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Moins de son, plus de mosquées
Ma petite intervention est en rapport avec lédito du numéro 319 (Dormir). Je suis daccord avec tous ceux qui osent dire que lintensité sonore des haut-parleurs des mosquées, lors des appels à la prière du fajr, doit être réduite afin de permettre à tous ceux qui ne font pas la prière, ou du moins, ceux qui ne font pas la prière de laube à lheure, de profiter dune bonne nuit de sommeil bien méritée. Mon idée, cest quil faudrait plutôt augmenter le nombre des mosquées ! Car je suppose que si le son des haut-parleurs est tellement fort, cest pour permettre à tous ceux qui habitent loin des mosquées dentendre lappel à la prière. Moi, par exemple, jhabite un quartier où il ny a pas de mosquée et je nentends donc jamais lappel du muezzin. Et en tant que musulmane pratiquante, jaimerais tant pouvoir me réveiller tous les jours à laube pour faire ma prière, sur le son du adhane et la voix du muezzin plutôt que sur la sonnerie de mon réveil. Donc oui, vivement que lon baisse le son des haut-parleurs, mais tout en augmentant le nombre de mosquées.
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L'impossible coming-out
Fidèle lecteur de votre magazine, j'ai envie de vous applaudir chaque fois que vous évoquez, dans l'un de vos numéros, un thème tabou ou considéré comme honteux par les Marocains bien comme il faut. C'est notamment le cas des articles et interviews consacrés à l'écrivain marocain Abdellah Taïa.
J'aime beaucoup ce que ce jeune homme écrit, et j'admire surtout ce qu'il a fait. Je suis un jeune garçon de 16 ans, homosexuel, et qui redoute de faire son coming-out auprès de sa famille de peur d'être rejeté. Et je ne suis pas seul dans cette situation. Autour de moi, il y a de nombreuses personnes qui n'osent pas dévoiler leur homosexualité et qui, à part quelques sites Internet, n'ont aucun espace pour s'exprimer. Merci à Abdellah Taïa et à TelQuel de nous permettre de nous sentir un peu moins seuls.
Hassan Dridi,
Casablanca.
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Belmejdoub, victime de l'ingratitude
Merci à votre journaliste d'avoir dépeint dans des termes aussi précis et aussi chaleureux l'action du regretté Colonel Belmejdoub au sein de la FRMF (Le Colonel des pelouses, TelQuel n° 320), et rappelé aux détracteurs de cet homme ce que le football marocain lui doit, au moment où le sport-roi dans notre pays se trouve miné par tant d'incompétence. Mais si le sport en général et le football en particulier furent sa passion, Mehdi Belmejdoub, que j'ai fréquenté sur les bancs de l'École d'état-major, ne concevait son métier de militaire que sous l'angle de l'intégrité et de la rigueur. Mais en l'exerçant ainsi, il n'obtint pas, hélas, le succès et les promotions qu'il méritait. Comble du cynisme et de la cruauté, même après sa mort, le Colonel Belmejdoub ne sera pas épargné. Sa veuve n'aura en effet droit qu'à 50% de sa pension de retraite, alors que nombre de veuves d'officier perçoivent l'intégralité de la pension de leur défunt époux. Est-ce ainsi que l'on récompense la famille d'un homme qui a passé sa vie à servir son pays ?
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