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Par Fahd Iraqi
Lannée 2007
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Le siège casablancais
du groupe Addoha.
(AIC PRESS)
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Immobilier. Petites affaires entre grands concurrents
Les deux géants de limmobilier, le groupe Addoha et le groupe Jamaï, viennent de racheter fifty-fifty la société Biladi. Cette entreprise saoudienne, qui doit ses titres de noblesse à la réalisation du projet Ryad Al Andalous à Casablanca, est également présente dans dautres projets très prometteurs à Marrakech et Azemmour. Pour réaliser cette acquisition, les deux groupes ont, à les en croire, mis leurs efforts en commun. Contrairement à ce qua pu raconter la presse, il ny a jamais eu de bataille entre les deux groupes pour cette |
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| acquisition, explique Hassan Ben Bachir, conseiller du président dAddoha, comme pour balayer les rumeurs qui circulaient quelques jours avant lopération. En effet, le marché se faisait lécho dun éloignement du groupe Chaabi de ce deal, alors quil était bien parti pour devenir le partenaire des Jamaï. Pourtant, même du côté dYnna Holding, on nie en bloc : Aucune transaction nétait en négociation avec le groupe Jamaï, assure une source autorisée du groupe Chaabi. De toute manière, quand bien même ce deal lui aurait échappé, Lhaj Miloud a toujours de quoi se consoler. Il vient de soffrir lex-siège social de la Régie des Tabacs à Casablanca. Situé dans un quartier résidentiel de la métropole, ce terrain devrait à priori servir à un projet immobilier de haut standing. |
LOA. Les conseillers révisent leurs comptes
Serait-ce la hausse subite du montant de leurs propres loyers qui aurait attiré lattention des élus de la Deuxième chambre sur laugmentation de la TVA sur le leasing ? En tout cas, ils font tout un tapage autour de la question. La Commission financière de la Chambre des conseillers sest même fendue dune lettre, où elle interpelle le ministre des Finances et le directeur général des impôts pour revenir sur cette décision, contenue dans le Budget 2008
voté par cette même Commission. Les représentants assurent néanmoins avoir obtenu toutes les garanties, lors de lexamen de la Loi de Finances, pour que cette hausse de la TVA - sur limmobilier et les opérations de leasing - nait pas deffet rétroactif. Or, la hausse de TVA sur le leasing na rien de rétroactif, puisquelle ne sest appliquée aux loyers quà partir de janvier 2008. Encore plus caricatural : les conseillers vont jusquà menacer de bloquer le prochain Budget si le département des Finances nannule pas cette hausse
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Financement. 2 milliards pour Veolia
Troisième gros emprunt local pour Veolia Environnement Maroc. Cette semaine, la filiale du groupe français vient de lever 2,1 milliards de dirhams auprès de 7 banques de la place : BMCE Bank, Attijariwafa, Banques Populaires, BMCI, SGMB, Crédit du Maroc et UMB. Cet emprunt sur 15 ans (2008-2023) est mobilisé à travers les deux filiales de Veolia Environnement Maroc, Amendis et Redal. Les fonds serviront au financement des projets entrepris par le groupe : dépollution de la baie de Tanger, assainissement de Tétouan, de la zone touristique de Tamuda Bay et de Rabat. Le groupe prévoit aussi de se lancer dans la gestion des transports publics (il est dailleurs candidat pour la gestion des autobus à Rabat) et porte un intérêt particulier à la collecte des ordures ménagères et au traitement de déchets. |
Acquisition. SNI entre dans la Somed
Objet des rumeurs les plus folles depuis des semaines (entre acquisition dAkwa group et désengagement de Wana), suspendue de cotation depuis mercredi, la SNI a finalement levé le voile sur son opération stratégique. En fait, elle vient de racheter (pour 1,24 milliard de dirhams) près de 33% du capital de la société maroco-émiratie, la Somed. Les compagnies dassurances nationales se sont complètement désengagées, alors que le fonds dAbu Dhabi a réduit sa participation, confie une source du holding royal. Pour les observateurs, cette prise de participation vise dabord à prendre pied dans le secteur du tourisme. Cest lun des relais de croissance que vise le holding royal, et dans lequel Somed est fortement présent, analyse un banquier daffaires. Le portefeuille de participations de Somed ne serait donc que la cerise sur le gâteau. |
Tourisme. Le Maroc double la Tunisie
Avec ses 7,45 millions de touristes en 2007, le Maroc fait pour la première fois mieux que la Tunisie qui a vu défiler sur son sol 6,7 millions de touristes seulement. Toutefois, en termes de nuitées, la Tunisie reste devant, enregistrant des chiffres plus de deux fois supérieurs à ceux du royaume (37,4 millions de nuitées contre 15,8 pour le Maroc). Explication : le nombre des visiteurs du Maroc inclut les MRE, qui ne logent pas forcément dans des établissements hôteliers. Le Maroc prend sa revanche au niveau des recettes de voyage, avec ses 4,8 milliards deuros, soit près de trois fois plus que le pays de Ben Ali (1,7 milliard deuros). Mieux encore, les revenus du tourisme au Maroc nincorporent pas les transferts des MRE. |
MRE. Une manne à se partager
La Banque africaine de développement (BAD) vient de rendre publique une étude sur létat des flux financiers issus de la diaspora de quatre pays, dont le Maroc. On y apprend que quatre banques se partagent 85% du marché des migrants, grâce à une stratégie dimplantation ou de représentation directe dans les principaux pays émetteurs. Autre découverte encore plus importante : 34% du total des envois sont réalisés par des sans profession. La manne des MRE, devenue tellement importante, commence même à intéresser les banques européennes. La Caisse d'épargne française va ainsi mettre en place un compte épargne co-développement dès le mois davril prochain. Ce nouveau produit, assorti dincitations fiscales, est destiné à favoriser l'épargne chez tous les immigrés vivant dans lHexagone et à financer des projets d'entreprise dans leurs pays d'origine. |
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Pendant ce temps, le peuple
Buffet du terroir
Entre deux canapés au caviar de beluga de la Mer Caspienne et une lampée de champagne Taittinger, Aziz fait tinter sa flûtte, pour prononcer un mot à ladresse de ses convives : Aujourdhui, nos députés ont adopté un projet de loi qui me tient à cur : la loi portant sur les signes distinctifs dorigine et de qualité des denrées alimentaires et des produits agricoles et de la pêche. Hourah, hourah !, exultent les hôtes alléchés par cette mise en bouche. Aziz met le holà dun geste de la main, avant de poursuivre : Cest une révolution dans la valorisation de nos produits du terroir, avec lintroduction des notions dAppellation dorigine (AO), dIndication géographique (IG) et de Label agricole (LA) contrôlés. Place alors au buffet. Le clou de la soirée. Une sorte de benchmark culinaire, où nos plus célèbres produits du bled se mesurent aux fameuses appellations mondiales.
Entrée. Huile dargan contre vinaigre de Modène. Lavantage de la première est de passer même avec le mehrach du matin.
Plat principal. Khlie du sardi de Kelâat Mgouna vs jambon de Parme. Deux coups de cornes à zéro.
Boisson. Le gris de Boulaouane 2003, contre Mouton Rotschild 1946. Là, 62 années de SMIG séparent les deux ivresses.
Dessert. le melon de Cavaillon humilie nos vaillantes clémentines de Berkane. Mais en digestif, le haschich de Kétama bat tous les cognacs à plate couture. Malheureusement, nos députés ne lont pas prévu sur la liste des produits du terroir
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OFF.
À peine le dossier avec les céréaliers bouclé, le ministre de lAgriculture, Aziz Akhannouch, sest penché sur un autre grand chantier. Il vient de signer un contrat-programme avec la Fédération des opérateurs de lindustrie sucrière, affiliée à la CGEM, pour impulser une nouvelle dynamique à ce secteur. Le hic : tout le secteur sucrier peut se résumer à un seul opérateur, la Cosumar, filiale de lONA.
Altadis Maroc vient dengager une réflexion pour la refonte de tout son réseau de distribution, qui compte pas moins de 21 500 débits de tabac. Lobjectif serait de fluidifier davantage le processus et daméliorer la transparence. Cest aussi loccasion pour le producteur de tabacs, pratiquement tombé dans lescarcelle de British American Tobacco, de relancer sa filiale Logesta, qui devrait se positionner dans lactivité logistique. |
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