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Par Fahd Iraqi
La Semaine
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Le projet de centrale thermique de
lONE est toujours en stand by.
(DR)
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ONE. Cherche site désespérément
Décidément, personne ne veut des installations de production électrique de lONE. Après avoir été refoulé par les élus dAgadir, le projet de centrale thermique de lOffice essuie un nouveau refus à Safi. Tout remonte à 2006, quand le projet de Cap Ghir (au nord dAgadir) a été annoncé en grande pompe : cinq milliards de dollars dinvestissement pour la construction de deux unités de production dune puissance de 660 MW chacune. Avec une entrée en service prévue pour 2011. Le veto des élus de la région finira par freiner ce projet, poussant lONE à |
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| chercher un site de substitution. Les topographes de lOffice jetteront alors leur dévolu sur la région de Safi
provoquant un nouveau bras de fer avec les élus de la localité. Ces derniers ont eu la bonne idée de brandir un argument imparable : la préservation du potentiel touristique de la région côtière de Safi. En effet, après le lancement par une société espagnole dun projet de méga-complexe touristique à Souiria Lakdima, pour 3,7 milliards de dirhams, des investisseurs des pays du Golfe seraient également en prospection dans la région. Laffaire est remontée jusquà la primature, dont larbitrage a été sensible à ces arguments. Abbas El Fassi a fini par trancher : lONE na pas sa place dans larrière-pays de Safi. Le hic : tant quil ny a pas de centrale de production dans la région, il sera difficile de trouver lélectricité pour alimenter tous les chantiers de la région (projets immobiliers et touristiques, parc industriel de Jorf Lasfar, etc). Et en attendant, le déficit énergétique du pays continue dangereusement à se creuser. |
Stokvis. Cap sur lécologie et Internet
Spécialiste de la distribution dengins agricoles et de matériel de BTP, Stokvis se diversifie aujourdhui dans le business écologique et les NTI. La filiale du groupe Sanam (propriété de la famille El Alj) vient en effet de créer deux nouvelles sociétés dans cet objectif. La première, explicitement dénommée Compagnie marocaine de développement durable (CM2D) et dotée dun capital de 4 millions de dirhams, sorientera vers lénergie (éolienne en particulier), leau, lindustrie et lagriculture. La seconde société, baptisée CIOA Maroc (Centre international des opportunités daffaires) et montée en partenariat avec lentreprise française éponyme, portera sur la création dun portail Internet de mise en relation dopérateurs économiques marocains et étrangers, tous secteurs confondus, à travers la confrontation doffres dachat et de vente. |
Maroc Telecom. Voyants au vert
cest devenu pratiquement une habitude : les annonces de résultats de Maroc Telecom se suivent et se ressemblent, montrant la santé insolente de lopérateur historique. Les performances de lexercice 2007 nont pas dérogé à cette règle. Ainsi, le chiffre daffaires consolidé du groupe (incluant les comptes de Mauritel, Onatel, Gabon Telecom et les sociétés Mobisud France et Mobisud Belgique) enregistre une progression de 21,7%, sétablissant à 27,5 milliards de DH. Le résultat opérationnel consolidé atteint, quant à lui, les 12,2 milliards de DH, soit une croissance de 21,8%. Mais cette performance reste fortement dépendante du marché marocain, qui a généré à lui seul un résultat de 12 milliards de DH. Seules ombres au tableau : les résultats négatifs de Gabon Telecom (-169 millions de DH), de Mobisud France et de MobiSud Belgique (-269 millions de DH). |
Entreprises. Douiri crée sa société dinvestissement
Comme nous lavions annoncé il y a quelques semaines, Adil Douiri, ancien ministre du Tourisme, vient de créer une nouvelle société dinvestissement. Baptisée Mutandis, elle se focalisera sur linvestissement dans les secteurs de lindustrie, de la distribution et des services, via lacquisition ou la prise de participation majoritaire dans des entreprises existantes.
Outre Douiri, qui a misé la bagatelle de 140 millions de dirhams, le tour de table se compose dune quinzaine dinvestisseurs marocains et étrangers, parmi lesquels figure (logiquement) CFG Group (50 millions de DH) et, surtout, Othman Benjelloun, président de Finance.Com, qui participe avec un apport de 100 millions de dirhams. Dun montant initial de 777 millions de DH, le capital de la société devrait être revu à la hausse, notamment avec une entrée en Bourse dici deux années. |
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Pendant ce temps, le peuple
Cash ou par carte ?
Visa sintroduit en Bourse. Une transaction à 18,8 milliards de dollars, un record absolu à Wall Street. Les souscriptions seront évidemment accessibles directement sur le Net. Les boursicoteurs peuvent payer avec leur carte Visa, ou même les Master Card. Mais de ce côté-ci de lAtlantique, cela na aucune importance. Les Marocains qui ne disposent pas dun compte en euros - et la Carte bleue qui va avec - ne peuvent que sabstenir. Pour les Visa Classic locales, il faudra repasser. Même les mieux garnies dentre elles, avec un plafond hebdomadaire de 15 000 dirhams. Car le paiement électronique, lancé avec tapage il y a trois mois, reste strictement valable au Maroc. Et loffre locale na rien dalléchant : quelques administrations, un vendeur de chaussures et un marchand dordinateurs doccase. Pas de quoi remplir le moindre panier virtuel. Pas dAmazon.fr, ni de poker en ligne, encore moins des séjours de rêve à prix cassés. Plus frustrant pour les Visa Classic nationales : on attend toujours les 10 000 dirhams de dotations en devises, promis par lOffice des changes. Et ça risque de durer un bon petit moment. Aujourdhui, les cambistes concentrent leur effort sur larrivée de devises au pays : des cartes prépayées permettant le retrait dargent transféré par les MRE. ça donne des noms de carte du genre Flouss.com ou encore Meziaaane. Bref, des trucs qui ne vaudront jamais 18 milliards de dirhams à la Bourse de Casablanca. |
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OFF.
Tandis que Mohamed Benchaâboun, nouveau patron de la BCP, faisait connaissance avec ses collègues présidents de banques, autour dun déjeuner organisé par le GPBM, le nom de son successeur à la tête de lANRT faisait jaser les salons casablancais. Il sagit de Azzedine El Mountassir, membre actif de lApebi, qui dirigeait jusque-là la société Maroc Telecommerce. |
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