Politique. Objectif 2009
Mahjoubi Aherdane. "Je suis un exemple à suivre"
Santé. L'hôpital qui tue
Internet. Blogs à part
Elections US. Hillary, Obama et les autres...
Derb Ghallef. Un marché pas si informel
Débat. Islam, esclavage et servitude
N° 309
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.

E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 22 05 63). Lettres (28, avenue des FAR, Casablanca).



Fous de foot.
“Le minaret est tombé ? Pendez-le barbier !”


Ce vieux dicton bien de chez-nous résume parfaitement l'état d'esprit des journalistes sportifs marocains après l'élimination au Ghana. Comme un seul homme, ils se sont rués sur l'entraîneur national Henri Michel, accusé de tous les maux dont souffrent les fameux “Lions de l'Atlas”. Un déluge de mots virulents et de qualificatifs au vitriol se sont abattus sur le pauvre Michel. Des fois, on a même frôlé le propos raciste !

Il s'agit pourtant du même Henri que les chroniqueurs nationaux ès-foot ont encensé il y a à peine quelques mois, lorsqu'il est revenu - par la grâce d'on ne sait quel miracle fédéral - aux commandes de la sélection. C'est également ces mêmes journalistes qui ont littéralement descendu Baddou Zaki – avant et après l'élimination en Tunisie. Plus tôt, en 2004, Zaki avait été élevé au rang de héros national par cette même presse. C'est encore eux qui avaient salué le sens patriotique et le courage de M'Hamed Fakhir quand il a pris au pied levé les rênes du club Maroc, avant de le taxer de frilosité tactique, voire d'incompétence technique. D'ailleurs, Fakhir en avait tellement gros sur le cœur qu'il a préféré prendre le large vers le nord du royaume, loin des effluves acides de l'axe Rabat-Casa. Certes, Henri Michel a été un tantinet provocateur lors de sa rencontre avec la presse après le retour du Ghana, notamment quand il a invité son auditoire à se poser la question sur les raisons de notre incapacité à gagner le trophée africain depuis plus de 30 ans. Il n'en demeure pas moins que la littérature pondue par nos journalistes sportifs ces derniers temps laisse pantois devant tant d'irresponsabilité, tant de désinformation et tant de violence verbale. Le temps n'est-il pas venu pour ces honorables chroniqueurs de se remettre un peu en question ? De douter un peu ?

Menem El Amrani,
Doha - Qatar.



Erratum.

Le chambellan Brahim Frej est toujours en vie, contrairement à ce que nous annoncions dans le dernier numéro de TelQuel (dossier “Le système des palais”, p.43). Nous nous excusons auprès de la famille Frej, et de nos lecteurs, pour cette malencontreuse erreur, due à une confusion avec Abdelfettah Frej, ancien secrétaire particulier de Hassan II, mort en 2005.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés