Grâces royales. La loterie du pardon
Santé. Les 10 commandements de Yasmina Baddou
Rkia Abou Ali : "Je n'ai pas encore tout dit"
Années de plomb. Une couverture qui laisse froid
Audimat. La télé sur mesures
Égypte. Élections sous haute tension
Internet. Le "meetic" halal
Pouvoir d'achat. L'intenable système des subventions
Musique. La playlist des festivals
Portrait. Architecte ès jazz
Hommage. Le talentueux M. Faouzi
N° 319
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Youssef Ziraoui

“Je suis un self made man”

Mourad Moutawakil,
journaliste sportif
(AIC PRESS)

Antécédents

1962. Naissance à Mohammedia.
1988. Rencontre la femme de sa vie.
1991. Intègre le service commercial de 2M.
1995. Rejoint le service des sports de la chaîne.
1998. Couvre sa première Coupe du monde en France.
Depuis 2001. Co-anime Planète foot.
2004-06. Devient rédacteur en chef adjoint du service des sports.

Smyet Bak ?
Mohamed Moutawakil.

Smyet Mok ?
Habiba Boussatni.

Nimirou d’la carte ?
T 48301.

Avant d’être à l’écran, vous avez travaillé dans l’hôtellerie et dans la banque. Vous avez atterri à la télé par tsateh ?
Non, je dirais plutôt par passion. Tout le monde n’a pas fait des études de journalisme. J’ai d’abord intégré le service commercial de 2M où je m’occupais des grands comptes.

Et vous leur vendiez quoi ?
Des décodeurs. Mais dès la première année, j’ai réalisé mes objectifs annuels en trois mois. On m’avait promis que si je réussissais à le faire, je pourrais postuler pour une émission. J’ai intégré par la suite la direction des programmes. Bref, je me suis fait tout seul. Je suis un self made man.

Vous avez un lien de parenté avec Nawal El Moutawakil, la nouvelle ministre des Sports ?
A ma connaissance, aucun.

Vous avez déjà essayé de faire croire le contraire ?
Non, mais j’en ai profité sans le faire exprès. C’était juste après sa médaille à Los Angeles. Nawal El Moutawakil avait alors accordé une interview, dans laquelle elle disait que son frère travaillait dans une banque. Il se trouve qu’au même moment, j’étais moi-même en stage à la banque. Tout le monde a pensé qu’il s’agissait de moi.

Qui de vous ou Lino Bacco mène la barque dans l’émission Planète foot ?
Je pense qu’on est en osmose parfaite. Nous partageons de nombreuses idées.

Vous avez bien de petites scènes de ménage de temps en temps…
Sincèrement, c’est très rare.
Depuis le temps qu’on travaille ensemble, on a appris à se connaître. Quand on veut passer un message, on le fait de manière diplomate.

Sincèrement, vous n’avez jamais eu envie de l’envoyer paître, lui et son AS Roma ?
(Rires). Non, jamais. Nous sommes même partis ensemble couvrir un derby entre l’AS Roma et la Lazio. Et depuis, je suis devenu un tifosi de la Roma.

Vous n’avez pas peur qu’il vous vole la vedette ?
Je n’y ai jamais pensé. Mais je le taclerai à la première occasion (Rires).

Pourquoi vous rigolez tout le temps, c’est un tic ?
C’est dans ma nature, je pense. Je ne le fais pas exprès.

Quand le onze marocain se prend une raclée, vous gardez le sourire ?
Ah non ! Là, c’est différent.
Pendant la CAN au Ghana, par exemple, il y a eu de grands moments de silence. C’est dur à gérer.

Pendant votre émission, vous donnez l’impression de découvrir vos fiches…
C’est peut-être dû à la manière de poser les questions. Mais sincèrement, on improvise très peu.

Avez-vous peur de la concurrence d’Arriyadia ?
Pour le moment non. Mais je suis pour la concurrence, car elle incite à être plus créatif.

Le fait de passer à la télé, ça sert au restaurant, quand on a oublié son portefeuille ?
(Rires). J’avoue que ça m’est arrivé une fois...

Et avec les filles, ça marche ?
Oui, pour ne pas vous mentir. Mais je suis un homme marié. Et puis, on est plutôt une émission familiale.

Vous signez des autographes ?
Eh oui, monsieur ! Un jour, alors que j’étais au hammam, le kessal m’a reconnu. Il a tellement fait de zèle qu’il a failli me déboîter l’épaule (Rires).

Vous êtes rajaoui ou wydadi ?
ça fait au moins la 10 500ème fois qu’on me pose la question. Je suis neutre. Mais mon équipe préférée reste le Chabab de Mohammedia, dans lequel j’ai joué plus jeune.

Vous aimez jouer au golf, paraît-il…
Oui, c’est vrai. Et puis avec l’âge, c’est le sport qui me convient le mieux.

Ah ! parce que vous considérez que c’est un sport ?
Oui, vraiment.

Même si on ne transpire pas des aisselles ?
Si, si. Je vous assure qu’on transpire en jouant au golf.

Vous êtes un sportif ?
Je dirais que je suis plus un journaliste des sports qu’un journaliste sportif (Rires).

Vous avez moins de bide que beaucoup de vos collègues. Vous mangez moins qu’eux ?
En fait, je pense qu’ils se préparent pour les J.O. Ils convoitent une médaille au Sumo (Rires). Plus sérieusement, je pense que c’est le stress qui fait grossir.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés