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N° 322
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Relire l'histoire

Merci encore à TelQuel de traiter, dans ses articles, des pans méconnus de l'histoire de notre pays, comme ce fut le cas avec le dossier sur la Guerre du Rif (“L'histoire secrète de la Guerre du Rif”, TelQuel n° 321). Ces articles nous permettent enfin de redécouvrir l'histoire réelle du Maroc, qui est bien différente de celle que les manuels scolaires et les émissions de télévision officielles nous racontent depuis toujours. Paradoxalement, c'est à un journal, censé traiter d'actualité, que nous devons ces révélations sur notre passé. Mais je pense que c'est aussi cela le rôle “politique” et éducatif des médias en général : parler aux gens de leur présent et de leur passé, qui souvent conditionnent leur avenir.

Hassan Bachiri,
Rabat.



Une question de dignité

Les derniers événements tragiques, survenus à Casablanca, posent à nouveau le problème de l'impunité quasi générale qui sévit dans le pays. En quelques jours, un incendie dans une usine de matelas a fait 56 morts, un deuxième incendie a emporté trois vies et deux accidents de bus ont fait huit victimes ! Cela impose l’obligation de poursuivre les responsables de ces “crimes” et de les sanctionner. Je ne parle pas seulement des responsables directs, mais aussi des autres, dans les collectivités locales, les administrations territoriales, les inspections du travail, les services de l’urbanisme, les services de contrôle technique des véhicules… Il est urgent de redonner à la loi sa force, et au citoyen marocain sa dignité. Il est quand même malheureux que, le soir de la catastrophe de Lissasfa, les deux chaînes nationales n'aient pas déprogrammé leurs deux soirées de chanson populaire.

Idir Ouguindi,
Casablanca.



Du respect, SVP !

Mon propos n'a rien de sectaire ou de racial. Mais depuis quelques semaines, on assiste à la multiplication des contrôles d'identité inopinés auprès des étrangers résidant au Maroc, et particulièrement la population africaine. Il y a quelques jours, j'ai eu la surprise de trouver plusieurs véhicules de la Sûreté nationale garés devant l'immeuble où j'habite. Et à peine avais-je fait un pas qu'on me demandait de montrer mes papiers. Ce que j'ai bien évidemment fait. Nous sommes dans un Etat de droit et je trouve parfaitement normal que les autorités s'assurent de la régularité de la situation des personnes qui y sont accueillis. Pour autant, la police a-t-elle le droit de pénétrer dans une maison sans mandat ? Pire : parmi les agents, certains ne se gênaient pas pour crier des “Rentrez chez vous, vous n'avez rien à faire ici !”. Je trouve cela d'autant plus choquant que le Maroc est connu pour être une terre d'hospitalité et d'intégration. Personnellement, je n'ai pas hésité à quitter la France pour venir m'installer au Maroc, pensant m'y sentir mieux. Aujourd'hui, par la faute de quelques personnes et de l'excès de zèle de certains représentants de l'autorité, je risque bien de regretter mon choix. Oui aux contrôles, mais dans la limite de la loi et du respect. Tous les “Blacks” ne sont pas des trafiquants ou des sans-papiers !

Sitafa Mbodj,
Casablanca.



De l’aveuglement…

J’ai été particulièrement marqué par le titre choisi pour votre interview avec M. Meziane Belefqih (“Il n’y a pas de crise de l’enseignement”, TelQuel n°321). Avec tout le respect que je dois à ce commis de l’Etat, je trouve qu’il s’entête à ne pas reconnaître une évidence : la faillite du système éducatif marocain, du primaire à l’universitaire, est pourtant patente. On peut d’ailleurs en voir les manifestations (de diplômés chômeurs) quasiment toutes les après-midi devant la bâtisse du Parlement. Si nos dirigeants n’arrivent même pas à identifier un problème, comment diable espèrent-ils le résoudre ?

Youssef Hammadi,
Mohammedia.

 
 
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