Sexualité. Demain, la pilule
Lissasfa. La vie après le drame
Évadés de kénitra. Plus que 8 !
USFP. Et si Elyazghi restait ?
Football. Lemerre en questions
Analyse. Des syndicats et des grèves
Télévision. Carton jaune pour Al Jazeera
Rallye. Orage mécanique
Etats-Unis. Obama est OK
Birmanie. L'effet Nargis
Automobile. La guerre des prix
Abdelwahab Meddeb. "La charia est une hypocrisie !"
Sortie. America, America
Rencontre. Le kiosquier intello
Cinéma. Fenêtre sur courts
N° 323
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Mohammed VI, en visite
dans une école à Anfgou.
(DR)

Anfgou. Le roi l’a fait !


C’est la deuxième visite de Mohammed VI dans la région en l’espace de quelques semaines. Une première virée d’abord, à Tounfit, courant avril, pendant laquelle le monarque devait aussi se rendre à Anfgou, où 37 personnes, victimes du froid, avaient trouvé la mort fin 2006. Mais les conditions climatiques l’en auraient dissuadé. La deuxième visite sera la bonne : vendredi 2 mai, après l’heure de la prière, Mohammed VI, escorté par son service de sécurité, rallie la petite bourgade du Moyen-Atlas en 4x4, et non en hélicoptère. “Le roi a choisi la voie
terrestre pour s’enquérir de l’état de la route”, croit savoir cette source locale. Virages serrés, chemin sinueux, il aura fallu quatre heures pour rallier la petite bourgade située à 200 kilomètres de Khénifra, point de départ du convoi. “Comme par enchantement, les habitations ont été repeintes, les passages cloutés ont subitement vu le jour, etc…”, ironise pour sa part ce militant associatif. Pas de résidence ni palais à Anfgou, mais une tente royale a été dressée pour l’occasion. Au total, le monarque y a passé deux nuits. Sur place, il aurait distribué des enveloppes (de 1000 dirhams) à quelque 800 foyers, et serait rentré dans plusieurs habitations pour s’enquérir des conditions de vie des locaux. Selon la rumeur, il aurait même entrepris de visiter de nuit, incognito, le petit village…

Ce qui est sûr, c’est que Mohammed VI a profité de son séjour pour inaugurer plusieurs projets, notamment le chantier d’une route ralliant Tounfit, le village le plus proche disposant d’un dispensaire. Un bon geste, même si cela ne changera rien au froid mortel de la région.


Meknès. Après le Salon…

Plus d’une semaine après la clôture du Salon de l’agriculture, le site de Sharij Souani, à Meknès, qui a abrité la manifestation, croule toujours sous les monceaux d’ordures laissés par les exposants. Certaines parties du lieu ont même été gravement endommagées par les pelleteuses lors du démantèlement des stands. À qui la faute ? Contacté par Tel Quel, Jaouad Chami, le commissaire du Salon, explique : “Les organisateurs, dont je fais partie, assument. L’après-Salon n’a pas été géré avec le professionnalisme nécessaire”. C’est tout ? “Mais cela ne doit pas ternir le succès de la dernière édition”, se reprend M. Chami.


Diplomatie. Brainstorming en famille

Brahim Fassi Fihri, 23 ans et fils de son père (Taïeb), vient de lancer l’Institut Amadeus. Ce think-tank, qui se veut indépendant, ambitionne, d’après ses promoteurs, “de toucher à tous les aspects de la coopération (entre les pays de la Mare Nostrum)” et s’inscrit dans le projet d’Union pour la Méditerranée, voulu par le président français Nicolas Sarkozy. La bande d’étudiants n’a pas peur de voir les choses en grand : “colloques, publications et actions de lobbying”, peut-on lire sur le site de l’Institut Amadeus (amadeusonline.org). Premier fait d’armes : une interview de Abbas El Fassi himself. Forcément, quand on a unpapa ministre, ça aide.


CDT. Démission “refusée”

Depuis l’annonce fracassante, le 19 avril dernier, du retrait collectif des élus CDT de la Chambre des conseillers, rien n’a encore été officialisé. Le bureau de la deuxième chambre, qui s’est réuni lundi 5 mai, n’a pas pris acte de la démission de la CDT, comme s’il refusait d’avaliser la décision du syndicat. Des sources proches du bureau de la deuxième chambre contestent la forme (collective) de la démission. “Pourtant, nous avons remis nos démissions de manière individuelle, en même temps que nos laissez-passer, et nous avions bien expliqué au président de la chambre, M. Oukacha, que notre décision était définitive”, nous explique le président du défunt groupe CDT à la deuxième chambre, Khalid Houir Alami. La démission doit encore être notifiée au gouvernement et au Conseil constitutionnel, pour prévoir l’organisation d’élections partielles.


Mohammed VI. Mon pote Johnny

“Hilarant et bien documenté”. C’est ainsi qu’a qualifié, en début de semaine, Bakchich.info le dossier publié par TelQuel le 26 avril et consacré aux hobbies de Mohammed VI. Le site satirique d’informations en a profité pour révéler une anecdote qui en dit long sur la relation amicale qu’entretient le souverain avec le chanteur français Johnny Hallyday. Alors qu’il était déjà roi, Mohammed VI a été invité chez Johnny, en région parisienne. Face à cet illustre convive, Johnny n’a pu s’empêcher de glisser qu’il avait vraiment un problème avec les marques de déférence et ne pourrait pas donner du “Sa Majesté” et vouvoyer le roi. Ce à quoi ce dernier lui a répondu : “Tu peux m’appeler Majesté et me tutoyer”.


Abdellatif Filali. Surprise, surprise

Après la publication de son livre, Le Maroc et le monde arabe (Scali, avril 2008), l’ancien Premier ministre de Hassan II vient d’accorder une courte mais surprenante interview au mensuel VH Magazine. Entre autres perles, Abdellatif Filali déclare : “Je touchais un salaire de fonctionnaire et il fallait élever les enfants, donc nous n’avions pas les moyens d’acquérir une maison… Pour avoir quelque chose à soi, quand on est fonctionnaire, il faut avoir une famille aisée ou participer à des trafics. Ce qui n’était pas mon cas. Donc je me suis retiré dans la maison de ma femme, en banlieue parisienne”.


DST. Cembrero filé

Alors qu’il effectuait un reportage sur le tracé des frontières maroco-algériennes, entre fin avril et début mai, le journaliste du quotidien espagnol El Pais, Ignacio Cembrero, a été soumis à une étroite surveillance de la part des services marocains. “Dans certaines zones, notre photographe a été littéralement empêché de faire son travail. Et à Ahfir, tandis que j’étais en tournée avec le pacha de la ville, une voiture légère n’a pas cessé de nous suivre. Le pacha a voulu me faire croire que c’était un véhicule banalisé de la Gendarmerie, mais il était clair que c’était la DST”, nous a notamment expliqué le journaliste espagnol.


Affaire Mourtada. Suite et fin

Tout va (et finit) bien pour Fouad Mourtada. Libre depuis moins de deux mois, le jeune ingénieur a repris depuis quelques jours le travail, après une période de repos. “Aujourd’hui, j’ai tourné la page”, confie-t-il à TelQuel. La justice aussi. Dans les jours qui viennent, elle devrait restituer son ordinateur, son téléphone portable et sa carte bancaire à l’ex-faux prince de Facebook, qui fut emprisonné pendant 43 jours. Malgré la grâce royale, Mourtada a dû suivre une bien longue procédure devant la justice pour récupérer ses affaires, confisquées depuis la perquisition effectuée à son domicile.


Football. Basser, le plus cher

Le Mercato a déjà commencé pour les footballeurs marocains d’Europe. Abdeslam Ouaddou, capitaine des Lions de l’Atlas, devrait ainsi glisser du FC Valenciennes à l’AS Nancy, si l’on en croit France Football. Le club lorrain pourrait en revanche perdre deux de ses trois Marocains : Youssef Hadji est pressenti à Marseille (qui lorgne aussi un autre international marocain, Amine Erbati), alors que Michaël Chrétien Basser est convoité tant en Italie qu’en Espagne. Pour la petite histoire, avec une valeur estimée à près de 10 millions d’euros (environ 120 millions de dirhams), Basser est en train de devenir le joueur le plus cher de l’histoire du football marocain.



3 questions à Tahar Ben Jelloun
[Écrivain]


Vous venez d’être élu à l’Académie Goncourt, 20 après avoir reçu le prix (1987). Vous êtes toujours le chouchou du landerneau médiatique français ?
Le chouchou, je ne le crois pas. La seule chose dont les critiques tiennent compte, c’est le travail, la persévérance. Bernard Pivot (également membre de l’Académie), a dit apprécier mon assiduité, depuis que j’ai reçu le prix Goncourt. C’est aussi, pour moi, une reconnaissance de mon indépendance. Je n’appartiens à aucune écurie, aucune chapelle.

On vous présente souvent comme une passerelle entre l’Orient et l’Occident, le Sud et le Nord. Y a-t-il un prix à payer pour cette image “politique” ?
L’image politique ne m’intéresse pas. Au-delà du discours, le plus important est de produire une littérature qui convainc des gens du Nord et du Sud. Je suis touché quand ma sincérité d’écrivain trouve un écho au Maroc, en Europe ou en Asie. Et puis, vous savez, un écrivain qui triche finit par être découvert. Tôt ou tard.

Vous avez annoncé vouloir “écrire moins pour lire plus”. C’était une boutade ?
Non, je suis sérieux. Cela m’est venu spontanément, à la sortie du Drouant (le restaurant ou siège l’Académie Goncourt). Un membre du jury doit lire beaucoup pour être à la hauteur de la distinction. Ce n’est pas un lieu d’apparat. Il faut travailler, surtout entre juin et septembre. Je ne sais que trop ce que le Goncourt m’a apporté.


Mystique et politique. Tous au chevet du Cheikh

La veillée funèbre de l’épouse de Cheikh Hamza, guide spirituel de la Tariqa Boutchichya, a connu une participation remarquée de hauts représentants de l’Etat. Une délégation officielle composée d’un ministre, d’un chambellan royal et de deux gouverneurs, s’est ainsi retrouvée au domicile du Cheikh, pour assister à cette cérémonie. Une présence qui démontre la place qu’occupe désormais cette puissante confrérie dans la nouvelle politique religieuse au Maroc. Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des affaires islamiques, et disciple déclaré de Cheikh Hamza, a lu une lettre de condoléances adressée par le roi Mohammed VI au guide de la confrérie. La cérémonie a eu même droit à une couverture détaillée dans le journal télévisé d’Al Aoula.


Cinéma. Lola à tout prix

Le 29 mars dernier, Whatever Lola wants, de Nabil Ayouch a été projeté en avant-première au Mégarama et… dans les salons casablancais. Le DVD du film était en effet déjà disponible sur le marché informel. Explication obtenue auprès de la production : “Le film était sorti en France une semaine plus tôt, ce n’était pas une surprise de le trouver à Derb Ghallef”. Côté salles, la contre-offensive s’organise. “Nous programmons des spectacles de danse tous les week-ends avant la séance du soir pour booster les entrées”, annonce le gérant du Rialto, à Casablanca. Espérons que les 25 dirhams de supplément ne décourageront pas les cinéphiles.


Elections. La faute à la presse…

Le collectif associatif pour l’observation des élections a rendu public son rapport détaillé sur le rendez-vous électoral du 7 septembre 2007. Quelques semaines après les élections, ce collectif qui regroupe plus de 600 associations, avait déjà présenté une analyse préliminaire. Aujourd’hui, en plus de pointer les dysfonctionnements du processus électoral et les nombreux recours à l’argent, le collectif, dirigé par Noureddine Ayouch et appuyé par l’Union Européenne, pointe le rôle “néfaste” de la presse dans sa couverture des élections. “L’information a toujours été biaisée par la rumeur (…) La polémique l’a emporté sur le débat d’idées (…) Rarement la presse privée a respecté le droit de réponse”, peut-on lire entre autres (sévères) conclusions.


People. Jamel loves Marrakech

Après une cérémonie de mariage semi-religieuse dans l'ancienne abbaye de Vaulx-de-Cernay, Jamel Debbouze a débarqué avec sa douce moitié, la journaliste Melissa Theuriau, le jeudi soir à Marrakech à bord d’un jet privé. Quelques heures auparavant, une centaine de proches et amis du comédien étaient arrivés à la ville ocre, à bord d’un avion de la RAM affrété pour l’occasion. Même s’ils étaient absents lors de ce vol, plusieurs stars, ami(e)s de Debbouze, sont attendu(e)s pour les festivités de son mariage qui devraient se prolonger quatre jours durant. Il s’agit, entre autres, de l’ancien capitaine des Bleus, Zinedine Zidane, l’attaquant de Chelsea, Nicolas Anelka, l’humoriste Gad El Maleh et le rappeur Joey Starr.


Saïd Boujâadia. De Guantanamo à Salé

Une semaine après avoir été livré aux autorités marocaines, Saïd Boujâadia, l’un des trois derniers prisonniers marocains de Guantanamo, a été incarcéré à la prison de Salé, le jeudi 7 mai. Il est placé en détention préventive en attendant son jugement pour “constitution de bande criminelle et actes de sabotage visant des intérêts étrangers au nord du Maroc”. Enquêteur pour le compte de l’ONG britannique Reprieve, qui défend les prisonniers de Guantanamo, Christopher Chang nous a déclaré être “très déçu par la tournure des événements”. “Boujâadia a été déclaré innocent dès avril 2007. Et sans cela il n’aurait jamais été livré aux Maroc. Sa remise en détention est donc totalement injustifiée” a-t-il ajouté.


Université. Le privé débarque

La première université internationale privée du Maroc devrait ouvrir ses portes en septembre 2009. Nécessitant 180 millions d’euros d’investissements sur cinq ans, ce projet, porté par l’ambassadeur du Maroc en France, Fath-allah Sijilmassi, et Jean-René Fourtou, PDG de Vivendi, a obtenu du Maroc un terrain de 20 hectares dans la future Technopolis de Rabat. À terme, cette université, financée essentiellement par des fonds internationaux, devrait compter un département de sciences politiques, une école de tourisme, un pôle santé, un institut d’aéronautique, un département d’agro-industrie et même la première école d’études pétrolières au Maroc…


Hrig. Polémique à Al Hoceïma

Au moins cinq candidats à l’émigration clandestine accusent des garde-côtes marocains d’avoir provoqué la noyade d’une trentaine de migrants, rapporte le quotidien espagnol El Pais dans son édition du 7 mai. D’après ces témoins, les soldats de la Marine auraient transpercé leur embarcation pneumatique à coups de couteau au large d’Al Hoceïma. Ce grave incident remonterait à la fin avril, et toutes les victimes seraient subsahariennes… En attendant l’ouverture d’une enquête, à laquelle Amnesty international appelait en milieu de semaine, le démenti des autorités marocaines, relayé par le procureur du roi à Al Hoceïma, arrête le nombre des victimes à dix, et écarte toute origine criminelle en expliquant que “les migrants ont trouvé la mort par noyade après que l'embarcation qui les transportait a chaviré”.


Soukaïna Oufkir. Bientôt en libraire ?

Le récit autobiographique de Soukaïna Oufkir, La vie devant moi (éditions Calmann-Lévy), n’est toujours pas disponible en librairie au Maroc, plus d’un mois après sa sortie en France. Dans ce pamphlet, la cadette du général Oufkir revient notamment sur ses vingt années de captivité dans les jardins secrets du royaume. La Librairie nationale (groupe Hachette) a engagé les démarches d’importation, mais attend toujours le visa du service des publications étrangères du ministère de la Communication. Contacté, un responsable de la censure dit ne pas avoir reçu d’exemplaire du livre, même si, nous a-t-il expliqué, “rien ne fait a priori obstacle à sa sortie au Maroc”.


Communales. Le PJD tâte le pouls

Après les sondage sur l’affaire de Ksar El Kébir et sur l’Appel à la défense des libertés individuelles, le PJD vient de mettre en ligne un énième sondage sur son site Internet. Nouvelle thématique abordée : le projet de découpage communal. Un sondage qui tombe fort à propos, à la veille des élections communales de 2009. Quelque 800 internautes y ont participé. Une grande majorité (90 % des votants) estime que “le projet est un instrument pour verrouiller la carte communale et préserver les intérêts des élites locales”. Seuls 10 % des sondés estiment quant à eux que le projet en question “soutient la politique de décentralisation et le développement local”.


Droits humains. El Yazami botte en touche

Répondant aux questions du Nouvel Observateur en marge de la visite de Nicolas Sarkozy en Tunisie, le président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) a vertement critiqué le président français pour le peu d’intérêt porté à la situation des droits humains…au pays de Ben Ali. Driss El Yazami a ainsi déclaré que “le diagnostic du président (Sarkozy) est au minimum un diagnostic très faux. Il suffit, pour s’en rendre compte, de prendre connaissance des nombreux rapports des organisations internationales sur les infractions multiples aux droits de l’homme en Tunisie”. El Yazami intervenait sous sa casquette de secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), casquette qu’il omet souvent de porter pour les (quelques) exactions commises au Maroc.



Humeur. Y a-t-il un pilote…

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Quand le roi allonge le pas jusqu’à Anfgou, village perdu qui a tué (de froid) près de 40 personnes en 2006, il faut applaudir. C’est juste, c’est beau. On applaudit. Il y a pourtant de quoi se poser au moins cette question : n’y aura-t-il donc jamais aucun autre pilote dans l’avion ? Un ministre, un élu, ou même un people, capable de monter le premier au front ? L’épisode d’Anfgou, comme hier celui de l’orphelinat d’Aïn Chock ou du séisme d’Al Hoceïma, peut être dangereux dans la mesure où il renvoie l’image d’un Maroc vide de tout sauf de son roi. C’est un vieux cliché, une image héritée et répercutée au fil des générations comme une malédiction. Il n’y a que le roi. Pour avoir “bu” le postulat de père en fils, les Marocains en sont venus à croire que leurs rues sont sales parce que le roi ne les a jamais visitées. C’est le mythe du roi sauveur, du père de la nation, propre aux sociétés anciennes, en totale contradiction avec les modèles universels de démocratie ou de développement. Une idée qui nanise la classe politique, le tissu associatif, la presse, tout ce qui peut bouger et être assimilé à une représentation du pouvoir. Cette perception des choses revient forcément, aussi, à antagoniser les “forces” en présence : le roi d’un côté, tout le reste de l’autre. Le moindre geste tenté par ce “reste” ne peut alors être conçu qu’aux dépens du roi. Risquer un geste pour Anfgou, quand on n’est pas le roi, revient à signer un acte de rébellion. Alors on ne risque rien. On attend. Et on se tient prêt à applaudir quand le roi sera là… C’est un peu ce syndrome du pilote dans l’avion qui a bercé tout le règne du défunt Hassan II, qui perdure comme un mal incurable, loin des standards de la modernité. Malheureusement.



VITES !

Alors que Paris lance l’agence France nucléaire international afin d’exporter la technologie nucléaire civile vers des pays du Sud, le Maroc traîne les pieds. “Le nucléaire est à l’étude, mais le projet ne verra pas le jour avant 2020”, nous a déclaré Fatima Moussadak, responsable de la communication de l’Office national de l’électricité.


En attendant sa parution, prévue le 19 mai, le numéro zéro du nouveau quotidien arabophone, Al Jarida Al Aoula, a été distribué cette semaine. “Plutôt que de publier du faux texte, nous avons préféré concevoir un vrai numéro pour renseigner sur l’esprit de la publication”, nous a expliqué son directeur, Ali Anouzla.


Démissionnaire de la vie politique en juillet prochain, Lahcen Daoudi, le numéro 2 du PJD, a déjà préparé sa reconversion.“Il compte lancer une grande école de commerce et de management”, selon une source proche de l’économiste en chef du PJD. Question : l’enseignement islamique sera-t-il au programme ?


Mais où est passé Mohamed Saïd Essoussi ? L’AMDH a envoyé une lettre au ministre de l’Intérieur Chakib Benmoussa, lui demandant d’ouvrir une enquête sur le sort de cet ingénieur, accusé d’avoir abrité l’un des neuf évadés de la prison de Kénitra et porté disparu depuis le 24 avril.


Reporters Sans Frontières vient de changer d’orientation dans son combat pour libérer Mustapha Hormatallah. Dans une lettre adressée à Mohammed VI en début de semaine, l’ONG appelle directement le roi à répondre favorablement à la demande de grâce, déposée en février par le journaliste d’Al Watan Al An.


Le site web du Parlement est en plein chantier. Oubliés les cadres vieillots et les informations périmées, place à l’interactivité. Le relooking est en cours, même si certains liens sont encore inactifs. Le nouveau portail de la Chambre des représentants (parlement.ma) pourrait même être quadrilingue (arabe, français, anglais, espagnol).
 
 
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