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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Youssef Ziraoui

“Je suis célèbre, donc j’existe”

Bigg, rappeur
(DR)

Antécédents

1983. Naissance à Casablanca.
1996. Baptême de la scène au Centre culturel de Sidi Belyout.
2003. Obtient un DEUG de droit à la faculté de Mohammedia.
2006. Sortie de l’album Mgharba Tal Mout.
2008. Lance son label, Production Bigg.

Smyet bak ?
Zakaria Ben Mohamed.

Smyet Mok ?
Naïma Bent El Bachir.

Nimirou d’la carte ?
BJ 321165.

Alors, vous quittez le label Clic records. L’idylle est finie ?
Oui, complètement. Je ne voyais pas le bout du tunnel. Cela fait bientôt un an que j’attends la sortie de mon deuxième album, mais ça tardait. En fait, ma relation avec Clic records ne m’apportait rien si ce n’est du stress.

Du coup, vous créez votre propre label. C’est pour tout garder pour vous ?
C’est d’abord pour pouvoir m’auto-produire. Mais avant tout, je souhaite régler quelques détails juridiques. Je produirai par la suite d’autres artistes.

Vous comptez devenir le Dr Dre du rap marocain ?
Se comparer à Dr Dre est un peu prétentieux. Je veux juste devenir un vrai producteur, qui sait dénicher des talents et leur donner les moyens de se faire connaître. Je pense pouvoir y arriver, incha allah.

Vous n’êtes plus tout jeune. Pourtant, vous vivez toujours chez vos parents, vous ne voulez pas couper le cordon un jour ?
Je resterai chez mes parents jusqu’à ce qu’ils acceptent que je m’en aille. Pour tout vous dire, j’ai des raisons personnelles de ne pas les quitter.

Vous pensez quoi du rap “taqlidi” de certains de vos confrères ?
C’est une manière comme une autre de s’exprimer. Mais moi, je préfère utiliser un langage cru.

Cela fait quoi de rouler en Classe S ?
Ça fait plaisir quand il fait chaud, parce qu’elle est climatisée. Avant, avec la BMW, c’était pas trop ça (Rires).

Quand vous brûlez un feu rouge, les flics ferment les yeux parce que vous êtes une star ?
Ça dépend des fois. Mais personnellement, je n’aime pas graisser la patte aux policiers. Quand je suis en infraction, je paye mes amendes.

C’est un peu normal, vous avez les moyens…
Quand on a les moyens de faire une infraction, on devrait avoir les moyens de payer la contravention.

Vous aimez bien flamber, vous ne seriez pas un peu “bling bling” ?
En fait, j’aime bien vivre. Pourquoi se priver quand on peut s’offrir de belles choses. Et puis, je ne suis pas dans le paraître. Le plus important pour moi, c’est que ma mère puisse rouler dans une belle voiture. D’ailleurs, ma voiture est en vente, si vous connaissez quelqu’un qui souhaiterait l’acheter…

Avec les filles, ça se passe comment ?
Avant, j’étais un coureur de jupons. Maintenant, ce sont les jupons qui me courent après. Mais je suis engagé depuis un moment.

Vous êtes du genre romantique ?
ça dépend avec qui. Avec vous, par exemple, je ne le serai pas. Mais il m’arrive d’offrir des fleurs, sans pour autant qu’il y ait une occasion.

Vous êtes au courant qu’il y a des blagues qui circulent à votre sujet ?
Ah bon ? De quel genre ?

Je vais vous en raconter une : “Vous savez où a disparu Maddie ? Non ? Eh bien, elle est dans le ventre de Bigg”…
Ouais, on Maddie ça (Rires). Disons que ça me fait plaisir. Si on raconte des blagues sur moi, c’est que je suis célèbre, que j’existe.

Vous avez chanté lors d’un meeting de l’USFP. Vous accepteriez de le faire pour le PJD ?
Si le cachet suit, pourquoi pas.

Pourtant, vous vous dites opposé à leurs idées. Vous êtes un mercenaire de la chanson ?
Non. Je pense que l’un n’empêche pas l’autre. Quand je suis sur scène, je défends mes propres idées, qui sont dans mes chansons. Je ne chante pas Mersoul El Hob.

Votre tante Milouda Hazeb a signé le fameux Appel à tous les démocrates lancé par Fouad Ali El Himma. Vous comptez lui emboîter le pas ?
Je ne suis pas l’actualité, donc je ne sais pas trop ce que fait ma tante. Personnellement, je ne compte pas me joindre à l’appel. Par contre, El Himma peut rejoindre mon groupe de fans sur Facebook (Rires).

 
 
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