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N° 310
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

La Minurso ne tire aucune gloire
des actes de vandalisme
commis par ses membres.
(AFP)

Sahara. Tempête diplomatique


Lors de sa visite au Maroc, Peter Van Walsum, l’envoyé de l’ONU pour le Sahara, a longuement évoqué avec les officiels marocains l’affaire des sites archéologiques sahariens vandalisés entre 2006 et 2007 par des membres de la Minurso. “Il s’agissait pour lui de corriger la mauvaise interprétation qui a été faite des propos de Julian Harston, le chef de la Minurso”, nous a expliqué un observateur. Le 31 janvier, Harston avait présenté des excuses pour les actes de vandalisme commis par des officiers de la Minurso, sans désigner nommément le
destinataire de ces excuses. Plusieurs journaux avaient cependant écrit qu’elles étaient destinées au Polisario. Chose qui suscitera le courroux de la partie marocaine. D’autant plus que dans la foulée, des journaux algériens avaient publié des informations selon lesquelles l’UNESCO s’était engagée à restaurer les sites endommagés... à la demande du Polisario. “L’Unesco n’a aucune relation et n’a rien à voir avec le Polisario. Nous sommes en train de constituer une délégation d’experts qualifiés. Et les autorités marocaines seront prévenues de son envoi”, s’est alors empressée de rectifier Muriel de Pierrebourg, la porte-parole de l’Unesco. Contactée par TelQuel à ce sujet, Touria Jebrane, la ministre de la Culture, a fermement condamné ces actes, tout en précisant qu’“avant même la récupération de nos provinces du Sud, le Maroc avait dressé une liste de 18 sites archéologiques situés dans le Sahara (dont celui récemment vandalisé) et appelé à leur sauvegarde”.


El Himma. Slalom royal

Au moment où Mohammed VI profitait d’une visite privée à Courchevel, en France, en pleine saison de ski, l’ancien ministre délégué à l’Intérieur et leader du “Mouvement de tous les démocrates”, Fouad Ali El Himma, s’est déplacé lui aussi, en début de semaine,… dans l’Hexagone. Vraisemblablement pour rejoindre son ami et souverain, d’après certaines sources. L’information, si elle se confirmait, conforterait la thèse d’une complicité durable entre le roi et l’ex-n°2 du régime. En l’absence remarquée de Mohammed VI de la Une du Matin du Sahara, Lalla Salma tenait le rang avec l’inauguration d’un hôpital de jour de chimiothérapie à Rabat.


Oulémas. Connecting people

Les oulémas veulent se reconnecter à la réalité marocaine. Un vaste projet, initié par leur Conseil supérieur, présidé par le roi, veut les impliquer dans la vie des mosquées et le quotidien des citoyens. “Ils vont former tous les imams et prêcheurs du royaume pour les initier à la tolérance et à une approche moderne de la religion”, nous explique une source ministérielle. Concrètement, chaque conseil régional s’occupera des lieux de culte dont il a la charge. Au sein du Conseil supérieur, les réunions se suivent pour peaufiner ce projet d’envergure, mais aussi pour éliminer de la liste les oulémas étiquetés “intégristes”, qui pourraient embrumer les esprits des imams.


Amazigh. Tous pour Illy !

Les associations berbères ne décolèrent pas contre la décision d’un juge du Tribunal de première instance de Larache d’interdire le prénom amazigh Illy, que des parents voulaient donner à leur fille adoptive. Le juge en question a motivé son refus par le fait que ce prénom signifie “ma fille bien aimée”, alors qu’il s’agit d’une enfant adoptée ! “Encore une fois, ce sont de petits fonctionnaires qui veulent imposer leur volonté à tous”, s’emporte Meryem Demnati de l’IRCAM. Dans son rapport annuel transmis au roi, l’institution avait déjà soulevé le problème des prénoms berbères et obtenu l’engagement du ministère de l’Intérieur de ne plus les bloquer.


Rachid Nini. Les temps sont durs

L’annonce de poursuites pour diffamation contre le directeur d’Al Massae a été éclipsée par le montant aberrant des dommages et intérêts réclamés par les deux substituts du procureur de Ksar El Kébir : 5 millions de dirhams au total. Dans la foulée, Rachid Nini a aussi été agressé en plein centre-ville de Rabat. Abordé par trois individus, le journaliste a été blessé à la main à l’aide d’une arme blanche. L’info traitée dans le JT de 2M s’imposait “par solidarité”, selon le directeur de l’information de la chaîne, Taoufik Debbab. TelQuel assure également Rachid Nini de sa solidarité. Dans Al Massae, ce dernier s’interroge sur la coïncidence entre les attaques judiciaires et corporelles contre sa personne.


Raïssouni. Droit dans le mur

L’ancien patron du MUR (Mouvement unicité et réforme) a l'imagination galopante. Dans une tribune parue dans Attajdid du 5 février, il gratifie ses lecteurs d'un subtil commentaire sur l'Appel pour la défense des libertés individuelles. Pour lui, cet Appel n'est que le prélude à d'autres demandes dont le but serait la légalisation des drogues, du mariage homosexuel et de l'inceste, “pour que les frères puissent jouir de leurs sœurs, les pères de leurs filles et les mères de leurs fils”. Raïssouni estime que “les misérables” qui ont signé cet Appel cachent des choses, que les âmes chastes de ses lecteurs ne pourraient deviner. Comme la légalisation de la zoophilie par exemple ?


Cour des comptes. Gabegie de l’Etat

Rendu public la semaine dernière, le rapport annuel de la Cour des comptes révèle nombre de défaillances dans la gestion de onze organismes publics, passés au crible par l’institution dirigée par Ahmed El Midaoui. Parmi les ratés de l’administration pointés du doigt, quelques chiffres-clés se dégagent : la Caisse marocaine de retraites a perdu 92 millions de dirhams en Bourse, la contrebande de carburant pour la pêche représente chaque année un manque à gagner de 26 MDH. Un secteur des pêches non épargné puisque le ministère de tutelle a dépensé 26 MDH depuis 8 ans pour du matériel et des logiciels informatiques non fiables...


Médias. L’Economiste sur tous les fronts

Le groupe de presse Ecomédias lancera dans les prochaines semaines deux magazines mensuels : un francophone de management et d’économie et un arabophone d’informations générales. “Nous finalisons le concept et le recrutement”, nous a expliqué Khalid Belyazid, directeur de développement de l’Economiste. D’autre part, on apprend qu’en plus d’ouvrir son école de journalisme en 2008, le groupe compte également élargir la diffusion de sa radio Atlantic qui n’émet actuellement que sur Casablanca et Rabat. “Nous avons fait la demande auprès de la Haca pour pouvoir toucher les autres grandes villes du pays comme Marrakech, Agadir, Tanger ou Fès”, a ajouté Belyazid.


Debbouze. Un homme bien entouré

Dans un entretien accordé à lci.fr, le 5 février, les auteurs de Jamel Debbouze, la vérité se penchent sur quelques aspects de l’ascension fulgurante du comédien franco-marocain. Marie Jocher et Alain Kéramoal évoquent parmi “les bonnes rencontres”, celles avec Hassan II et Mohammed VI, devenu “ami intime” de Jamel. Les deux journalistes reviennent aussi sur la fascination de Jamel pour les mafiosi. Selon les auteurs de ce livre, la star du stand up aime être entourée de gardes du corps qui ont des allures d’une bande de caïds, dont il serait le chef. Tony Montana, personnage principal (incarné par Al Pacino) du mythique film Scarface, est présenté comme un modèle qui fascine super Jamel.


Boumalne Dadès. Procès reporté

Les dix personnes interpellées pour “outrage au drapeau de la nation” à Boumalne Dadès devront attendre pour être jugés. Le tribunal de Ouarzazate a ordonné le report de l’audience au 21 février à la demande de la défense et en l’absence de témoins à charge. L’audience du jeudi 7 février s’est déroulée dans un climat tendu, après un semi- huis clos. Selon Mohamed Zergouni, membre du comité de soutien et militant de la section de Tinghir de l’AMDH, “on a dû batailler pour être autorisés à assister à l’audience.” Dimanche dernier, un comité de soutien des familles des détenus a été constitué à Boumalne Dadès.


Cécilia Sarkozy. Villégiature fassie

Le week-end dernier, le maire de Fès, Hamid Chabat, a partagé le tajine et le thé avec un couple heureux. L’ex-première dame de France, Cécilia Sarkozy, et son compagnon Richard Attias, ont été les invités du notable, lors d’une visite du couple dans la ville. Une cité que Richard Attias connaît très bien pour y être né et y avoir suivi sa scolarité au lycée Ibn Hazm. Le publicitaire a d’ailleurs déjeuné chez un oncle qui habite toujours dans la maison de la famille. Richard Attias a converti Cécilia à l’amour de la cité impériale, puisqu’elle a déclaré avoir l’attention d’y acquérir une résidence. Un amour qui semble être partagé par Chabat, subjugué par le charme de Cécilia : “Je me verrais bien marié à elle”, nous a déclaré ce dernier.


Histoire. Khattabi père et fils restent en Egypte

Des émissaires du Palais auraient tenté de rapatrier la dépouille de Saïd Khattabi, fils du célèbre Abdelkrim, décédé en novembre 2007 au Caire. L’information nous a été rapportée par une source très proche du défunt. “Saïd Khattabi ayant émis le souhait ferme de reposer aux côtés de son père, en Egypte, la demande (des émissaires du Palais) a été poliment repoussée” , nous a expliqué notre source. Dommage. Au moment où le Maroc célèbre (discrètement) le 45ème anniversaire de la disparition du grand émir du Rif, rapatrier la dépouille de son fils aurait sonné comme le début d’une réconciliation tant attendue avec la monarchie. Partie remise ?


Forum. Accès fermé

Khémaïs Ksila, militant tunisien des droits de l’homme, n’a pu, faute de visa, participer au Forum social marocain tenu à Bouznika du 25 au 27 janvier. Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie parle de “décision arbitraire”, inscrite dans une “coopération policière” entre le Maroc et la Tunisie. Du côté du Forum, on se veut plus nuancé en parlant de problème administratif. Exilé politique en France, Khémaïs Ksila ne possède pas de passeport. La procédure s’avère donc longue avant la délivrance d’un titre de passage. “On s’y est pris tard pour le demander”, concède Kamal Lahbib, organisateur du Forum.


Communales. Les femmes en conclave

Le Mouvement pour le tiers des sièges réservés aux femmes refait parler de lui. Il organise ce week-end un brainstorming pour amender la charte communale et le Code électoral, actuellement objets de discussion entre les partis politiques et le ministère de l’Intérieur. Première station: Marrakech, où les féministes organisent un séminaire ce samedi 9 février. Le Mouvement veut commencer sa campagne très tôt pour ne pas se faire avoir à la dernière minute comme pour les législatives de 2007. Il a du pain sur la planche : “Les femmes ne représentent que 0,5% des sièges communaux”, nous explique Khadija Rebbah, coordinatrice du Mouvement.


Tahar Ben Jelloun. Une croix pour une plume

Le prix Goncourt 1987 a été reçu à l'Elysée avec les honneurs en fin de semaine dernière. Nicolas Sarkozy a décoré l’écrivain marocain de la Croix de Grand Officier de la Légion d'honneur. Le président français serait en fait un fan de la prose de Tahar Ben Jelloun. Lecteur assidu de l’auteur tangérois, il aurait même dévoré son dernier roman (Sur ma mère). Du moins, c’est ce que révélait le ministre français de l'Education nationale, Xavier Darcos, dans l’émission “On n’est pas couché” du 2 février sur France 2. ça ne fera jamais que la deuxième consécration pour Tahar Ben Jelloun, fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1988 par François Mitterrand.


PJD. La morale de Ksar El Kébir

La jeunesse du PJD lance le 16 février sa campagne de mobilisation, consacrée cette année à la moralisation de la société marocaine. Pour Abdelaziz Rebbah, secrétaire général de la jeunesse du parti, “il n’y a pas de rupture entre identité, culture et moralisation de la vie publique”. La campagne, qui devrait durer trois mois, démarrera de Ksar El Kébir. Une manière pour nos islamistes de marquer le coup, après l’affaire du supposé “mariage gay”. Rebbah explique ce choix : “C’est une commune PJD, et nous adressons en plus un message clair. Notre pays doit rester ouvert, mais sans se départir de notre modèle culturel”. Qui est ?



3 questions à Mohand Laenser
[Secrétaire Général du Mouvement Populaire (MP)]


Abbas El Fassi a suggéré, lors de sa rencontre avec les médias, que le MP se serait dérobé des tractations pour la formation de son gouvernement. Quelle est votre version des faits ?
C’est faux. Nous avons eu trois rencontres avec M. El Fassi, en tout et pour tout. Lors de la dernière rencontre, qui n’a duré que quinze minutes, il s’est limité à nous présenter une liste définitive de ministrables qui était, selon ses propres termes, à prendre ou à laisser. Puis, plus rien, il a coupé l’écoute.

Pourquoi le Premier ministre a-t-il fait cette déclaration ?
Certainement pour conforter l’idée qu’il était entièrement maître du jeu lors des négociations. À priori, il l’était effectivement, puisqu’il a été notre unique interlocuteur. Mais on ne peut pas savoir ce qui s’est réellement passé dans les coulisses. Tout ce que l’on sait, c’est que pour d’autres formations politiques, il n’y a pas eu de véritables tractations, mais seulement des propositions qui devaient êtres validées, sans possibilité de négociations.

Comment évaluez-vous le bilan du gouvernement El Fassi ?
On a l’impression que c’est un gouvernement qui n’est pas en début de cycle, mais plutôt en fin de mandat. Au lieu d’affronter les vrais problèmes, il cherche surtout à marquer l’opinion publique par des actions spectaculaires et des sorties médiatiques sensationnelles comme celle concernant le MP.


Violence. Pas de pitié pour les gosses

La violence à l’encontre des enfants n’épargne aucun milieu social : de la famille à la police en passant par l’école, la rue et les institutions de bienfaisance. C’est le résultat d’une étude dévoilée la semaine dernière par le ministère de la Justice. À l’école, la violence est considérée comme une méthode éducative, culturellement admise : 87% des enfants disent avoir été frappés (tuyaux, gifles, coups de pied et décharges électriques). Dans les tribunaux, le rapport relève un autre point critique : si les violences physiques diminuent, elles cèdent cependant la place aux violences psychologiques et sexuelles, en hausse, respectivement, de 15,1% et 7,7%).


Henri Michel. Après le lynchage, le limogeage

Le Maroc devra se trouver un nouveau coach. La Fédération royale marocaine de football a décidé de mettre fin au contrat la liant au sélectionneur français “pour son manque de résultat et son comportement extra-sportif lors de la conférence de presse qu’il a tenue le lendemain du retour de l’équipe nationale du Ghana”, peut on lire dans le communiqué de la FRMF. Henri Michel percevra trois mois de salaire à titre d’indemnités et sera remplacé provisoirement par Fethi Jamal. Depuis l’élimination du Maroc de la CAN, tout le monde, y compris des parlementaires, des entraîneurs, et même des joueurs du onze marocain, exigeaient à cors et à cri le départ du Français.


Kettani et Abou Hafs. Procès en suspens

La Cour d’appel de Casablanca a une nouvelle fois reporté le dossier Abou Hafs et Kettani. C’est la septième fois que l’audience est ajournée depuis le jugement de cassation de mars 2007. La Cour d’appel qui doit rejuger les deux prédicateurs, condamnés à 30 et 20 ans de prison dans le jugement cassé par la Cour suprême, doit entendre les témoins qui n’avaient pas été convoqués lors du premier procès. Aujourd’hui, nous explique l’avocat rbati Taoufiq Moussaif, “le Parquet refuse toujours de présenter les témoins, qui sont tous en détention”. Il dénonce une obstruction, “parce que le dossier est vide et que l’on refuse d’innocenter ceux qu’on présente depuis 5 ans comme les prédicateurs du 16 mai.”


Enseignement. Le Maroc à la traîne

La Banque Mondiale a encore appuyé là où ça fait mal. Dans son rapport rendu public la semaine dernière, le Maroc apparaît encore une fois en queue de peloton sur la question de l’éducation. Sur 14 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, le royaume arrive 11ème. Huit crans en dessous de la Tunisie et trois rangs plus loin que l’Algérie. En cela, le Maroc est tout aussi cancre que l’Irak et le Yémen. Mais pour le Maroc qui a initié une vaste réforme de l’enseignement il y a presque 15 ans, le constat est particulièrement alarmant. Abdelaziz Meziane Belfkih, qui est en charge du dossier pour le compte du Palais depuis près de dix ans, avait, semble-t-il, anticipé la violente charge de la Banque Mondiale en faisant son mea culpa dix jours plus tôt.


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Humeur. E.T.

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Comme Ahmed Reda Guedira aux premiers temps du règne de Hassan II, dont il a été l’un des grands architectes, Fouad Ali El Himma s’apprête à fonder un parti politique. Les contextes, les moyens, les enjeux sont différents, la philosophie est (à peu de choses près) la même. Proposer une alternative à la classe politique existante, servir au mieux les intérêts (forcément) supérieurs de la nation. Ceux qui suivront El Himma dans cette aventure ne sont pas dupes, ils ont simplement envie de gagner. Ou alors ils en ont marre de perdre sans livrer bataille. Les plus intéressants d’entre eux sont réduits à jouer les figurants de luxe dans des partis décevants, inopérants. Beaucoup d’idées, aucune action. Du rêve, du discours, jamais rien de concret. Sur vingt, trente ans, cela peut tuer un homme. El Himma et son “club” sont une aubaine, une offre d’emploi qui ne se refuse pas. Une chance, même minime, de concrétiser une idée sur dix, ou cent. Peut-être, oui, peut-être, que ce sera demain le parti d’El Himma qui demandera (et obtiendra) quelques réformes constitutionnelles qui rogneront, ô sacrilège, sur les trop larges prérogatives royales… Ainsi considéré, le futur parti (numéro 1 du pays ?) n’est pas plus illégitime qu’un autre, il devrait bénéficier dès le départ d’un capital de crédit que n’auront jamais tous les hizbicules nés de la matrice polluée des anciens partis administratifs. Mais il n’y a pas que cet aspect des choses qui retient notre attention. Malheureusement. On est dans un pays où le palais, et ses hommes, ont toujours été les seuls à donner le la. Les partis de la Koutla ont été cassés trop tôt, trop vite, et en un demi-siècle d’indépendance le royaume n’a produit qu’un seul vrai nouveau parti populaire : le PJD ! Applaudir El Himma revient à acclamer cet état de fait digne d’un pays ancré dans le sous-développement politique. Et ça, ce n’est pas gagné.



VITES !

L’Appel pour la défense des libertés individuelles trace sa route sur Internet et dans les médias. Lancé il y a un mois, le texte a franchi la barre symbolique des mille signatures, convainquant de plus en plus de monde sur le danger des “sentences d’excommunication” proférées au nom de “la morale et la vertu”.


Déçus par l’élimination du Maroc de la CAN, des fans ont piraté le site officiel de la compétition. On pouvait y voir un photomontage à la gloire de l’équipe nationale, et y lire un petit mot doux : “À cause de votre arbitrage stupide, vous avez été punis par les hackers marocains.”


Selon l’hebdomadaire l’Express, les clichés de François Hollande, pris cet été sur une plage près de Tanger, ont permis à Closer de prendre la tête des ventes des magazines people en France avec 690 000 exemplaires. On y voyait l’ex de Ségolène Royal faire bronzette avec sa nouvelle compagne.


Une enquête récente sur le tabagisme révèle que 24% des élèves des collèges marocains fument, rapporte cette semaine la MAP. Menée par des spécialistes des maladies respiratoires, l’étude souligne aussi que les Marocains fument à un âge de plus en plus précoce (11 ans).


Le ministère de la Justice dévoilera le premier bilan complet sur l’application de la nouvelle Moudawana. La grand-messe aura lieu lundi 11 février à Rabat. Les associations féminines attendent des données sur les questions qui fâchent, comme le mariage précoce des filles, le divorce et la prise en charge matérielle de la femme (Nafaqa).


La Gazette du Maroc paraîtra en format magazine en mars prochain et sera vendue entre 12 et 15 dirhams. “Notre nouvelle maquette est en préparation en France”, nous apprend son rédacteur en chef, précisant que “le traitement de l’information changera aussi”.


À Tanger, 15 000 personnes consomment de la cocaïne et de l’héroïne, selon Al Ahdath al Maghribia du 7 février. Les usagers de drogues dures de la ville du détroit sont âgés de 11 à 20 ans, selon les estimations de l'association locale de soutien au centre médico-psychologique Hassnouna, qui a livré les statistiques.


Nadia Merimi, Marocaine de France, condamnée par la justice tchadienne à huit ans de prison dans le cadre de l’affaire de l’Arche de Zoé, aurait demandé une grâce auprès de la présidence française, rapporte le site d’infos letelegramme.com. Elle purge sa peine en France.
 
 
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