1er Mai. Faut-il avoir peur ?
Abdelaziz Meziane Belfkih. "Il n'y a pas de crise de l'enseignement"
Société. L'huissier, ce mal-aimé
Législation. La loi "anti-drague"
Israël-Hamas. L'impossible dialogue
Alimentation. La faim du monde
Médicament. La bataille des génériques
Agriculture. Akhannouch voit vert
Sortie. Ce que Lola veut
Arts plastiques. À la conquête de l'Ouest
Cinéma. Cuisine et dépendance
N° 321
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Mohamed Taïeb El Ouazzani.
(AFP)

El Nene. Retour à la case prison


La cavale du célèbre narcotrafiquant vient de prendre fin. Evadé de la Prison centrale de Kénitra en décembre 2007, El Nene a été arrêté dans la soirée du mercredi 23 avril à Sebta. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur espagnol, Mohamed Taïeb El Ouazzani aurait été appréhendé alors qu’il circulait à bord d’une voiture appartenant à son frère dans la Calle Fuente Caballo, une des artères principales de l’enclave espagnole. Contacté par TelQuel, le porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, s’est montré enthousiaste à l’annonce de
l’arrestation du fugitif. “C’est une nouvelle réjouissante”, nous a-t-il déclaré, se montrant optimiste quant à la possible remise d’El Nene aux autorités marocaines pour répondre de son évasion. “C’est un citoyen marocain et son extradition s’inscrit dans l’ordre normal des choses”, a ajouté Khalid Naciri. Sauf que le porte-parole du gouvernement semble oublier que Mohamed Taïeb El Ouazzani est également citoyen espagnol. Or, en vertu de l’article 3 de la convention de coopération juridique signée entre le Maroc et l’Espagne en 1997, l’extradition des nationaux des deux pays n’est pas envisageable. “Nous avons d’excellents rapports diplomatiques avec les Espagnols et il est très probable que cette affaire soit réglée sur le terrain politique plutôt que juridique”, tempère un sécuritaire marocain. Principal indice plaidant en faveur d’une extradition négociée, le communiqué du ministère de l’Intérieur espagnol précise que l’arrestation d’El Nene a été effectuée sur ordre d’Interpol, à la suite d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités marocaines en décembre 2007.


Arnaque. La fausse fille d’Azoulay

Une dizaine de joailliers de Rabat et de Casablanca ont été récemment convoqués par la police judiciaire. Motif : ils ont acheté des bijoux en or auprès d’une dénommée Sarah Azoulay, qui les avait acquis en signant des chèques volés. La femme avait gagné la confiance des joailliers en se faisant passer pour la fille du conseiller royal André Azoulay. “C’est une dame blonde, assez classe, qui présentait des papiers d’identité à ce nom. Je lui ai acheté des bijoux d’une valeur de 50 000 DH dont elle détenait les récépissés”, nous a confié l’une des victimes de l’arnaque. L’enquête de la police a finalement démontré que les papiers étaient falsifiés et que l’usurpatrice s’appelait en fait Rabiâa.


Partis. Soigne tes gauches

Les principaux partis politiques de gauche se sont retrouvés à l’initiative du PPS et du FFD, vendredi 17 avril à Rabat. L’ordre du jour de la rencontre était consacré aux conditions d’une union de la gauche. Outre le PPS et le FFD, étaient notamment représentés le PSU, le PS et le PT. Abdelkrim Benatik, secrétaire général du Parti
travailliste, explique qu’“il est important que toute la gauche présente des listes communes aux élections de 2009, en particulier dans les grandes villes”. “Si à Rabat par exemple, on se mettait d’accord, notre candidat aurait de fortes chances de remporter la mairie”, précise-t-il.


François Fillon. Salamalecs

Le Premier ministre français a eu droit un accueil chaleureux lors de la conférence de presse donnée à l’occasion de sa visite au Maroc. Une journaliste du Matin du Sahara lui a déclaré : “Nous vous réitérons la même admiration en ces temps de turbulences en France, car vous êtes lancé dans un programme de réformes et vous arrivez à obtenir d’excellents sondages”. Peu habitué à tant d’amabilités de la part des journalistes français, François Fillon a salué l’initiative en invitant ces derniers “à prendre exemple sur cette façon positive de présenter les choses”, déclenchant des rires dans la salle. Une hilarité moqueuse ou bon enfant ?


Bouayach. Non grata chez Ben Ali

Dimanche 21 avril, la présidente de l’OMDH a été déclarée indésirable en Tunisie où elle devait se rendre en sa qualité de vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme. Mission de Bouayach : examiner l’état de la démocratie du pays à la veille des élections municipales et présidentielles. “Le ministère de l’Intérieur nous a prévenus que nous serions refoulés à Tunis si nous faisions le voyage”, nous a-t-elle déclaré. Selon Amina Bouayach, elle paierait le prix de son soutien logistique aux militants des droits de l’homme tunisiens pendant l’examen de passage de la Tunisie, devant le conseil des droits de l’homme de l’ONU, tenu début avril.


Sahara. Non à l’indépendance

Dans un document soumis mardi au Conseil de sécurité, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, Peter Van Walsum, a mis un coup de pied dans la fourmilière en estimant que “l’indépendance du Sahara n’était pas réaliste”. C’est la première fois qu’un médiateur onusien se prononce aussi clairement contre l’indépendance de l’ancienne colonie espagnole. Cette nouvelle a aussitôt fait rebondir la polémique entre Alger et Rabat sur le règlement d’un conflit vieux de 32 ans. Les officiels marocains pointent la responsabilité de l’ambassadeur d’Afrique du Sud qui aurait failli à la bienséance diplomatique en dénonçant la position de Van Walsum : “En tant que membre du Conseil de sécurité, l’Afrique du Sud s’est discréditée”, nous explique un diplomate marocain. Les journaux algériens parlent quant à eux de “bavure” de Van Walsum.


Hommage. Benzekri day

Les amis et la famille de l’ancien président du CCDH, décédé le 20 mai dernier, ont décidé de se retrouver, chaque année, le premier dimanche précédant la date de son décès dans son village natal de Aït Wahi où Driss Benzekri a été inhumé. “Nous parlerons beaucoup de Driss en buvant le thé à sa manière, en mangeant un couscous aux sept légumes qui était son plat préféré et en écoutant la musique qu’il aimait : Hadj Belaïd et Rouicha. Tout ceci sous la tente berbère qu’il a achetée juste avant sa mort”, nous a détaillé Mohamed Soual, un des amis du défunt à l’origine de l’initiative. Espérons qu’entre deux bouchées, les “potes” de Benzekri appelleront à l’application de “ses dernières volontés”, en l’occurrence les recommandations de la défunte l’IER.


Abd Al Malik. Le monde de “soufi”

De passage à Fès à l’occasion du Festival de la culture soufie, la semaine dernière, le slammeur Abd Al Malik en a profité pour rappeler sa passion pour le Cheikh Hamza. Dans une interview accordée au quotidien gratuit Au fait, il évoque sa rencontre avec le chef de la Tariqa Boutchichiya qui “a totalement bouleversé (sa) vie”. “C’était une révolution”, s’enthousiasme le chanteur français qui s’étale sur “l’énergie spirituelle” de Hamza, auquel il a consacré une chanson au titre évocateur : L’alchimiste. Sans cette rencontre, Abd Al Malik serait “soit un délinquant”, soit il poserait “des bombes quelque part”. Des propos un peu exagérés, mais c’est bien connu : l’amour rend aveugle…


Deuxième chambre. Le personnel se syndique

C’est fait. Les employés de la Chambre des conseillers sont désormais syndiqués. Les 27 membres du conseil d’administration du syndicat ont été élus le 21 avril. La date de l’élection de 9 d’entre eux au bureau exécutif n’est pas encore fixée, mais les revendications, elles, se font déjà entendre : la reconnaissance d’un statut particulier et, surtout, la rémunération qui va avec. Le syndicat sera en fait un réceptacle pour les doléances des empolyés de la 2ème chambre. “Avant, nous étions à la solde des parlementaires pour améliorer notre situation. Aujourd’hui, nous avons un organe dédié”, explique, soulagé, ce fonctionnaire.


Moussaïf & Zahrach. Radiations en vue

Lors de l’audience qui s’est déroulée jeudi dernier devant la Cour d’appel de Rabat, le procureur a de nouveau réclamé la radiation des avocats Taoufik Moussaïf et Abdelfattah Zahrach. En août 2006, ils avaient été poursuivis après leurs déclarations tonitruantes à la presse, dans lesquelles ils avaient jugé que le dossier Ansar El Mehdi était “monté de toutes pièces”. Jeudi 24 avril, la Cour a ordonné un report au 26 juin prochain pour la dernière audience. Interrogé par téléphone, Me Moussaïf s’est dit “très pessimiste” quant à l’issue de la procédure, malgré le soutien de 300 de ses collègues de Rabat et l’appui de nombreuses ONG.


People. El Himma (vraiment) partout

L’ami personnel du roi a été l’invité-surprise de l’avant-première du nouveau film de Nabyl Ayouch, Whatever Lola wants, tenue mardi à Casablanca. Fouad Ali El Himma a raté la projection, mais pas l’after. Il a serré dans ses bras le maire Mohamed Sajid, le publicitaire Noureddine Ayouch, l’actrice Amal Atrach, ou le styliste Amine Bendriouch, un des créateurs du concept “Hmar ou Bikheer”. Cool. Pour l’anecdote, le député des Rhamna a été l’un des rares invités à ne pas esquisser le moindre pas de danse en direction de la chanteuse Natacha Atlas, qui a pourtant bien enflammé la piste ce soir-là.



3 questions à Abderrahim Mouhtad
[SG de l’Association Annassir des familles de détenus islamistes]


Quelles sont les dernières nouvelles des prisons, où les détenus salafistes organisent des grèves de la faim depuis des semaines ?
Depuis la mi-mars, des dizaines de détenus islamistes sont en grève de la faim à Oukacha, Berrechid, El Jadida et Tanger. Certains approchent des quarante jours de grève. Leur état de santé général s’est nettement détérioré et leurs rapports avec l’administration pénitentiaire continuent de se dégrader.

Un détenu a même tenté de se suicider, il y a quelques jours. Pourquoi cet acte désespéré ?
On méconnaît l’étendue du désespoir parmi les détenus de la Salifiya Jihadia. Omar Karam, qui a essayé de mettre fin à ses jours à Oukacha, n’a pas supporté les conditions de vie en prison. Avant sa condamnation, ce jeune homme était gérant de société. Père de famille de 26 ans, il a eu du mal à accepter que son fils grandisse sans lui.

Parvenez-vous à maintenir la communication avec l’administration pénitentiaire et le ministère de la Justice ?
Le contact est aujourd’hui coupé. Toutes les avancées des dernières années ont été annihilées. Surtout, depuis l’évasion des neuf détenus de Kénitra qui nous a causé beaucoup de tort. On punit collectivement ceux qui ne se sont pas enfuis par des fouilles au corps, des restrictions sur les objets détenus et les limitations des visites. Notre association en pâtit aussi car on nous empêche de faire notre travail.


Saïd Taghmaoui. Un héros américain

Après son apparition éclair dans Angles d’Attaque aux côtés de Forrest Withaker et Dennis Quaid, on se demandait où était passé Saïd Taghmaoui. “Je suis actuellement en tournage en Californie, dans une superproduction de la Paramount inspirée de la célèbre bande dessinée G.I. Joe, que j’incarne sur écran. C’est la première fois dans l’histoire du cinéma qu’un acteur marocain et maghrébin campe le rôle d’un super héros américain”, nous a répondu, pas peu fier, le comédien. Grand écart en perspective pour Taghmaoui, puisqu’il enchaînera, en juillet, avec le rôle de Barzan Takriti, le frère de Saddam Hussein, dans une mini-série de quatre épisodes produite par HBO et la BBC.


Laâyoune. Levée de camp

Le lancement de l’opération de recasement de 9000 ménages du camp Al Wahda de Laâyoune a été ternie, dimanche 20 avril, par des heurts entre forces de l’ordre et un petit groupe de manifestants. Plusieurs ministres avaient fait le déplacement pour lancer le programme, qui prévoit l’octroi d’un terrain de 120 m2 et d’aides en numéraire et en matériaux de construction pour les habitants d’un des plus grands bidonvilles du royaume. Le camp avait été créé en 1991 pour accueillir, provisoirement, des Sahraouis du nord (Guelmim, Tan Tan, etc.) dans la perspective de les inscrire sur les listes électorales du référendum d’autodéterminantion. Depuis, ils étaient logés et nourris gratuitement. Fini le fabor…


USFP. Parti cherche leader

La course au “titre” de premier secrétaire du parti de la rose se jouera certainement entre Habib El Malki et Fathallah Oualalou. C’est ce qui ressort de l’actuel rapport de forces au sein de l’USFP. À moins de deux mois du 8ème congrès socialiste, plusieurs prétendants semblent avoir renoncé à postuler. C’est le cas par exemple d’un Driss Lachgar affaibli par son échec aux élections du 7 septembre. Un membre du conseil national (chargé de départager les candidats) résume assez bien la situation : “Oualalou veut prendre de la hauteur, en intervenant assez peu, sans doute pour qu’on fasse appelle à lui et qu’il apparaisse comme le sauveur. Habib El Malki, lui, est un extraverti qui ne fait pas mystère de ses ambitions”.


JO. Boycott du boycott

Le secrétaire général du Comité national olympique marocain (CNOM), Noureddine Benabdenbi, a pris son courage à deux mains pour déclarer que le Maroc “apporte son soutien aux JO de Pékin et condamne les actes visant à perturber le périple de la flamme olympique et à politiser les Jeux”. Pile poil synchro avec la foulée du Premier ministre Abbas El Fassi qui avait ouvert le bal, fin mars, lors d’une visite d’officiels chinois. Le grand timonier d’Annajat, qui a tenu à apporter tout son soutien à la politique de Pékin au Tibet, avait déclaré que “celui qui boycotte les Jeux olympiques boycotte la paix mondiale”.


Caftan 2008. Takchita Glam rock

Après avoir posé brièvement ses bagages à Agadir l’année dernière, le défilé de mode Caftan, initié par le magazine féminin Femmes du Maroc, est de retour à Marrakech pour sa 12ème édition prévue le 3 mai au Palmeraie Golf Palace. La cuvée 2008 aura pour leitmotiv le Glam rock, thème seventies sur lequel ont planché les 10 stylistes sélectionnés. “La bande-son sera du même tonneau avec un guitariste live qui ponctuera le passage de certaines créations”, précise Aïcha Sakhri, directrice de publication de Femmes du Maroc. Parmi les people invités, BHL et sa moitié aux lèvres pulpeuses, Arielle Dombasle, ainsi qu’Emmanuel de Brante, le chroniqueur de la jet set et maître ès snobisme.


Moâtassim & Co. Soutien(s)

La défense et la famille des six détenus politiques de l’affaire Belliraj continuent à faire du bruit. Depuis quelques jours, Moâtassim, Ragala (Al Badil), Merouani, Sriti (Al Oumma), Abadla (PJD) et Najibi (PSU) sont épaulés par deux nouvelles structures. Une coordination des familles, d’abord, a été créée pour demander la libération des détenus qui n’ont toujours pas été auditionnés par le juge d’instruction Chentouf, deux mois après leur mise en détention provisoire. Un comité national de soutien, présidé par Mohamed Bensaid Aït Idder, a aussi été constitué. Il tiendra une conférence de presse au Club de la presse, mardi 29 avril, à partir de 10 h du matin.


Rallye. Van Damme de mauvaise Hummer

Après un rallye de Rolls-Royce l’année dernière, le monde rural marocain verra défiler des Hummer entre le 2 et le 9 mai, à l’occasion d’un rallye organisé par la marque du “tank urbain” au Maroc. Cette opération de com’ basée sur l’événementiel, créneau choisi par la marque haut de gamme, verra la participation de people comme la blonde Ophélie Winter, la véloce championne olympique du 400 mètres Marie-José Perec, et l’ex de l’animateur Arthur, Estelle Lefébure. Et last but not least, le spécialiste du coup de pied fouetté “in ze face” : Jean-Claude Van Damme. “L’acteur belge possède les qualités de la marque, ce côté aventure extrême”, justifie Zineb Oukacha, directrice marketing de Hummer au Maroc. Le don de la parole en plus…



Humeur. Parfum de roi

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

J’adore les people. Fouad Ali El Himma par exemple. En atterrissant, en milieu de semaine, dans une soirée dédiée à un film marocain, jusque-là ronronnante, bon enfant, il a réussi un genre de miracle. Ceux qui étaient assis se sont mis debout, ceux qui étaient déjà debout ont dansé, les plus grands se rangeaient au fond de la salle pour ne rien rater du “spectacle”. Tous les autres ont été dans l’obligation de bousculer leurs voisins, piétiner une nappe de table pourtant bien dressée, renverser des coupes de champagnes, un ballon de vin, pour se frayer un chemin jusqu’à Si Fouad, l’homme le plus souriant de la soirée. “Il a le parfum du roi”, m’a soufflé à l’oreille l’un des “grands” invités, solidement calé au fond de la salle. Le pauvre El Himma, bien seul (enfin, je n’ai pas comptabilisé ses nombreux gorilles discrètement infiltrés parmi les invités “normaux”), a été littéralement pris d’assaut par toutes et tous. Même s’il a l’habitude, il a dû exploser son record de salamalecs distribués à la minute. Pour le saluer, des starlettes ont dû faire la bise, au passage, à un illustre inconnu : son voisin, le maire de Casablanca. Les plus intelligents l’ont “fixé” debout, quelques secondes durant, au prix de mille et un stratagèmes, multipliant les phrases inaudibles, tapotant continuellement sur ses bras, serrant et resserrant ses deux mains (parce qu’il n’en a que deux, comme vous et nous). El Himma chez les people, ça s’arrose. “C’est qui elle, c’est qui lui, qui l’embrasse comme ça ?”, n’a pas arrêté de me demander le “grand”, posté à mes côtés. Les inconnus ont gagné un nom, une identité. Les very nice people ont fait grimper leur cote de popularité. Moi, les “grands” relégués au fond de la salle, les gorilles, les serveurs, toutes celles et ceux qui ont manqué de fixer la main de Si Fouad, avons assisté à un show plaisant, surprenant, doucement enivrant.



VITES !

Récemment investi d’un deuxième mandat, le chef du gouvernement espagnol effectuera son premier voyage officiel, début mai, au Maroc, comme le veut la tradition diplomatique à Madrid. Zapatero avait déjà réservé sa première sortie hors d’Espagne au Maroc après sa victoire aux élections en 2004.


“Dans la famille Belliraj, je demande le frangin !”, a réclamé le juge français venu auditionner, vendredi dernier, Salah Belliraj, frère du chef présumé du réseau terroriste démantelé par la police marocaine. Salah Belliraj a été entendu dans une affaire de blanchiment d’argent au Maroc en lien avec un trafic de drogue.


La marche vers le palais royal de Rabat, prévue le 26 avril par l’Association des fils des martyrs du Sahara marocain, a été interdite par les autorités. Elle devait regrouper des veuves de soldats et des épouses de militaires détenus à Tindouf, afin d’attirer l’attention de Mohammed VI sur le drame qu’elles vivent.


Après une absence de plusieurs mois pour cause de maladie, le général de corps d’armée Bouchaïb Arroub, patron du Troisième bureau des Forces Armées Royales, vient de tirer sa révérence. Il a officiellement pris sa retraite, passant le relais à un colonel qui dirigeait par intérim ce service chargé des affaires administratives des FAR.


Un tribunal d’Amsterdam a condamné à une amende de 3000 euros, jeudi dernier, le député d’extrême-droite Geert Wilders pour avoir utilisé la photo du rappeur néerlandais d’origine marocaine, Salah Edin, dans son film anti-islam Fitna. Geert Wilders l’avait confondu avec Mohamed Bouyeri, qui avait assassiné le cinéaste Theo Van Gogh en novembre 2004, rapporte le site rtlinfo.be.


Le secrétaire général de Reporters sans frontières effectuera une visite éclair au Maroc le 30 avril, pour rencontrer Khalid Naciri. Robert Ménard interpellera le ministre de la Communication sur les atteintes à la liberté de la presse au Maroc et insistera sur le cas du journaliste Mustapha Hormatallah, actuellement en prison.
 
 
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