé “que les caisses de l’Etat étaient vides.”

 
 
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