Moudawana. Quatre ans pour rien ?
Politique. Ex-ministres, que sont-ils devenus ?
Affaire. Le prince de Facebook...
Étude. On châtie bien les gosses !
Société. Chouette, ma "bonne" parle anglais !
Turquie. La polémique du voile
Aziz Akhannouch. Ministre à gros portefeuille
Livre. Dans les allées du SIEL
Cinéma. Bladi, bladi !
Spectacle. La parade populaire
N° 311
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Abdeslam Kadiri

La semaine monde

Six nouveaux accusés dans les attentats du 11 septembre
passeront devant la justice.
(AFP)

11 septembre. Bientôt un procès


Six ans après les attentats du 11 septembre, les Etats-Unis inculpent les premiers prisonniers de Guantanamo. Le Pentagone vient d’annoncer lundi que le cerveau présumé des attaques, Khaled Cheikh Mohamed, et cinq autres détenus, sont poursuivis notamment pour conspiration, meurtre, terrorisme et soutien matériel au terrorisme. D’après le conseiller militaire du Pentagone, Thomas Hartmann, les procureurs militaires ont demandé que les six hommes soient jugés conjointement par un tribunal militaire d’exception et qu’ils soient passibles de la peine capitale. Si Susan Crawford, la juge en charge de
ce dossier, accède à cette requête, la peine de mort pourrait être appliquée en cas de condamnation.

L’information est de taille. C’est le premier acte d’accusation d’un tribunal militaire de Guantanamo à l’adresse de tels suspects, et le premier à requérir la peine de mort. Instaurés il y a six ans par le président Bush, pour juger les prisonniers de “la guerre contre le terrorisme”, invalidés par la Cour suprême mais rétablis par le Congrès, les tribunaux militaires d’exception sont si contestés qu’aucun réel procès n’a encore eu lieu.

Et l’administration américaine a reconnu cette semaine avoir soumis Khalid Cheikh Mohamed à des techniques d’interrogatoire proches de la torture, ce qui pourrait compliquer la procédure. Lors de ses interrogatoires, l’homme a déclaré qu’il était responsable de “l’opération du 11-Septembre, de A à Z”. Il revendiquait aussi “l’opération du World Trade Center en 1993” et “l’attentat à la bombe contre une boîte de nuit à Bali”, en Indonésie. Il a également avoué avoir décapité le journaliste américain Daniel Pearl en 2002. Aussitôt, les organisations de défense de droits de l’homme ont réagi. Le Centre pour les droits constitutionnels (CCR) a dénoncé ces tribunaux comme étant “illégaux et anticonstitutionnels”. L’organisation de défense des libertés (ACLU) a condamné le recours à la peine capitale “malgré un système judiciaire défaillant, qui n’a pas jugé un seul cas à ce jour”. La Cour suprême doit se prononcer sur un recours concernant les droits des prisonniers.


Danemark. L’affaire des caricatures rebondit

La police danoise a déjoué lundi un projet d’attentat contre un dessinateur du journal Jyllands-Posten, qui avait publié en septembre 2005 les caricatures controversées du prophète Mohamed. Le service de renseignement de la police (PET) a arrêté trois personnes (un Danois d’origine marocaine et deux Tunisiens) dans la région d’Aarhus. Les caricaturistes avaient été longtemps placés sous étroite surveillance policière. Le PET “a souhaité ne pas prendre de risques inutiles”, en intervenant “à une phase préliminaire pour faire avorter cet attentat”, a-t-on déclaré du côté des services de sécurité. Selon le Jyllands-Posten, le dessinateur menacé est Kurt Westergaard, auteur du dessin le plus polémique, montrant la tête du prophète avec un turban en forme de bombe. Âgé de 73 ans, Westergaard et sa famille ont déménagé plusieurs fois par crainte des représailles. Ce projet d’attentat ont été dénoncés par les hommes politiques ainsi que par le président de la communauté islamique, Kassem Ahmad.


Espace. Le spectre de l’armement

La Russie a proposé d’interdire les armes dans l’espace. Le projet russe vise à interdire le déploiement de tout type d’arme dans l’espace et d’empêcher le recours à la force contre des objets spatiaux. Cette proposition, présentée par Moscou et Pékin à la Conférence du désarmement, apparaît clairement comme une réponse au projet américain de créer un bouclier antimissile en Europe. Moscou voit d’un mauvais œil la mise en place de ce dispositif, et soupçonne aussi Washington de préparer secrètement un programme de destruction de satellites, d’où la deuxième partie du projet de traité qui interdit le recours à la force contre des objets spatiaux. Mais ce projet est de portée limitée car, s’il interdit de déployer des armes dans l’espace, il ne prohibe pas les tirs lancés depuis le sol contre des satellites.


Venezuela. Pas de pétrole pour les gringos !

Menace ou énième coup de sang de Hugo Chavez ? Le président vénézuélien a promis de “ne plus envoyer une goutte de pétrole vers l’empire des Etats-Unis”, en réponse à un possible gel des actifs de la compagnie nationale PDVSA. En fait, le groupe américain ExxonMobil a obtenu jeudi ce gel des actifs, assorti d’une compensation pour son retrait du Venezuela en 2007. Il y a un an, le gouvernement vénézuélien avait décrété la nationalisation du secteur pétrolier, en donnant à PDVSA le contrôle des gisements des groupes étrangers dans la Ceinture de l’Orénoque. Mais ExxonMobil et ConocoPhilips avaient refusé de participer au système d’entreprises mixtes mis en place par PDVSA et avaient demandé un arbitrage international ainsi que des dédommagements.


Australie. Réconciliation avec les Aborigènes

L’Australie a présenté des excuses officielles aux Aborigènes pour les injustices subies pendant deux siècles. “Pour la douleur et les souffrances subies par ces générations volées, leurs descendants et leurs familles, nous demandons pardon”, a insisté le Premier ministre travailliste Kevin Rudd. La “génération volée” désigne ces dizaines de milliers d’enfants retirés de force à leurs familles - de 1910 jusqu’aux années 70 - pour être placés dans des institutions ou des foyers à des fins d’assimilation. Un millier d’Aborigènes venus de toute l’Australie s’étaient réunis près du Parlement pour assister à ce geste de réconciliation tant attendu.



Éditorial. [SUISSE]
Les Français ne croient plus en Sarkozy

Denis Etienne, La Tribune de Genève, le 12 février.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi. Et si oui, je ne sais pas si vous vous en souvenez encore, mais les cinq premiers mois de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat français, je les ai trouvés époustouflants. De mai à septembre, qu’il pilote la réforme des régimes spéciaux de retraite “indignes” ou qu’il s’exprime sur la nécessité d’intervenir au Darfour, en passant par l’obtention d’un nouveau traité européen… À chaque fois, il visait, parlait et tapait juste. Et puis a commencé à émerger l’homme, nu si l’on peut présenter les choses ainsi, dans les habits du président. Sa culture artistique ? Polnareff. L’œuvre d’art qu’il privilégie ? Sa montre. Son lieu de célébration ? Disneyland. Son obsession publique ? Lui. Ainsi apparaît l’homme qui succède aux cinq présidents de la Vème République française. De Gaulle, le géant susceptible, Pompidou, l’intérimaire moderniste, Giscard, le réformateur bourgeois, Mitterrand, le lumineux réformiste contraint, Chirac, le passionné du terroir. L’hyperactif Sarkozy, au bénéfice d’une force de conviction hors du commun, peut-il s’inscrire dans la lignée en renouvelant le genre ? Les Français n’y croient plus, à écouter le pays et les sondages. Marre du “bling bling”, quand on parlait pouvoir d’achat. En ce qui concerne Sarkozy, le bonheur des Français a semblé céder le pas à la jouissance personnelle, l’activité a fait place à l’agitation.



Médias. Tour de vis sur les chaînes arabes

Les pays arabes, sous l’impulsion de l’Egypte et de l’Arabie Saoudite, ont adopté un document qui restreint les libertés des télés satellitaires ! Le texte prévoit des sanctions en cas “d’offense aux dirigeants et aux symboles nationaux et religieux”. Le document, présenté comme “régulant” le fonctionnement des chaînes, a été approuvé par 21 des 22 ministres de l’information des Etats membres de la Ligue arabe. Seul le Qatar, siège de la chaîne Al Jazeera, a voté contre. Le document a été élaboré à l’initiative de l’Egypte, siège de plusieurs chaînes satellitaires. Le Caire et Ryad se plaignent des critiques portées sur leur régime à travers les talk-shows d’Al Jazeera et Orbit, qui captent une large audience. Le texte donne aux pays signataires le droit de “retirer, geler ou ne pas renouveler les autorisations de travail” des médias jugés insolents.


VITE !

Yahoo ! a formellement rejeté l’offre de rachat lancée par le leader mondial des logiciels Microsoft. Yahoo ! a jugé la proposition de 44,6 milliards de dollars, “nettement sous-évaluée” par rapport à la valeur que s’attribue l’acteur majeur du Web.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés