Scandale. La nouvelle chasse à l'homo
Portrait. Le doyen des "Afghans"
Mohamed Ziane. "Je veux sauver la peau de Belliraj"
Politique. Et si on (re)jugeait l'Alternance ?
Football. L'homme qui a dit non
Irak. Le chaos, encore et toujours
Agriculture. La méthode Polyter
Parcours. Play it again Sam
Livre. Le testament de Chraïbi
Spectacle. Coup de Folie's
N° 317
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Rachid Niny et Taoufik Bouachrine,
respectivement directeur de la
publication et rédacteur
en chef d’Al Massae.
(DR)

Rachid Niny. 6 millions de dirhams !


Mardi 25 mars, le Tribunal de première instance de Rabat a condamné Rachid Niny pour diffamation. En novembre 2007, le directeur d’Al Massae avait affirmé disposer d’une “liste d’un réseau d’homosexuels comprenant le nom d’un substitut du procureur du roi à Ksar El Kébir”. Les 4 substituts du procureur que compte la ville avaient attaqué Niny, et le juge Mohamed Alaoui (qui s’était déjà illustré en condamnant Ali Lmrabet et Aboubakr Jamaï) a eu la main très lourde, en prononçant le paiement de 1,5 million de dirhams de dommages et intérêts par
plaignant, soit un total de 6 millions (en plus d’une amende de 120 000 dirhams). Pour enfoncer le clou, la décision de justice devra aussi être publiée sur les colonnes d’Assabah et Al Ahdath, les deux concurrents directs d’Al Massae. Les avocats du journal (parmi lesquels Mustapha Ramid, président du groupe parlementaire du PJD) ont d’ores et déjà annoncé qu’ils feront appel de la décision. Joint par TelQuel, Rachid Niny se dit “inquiet de l’escalade contre la presse indépendante et alerté par l’apparition de nouvelles lignes rouges”. “C’est à la fois de l’excès de zèle et un abus de pouvoir, poursuit-il. A se demander si la devise officielle du royaume n’a pas été changée en : Dieu, la justice, le roi”. Le Syndicat national de la presse marocaine a condamné ce qu’il a qualifié de “condamnation à mort” pour le quotidien. Pour Niny, “il n’est pas question de payer, parce que le jugement est inique”. Une conférence de presse est prévue lundi 31 mars à 17h, au siège d’Al Massae.


Salon du livre de Paris. Demi-boycott

Le Maroc n’a pas complètement boudé le dernier Salon du livre de Paris tenu du 14 au 19 mars dernier. Pour mémoire, de nombreux pays arabes avaient décidé un boycott, parce que Israël était invité d’honneur. Des auteurs marocains se sont tout de même rendus au Salon, malgré la position officielle, arrêtée par le gouvernement, qui appelait à ne pas participer à ce grand raout littéraire. Parmi eux, Fouad Laroui et Tahar Ben Jelloun (tous deux opposés à la politique de la chaise vide) qui ont présenté leurs dernières parutions. Une présence que le gérant de Tarik éditions a jugé “déplorable”, ayant pour sa part été l’un des premiers à soutenir le boycott.


Sacralités. Au nom du père

Mbarek Nasser portera plainte contre l’Etat, qu’il juge responsable de la mort de son père, Ahmed Nasser, ce vieillard de 95 ans condamné à trois ans de prison pour atteinte aux sacralités, suite aux slogans scandés lors de la dernière fête du travail. Sénile et paralytique, Ahmed Nasser est décédé en prison le 14 février dernier “sans avoir pu dire adieu à sa famille”, s’indigne son fils, qui a fait appel à l’AMDH pour préparer les poursuites judiciaires. “Jeter mon père dans une cellule équivalait à le condamner à mort”, ajoute Mbarek Nasser, qui parle “d’atteinte à la sacralité d’une personne âgé : sa vie”.


Brahim Hajjam. Enquête en cours

Ce sont des gendarmes qui auraient agressé le secrétaire général de l’Association nationale des familles des disparus et des prisonniers du Sahara marocain, il y a deux semaines à Sidi Slimane. C’est du moins ce qu’affirme Brahim Hajjam qui assure que les deux hommes ont été convoqués par la police. Quant au juge qui était, toujours d’après Hajjam, à la tête de ses agresseurs, il aurait été entendu par une commission d’enquête dépêchée à Sidi Slimane par le ministère de la Justice. Encore une fois, Brahim Hajjam insiste : “Si cette affaire ne va pas jusqu’au bout, nous multiplierons les sit-in devant le ministère de la Justice”.


People. Nico et Carla furtifs

En week-end amoureux à Marrakech, la semaine dernière, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont été traqués pendant trois jours par les photographes d’agences de presse internationales (AFP, Reuters et AP). Tous ont fait le pied de grue devant la résidence royale de Jnan El Kébir, mise à la disposition du couple présidentiel par Mohammed VI. Tous sont rentrés bredouilles. Point de nouveaux mariés sortis par la porte principale du palais. Encore moins de Nicolas et Carla dans les principaux lieux pittoresques de la ville : “Les informateurs des photographes de Marrakech n’y ont rien signalé”, raconte Abdelhak Senna, reporter-photo à l’AFP, envoyé au front par son agence. “Nous étions une dizaine à peine, nuance-t-il, la plupart des photographes ont préféré couvrir l’autre match qui se jouait à New York”. À savoir, le mariage de Cécilia, l’ex de Sarkozy, avec Richard Attias.


Christophe Curutchet. De mauvaise grâce

L’entrepreneur français condamné en avril 2007 à huit ans de prison pour trafic de drogue a été gracié par Mohammed VI, mardi dernier. Ayant toujours clamé son innocence, Christophe Curutchet a déclaré à la presse française qu’il regrettait que “le Maroc soit obligé de passer par une grâce royale pour faire appliquer la justice”. Il a également profité de l’occasion pour annoncer qu’il comptait “écrire au roi pour lui dire qu’il a du boulot contre la corruption de ses autorités”. Un mal récurrent qui débouche “sur la nécessité d’une grâce royale pour pallier l’indigence du système judiciaire marocain”.


Haraka. Berbérité à fleur de peau

Le parti de Mahjoubi Aherdane et Mohand Laenser a tenu son université de printemps, le week-end dernier à Rabat. L’occasion de rendre public son manifeste amazigh. Et, avec des propositions tous azimuts, le parti berbériste n’y est pas allé de main morte : constitutionnalisation de la langue amazighe, grâce royale en faveur de tous les détenus de la cause berbère , “levée de l’embargo” imposé aux prénoms amazighs, réhabilitation du droit coutumier berbère, enseignement de l’amazigh au Collège royal… Pour autant, “l’enjeu essentiel de cette université de printemps, nous confie un responsable du Mouvement populaire, était de trouver les modalités pour un meilleur encadrement des associations amazighes. Nous sommes inquiets de la montée en puissance de certains radicaux de la cause”.


Bougrine. Sacrée vieillesse

Le “prisonnier des trois rois” a traversé un moment difficile. Le vieil homme de 73 ans, emprisonné à Beni Mellal en juin dernier pour “atteinte aux sacralités”, a vu son état de santé se dégrader sérieusement, victime notamment d’une fièvre qui l’a contraint à rester alité une dizaine de jours. “Très affaibli, il ne parlait quasiment plus”, nous explique Lahbib Bougrine, le fils de Mohamed Bougrine. “Heureusement, ajoute-t-il, il va un peu mieux maintenant, depuis que les autorités de la prison ont accepté qu’il reçoive des soins”. En attendant une hypothétique mais salutaire libération…


Mourtada. Gracié, mais spolié

Le jeune ingénieur informaticien gracié par Mohammed VI, la semaine dernière, n’en a pas fini avec la justice. Fouad Mourtada , dont le domicile avait été perquisitionné par la police, n’a toujours pas récupéré ses affaires : deux ordinateurs, un téléphone portable et sa carte bancaire. La raison ? “Mon client a été jugé devant le Tribunal de première instance, avant que son dossier ne soit transféré à la Cour d’appel, nous déclare son avocat Ali Amar. Oui, mais encore ? “Chaque fois que nous demandons à la Cour d’appel de nous restituer ses affaires, on nous rétorque que rien ne lui est parvenu”.


Marine royale. Port en vue

En attendant de recevoir sa frégate, commandée à la France, et ses trois corvettes actuellement en construction dans un chantier naval en Hollande, le Maroc a décidé de se doter d’un port militaire à Ksar Sghir. L’ouvrage, qui devrait être terminé en juillet 2010, selon une dépêche de la MAP qui cite un communiqué du service presse (il existe donc !) de l’état-major des FAR, a été présenté comme le premier port militaire marocain sur la Méditerranée. Un avis que ne partage pas Ignacio Cembrero, l’éditorialiste du quotidien Espagnol El Pais qui évoque, dans un article paru cette semaine, “un autre port militaire inauguré à Al Hoceima en 1977”. Quoi qu’il en soit, le port de Ksar Sghir aura au moins permis au prince Moulay Rachid de sortir du placard son bel uniforme de la marine royale.


Procès. Al Adl fait pression

Il y avait foule mardi dernier devant la Cour d’appel de Casablanca. Trois cents personnes, membres et sympathisants d’Al Adl Wal Ihsane, ont fait le déplacement pour soutenir leurs camarades : Mohamed Barchi et Younès Taoufiq, tous deux responsables au sein du mouvement. Les deux fidèles de Cheikh Yassine, poursuivis pour “réunions publiques sans autorisation préalable”, n’ont pas été fixés sur leur sort, la Cour d’appel ayant mis le verdict en délibéré pour le 29 avril. Mohamed Barchi et Younès Taoufiq avaient été acquittés en première instance, mais le procureur avait interjeté appel, rappelle-t-on sur le site Internet de la Jamaâ.



3 questions à Abdelhak Mendoça
[Président de l’Amicale des Entraîneurs Marocains]


La Fédération marocaine de football a annoncé que le prochain entraîneur des Lions de l’Atlas serait marocain. Pourtant, il est question aujourd’hui d’un coach étranger. Votre réaction ?
Nous avons présenté une liste de six candidats marocains à la Fédération. Nous avons fait notre travail, maintenant, c’est aux membres fédéraux de trancher, c’est eux les patrons. Si le choix se porte sur un gros calibre étranger, pourquoi pas ? À une seule condition, il doit être plus compétent que les entraîneurs locaux.

Les entraîneurs marocains ont-ils les compétences nécessaires pour coacher l’équipe nationale ?
Mais bien sûr ! Et j’irai même plus loin, les cadres marocains peuvent même tenir les rênes de sélections étrangères. Les six candidats que nous avons proposés ont les diplômes qu’il faut et l’expérience nécessaire. C’est un entraîneur marocain, Baddou Zaki, qui nous a emmenés jusqu’en finale de la CAN en 2004.

Que pensez-vous de la gestion du football marocain ?
Au risque de vous surprendre, je trouve qu’on est sur la bonne voie. Beaucoup de chantiers ont été lancés, la mise à niveau de notre football est sur les rails, il faut juste patienter, ça prend du temps. Quand vous analysez, par exemple, l’exploit du Rachad Bernoussi en Coupe d’Afrique devant un des clubs les plus nantis de Tunisie, c’est encourageant. Mais bon, il reste encore beaucoup de choses à faire, notamment au niveau de la législation en vigueur, de l’organisation des clubs, etc.


PJD. Censure à Kelaât Sraghna

Lahcen Daoudi, secrétaire général adjoint de la formation de Saâd Eddine El Othmani, a fait part de “la décision inique du gouverneur de Kelaât Sraghna d’interdire un meeting du parti”. Le PJD a demandé au ministre de l’Intérieur, Chakib Benmousssa, d’“intervenir d’urgence pour ouvrir une enquête sur les abus subis à l’échelle nationale et locale”. Contacté par TelQuel, le porte-parole du ministère de l’Intérieur s’est montré très circonspect : “Le PJD doit saisir les autorités locales car c’est le président du conseil communal qui a pris la décision d’interdiction. Il n’a pas accordé son autorisation parce que les signataires de la demande n’ont tout simplement pas présenté leur carte nationale”. Gouverneur, autorités locales, ministère, PJD, tout le monde se refile la patate chaude…


Médias. Presse espagnole en colère !

Dans un communiqué publié jeudi, douze correspondants espagnols de télés, radios et de la presse écrite au Maroc ont lancé “un ultime cri de désespoir”, dénonçant “les pressions exercées par le gouvernement marocain sur la couverture du conflit au Sahara occidental”. Khalid Naciri avait prévenu la chaîne COPE que l’accréditation de sa correspondante Beatriz Mesa ne serait pas renouvelée (en février, cette journaliste avait assisté à une conférence pro-Polisario à Majorque). Attaque, contre attaque immédiate : Khalid Naciri a annoncé, dans la foulée du communiqué, que les journalistes espagnols déclarés persona non grata se verraient renouveler leurs accréditations.


Salma vs Rania. Match nul

Le magazine féminin hispanophone Vanidades consacre sa dernière livraison à deux types d’élégance royale : Lalla Salma et la reine Rania de Jordanie. Comparant les goûts de luxe de ces épouses de roi, la publication basée à Mexico dresse les points de convergence et les différences entre les deux. Lalla Salma est conservatrice et férue de bijoux et de tenues traditionnelles. La reine Rania, plus encline à s’habiller à l’occidentale, collectionne les grands couturiers. Balayant les rumeurs de rivalité entre Lalla Salma et la reine Rania, Vanidades insiste sur leur travail commun, et “l’image positive de leurs pays respectifs qu’elles projettent”. On retiendra qu’avec sa chevelure “à la Boticelli, (…) Lalla Salma montre au monde l’image élégante et chic de la jeune épouse du roi”. C’est l’idée…


Jean-Claude Gaudin. La belle au bois dormant

Lors de la soirée de clôture du Festival de la magie, le week-end dernier au Palais des congrès de Marrakech, les occupants des trois premières rangées ont été sommés de changer de place. “Le bureau du gouverneur a appelé en disant qu’il venait avec des invités de marque”, nous rapporte ce journaliste local. Parmi ces VIP, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, qui fêtait à Marrakech sa récente victoire aux municipales françaises. Les tours de magie ne l’ont pas tenu en haleine. Alors que ses voisins Mounir Chraïbi et Omar Jazouli s’extasiaient comme des enfants, il s’est endormi durant une bonne partie de la représentation.


Coupe de la CAF. Le petit poucet sans le sou

Après une finale de Coupe du trône, le Rachad Bernoussi de Casablanca a infligé à domicile une correction à l’Espérance de Tunis (3-1), lors du match aller de poule de la Coupe de la Confédération africaine de football. Mais le club de deuxième division marocaine n’a toujours pas les moyens (financiers) de ses ambitions. “Le million de dirhams que nous avons reçu en tant que finaliste de la Coupe du trône a été dépensé entre les primes des joueurs et l’organisation de la rencontre avec l’Espérance, nous a déclaré Abdelkrim Marouane, président du Rachad. Si nous nous qualifions pour les huitièmes de finale, nous devrons demander une aide à la Fédération”.


Exposition. Voir et être vu…

Marrakech est à coup sûr la capitale de l’art pictural et se teinte d’un ton très people. Dernier cas en date, le vernissage de l’artiste peintre français Tomek, samedi dernier, à la galerie Tindouf où se sont pressés Pierre Bergé, le co-fondateur de la maison de haute couture Yves Saint-Laurent, l’écrivain Tahar Ben Jelloun et le PDG de la RAM, Driss Benhima. “Hommes d’affaires, artistes et personnalités se rencontrent souvent lors d’expositions de ce genre”, explique Boubker Temli, propriétaire de la galerie Tindouf. C’était déjà le cas lors du vernissage précédent de l’expo de Saâd Hassani où l’on a pu croiser Anas Sefrioui, le patron d’Addoha et collectionneur d’art à ses heures perdues.


Foot. Les Lions ont bouffé les Diables

Le onze marocain n’a fait qu’une bouchée de la sélection belge, mercredi dernier. Dans un stade Baudouin à moitié vide, les hommes de l’intérimaire Fethi Jamal ont scoré à quatre reprises et encaissé un seul but. Le sélectionneur marocain a déclaré à la fin du match que “les joueurs ont prouvé qu’ils sont professionnels et talentueux”. Le coach des Diables rouges a, pour sa part, trouvé “le Maroc très fort”. Mais tout le monde n’a pas été aussi fair-play. D’après la presse belge, une dizaine de supporters du Maroc ont été arrêtés après le match : trop enflammés, ils ont endommagé du mobilier urbain à proximité du stade.


Paris. Les Amazighs battront le pavé

Un rassemblement en faveur des détenus amazighs de Boumalne Dadès devrait avoir lieu le samedi 29 mars sur le Parvis des droits de l’homme, place du Trocadéro à Paris. Initié par quatre associations franco-berbères, l’événement, qui devrait voir la participation d’au moins une centaine de personnes d’après les organisateurs, veut dénoncer “l’Etat marocain qui s’acharne sur les berbères”, nous a expliqué Idaissi Ali, président de la l’association Tamaynut France. Selon lui, “ce rassemblement a non seulement pour but de demander la libération de tous les Amazighs détenus arbitrairement au Maroc, mais aussi d’attirer l’attention sur la situation ignoble dans laquelle vit la population berbérophone”.


Disparition. Shimon n’est plus

Shimon Suissa, l’ancien grand rabbin du Maroc, est décédé dimanche à Paris à l’âge de 85 ans. Le lendemain, sa dépouille a été acheminée à Jérusalem pour y être enterrée en présence de plusieurs personnalités religieuses et politiques israéliennes. Rabbi Shimon Suissa est natif de Settat. Il avait occupé durant plusieurs années le poste de grand rabbin du Maroc par intérim, après le décès du rabbin Yedidia Monsonego. En 1998, il a été destitué par le grand rabbin d’Israël et remplacé par Aharon Monsenego. Blessé par cette éviction, Shimon Suissa s’est exilé à Paris pour finir ses jours auprès de ses enfants et de ses nombreux petits-enfants.


Fait divers. Mordu de Aïssawa

Un professeur d’Al Akhawayn s’est fait agresser, jeudi dernier à Meknès, lors de la procession de la confrérie des Aïssawa, organisée à l’occasion de la fête du Mawlid. “Un des participants m’a arraché mon pull”, raconte catastrophé l’enseignant. Comble de malchance, l’homme portait sous ce vêtement un tee-shirt noir, une couleur qui a le don d’exciter les adeptes de la confrérie : “Plusieurs personnes se sont alors jetées sur moi pour déchiqueter mes habits avec les dents”, ajoute-t-il. Une fois torse nu, la victime a subi les assauts carnassiers des “festivaliers”, avant de réussir à prendre la fuite. Mordu profondément au ventre, la victime a demandé l’intervention de la police, présente sur les lieux. Fin de non recevoir : les forces de l’ordre étant elles-mêmes dépassées par les évènements.



Humeur. Nayda, Nayda

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Quand votre voiture percute un chien perdu sur la route, vous avez le choix de penser aux dégâts sur les feux avant… ou au chien. La première pensée, la bonne, peut aller à la facture du mécanicien. Ou alors au regard du chien qui vous “shoote” en contre-plongée, dans la fraction de seconde qui précède sa mort. Les deux attitudes renvoient à deux sensibilités, deux regards sur les chiens, les routes, le monde qui va avec. C’est le premier réflexe qui compte. Au bar du coin, quand votre regard croise une bande de jeunes femmes bien dans leur peau, vous pouvez hurler à la dégradation des moeurs, ou vous joindre simplement à elles en pensant, comme dirait l’autre : “Nayda !”. Justement. Nayda, je cite ses adversaires, “ce n’est rien”. Ils n’ont pas tort. L’attitude, la manière d’être, paraître, réfléchir, écrire, terminer son verre, porter ses jeans, mettre un pied devant l’autre, tout cela peut être réduit à “rien”. Mais cela peut représenter beaucoup. On le sait bien : ce sont les petits détails qui font les grands hommes, les belles histoires, celles qui comptent, se propagent de proche en proche, au point de contaminer une génération entière. Les petits riens sont à la base des grandes idées, comme on peut le vérifier dans les manuels d’histoire. C’est une question de mouvement et d’air du temps. En Angleterre, une bande de petits jeunes a changé de coiffures, de copines, de disques préférés. Cela a donné le punk, un “rien” qui a électrisé des mentalités bien au-delà de la sainte Albion. À chacun son histoire comme son enfer. La particularité d’un “jeune Marocain” est de naître musulman, mais aussi citoyen du monde. Ses “dérapages” sont un peu comme l’histoire de l’accident sur la route. Il y aura toujours une facture à payer et un blessé sur le bas-côté. Il n’y a plus qu’à espérer que l’automobiliste, c'est-à-dire nous, vous, n’importe qui, adopte le bon réflexe.



VITES !

L’artificier présumé des attentats de Casablanca en mai 2003 et ceux de Madrid en 2004 comparaîtra le 3 avril devant le Tribunal antiterroriste de Salé. Saâd Houssaïni est poursuivi au Maroc pour “atteinte à la sûreté de l’Etat” et soupçonné en Espagne d’être le fabriquant des explosifs utilisés dans les attentats de Madrid.


Rebelote ! Pour la troisième fois en une seule année, le complexe Mohammed V de Casablanca referme ses portes. L’arène sportive ne sera fréquentable qu’à partir du 12 avril. Motif invoqué par les responsables de la Fédération royale marocaine de football : l’immuable problème de la pelouse impraticable.


Lutter contre le sous-développement, ça coûte ! 5,2 milliards de dirhams ont été consacré à l’INDH depuis son lancement en 2005, a-t-on annoncé officiellement, cette semaine. Et plus de 3,9 milliards y seront consacrés pour l’année 2008, dont une bonne partie financée par des aides européennes.


Sans surprise aucune, le secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a été élu au poste de président de l’instance, dimanche dernier, à l’issue du sixième congrès du syndicat. Seul candidat en lice à cette fonction nouvellement créée, Younès Moujahid a fait l’unanimité parmi les votants.


Les ossements des deux félins trouvés en 1930 dans la Tour de Londres, étaient ceux de lions de l’Atlas, rapporte la MAP, qui cite une revue de zoologie. Preuve génétique à l’appui, des biologistes y expliquent qu’au Moyen-âge, les rois anglais s’entouraient de lions dans leur “zoo” privé comme symboles de la monarchie.


La valeur n’attend pas le nombre des années, aurait pu se dire Jon Cruces au sommet du Toubkal. À peine âgé de six ans, il a atteint le toit du Maghreb en 4 heures et 15 minutes, la semaine dernière, lors d’un trekking en compagnie de son père. Arrivé là haut, le jeune grimpeur a fait des boules de neige. Et ça, c’est davantage de son âge.


Le portail féminin de TF1, Plurielles.fr, a donné la semaine dernière des conseils mode aux femmes rondes, pour mettre en valeur leurs formes. Le site recommande la jellaba en été, la tenue pouvant être portée à la plage ou en tenue de soirée, depuis que les marques françaises de vêtements spécialisées dans le XXL la proposent dans leurs catalogues.
 
 
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