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N° 322
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Youssef Ziraoui

“Je suis un 4x4 de la communication”

Jalil Nouri, ex-présentateur télé
(DR)

Antécédents

1952. Naissance à Casablanca.
1979. Rejoint l’équipe de Médi 1 en tant que présentateur du journal.
86-92. Rédacteur en chef du journal télévisé de la TVM.
Depuis 2001. En charge des relations presse du Festival des musiques sacrées de Fès.
2007. Cofondateur de Radio Plus.

Smyet Bak ?
Abdelkader Ben Jilali.

Smyet Mok ?
Zohra Bensaleh.

Nimirou d’la carte ?
B 441883.

Vous préférez qu’on vous appelle Abdeljalil El Fadli ou Jalil Nouri ?
Abdeljalil El Fadli est mon vrai nom. Mais comme j’ai commencé par la radio, je me suis dit que Jalil Nouri, ça passerait mieux. D'ailleurs, je ne suis pas le seul à avoir un pseudo dans le métier. C’est une question de marketing, et ça me permet aussi de protéger ma vie privée.

Vous êtes une star ?
Non. Quand on fait du journalisme, on n’est jamais une star. Je trouve que la “peoplisation” des journalistes est une dérive dans le métier.

Mais on vous reconnaît dans la rue, vous signez des autographes…
De temps en temps, oui. C’est dû au fait que j’ai présenté le JT.

C’est quoi le style Nouri ?
Je pense que j’ai participé à une “désofficialisation” de l’information officielle. Je ne présentais pas les activités royales à la manière de la MAP. Je n’ai jamais dit : “Sa Majesté reçoit le Président du Pérou”, je préfère y mettre du style, me référer à l’histoire.

Vous vous êtes rebellé contre la télé du Makhzen ?
Je ne sais pas ce que veut dire le terme “télé du Makhzen”, je suis un royaliste convaincu. J’apprécie ce que le roi fait pour le pays. Je pense d’ailleurs m’impliquer dans cette démarche.

Ah bon, il est prévenu au moins ?
Non, non, c’est une initiative personnelle. Je compte créer une fondation pour la solidarité avec les enfants atteints de cancer.

Mais le créneau est déjà occupé, non ?
En fait, notre concept consiste à offrir aux enfants hospitalisés un gâteau d’anniversaire et un petit cadeau.

Vous n’avez pas l’impression que c’est un peu léger ? Les enfants cancéreux n’ont-ils pas des besoins plus urgents ?
Oui, mais ils ont aussi besoin de ce que j’appelle les petits bonheurs.

ça ressemble quand même à une opération de com'…
Je ne gaspillerais pas mes efforts si c’était le cas.

Ça ne vous embête pas que la “télé bouge” sans vous depuis 20 ans ?
À vrai dire, elle ne bouge pas tant que ça. Hassan II avait dit un jour : “Cette maison mourra de sa propre mort”. C’est d’ailleurs pour ça qu’il avait créé 2M.

Vous êtes passé du journalisme à la com'. Vous vous êtes “vendu” ?
Pas du tout. Ce sont des activités complémentaires. J’ai d’ailleurs été conseiller en Communication sous cinq ministres. Je suis un 4x4 de la communication. J’aime aussi apporter ma touche aux projets culturels.

Comme celui du plus grand buffet des plats du monde, dont vous étiez le responsable RP. C’est de la culture, ça aussi ?
Bien sûr, cela fait partie du patrimoine du pays. Cela dit, je suis un peu resté sur ma faim. Les gens se sont rués sur les plats.

Vous venez du quartier de Bourgogne à Casablanca, qui a enfanté Nawal El Moutawakil, Merry Krimau ou Noujoum Bourgogne. Vous ne voulez pas lancer une amicale des anciens du derb ?
Je suis partant. Il faudrait juste que quelqu’un lance l’idée. Je veux bien être l'ambassadeur de Bourgogne.

Où est passé votre célèbre nœud papillon, emblème de la télé qui bouge ?
Je le garde précieusement. C’est une relique de l’histoire audiovisuelle du Maroc. En fait, je le portais parce que je n’ai jamais appris à faire un nœud de cravate.

Vous ne le “dégainez même plus pour les grandes occasions ?
Non, c’est passé de mode, depuis que Abderrahim Harouchi (Ndlr : ex-ministre de la Santé) m’a concurrencé (Rires).

Pourquoi vous ne prononcez pas le son 3a, c’est par snobisme ou c’est un défaut de prononciation ?
Mais si, je sais faire tous les 3a du monde. Je suis un aroubi à la base.

Et que fait un aroubi avec les Fassis du Festival des musiques sacrées ?
Le aroubi travaille avec les Fassis, mais aussi avec des Soussis à Radio Plus.

 
 
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