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N° 318
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Rkia Abou Ali, enfin libre.
(AIC PRESS)

Rkia Abou Ali. Happy end à Tighssaline


Dénouement inattendu dans l’affaire Rkia Abou Ali. La jeune femme qui avait défrayé la chronique, courant 2007, en filmant et médiatisant ses ébats avec un juge, a été libérée jeudi soir par le Tribunal de première instance de Meknès, au terme d’une audience marathonienne de plus de sept heures. Arrêtée en mars 2007, Rkia Abou Ali était poursuivie pour prostitution, trafic de drogue et homicide involontaire. Des accusations tombées fort à propos, une fois le scandale déballé sur la place publique. Selon des témoins présents au tribunal, l’annonce du
verdict a déclenché une scène de liesse générale, ponctuée de youyous. “Enormément de monde est venu soutenir Rkia dont sa famille, ses proches, des militants associatifs et beaucoup de curieux,” nous rapporte un de ses avocats. A sa sortie de prison, Rkia Abou Ali, escortée par un long convoi de “sympathisants”, a pris le chemin de son village d’origine, Tighssaline, bourgade située à une vingtaine de kilomètres de Khénifra. Contactée par TelQuel, Rkia Abou Ali est restée laconique : “Je veux juste retrouver ma famille, prendre le temps de réfléchir à ce qui m’est arrivé avant de m’exprimer”. Son avocat Maître Abdelaziz Nouaydi a, pour sa part, été plus loquace : “Je suis heureux de ce jugement, car la cour a écarté tous les témoignages non fondés. Le verdict me redonne confiance en notre justice”. Un optimisme à nuancer : malgré les aveux de corruption du juge filmés par Abou Ali, le Conseil supérieur de la magistrature n’a jamais poursuivi le magistrat. Il s’est contenté de le démettre de ses fonctions.


Meknès. Des toilettes et des hommes

Hassan Aourid a été curieusement éjecté du comité d’organisation du Salon de l’agriculture de Meknès, qui aura lieu du 23 au 28 avril. “L’ancien porte-parole du roi a été remplacé par Tarik Sijelmassi, le président du directoire du Crédit agricole et homme de confiance de Aziz Akhannouch”, nous a confié un fonctionnaire de la wilaya de Meknès. Pour bien marquer son arrivée, le team Akhannouch s’est empressé de rectifier quelques erreurs du passé. Dont l’une, essentielle : au grand soulagement des futurs visiteurs, une batterie d’une cinquantaine de toilettes en dur ont été bâties pour subvenir aux besoins les plus pressants. Qui oserait s’en plaindre ?


Célibataires. Le bal de la dernière chance

Des dizaines de célibataires devaient se retrouver ce week-end, à Marrakech, pour tenter de trouver l’âme sœur au “bal de la deuxième chance”. “Nous voulions créer un espace de rencontre favorisant le mariage, explique l’un des organisateurs de l’évènement. Notre pack incluait un dîner, un bal et une chambre d’hôtel”. Et c’est ce troisième point qui a fait réagir les autorités, qui n’auraient pas apprécié que le concept englobe l’hébergement. “Il semblerait que l’ordre (d’annuler) soit venu de Rabat”, nous confie notre source. Mais les organisateurs ne comptent pas en rester là. Ils reconduisent leur offre pour le 10 mai…en annulant la chambre d’hôtel !


Rachid Niny. J’accuse (la justice)

Lors d’une conférence de presse, tenue lundi 31 mars à Casablanca, Rachid Niny n’a pas mâché ses mots, accusant le ministère de la Justice d’être à l’origine de ses problèmes judiciaires. “Nos juges sont des ignares. Ils ne connaissent rien à la presse”, a déclaré le directeur de publication d’Al Massae, qualifiant le juge Mohamed Alaoui, qui l’a condamné à payer 6 millions de dirhams de dommages et intérêts, de véritable tortionnaire. Et de conclure : “Il faut que les responsables de ce pays nous disent ce qu’ils veulent. Soit ils nous laissent travailler, soit on va se reconvertir dans le bâtiment ou dans la menuiserie”… Et vlan !


Drogue. Ce shit venu de l’Est

“L’Algérie va-t-elle devenir comme le Maroc, un grand pays producteur de drogue ?”. C’est la question que pose Tout sur l’Algérie, premier quotidien électronique algérien, dans son édition du 1er avril. Le mois dernier, en 15 jours, la gendarmerie algérienne aurait en effet découvert et détruit pas moins de 25 plantations d’opium et une dizaine de champs de cannabis. Mais que nos narco-cultivateurs se rassurent. L’Algérie reste en effet bien loin derrière le Maroc qui totaliserait, selon Antonia Maria Costa, responsable de la lutte anti-drogues pour le compte de l’ONU, “environ 60 000 hectares exclusivement dédiés à la culture du cannabis”.


El Himma. Les aveux parisiens

Invité à Paris, le 27 et 28 mars, par le Club “Compétences, synergies et initiatives”, Fouad Ali El Himma s’est montré loquace. Le premier jour, il a commenté un arrêt sur image montrant Mohammed VI avec son fils Moulay El Hassan par la formule : “L’avenir du Maroc”. Et lorsqu’il a été prié de réagir à une image de Benguérir, il a déclaré : “Cette région m’a tout donné, le temps est venu pour que je lui rende la pareille”. Le lendemain, le faux-vrai (en fait, on ne sait plus) numéro 2 du régime a confirmé le bien-fondé de certaines rumeurs colportées à son sujet. Il est revenu sur sa mésaventure à l’aéroport de Paris-Orly (la police des frontières l’avait soupçonné d’être un immigré clandestin) et a avoué son accès de colère au poste-frontière de Sebta, peu avant sa “démission” du gouvernement durant l’été 2007.


Traque à l’homo. Le calme avant la tempête

Pas de nouvelle interpellation dans les suites de l’affaire Sidi Ali Ben Hamdouch (TelQuel n° 317), au cours de laquelle dix personnes ont été arrêtées et poursuivies pour état d’ébriété et attentat à la pudeur. “Peut-être que l’Etat souhaite éviter de nouvelles émeutes et une surexposition médiatique du sujet, comme cela fut le cas à Ksar El Kébir”, analyse Khadija Ryadi, présidente de l’Association marocaine des droits humains. L’accalmie ne fait pas le bonheur de Abdelaziz Rebbah, secrétaire général de la jeunesse du PJD : “Quand certains agissements (sorcellerie, prostitution, et homosexualité) dépassent la limite, l’Etat se doit d’intervenir”. L’ouverture des procès, rappelons-le, est prévue pour le 27 juin prochain.


Livre. Oufkir Story 4

Soukaïna, cadette du général Oufkir, vient de publier son autobiographie aux éditions Calmann-Lévy. Intitulé La vie devant moi, le livre relate aussi bien ses années de captivité dans les geôles de Hassan II que sa récente reconversion… dans la musique. Installée à Paris depuis 1996, Soukaïna avait sorti son premier album, Ouf, il y a trois ans. Après le livre de sa mère Fatema (Les jardins du roi), ceux de sa sœur Malika (La Prisonnière et L’Etrangère) et de son frère Raouf (Les invités), Soukaïna couche ainsi sa thérapie sur papier. Rarement une seule et même famille aura autant donné à la littérature carcérale marocaine.


PPS. Ouvert à tous

À l’issue de la réunion de son comité central le week-end dernier à Rabat, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) s’est accordé pour ouvrir les portes de la Koutla au PSU et au RNI, concrétisant ainsi les intentions affichées lors de son conseil national en février. Dans le rapport final du comité central, non encore officiel, les camarades d’Ismaïl Alaoui reviennent par ailleurs longuement sur “l’initiative salutaire” de Fouad Ali El Himma et de son Mouvement pour tous les démocrates. “Nous sommes clairement dans une dynamique d’ouverture. La question est de savoir où s’arrêter…”, nous explique un membre du comité central. Etonnants, les camarades.


Justice. Griouani en appel

L’officier de police Hicham Griouani entendra son verdict en appel ce mardi 8 avril. Il avait été condamné le 26 février, en première instance, à cinq ans de prison ferme. Les faits remontent à la mi-février, lorsque Griouani avait confirmé à une journaliste l’interdiction de quitter le territoire prononcée à l’encontre de Moâtassim et Merouani, dans le cadre de l’affaire Belliraj. Selon son avocat, Griouani avait pourtant des états de service remarquables. Il avait ainsi été remercié par le ministre de l’Intérieur pour l’arrestation (rocambolesque) de Lee Murray en juin 2006 au Mégamall de Rabat. Pour rappel, en août dernier, déjà, sept militaires avaient écopé de deux à cinq ans de prison dans l’affaire Hormatallah. Pas de pitié pour les informateurs de la presse !


Parlement. Un syndicat à tout prix

Les fonctionnaires de la Chambre des conseillers auraient-ils succombé à la fièvre revendicative ? Depuis quelque temps, ces agents étatiques multiplient les pressions pour se doter d’un syndicat. Entre autres exigences, le futur bureau syndical demandera la révision des grilles des salaires et la refonte du système des promotions. “La demande suit son cours, explique un responsable de la communication de la deuxième Chambre, on espère servir d’exemple pour les autres départements du Parlement, qui reste l’un des derniers bastions de l’administration marocaine à ne pas être syndiqué”. Mieux vaut tard que jamais…



3 questions à Mohand Laenser
[Secrétaire Général du Mouvement Populaire (MP)]


Vous venez d’organiser une Université de printemps très contestée. L’amazighité serait-elle (re)devenue le nouveau cheval de bataille du MP ?
Pas du tout. La question amazighe n’a jamais été absente de l’activité ou du programme de notre parti, depuis sa création en 1957. Cette question a toujours été traitée loin de toute exploitation politicienne. L’université de printemps était un forum ouvert, où des associations indépendantes se sont exprimées.

Certaines en on profité pour réclamer la réhabilitation du Dahir berbère. Quel est la position du MP concernant ce genre de revendications ?
Notre rôle, au MP, n’est pas de rejeter ces points de vue. Au contraire, nous avons voulu permettre à toutes les sensibilités de s’exprimer, même les plus extrêmes. Le parti ne partage pas certaines de leurs positions. En ce qui concerne le Dahir berbère, même Mahjoubi Aherdane n’a pas réclamé sa réhabilitation. Il a seulement rappelé que le droit coutumier a permis, sous le protectorat, de résoudre certains problèmes.

Sur un tout autre sujet, on attribue au MP le projet de s’allier au Mouvement pour tous les démocrates d’El Himma. Où en sont les pourparlers ?
Il n’y a pas de pourparlers, nous avons seulement reçu des membres du Mouvement. Et puis, je vois mal comment un parti pourrait s’allier avec une simple association.


Affaire Belliraj. Le statu quo

Le voyage du juge antiterroriste Abdelkader Chentouf en Espagne, dans une affaire liée aux attentats de Madrid (mars 2004), n’a fait que ralentir l’avancement du dossier de l’affaire Belliraj. “Nous n’avons pas encore été autorisés à photocopier les PV d’interrogatoires de nos clients. Ce qui empêche l’ouverture des séances d’instruction approfondie”, nous a déclaré Me Abderrahman Benameur, avocat de Moâtassim, Ragala et Merouani. En attendant l’ouverture du procès, Belliraj a été réinterrogé en début de semaine par la BNPJ. De son côté, la Guardia Civil a arrêté à Melilia deux de ses présumés complices suite à un mandat d’arrêt international émis par le Maroc.


Brahim Hajjam. “On ira au palais royal”

L’Association des familles des disparus et des prisonniers du Sahara marocain organise, le 26 avril, une marche en direction du palais royal de Rabat. “Nous voulons attirer l’attention du roi sur le sort réservé depuis une trentaine d’années aux veuves, enfants et femmes de disparus de la guerre du Sahara. Toutes nos sections à travers le pays ont été mobilisées pour cette opération”, nous a expliqué Brahim Hajjam, le secrétaire général de l’association. Ce dernier a par ailleurs envoyé cette semaine une lettre de protestation au général Housni Benslimane, accusant deux de ses hommes d’avoir participé à son agression, le 15 mars dernier à Sidi Slimane.


Moulay Hicham. Maroc : élève médiocre

Le cousin du roi publie dans le numéro d’avril du Monde diplomatique un article sous le titre : “Les régimes arabes modernisent… l’autoritarisme”. Le texte, signé Hicham Ben Abdallah El Alaoui, reprend celui d’une conférence donnée le 11 mars dernier à Montréal. Le prince rouge y expose une analyse de la longévité des autocraties, en l’absence d’oppositions fortes dans le monde arabe. À contre-courant de la doctrine politique, Moulay Hicham met le Maroc dans le panier des régimes où “l’autoritarisme coexiste avec des formes de pluralisme”, comme l’Egypte ou le Soudan. Seule la Mauritanie, “qui a connu une véritable alternance”, trouve grâce aux yeux du prince.


Al Massae. Magistrats boulimiques

Le feuilleton Al Massae ne fait que commencer ! Deux des quatre magistrats à l’origine de la plainte pour diffamation, qui a valu au quotidien une lourde condamnation, se sont avérés beaucoup plus gourmands que prévu. Ils estiment qu’ils méritent plus que le million 500 000 dirhams de dommages et intérêts que leur a accordés le juge Mohamed Alaoui. Ils ont, en conséquence, décidé de faire appel du verdict prononcé le 25 mars dernier par le Tribunal de première instance de Rabat. “J’ai convaincu deux d’entre eux d’en rester là. Mais les deux autres ont estimé leur indemnisation trop légère et exigent le double”, a expliqué à l’AFP leur avocat, Me Mohamed Ziane. Sans blague !


Salafistes. Touche pas à mon pritch !

Les détenus salafistes de la prison de Oukacha à Casablanca viennent d’entamer une énième grève de la faim. Cette fois, leur diète est motivée par des raisons bien plus terre-à-terre que les classiques “persécutions administratives”. “Cette grève vient en réaction à la décision du directeur de Oukacha de dédier trois parmi les huit chambres de visites conjugales, qui étaient réservées aux détenus islamistes, aux prisonniers de droit commun”, explique Abderrahim Mouhtad, le porte-parole de l’association Annasir pour le soutien des détenus islamistes. Le même Mouhtad conclut, philosophe : “Au lieu de réduire le quota imparti aux islamistes pour répondre à toute la demande, la direction de Oukacha n’avait qu’à rajouter de nouvelles chambres”.


Argent public. Le foot sous la loupe

L’Instance de protection des biens publics au Maroc devait organise, ce week-end, une conférence sous le thème : “La question de l’argent public dans le sport”. Entre autres intervenants, des responsables de fédérations, des sportifs et des gestionnaires ont été invités à débattre de la question. “L’idée d’organiser cet évènement nous est venu suite à la débâcle de l’équipe nationale à la dernière CAN, a expliqué le président de l’association, Tarek Sbaï. Il est temps que l’on se penche sur l’opacité qui entoure le domaine sportif au Maroc”.


Censure. Les ciseaux de l’Atlas ?

Un ouvrage co-écrit par l’ancien ministre des Affaires étrangères français, Hubert Védrine, et le directeur de l’Institut international des relations internationales, Pascal Boniface, aurait été interdit de diffusion au Maroc. C’est du moins ce que nous affirment ses éditeurs, Armand Colin et Fayard, qui expliquent que L’Atlas du monde global, sorti en France le 19 mars, a été censuré à cause d’une carte sur laquelle le Sahara occidental a été séparé du Maroc. Du côté du service des publications étrangères du ministère de la Communication, on nie en bloc. “On n’a jamais entendu parler de ce livre. En plus, lorsque nous sommes en désaccord avec un éditeur, on ne le censure pas. On lui écrit pour lui faire part de notre point de vue”.



Humeur. Dakhla

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Au coin du bar, le type en gandoura vous demande régulièrement si vous êtes journaliste. Même question, même réponse. Répétées à l’infini, avec un ou deux verres dans le nez, un vent fou, c’est de la chair à métaphore. “Vive Mohammed VI”, s’écrie notre ami. La machine s’emballe, dérate, tourne dans le vide : “Vive Mohammed V ! Vive Moulay Ahmed Alaoui ! Vive Le Matin du Sahara”. À un moment donné, comme pour les verres de lait, il faut savoir arrêter. Dakhla, ce petit bar, la nuit, c’est beaucoup d’agents, les gentils et ceux qui penchent immanquablement leur tête de votre côté, les autres, analystes et discoureurs, les taiseux, les déjà cuits, les comateux, les clients importants et les comme vous qui refusent simplement de rester scotchés devant un poste de télévision, et ce vent, encore, toujours. Un vrai bonheur d’insomniaque. Le client en face déprime mais sourit, boit, raconte la déprime des autres, l’écume des jours qui s’égrènent, comment il s’est retrouvé là, lui, qui ne sait pas nager et déteste le vent. “Bienvenue au pays des merguez (de chameau !)”. Il manque Alice, tant pis pour elle. C’est un peu déplacé, exagéré, méchant. Moi, je pense à Twin Peaks, Dakhla c’est un peu cela : le calme plat et quelque chose à l’intérieur. On tourne les talons et on vadrouille d’un bout à l’autre : la dune blanche, la lagune, les sports de “glisse”, les cabanes en bord de mer, l’aéroport le plus romantique du royaume, etc. Il suffit de pousser un peu la conversation pour que votre ami l’agent vous prévienne, en changeant de ton : “Mais attention !”. À ne pas marcher hors des pistes (mines antipersonnel), même pour faire pipi derrière le 4x4. À ne pas provoquer les notables et les fils de notables. À ne pas forcément quitter le bar de la ville même quand il est fermé. C’est un genre, moi j’aime.



VITES !

L’association Bayt El Hikma, fondée par Khadija Rouissi, a succombé à son tour à la facebookmania. Ses responsables ont en effet créé un “profil” sur ce site communautaire. En quelques semaines d’existence, l’ONG qui défend les libertés individuelles comptabilise déjà 138 “amis” parmi ses contacts sur le Net.


Le chef du gouvernement espagnol se rendra bientôt en visite officielle au Maroc, d’après le site Internet Elsemanaldigital.com. José Luis Zapatero, fraîchement réélu, devrait ainsi réserver au royaume son premier voyage en dehors de l’Europe, dès l’ouverture de la nouvelle session du Parlement espagnol.


Des dizaines de personnes ont été retenues contre leur gré, cette semaine, à l’intérieur du magasin Zara, situé dans l’un des quartiers chics de Casablanca. Cause de cette “séquestration” qui a duré une bonne quinzaine de minutes : éviter tout risque de pillage après qu’une panne d’électricité a neutralisé les portiques de sécurité !


Lors du dernier sommet de la Ligue arabe à Damas, le président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a remercié le Maroc pour son aide militaire, qui a permis au gouvernement comorien de reprendre le contrôle de l’île d’Anjouan. “Je ne vous révèle pas un secret. Nous avons gagné grâce au Maroc”, a -t-il déclaré.


Quatre syndicats de fonctionnaires des collectivités territoriales (Union marocaine, UMT, ODT et FDT) ont observé une grève les 2, 3 et 4 avril. Une autre mobilisation syndicale est déjà prévue les 23, 24 et 25 avril. Au total, les grévistes chômeront 6 jours sur 22 ouvrables, ce mois d’avril. Vive les vacances !


Samedi 12 avril, rendez-vous au Club des avocats de Rabat, avec les 5 membres du Groupe Banouhachem, célèbres rescapés des années de plomb. Ils y commémoreront le 32ème anniversaire de leur disparition en 1976 pour 8 années de détention secrète entre Rabat, Agdz, Kelaât Mgouna et Skoura. Le même jour, Mohamed Nadrani présentera sa BD L’Emir Ben Abdelkrim.
 
 
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