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Chapeau bas, M. Aït Idder
Je voudrais faire part de ma grande admiration pour ce grand monsieur qu'est Mohamed Bensaïd Aït Idder. Dans l'interview que vous avez publiée (Le roi doit accepter la critique, TelQuel n° 322), il a à nouveau fait preuve de la grande dignité qu'on lui connaît, parlant sans langue de bois et sans hypocrisie de ce qu'est le Maroc d'aujourd'hui. Même après avoir quitté la scène politique marocaine, Bensaïd Aït Idder reste toujours fidèle à lui-même, ce démocrate convaincu qui a toujours défendu ses idées et ses principes sans faire le moindre compromis, pendant que d'autres couraient derrière les honneurs et les fauteuils ministériels. À cet homme qui a toujours refusé le baisemain et appelé à la réforme de la Constitution pour un meilleur équilibrage despouvoirs, je dis chapeau, monsieur.
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Un combat de santé publique
Bravo Madame la ministre de la Santé d'avoir fait de l'usage des médicaments génériques un cheval de bataille. Ces médicaments, moins chers et tout aussi efficaces que les originaux, ont été adoptés dans des pays développés (comme les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne). Car en diminuant de 30 à 40 % les prix des traitements, en prescrivant les génériques, on contribue à des baisses importantes des coûts de la santé. Que dire alors des pays à faible pouvoir dachat, où une minorité seulement jouit d'une vraie couverture médicale ? C'est dans ces pays, comme le Maroc, que la prescription des médicaments génériques relève presque du devoir des médecins. Le combat pour la promotion des génériques ne date pas d'aujourd'hui. Mais après l'intervention de Yasmina Baddou, ministre de la Santé, limpact n'en sera que plus important et la sensibilisation plus forte. La décision prise par Madame la ministre de la Santé, dordre social et sanitaire, est une mesure profitable à tous, patients, caisses de remboursements, compagnies dassurances et officines. Car elle contribuera à soigner un plus grand nombre de patients, ce qui est, in fine, le premier objectif en matière de santé publique.
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N'oublions pas Lissasfa
Je suis un étranger résidant au Maroc depuis huit ans, et qui aime beaucoup ce pays. Comme tous les Marocains et étrangers de ce pays, jai été tétanisé par la tragédie de Lissasfa et, sincèrement, je n'en reviens toujours pas ! D'après les articles que jai pu lire dans la presse, quand le feu a commencé à se propager, on aurait ordonné aux ouvriers chanceux, qui se trouvaient à l'extérieur du bâtiment, de sauver
le plus de matériel possible, et non pas leurs collègues ! La vie d'une femme ou d'un homme vaut-elle moins qu'un matelas ?
Il faut le croire, puisque ces employés ne méritaient même pas le strict minimum en termes de sécurité. Ces personnes n'existaient que par la valeur de leur travail sous-payé, derrière des portes verrouillées. Absurde. Je propose plutôt qu'on crée un compte bancaire dédié aux familles des victimes, auquel chaque citoyen et (résident au Maroc) pourrait apporter une contribution, pour aider ceux qui ont perdu leurs proches dans cette innommable catastrophe. Il faudrait peut-être aussi placer une plaque commémorative sur le lieu de l'incident. Afin que personne n'oublie ce terrible événement qui a, hélas, toutes les chances de s'effacer de nos mémoires ingrates. Est-ce trop demander pour la vie de 55 personnes ?
Mehmet Mestci,
Marrakech.
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Le message d'Anfgou
Anfgou, ce havre de paix devenu tristement célèbre après le drame qui a coûté la vie à une trentaine denfants lan dernier, est aujourdhui un village visiblement heureux. Les habitants du village ont célébré avec spontanéité la visite royale. Cest du moins ce que montrent les images diffusées par les chaînes de télévision nationales. Les projets lancés par le roi pour le désenclavement dAnfgou sont des signaux forts pour cette région longtemps ignorée, et une réhabilitation morale pour cette population qui a longtemps subi larrogance de lex-gouverneur limogé. Ce dernier na même pas daigné recevoir les délégations dhabitants qui ont plusieurs fois fait le déplacement depuis Anfgou à Khénifra ! Lex-gouverneur aurait dû réagir au moins par humanisme, si ce nest par le devoir que lui impose sa fonction. Mais notre ex-gouverneur n'a pas de temps à consacrer à ces petites gens. Il avait peut-être mieux à faire. Le roi, lui, a passé deux nuits consécutives à Anfgou. Un message fort et une leçon d'humilité.
El Houssine Bouiamrine,
Khénifra.
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Pas de crise ? Ah bon !
M. Abdelaziz Meziane Belfqih n'a rien dit en réponse aux questions posées par le journaliste dans l'interview qu'il vous a accordée (Il n'y a pas de crise de l'enseignement, TelQuel n° 322). En langue de bois, il a obtenu un 10 sur 10 !
Je suis en contact avec les élèves qui viennent à l'étude du soir organisée au village où j'habite. Et j'ai pu remarquer nombre de défaillances du système éducatif. Ainsi, en français, beaucoup d'élèves déchiffrent mais ne connaissent pas la signification des mots. Idem en anglais, les élèves en première année sortent du cours sans connaître un mot de vocabulaire. L'objectif des élèves est de répéter correctement. Retenir, comprendre, savoir utiliser les acquis ne font pas partie de leur horizon. Faut-il des années de réunions au sommet pour mettre le doigt sur les problèmes ? Le ministre de l'Education a-t-il autorité pour faire brûler tous les livres scolaires de français et d'anglais actuels et les remplacer par des livres et des méthodes valables ? Cela fait, les professeurs pourront enfin travailler convenablement et intéresser vraiment leurs élèves aux matières qu'ils étudient. Si les livres sur les méthodes d'apprentissage de l'arabe sont tout autant dénués de valeur, il n'est pas étonnant de constater l'échec scolaire, même si l'enseignant est bon. Et que l'on fasse vite et avec efficacité : c'est une génération qui est sacrifiée, vouée à l'analphabétisme scolarisé à prix d'or !
Christian Dachy,
Kelâat M'Gouna.
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