Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.
E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 22 05 63). Lettres (28, avenue des FAR, Casablanca). |
Précision.
À Sebta, le quartier Principe est connu pour être celui de la communauté marocaine. Lors de notre enquête sur le trafiquant de drogue Mohamed El Ouazzani, dit El Nene (TelQuel n° 311), nos envoyés spéciaux à Sebta ont effectué un reportage et une enquête de voisinage dans le quartier Principe, qui a vu naître, grandir et prospérer El Nene. Cest au cours de cette enquête de terrain que nos sources, familières de trafic de drogue dans lenclave espagnole, ont cru reconnaître la voiture à bord de laquelle El Nene avait fui en Espagne suite à son évasion de la prison de Kénitra, en novembre 2007 nous avions publié une image de cette voiture. Nous avons reçu, en provenance de Sebta, un démenti catégorique du propriétaire de la voiture, qui affirme navoir aucun lien familial, ou de proximité, avec El Nene, et nie formellement que son véhicule ait jamais servi à transporter le trafiquant de drogue, en Espagne ou ailleurs. Dont acte. |
Folle justice
Je ne suis pas un politicien, et je ne sais rien des stratégies gouvernementales (si tant est que notre Makhzen en ait eu une un jour), mais quand je lis qu'en moins d'un mois, notre justice a condamné un vieillard de 95 ans à 3 ans de prison et un mineur à 2 ans , je reste abasourdi, scandalisé, révolté. Feu Ahmed Nasser rendit l'âme dans sa cellule et Dieu seul saura lui rendre justice. Quant au jeune Noureddine Adjik (17 ans), condamné par le Tribunal de Ouarzazate, comment sortira-t-il de cette tragique expérience ? Que peuvent donc répondre le ministre de la Justice, le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur et bien d'autres honorabilités de ce pays ? Pensent-ils que ce jeune respectera un jour le drapeau national ? Chantera-t-il encore l'hymne national ? Aura-t-il encore une once de patriotisme ? Qu'ils me disent s'il pourra encore aimer ce pays qui la condamné parce qu'il a réclamé, avec d'autres, un peu plus de dignité et un peu moins d'oubli. Pour nos gouvernants, réclamer le désenclavement d'une région constitue désormais une désobéissance civile. Manifester devient une obstruction sur la voie publique. Gesticuler devant un établissement de l'Etat, c'est le détruire et crier ses droits à la figure d'un agent de l'autorité devient une humiliation dun fonctionnaire de l'Etat. Cela fait 60 ans que cet honorable Makhzen humilie ses administrés, sans rendre compte à personne.
|
|