Crise. Sauve qui peut (le foot)
Politique. Le PPS se rebelle
Ingénieurs. L'affaire Mourtada divise
Société. Les assoiffés des haltères
Histoire. Laâlou : l'Alcatraz marocain
Moyen-Orient. Guerre ouverte à Gaza
Russie. Un tandem au Kremlin
Mobilier. Le kit qui monte, qui monte...
Portrait. Danse avec les images
Musique. Le swing du oud
N° 314
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Abdeslam Kadiri

La semaine

Mahmoud Ahmadinejad
et Jalal Talabani.
(AFP)

Irak. Visite historique d’Ahmadinejad


L’Iran et L’Irak rabibochés ? Il faut le croire… Le président iranien, Mahmoud Ahmadinajed, bête noire de l’Occident, s’est rendu lundi en Irak pour un séjour express de 48 heures. C’est la première visite d’un président iranien en Irak depuis l’arrivée de Khomeiny au pouvoir. Jadis, les deux voisins s’étaient opposés dans une guerre meurtrière entre 1980 et 1988.

Fidèle à lui-même, Ahmadinejad s’est livré à un réquisitoire
anti-américain. Il a appelé, depuis Bagdad, les Américains à quitter le pays : “Les forces venues de l’étranger doivent rendre leur souveraineté aux peuples de la région”. En allusion à la présence des 160 000 soldats américains en Irak, Ahmadinejad a estimé que l’armée américaine n’avait “apporté que des destructions” et que le coût des opérations militaires aurait pu financer le développement du pays.

Ahmadinejad a été très chaleureusement accueilli par le Premier ministre Nouri Al Maliki et le président Jalal Talabani. Cette visite historique a aussi un versant économique. Ahmadinejad a annoncé en effet la signature de sept accords, pour concrétiser “la nouvelle page” ouverte entre les deux voisins. Ces accords concernent le développement de relations dans les domaines des assurances, des douanes, de l’industrie, de l’éducation et des transports. La présidence irakienne résume dans un communiqué que les deux parties ont “décidé d’assurer la sécurité à leurs frontières afin de prévenir toute infiltration de terroristes ou de trafiquants. Elles ont souligné la nécessité de faire appel au dialogue pacifique pour régler les problèmes bilatéraux”. Cette visite intervient au moment où les Etats-Unis essaient d’endiguer l’influence iranienne au Moyen-Orient. Les responsables américains accusent Téhéran d’ingérence dans les affaires irakiennes et de soutien aux groupes armés chiites qui combattent la présence américaine.

Par ailleurs, Ahmadinejad a exclu de négocier le dossier nucléaire hors de l’AIEA, alors que les grandes puissances veulent reprendre le dialogue avec Téhéran par le biais du chef de la diplomatie européenne, Javier Solana.


États-Unis. Clinton se remet en selle

Hillary Clinton a relancé avec force sa candidature grâce à sa victoire dans les primaires de l’Ohio, du Texas et de Rhode Island. L’ex-première dame freine ainsi l’élan de son rival, Barack Obama, qui s’est néanmoins imposé dans le Vermont. Des sondages réalisés après le vote ont montré que Hillary Clinton a reconquis ses soutiens traditionnels parmi les cols bleus, les femmes et les hispaniques, au terme d’une campagne devenue de plus en plus hargneuse. Sans espoir d’obtenir les 2025 délégués, nécessaires pour s’assurer l’investiture démocrate, les deux candidats s’affronteront lors des prochaines primaires du Wyoming, du Mississipi (sud) et de Pensylvannie. Côté républicain, c’est plus simple : John McCain est désormais le candidat officiel, après avoir remporté les primaires du Vermont, de l’Ohio, du Texas et de Rhode Island face à Mike Huckabee. Et dire qu’il y a quelques mois, McCain avait frôlé l’abandon, faute de finances.


Colombie-Equateur. Le torchon brûle

Le président équatorien, Rafael Correa, poursuit sa tournée régionale en quête de soutiens dans la grave crise qui l’oppose à la Colombie. Celle-ci a éclaté après l’opération menée par l’armée colombienne contre les Farc en territoire équatorien. Au cours de ce raid, le numéro 2 des Farc, Raul Reyes, et une vingtaine de guérilleros ont été tués. L’Equateur a réagi en rompant aussitôt ses relations diplomatiques avec Bogota, alors que le Venezuela a expulsé l’ambassadeur de Colombie, avant que les deux pays n’annoncent l’envoi de troupes aux frontières. Le président colombien, Alvaro Uribe, a affirmé que des documents saisis après le raid contre les Farc prouvaient l’existence de liens entre la guérilla colombienne, Corea et Chavez. Des accusations immédiatement rejetées par l’Equateur.


Espagne. Zapatero compte sur les jeunes

Le chef du gouvernement espagnol a appelé les jeunes à se mobiliser, lors des élections législatives, pour assurer aux socialistes une nouvelle majorité parlementaire. Candidat à un second mandat de quatre ans, José-Luis Zapatero est conscient qu’une forte participation lui profitera plus qu’à la droite, dont l’électorat est plus discipliné. Le Parti socialiste de Zapatero (PSOE) avait remporté une victoire surprise en 2004, grâce surtout à un sursaut chez les jeunes électeurs, quelques jours après les attentats de Madrid. “Un changement s’était produit, grâce en partie au vote des jeunes, qui en ont eu marre des mensonges et de la guerre en Irak”, explique Zapatero.


Proche-Orient. Rice y croit encore

Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine, a appelé Palestiniens et Israéliens à reprendre leurs pourparlers, qui sont au point mort. Malgré cet appel, Mahmoud Abbas s’est abstenu de s’engager sur un retour à la table des négociations, en insistant sur “la nécessité de faire instaurer une trêve globale à Gaza et en Cisjordanie”. Il a ajouté que “le blocus doit être levé et les points de passage rouverts afin de permettre au peuple palestinien de mener une vie normale”. Lucide, l’administration américaine ne s’attend pas à une reprise immédiate des négociations. Par ailleurs, Washington a renouvelé l’aide humanitaire américaine aux réfugiés palestiniens.



Lu pour vous [ALGÉRIE]
Ingérence

Mounir Boudjema, Liberté, le 3 mars 2008.

Ingérence. Revoici un mot qu’on avait cru disparu du lexique politique. Il a été ressuscité par Belkhadem devant le Parlement, mais surtout par l’activisme troublant de certains ambassadeurs occidentaux à Alger.
L’Irak a été envahi. Le Kosovo, Etat créé sur des bases ethniques, est la prochaine base US aux Balkans. L’Europe de l’Est sert de plate-forme à la nouvelle guerre froide, version missiles balistiques, entre les Etats-Unis et la Russie. L’Afrique est devenue un nouveau terrain de danse de Bush et on ne compte plus les pays qui se demandent combien de temps tiendraient-ils encore face à l’expansionnisme américain (n’est-ce pas l’Iran et la Syrie ?). En d’autres temps, on aurait dit impérialiste.
On ne compte également plus les révolutions de velours, bleue, orange, jaune ou autre couleur rouge sang, inspirées, financées et souvent abandonnées par la “Compagnie” (alias CIA) dans des contrées pétrolifères, dont la portée géostratégique n’est plus à démontrer.
En un mot, l’ingérence est partout et prend des formes diverses. Toujours au nom des “valeurs démocratiques” que la nation d’Abou Ghraïb, du Watergate, de la guerre du Vietnam et maintenant d’Irak est censée incarner. Faire la leçon aux arabes est commode. Facile et plus gratifiant que de voir ses propres travers. En Algérie, une nation re-calibrée par des diplomates qui voyagent peu, il est aussi bon de donner son avis quand on est ambassadeur. Et surtout de le faire savoir.



Irlande. Ian Paisley jette l’éponge

Une page se tourne. Le dirigeant protestant Ian Paisley, 82 ans, a annoncé qu’il quitterait en mai son poste de Premier ministre de l’Irlande du Nord. L’inflexible leader, dont la carrière est indissociable de l’histoire nord-irlandaise, était pressé par des membres de son parti pour passer la main.
L’an passé, il avait accepté de partager le pouvoir avec ses ennemis d’hier, les catholiques de Sinn Fein, et avait pris la tête du gouvernement régional de coalition. Il avait aussi pris comme vice-Premier ministre, Martin McGuiness, ex- dirigeant de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Paisley a également été affaibli par la démission de son fils du gouvernement, en raison de ses rapports troubles avec un homme d’affaires. Ian Paisley partira dix ans après l’accord du Vendredi saint du 10 avril 1998, qui a ouvert la voie à un partage du pouvoir entre catholiques et protestants.


VITE !

Le prix du baril de pétrole a frôlé le seuil des 104 dollars, lundi à New York, grâce à une chute du dollar, monnaie dans laquelle se négocie le brut. La flambée des cours a aussi été nourrie par des facteurs géopolitiques.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés