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Pages coordonnées par Abdeslam Kadiri
La semaine
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Mahmoud Ahmadinejad
et Jalal Talabani.
(AFP)
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Irak. Visite historique dAhmadinejad
LIran et LIrak rabibochés ? Il faut le croire
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinajed, bête noire de lOccident, sest rendu lundi en Irak pour un séjour express de 48 heures. Cest la première visite dun président iranien en Irak depuis larrivée de Khomeiny au pouvoir. Jadis, les deux voisins sétaient opposés dans une guerre meurtrière entre 1980 et 1988.
Fidèle à lui-même, Ahmadinejad sest livré à un réquisitoire |
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anti-américain. Il a appelé, depuis Bagdad, les Américains à quitter le pays : Les forces venues de létranger doivent rendre leur souveraineté aux peuples de la région. En allusion à la présence des 160 000 soldats américains en Irak, Ahmadinejad a estimé que larmée américaine navait apporté que des destructions et que le coût des opérations militaires aurait pu financer le développement du pays.
Ahmadinejad a été très chaleureusement accueilli par le Premier ministre Nouri Al Maliki et le président Jalal Talabani. Cette visite historique a aussi un versant économique. Ahmadinejad a annoncé en effet la signature de sept accords, pour concrétiser la nouvelle page ouverte entre les deux voisins. Ces accords concernent le développement de relations dans les domaines des assurances, des douanes, de lindustrie, de léducation et des transports. La présidence irakienne résume dans un communiqué que les deux parties ont décidé dassurer la sécurité à leurs frontières afin de prévenir toute infiltration de terroristes ou de trafiquants. Elles ont souligné la nécessité de faire appel au dialogue pacifique pour régler les problèmes bilatéraux. Cette visite intervient au moment où les Etats-Unis essaient dendiguer linfluence iranienne au Moyen-Orient. Les responsables américains accusent Téhéran dingérence dans les affaires irakiennes et de soutien aux groupes armés chiites qui combattent la présence américaine.
Par ailleurs, Ahmadinejad a exclu de négocier le dossier nucléaire hors de lAIEA, alors que les grandes puissances veulent reprendre le dialogue avec Téhéran par le biais du chef de la diplomatie européenne, Javier Solana. |
États-Unis. Clinton se remet en selle
Hillary Clinton a relancé avec force sa candidature grâce à sa victoire dans les primaires de lOhio, du Texas et de Rhode Island. Lex-première dame freine ainsi lélan de son rival, Barack Obama, qui sest néanmoins imposé dans le Vermont. Des sondages réalisés après le vote ont montré que Hillary Clinton a reconquis ses soutiens traditionnels parmi les cols bleus, les femmes et les hispaniques, au terme dune campagne devenue de plus en plus hargneuse. Sans espoir dobtenir les 2025 délégués, nécessaires pour sassurer linvestiture démocrate, les deux candidats saffronteront lors des prochaines primaires du Wyoming, du Mississipi (sud) et de Pensylvannie. Côté républicain, cest plus simple : John McCain est désormais le candidat officiel, après avoir remporté les primaires du Vermont, de lOhio, du Texas et de Rhode Island face à Mike Huckabee. Et dire quil y a quelques mois, McCain avait frôlé labandon, faute de finances. |
Colombie-Equateur. Le torchon brûle
Le président équatorien, Rafael Correa, poursuit sa tournée régionale en quête de soutiens dans la grave crise qui loppose à la Colombie. Celle-ci a éclaté après lopération menée par larmée colombienne contre les Farc en territoire équatorien. Au cours de ce raid, le numéro 2 des Farc, Raul Reyes, et une vingtaine de guérilleros ont été tués. LEquateur a réagi en rompant aussitôt ses relations diplomatiques avec Bogota, alors que le Venezuela a expulsé lambassadeur de Colombie, avant que les deux pays nannoncent lenvoi de troupes aux frontières. Le président colombien, Alvaro Uribe, a affirmé que des documents saisis après le raid contre les Farc prouvaient lexistence de liens entre la guérilla colombienne, Corea et Chavez. Des accusations immédiatement rejetées par lEquateur. |
Espagne. Zapatero compte sur les jeunes
Le chef du gouvernement espagnol a appelé les jeunes à se mobiliser, lors des élections législatives, pour assurer aux socialistes une nouvelle majorité parlementaire. Candidat à un second mandat de quatre ans, José-Luis Zapatero est conscient quune forte participation lui profitera plus quà la droite, dont lélectorat est plus discipliné. Le Parti socialiste de Zapatero (PSOE) avait remporté une victoire surprise en 2004, grâce surtout à un sursaut chez les jeunes électeurs, quelques jours après les attentats de Madrid. Un changement sétait produit, grâce en partie au vote des jeunes, qui en ont eu marre des mensonges et de la guerre en Irak, explique Zapatero. |
Proche-Orient. Rice y croit encore
Condoleezza Rice, la secrétaire dEtat américaine, a appelé Palestiniens et Israéliens à reprendre leurs pourparlers, qui sont au point mort. Malgré cet appel, Mahmoud Abbas sest abstenu de sengager sur un retour à la table des négociations, en insistant sur la nécessité de faire instaurer une trêve globale à Gaza et en Cisjordanie. Il a ajouté que le blocus doit être levé et les points de passage rouverts afin de permettre au peuple palestinien de mener une vie normale. Lucide, ladministration américaine ne sattend pas à une reprise immédiate des négociations. Par ailleurs, Washington a renouvelé laide humanitaire américaine aux réfugiés palestiniens. |
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Lu pour vous [ALGÉRIE]
Ingérence
Mounir Boudjema, Liberté, le 3 mars 2008.
Ingérence. Revoici un mot quon avait cru disparu du lexique politique. Il a été ressuscité par Belkhadem devant le Parlement, mais surtout par lactivisme troublant de certains ambassadeurs occidentaux à Alger.
LIrak a été envahi. Le Kosovo, Etat créé sur des bases ethniques, est la prochaine base US aux Balkans. LEurope de lEst sert de plate-forme à la nouvelle guerre froide, version missiles balistiques, entre les Etats-Unis et la Russie. LAfrique est devenue un nouveau terrain de danse de Bush et on ne compte plus les pays qui se demandent combien de temps tiendraient-ils encore face à lexpansionnisme américain (nest-ce pas lIran et la Syrie ?). En dautres temps, on aurait dit impérialiste.
On ne compte également plus les révolutions de velours, bleue, orange, jaune ou autre couleur rouge sang, inspirées, financées et souvent abandonnées par la Compagnie (alias CIA) dans des contrées pétrolifères, dont la portée géostratégique nest plus à démontrer.
En un mot, lingérence est partout et prend des formes diverses. Toujours au nom des valeurs démocratiques que la nation dAbou Ghraïb, du Watergate, de la guerre du Vietnam et maintenant dIrak est censée incarner. Faire la leçon aux arabes est commode. Facile et plus gratifiant que de voir ses propres travers. En Algérie, une nation re-calibrée par des diplomates qui voyagent peu, il est aussi bon de donner son avis quand on est ambassadeur. Et surtout de le faire savoir. |
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Irlande. Ian Paisley jette léponge
Une page se tourne. Le dirigeant protestant Ian Paisley, 82 ans, a annoncé quil quitterait en mai son poste de Premier ministre de lIrlande du Nord. Linflexible leader, dont la carrière est indissociable de lhistoire nord-irlandaise, était pressé par des membres de son parti pour passer la main.
Lan passé, il avait accepté de partager le pouvoir avec ses ennemis dhier, les catholiques de Sinn Fein, et avait pris la tête du gouvernement régional de coalition. Il avait aussi pris comme vice-Premier ministre, Martin McGuiness, ex- dirigeant de lArmée républicaine irlandaise (IRA). Paisley a également été affaibli par la démission de son fils du gouvernement, en raison de ses rapports troubles avec un homme daffaires. Ian Paisley partira dix ans après laccord du Vendredi saint du 10 avril 1998, qui a ouvert la voie à un partage du pouvoir entre catholiques et protestants. |
VITE !
Le prix du baril de pétrole a frôlé le seuil des 104 dollars, lundi à New York, grâce à une chute du dollar, monnaie dans laquelle se négocie le brut. La flambée des cours a aussi été nourrie par des facteurs géopolitiques. |
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